DIN
DIO
8 14 rémiges dont les couvertures peuvent se redresser comme celles des paons, de manière à faire la roue. On en connaît deux espèces. La plus remarquable par ses couleurs, mais aussi la plus rare, est le D. ocellé (M. ccellatii, Cuv.), de la baie de Honduras. 11 a la taille du dindon vulgaire, et son plumage blanc et vert à reflets, sa queue à miroirs couleur de saphir et de rubis entourés de cercles d'or, l'ont fait comparer pour la beauté et même préférer au paon.
Le D. ordinaire {M. r/a/lo-pnvo. Cuv.), à l'état sauvage, est brun verdàtre à reflets cuivrés ; il est haut d'environ r",:!0; son envergure est de plus de 2°',G0 et son poids atteint jusqu'à 8, fo, et inéme20kiI.(Barlam). 11
Fig. 790. — Dindon.
I vit seulement dans les forêts de l'Amérique septentrionale par troupes de plusieurs centaines d'individus, les mâles séparés des femelles. Leur nourriture consiste en glands verts, en fruits sauvages et en insectes ; ils perchent sur les arbres. Au mois de septembre, ils se rapprochent des lieux habités, et c'est à celte époque que leur chasse devient plus aisée et plus fructueuse. Mais si le dindon ne vole pas aisément, il se laisse difficilement surprendre par le chasseur et il court avec une telle rapidité qu'il fatigue le meilleur cheval. Le moment le plus favorable pour cette chasse est après le coiiclier du soleil, parce qu'alorsilssont perchésles uns près desautres, et qu'on puut les approcher et les tirer facilement. Lors- <iue l'un vient à tomber frappé par le chasseur, les autres ne se dérangent pas et on peut ainsi continuer In chasse jusqu'au dernier. Sa chair est aussi estimée que celle du faisan , et elle est assez commiuie aux États- Unis à celte époque de l'année.
Comme on le voit, le dindon est originaire de l'.^mérique, que l'on nomma les Graiides-Indes ou Indes occidentales. Le nom do poule d'Inde i|u'on donna d'abord au dindon fait croire à tort qu'il est originaire d'Asie, et son nom anglais turquey indique qu'une semblable erreur s'est établie chez nos voisins. Ce sont les jésuites quil'imporlèrent en Espagne, puis en France vers l'an 1.')",'0. Le premier qui fut raiuigé parut au b;uic|uri des ncici's de Charles L\, en l.'i7o. Sa couleur, h l'i i.ii ilnjur-tique, varie du noir an blanc; mais cette dci-nii ir, lniM|n'elle est sçiilo, indique une constitution faible. L'ot iliullours mie pii'cirusij conquête pour l'.igriculture, car, bien qu'il soit innins beau, moins grand et de chair moins délicate I qu'à l'état sauvage, il exige à l'état adulte une nourri- I tare facile et peu rechercliée ; il se plait mieux dans les ' endroits arides, comme la Sologne, où il peut vivre en liberté, que dans la fertile Normandie, oii on le tient enfermé. La femelle, plus petite que le mile, est une excellente couveuse, et cette qualité la rend précieuse dans les fermes; elle peut couver et faite écloie jusqu'à trente a'ufs de poule. Kilo fait par an deux |)ontes do quinze à vingt œufs d'uu blanc sale t.ichetés de points roux, et un peu plus
gros que ceux de la poule. La première pont« seule doit être gardée pour la production, car lesjeunes dindons étant très-délicats exigent nécessairement après leur naissance de la chaleur, de l'ombre et de la sécheresse. On doit en prendre le plus grand soin pendant soixante jours environ ; d'abord, on leur donne des jaunes d'oeufs hachés, puis de la mie de pain, de la viande hachée ou de la farine d'orge et de pomme de terre; quinze jours après, on les conduit deux fois par jour aux champs en évitant avec le plus grand soin le grand soleil et l'humidité, enfin, au bout de deux mois, pendant que le rouge (les caroncules) leur pousse, on leur donne encore une pâtée aiguisée de selon de vin. Après quatre mois, ils peuvent être mangés. Les mâles doivent être tués avant deux ans, sinon leur chair est coriace et ils deviennent difficiles à garder dans les basses-cours. Alors on les emboque pour les engraisser, en les enfermant dans un endroit sec, chaud, obscur et isolé oti on leur fait avaler, pendant quinze jours, de force de grosses boulettes de châtaignes, de farine ou de pois. F. L.
DINEBA, DiNEBR," (Botanique), Dineba, Dinehra, Pal. de Beauv. — Genre de plantes Monocolyledones pe'risperiiiees, famille des Graminées, tribu des Chloridées, établi par Pallissot de Beauvuis, et caractérisé par des épillets unilatéraux, bifloies ; une des fleurs hermaphrodite et sessile, l'autre stérile ; :! étamines ; 2 styles. On en connaît plusieurs espèces dont quelques-uues sont cultivées en France.
D1^0SAURIEN (Zoologie fossile).- Ordre de Reptiles fossiles établi par Owen et qui répond en partie à l'ordre des Sauriens de Cuvier. Owen l'avait divisé en trois genres : le Me'ga/osaure, V Hylœnsaure, Vlyuanodon.
DINOTHERIUM (Zoologie fossile). — Animal gigantesque, dont le classement dans l'ordre znologique a été longtemps douteux et difficile à établir. Cuvier d'abord, qui n'avait eu à sa disposition que ses dents molaires et un radius mutilé, l'avait placé dans le genre Tapir sous le nom de Tafiir giçanleus. Mais plusieurs parties plus importâmes découvertes depuis dans les sablières de Eppelsheim, duché de Hesse-D.armstadt (une mâchoire inférieure, des mâchoires entières, un crâne tout entier), avaient éclairé les zoologistes, et ils avaient généralement pensé que cet animal était un Par/iyderme voisin des Hippopotau.es, lorsque M. Larlet découvrit dans le département de la Haute-Vienne une partie du squelette d'un dinothériimi ; les os longs sont d'une forme semblable à celle des éléphants. L'animal devait être d'une taille très-élevée; son tibia mesure Om,(i7 de long, tandis que celui de l'éléphant est de 0"',54. La tête n'a pas moins de I ■",!() de l'extrémité de l'os de la tromiie jusqu'aux condyles.
La mâchoire inférieure evf lorminée |i:ir ileiiv l'iHirmes
d. lensrs (liriLi.'es en
bas^vujr/luli-ore).
Les dents nrolaires
sont au nombre de