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Il en est de iii(^me des fleurs et des épillets qui sont distiques, lorsqu'ils naissent ainsi sur deux rangs à droite et à gauche ; ainsi dans le froment locular, vulgairement petit épeautre.
DISTOME (Zoologie), du grec di, deux, et stoma, bouche. — Espèce de ver de la classe des Intestinaux, plus connu sous le nom français Douve.
DISTORSION (Médecine), du latin distorquere, tourner avec violence. — Lorsque dans un mouvement de rotation sur son axe porté au del.\ des limites naturelles, une articulation d'un membre a été fortement distendue, on dit qu'il y a distorsion. Les effets de cet accident sont, en général, les mûmes que ceux de Ventorse, et demandent l'emploi des mêmes moyens. Le même nom de distorsion a encore été employé pour désigner cet état dans lequel le globe de l'œil est entraîné violemment vers un point de l'orbite, de telle sorte qu'il semble renversé.
DITOMES (Zoologie) , Ditomus, Bonel. , du grec dis, deux, tome, portion. — Genre d'Insectes, de l'ordre des Cole'optères, section des Pentomères, famille des Carnassiers, tribu des Cara/iiques, division des Bipartis, établi d'abord par Bonelli, et adopté par Ziégler et le comte Dejean, qui en avaient retranché les espèces à tête plus grosse et à corps plus large, pour en former le genre Aristus. Ainsi restreint, il a été admis par Latreille, et a pour caractères : corps allongé, la tête séparée du corselet par un angle rentrant, et ordinairement .armée, dans les mâles, d'une ou deux cornes. Ces insectes se creusent des trous dans le sable et s'y tiennent cachés. Le D. ca'ydonius, Dpj.,et le Carabiis r(i/ijdo}iiiis, de Fabr., forment, dit Latreille, deux espèces très-distinctes. On les trouve en Italie, dans le midi de la France.
DITRACHYCEPiPS i Zoologie), du grec dis, deux, trachys, rude, keras, corne. — En 1802, le professeur Sulzer publia à Strasbourg une dissertation tendant à prouver l'existence d'un ver inte-tinal trouvé en quantité considérable dans les déjections alvines d'une femme : cet animalcule avait environ 0°',006 de longueur et était formé de deux parties distinctes, le corps aplati, renflé par un bout, pointu de l'antre, et deux cornes de l'épaisseur d'un crin; Hermann lui donna le nom de Ditracliyceros. Depuis cette époque, l'animalité de ces corpuscules a été contestée et niée formellement par Brcmser dans son Traité des vers intestinaux de l'homme, qui les ■ regarde comme les graines d'une plante avalée par cette femme. M. Eschricht en a vu qui avaient été vomis par une petite fille, et les regarde aussi comme des graines; d'un autre côté, de Blainvillc dit, .article Ditbichyceros du Uici.des se. nalur.,c\ue Lesauvage, médecin deCaen, a retrouvé ce ver dans le canal intestinal d'une femme, mais que lui, de Blainville, n'a vu o ni sa dissertation, ni l'animal lui-même. « L'existence de ce ver ne doit donc être présentée (lu'avec doute.
DIURÉTIQUES (Mi:dic*ments) (Médecine). — On appelle ainsi des médicaments auxquels on accorde la propriété d'augme])ter la sécrétion et l'excrétion des urines. Beaucoup de causes peuvent en faire varier la quantité, et ou ne pourrait pas donner le nom de Diurélii/ues à tous les moyens qui augmentent cette quantité, en raison de certaines circonstances individuelles et souvent accidentelles. On sait, par exemple, que la sécrétion de l'urine est liée intimement avec l'absorption, avec toutes les grandes exhalations, et que ces fonctions se remplacent mutuellement, d'où peut résulter une variation notable dans la quantité de ce liquide; d'un autre côté, elle est naturellement modifiée en raison de la proportion des bois-ons ingérées dans un temps doimé. 11 devient très-diflicile, d'après cela, d'apprécier d'une manière précise le rôle que jouent les substances médicamenteuses qui passent généralement pour jouir de vertus diurétiques; aussi nous ne parlerons ici que de celles, en petit nombre, dont l'expérience a constaté l'ellicacité, bien (pie, dans certaines circonstances, cette elVicacité même se trouve en défaut par des causes locales ou générales, étrangères aux agents diurétiques. Au premier rang de ces agents, nous trouvons la digitale pourprée et lascille; ces deux substances, bien que présentant des effets généraux différents, ont une action directe sur les reins, et, lorsqu'elles peuvent être supportées par les organes digestifs et qu'elles ne les irritent p.istrop, il est très-rare qu'elles ne produisent prs un effet diurétique presque immédiat. A côté de ers niédiranient';, le règne végétal nous offre encore des dinrélii|nrs préciiiiv, le rolrliiquc, l'asprrgo, le chiendent, l.i pariél.iiir, Irlrn.niil, l'arrêtabœuf, les queues de cerise, Ui téiébenlliine, les baumes
de copahu, du Pérou, etc. Parmi les diurétiques miné^ raux, nous trouvons, en première ligne, le se! de nitre (nitrate de potasse), l'acétate de potasse, les sulfates de potasse, de soude, de magnésie, etc. Une remarque générale, c'est que l'action diurétique est d'autant plus active que le liquidé aqueux qui sert de véhicule est plus abondant, et l'on peut raisonnablement dire, avec M. le professeur Boiichardat, que l'eau est un excellent diurétirjue. Dans ces derniers temps, quelques praticiens prétendent encore avoir obtenu de bons effets de l'urée. Les vins blancs, et surtout ceux qui sont toniques et astringents, et les alcooliques ont une action diurétique trèsmarquée, qu'on ne peut mettre en doute. F — N.
DIURNE (Mouvement) (Cosmographie). — Voyez Cieu
DIURNES (Zoologie), diurni, de jour. — Famille d'Oiseaux, de l'ordre des Oiseaux de proie (.iccipiires. Lin.), ainsi nommée parce que ceux qui en font partie chassent le jour, et se distinguent par là de la secondefamille du même ordre à laquelle on a donné, par opposition, le nom de famille des Nocturnes. Ils ont pour caractères : les yeux dirigés sur les côtés, la base du bec couverte d'une membrane appelée cire, dans laquelle sont percées les narines; trois doigts devant, un sans plume derrière, le plumage serré; sternum l.Tige, la fourchette très-écirlée; le vol puissant. Linné n'en avait fait que deux genres : les Vautoui-s et les Faucons, que l'on peut considérer comme des tribus, et que Cuvier a subdivisé de la manière suivante : 1° les Vautours, quatre genres, les Vautours proprement dits, les Cathartes, les Percnoptéres, les Griffons ou Gypaètes; 2° les Faucons divisés en deux sections : la première, celle des Oiseaui; de proie nobles, contient les genres Faucons proprement dits, et Gerfauts. La deuxième section, celle des Oiseaux de proie ignobles, a été divisée en deux tribus : 1° celle des A iyles, qui renferme les sept genres Aigles proprement dits, Aigles pécheurs, Balhusards,Circuètes, Cnracara. Harpies, Aigles autours, et la petite tribu des Cymindis (Cuv.); 2° la tribu des Autours, divisée en trois genres : les Autours proprement dits, les Eperviers et les Milans; ces derniers partagés en six sous-genres : les Elanus, les Milans proprement dits, les Bondi'ées, les liuses, les Busards, les Messagers ou Secrétaires.
DitiRNES (Zoologie). — Première famille à'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, établie par L.itreille dans le Règne animal de Cuvier ; elle correspond exactement au grand genre Papilio, de Linné, et a pour caractères : le bord extérieur des ailes inférieures dépourvu de soie roide, ou de frein pour retenir les denx supérieures ; les antennes, le plussouvent terminées eu petite massue, sont quelquefois plus grêles et en pointe crochue à leur extrémité. Cette famille a été divisée par Latreille en deux sections. La premiire section comprend 1° des Papillons hexapodes, groupés dans six gein-es dont les principaux sont : les Papillons proprement dits, les Parnassiens, les Piérides, les Coliades ; 2° des Papillons tétrapodes partagés eu vingt genres, dont les princij aux sont : les Danuïdcs, les Argynnes, les Vanesses, les Nymphales, les Satyres, les Polyommates. La deuxième section, infiniment moins nombreuse, ne renferme que les genres Hespéries et Uranies.
Quelques naturalistes ont appelé Animaux, diurnes ceux qui ne vivent pas au delà d'un jour, tels que les Ephémères .
Diurnes (Botanique). — On a appliqué quelquefois cette épithète aux fleurs qui s'épanouissent et se ferment dans la même journée; telles sont celles du souci des champs, celles du moiu'on des champs, etc.
DIVARIQUÉ (Botanique), (/it'n;-ica<«,s, écarté. — Les rameaux d'une plante sont divariqués lorsqu'ils s'écartent beaucoup dès leur origine et se portent brusquement eu dilVércnts sens; ainsi la cliicorée sauvage, le cucubale baccifère, etc. Les panicules, les pédoncules sont quelquefois divariqués.
DIVERGENT Botanique), divergens. — Ce nom se dit dos parties d'une plante qui s'écartent sous un angle très-ouvert, en partant d'un point commun ; .ainsi Tes branches du sapin sont divergentes, les follicules de la pervi'uche sont ilrni/riits, etc.
DIVEHSII'I.ORI'; (llolanique). — Se dit de l'inflorescence et en particulier de l'ombelle qui présente des fleurs régulières au centre et des fleurs irrégulières à la circonférence. Telles sont les ombelles du tordylium olliciiial et de la coriandre.
DIVISEUR Commun. — Un diviseur commun à plusieurs nombres est mi nombre qui les divise tous exactement. Le |iius grand commun diviseur de plusieurs
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nombres est le plus grand des nombres qui les divisent
^""T'^TltTorand commun diviseur entre deux nombres. -Comme ce plus grand commun diviseur doit diviser le plus petit nombre, il ne peut le surpasser, ot i U" serL précisément égal si le plus petit nombre div. a t le plus grand. On commence donc par faire cette div sion S'fl V a un reste, le plus petit nombre n est pas le Plus grand commun diviseur; mais tout diviseur commun lu dividende et au diviseur est aussi un diviseur comnun au diviseur et au reste, et réciproquement, tout diviseur commun au reste et au diviseur est un diviseur commun au diviseur et au dividende; donc le Pl"s grand commun diviseur cherché est aussi celui du plus peti nombre et du reste; donc la recherche du premier est ramenée à celle du second, et l'opération se simplihe, puisque les nombres sont plus petits. On continue le ra sonnement et l'opération jusqu'à ce qu'on arrive à une dhision exacte. Le dernier diviseur est le plus grand commua diviseur cherché. Voici, sur un exemple, le type de l'opération :
Quotients.
Restes.
354 I 231 ] 120 120 lli 6
Donc 6 est le plus commun diviseur entre I29G et
^^Remarques. - 1° Si le dernier diviseur est 1, les nombres sont dits premiers entre eux. ,. • ,.
S" Tout diviseur commun à deux nombres divise tous les restes obtenus dans la recherche de leur plus grand commun diviseur et, par conséquent, le plus grand divijieur lui-même qui est un de ces restes.
3° En multipliant deux nombres par un troisième, tous les restes et, par suite, le plus grand commun diviseur font aussi multipliés par ce nombre. Donc le plus grand commun diseur entre 4 fois 1290 et 4 fois 354 est
^ 'i^i'En°d"iv^isint les deux nombres par un troisième nombre leur plus grand commun diviseur est aussi diviSL parce nombre. Donc le plus grand commun diviseur entre la moitié de 1296 et la moitié de 354 est la moitié de 6 ou 3 Donc si l'on divise les deux nombres par leur plus grand commun diviseur lui-même, le plus grand commun diviseur des quotients est I ; donc ces quotients sont
'^'^Piialmndrmi'mun diviseur de plusieurs nombres. — Cotte recherche se ramène à la précédente. On cherche le plus grand commun diviseur entre deux de ces nombrei, puis le plus grand commun diviseur entre celui Qu'on vient de trouver et un troisième nombre, et ainsi de suite. Le dernier plus grand commun diviseur est celui
des nombres proposés. v , • „„ „„„,
Remarque.— Tout diviseur commun à plusieurs nombres divise leur plus grand commun diviseur, et récipro- Quemcnt tout nombre qui divise le plus grand commun diviseur de plusieurs nombres est un diviseur commun k tous ces nombres. Donc, pour trouver tous les dtm- Lu« com^Sr^ plusieurs Lmbres il suffit de çherc lier tous les diviseurs de leur plus grand commun diviseur.
DIVISION (Arithmétique). — Opération de l'arithmétiqup inverse de la multiplication. Klle a pour but do faire trouver le nombre pir lequel il faut »f'V''<-^«'l 'nombre donné pour avoir un autre nombre donné^J^?;"; la division, le produit prend le nom dividende, le facteur connu celui de diviseur, et le facteur inconnu celui
^^ IHvision des nombres entiers. - Il est évident que, prenant au has;iid un dividende et un divi.seur, il arrive !.. plus souvent que le dividende n'est pas le produit du ,livi»cur par un nombre entier. Dans ce cas, on dit que lu division n pour but de chercher le nombre cnlicr par lequel 11 faut multiplier le diviseur pour •Y;'". , ll'r erand multipl.' de ce divisinir conl.'rni d;..', 1, divid(,udc. fa dilTéren™ e,„re ce multiple e, 1,. ,l,v,.i; .h • s appel e le TO/^(le la division. Le nombre trouve .est pas le vérHable quotient; mais il n'en direre pas d^.ne unité, et on dit qu'il est approché h. moins d une unité.
I/;» nombres étant abstraits, le q.intjent peut été coisidéré «oit comme multiplicateur soit comme nu.lt phcande. Dans le premier cas, il indique, d H|.r<:s la dUlnilionde la multiplication, comiien de fois il fantpreQUrt
le diviseur pour avoir soit le dividende, soit le plus grand multiple du diviseur contenu dans le dividende, et alors on peut dire que la division a pour but de trouver corn- . bien de fois un nombre est contenu dans un autre. De ce point de vue particulier vient le nom de quotient. Si le quotient est considéré comme multiplicande, c'est-à-dire comme une partie du dividende contenue dans celui-ci autant de fois qu'il y a d'unités dans le diviseur, alors on peut dire que la division a pour but de trouver l'une des parties d'un nombre divisé en autant de parties égales qu'il y a d'unités dans un autre nombre, ou plus simplement de partager un nombre en un nombre donne de parties égales. De cet autre point de vue particulier viennent les noms de l'opération du dividende et du divi-
La division est regardée avec raison comme la plus difficile des opérations élémentaires de l'arithmétique.
1° Lorsque le diviseur n'a qu'un chiffre et que le dividende est plus petit que dix fois le diviseur, le quotient n'a qu'un chiffre qui est immédiatement donné par la table delà multiplication. Il suffit de considérer la colonne verticale qui commence par le diviseur et de chercher dans cette colonne soit le dividende, soit le plus petit des deux non^brcs entre lesquels il est compris, le ran<' qu'occupe ce nombre indique le chiffre du quotient.
2^ Lorsque le diviseur a plusieurs chiffres et que le dividende est encore plus petit que dix fois le diviseur, le quotient, qui n'a encore qu'un chiffre, peut aussi se trouver immédiatement, si, comme dans le cas précédent, on a le tableau des neuf premiers multiples du di-
On peut former ce tableau en ajoutant le diviseur,; d'abord à lui-même et ensuite successivement à chaque somme trouvée. , ^ . ,, „ ■
Ainsi le quotient de 748G par 987 est 7 à moins d une unité, puisque 7486 est compris entre 7 fois 987 et 8 fois
Mais comme il faut former des multiples inutiles, on a cherché à abréger le calcul en supposant que le nombre par lequel il faut multiplier 987 unités pour avoir 7486 unités doit être à peu près le même que celui par lequel il faut multiplier 9 centaines pour avoir 74 centaines, ce qui ramènerait au cas précédent. , . , ,
Mais ce nombre serait S, tandis que le véritable est T. On s'expose donc ainsi à mettre un chiffre trop fort, et l'on doit l'essayer pour s'assurer qu'il ne l'est pas.
3° Lorsque le diviseur a plusieurs chiffres et que le dividende est plus grand que dix fois le diviseur, i\ est évident que le quotient a plusieurs chiffi-es et qu on ne peut trouver à la fois tous ces chiffres; on doit donc les chercher successivement. Pour fixer les idées, soit à diviser 748G784 par 987. Comme le quotient a plusieurs chiffres, le dividende se compose de la somme des différents produits obtenus en multipliant 987 par tous ces chiffres du nuoticnt, et probablement encore d un excès sur cette somme, excès plus petit que le diviseur et qui sera /e reste de la division. Si l'on pouvait connaître d avance chacun de ces produits, il serait facile de trouver chaque chiffre du quotient et même dans tel ordre qu on voudi'ait puisque cha<iue dividende partiel ferait connaître l'ordre des unités du chiffre correspondant du quotient; mais, en réalité, tous ces produits partiels sont confondus On sait bien où commence vers la droite le produit du diviseur par chaque chiffre du quotient, puisque les unités du produit sont de même ordre que celles du quotient, mais on ne sait pas où il se '^rmine vers la gauche il n'y a que le produit du diviseur par le chiffre des uni es de l'ordre le'plus élevé du quotient do,.t pn puisse assigner exactement la place sur la gauche du dividende. C'est donc ce chiffre qu'il faut chercher le Premier Le calcul doit donc être ordonné par rapport au résultat do l'opération et non par rapport aux données comme dans a multiplication, la soustraction et l'addi ion, et c est il ce qui fait la principale difficulté de la théorie de la
'"Vr'raut donc connaître d'abord le nombre des chiffres du quotient pour pouvoir trouver ^''•'«^""''«.^^«fo^';; [j?^ Or en niuUii)liaut e d viseur par 10, 100, lOOU, Mioou, mwëco a que le dividende 71K6781 est compris e tro 98 000 et 987000, donc le quotient ost compris e tro 1000 et 10000, donc le premier chiffre \ gaucho d miotiont est de l'ordre dos mille, et l'on peu concUire a ssi ô. cette règle que le quotient a »»l-"t 'le chiffres ,,uo le dividende en a de plus que o diviseur, et un do ,,lus quand le premier chiffre du dividende surpasse celui du diviseur.