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chaux et le carbonate de magnésie cristallisent en rhomboèdres dont les angles sont l'un de 106» 5', l'autre de 101° 25'; la dolomie cristallise aussi en rhomboèdres, mais de lOCilS', angle qui est la moyenne entre les deux précédents. Ce minéral raye le calcaire et donne avec les acides une faible effervescence. La dolomie forme des roches importantes que l'on distingue en dolomies saccharoides et dolomies compactes. Les premières sont lamelleuses et cristalhncs et constituent une masse jaunâtre, âpre au toucher, que l'on regarde comme dérivant par métamorphisme du carbonate de chaux. Comme exemple, nous citerons la Dolomie de Saint-Godard, qui est blanche et mélangée de cristaux de trémolite ou amphibole blanche. Les dolomies compactes ont une cassure largement conchoîde; elles n'ont pas, en général, une origine métamorphique. Une particularité remarquable que présente cette roche est de former fréquemment des cloisons renfermant dans leur intérieur de la dolomie friable et même pulvérulente. Lef.

DOMBEY, DoiMBAî, DtsiBAi et Adompé (Zoologie). — Nom que l'on donne dans le Caucase à un bœuf sauvage dont la véritable nature est encore inconnue, faute d'observations précises. Ce bœuf parait ne pas ressembler exactement au Zubr ou Aurochs de la Lithuanie, et cependant d'autres personnes ont regardé cette ressomblanceconime incontestable (voyez Dict. univ.d'hist. nat., par Ch. d'Orbigny, article Dosibeï).

DOMBEYA (Botanique), Domheyu, Cavan. ; dédié au botaniste J. Dombey. — Genre de plantes Dicotylédones diali/pélales hypogynes, famille des Byttnériacées, type de la tribu des Dombi^yncées. Caractères : calice persistant à 5 folioles, avec involucre; 5 pétales; 15-20 étamines dont 5 stériles; 3-5 stigmates; 5 carpelles soudés. Les espèces de ce genre sont des arbres ou des arbrisseaux couverts d'une pubescence étoilée, à leuilles alternes persistantes et qui habitent principalement les îles Bourbon et Madagascar. Ce sont en général de belles plantes, ?erherchées pour l'ornement des serres. Le D. d'Amélie (D. Ameliœ, Guill.) s'élève jusqu'à 10 mètres; ses fleurs eu ombelles sont rosées, plus ou moins pourprées au centre. On les cultive en serres.

DOMESTICATION, Domesticité (Zoologie), du latin doinus, maison. — Certaines espèces animales et végétales ont été créées propres à vivre avec l'homme en lui rendant des services de diverse nature en échange des soins que celui-ci prend de pourvoir à leurs besoins. On trouvera aux articles Animaux et Végétaox douestiqoes l'indication des espèces soumises à l'a domestication où, comme on dit encore, réduites en domesticité. Pour domestiquer une espèce sauvage, il faut d'abord s'assurei; si ses mœurs offrent quelques chances de succès. Ainsi il y a beaucoup plus de ditBcultés à domestiquer les animaux carnassiers, farouches, de mœurs solitaires et surtout nocturnes, ceux qui ont des habitudes prononcées de migration ou de vagabondage ; c'est parmi les animaux herbivores de mœurs sociables et sédentaires que l'on pourra le plus légitimement espérer de réussir. De même certaines plantes habitantes des rochers incultes, des plages maritimes, etc., etc., se prêtent fort mal aux tentatives de domestication ou s'y montrent entièrement rebelles. U importe de placer au début l'espèce que l'on tente de domestiquer dans des circonstances aussi semblables que possible à celles où la nature la met habituellement; puis, par des changements progressifs, toujours en rapport avec les modifications que pourra présenter l'espèce dans .sa conformation ou ses mœurs, on l'amènera peu à peu à vivre et à se multiplier dans le milieu domestique où on désire la maintenir. La domestication sera complète quand cette espèce s'entretiendra et se reproduira abondamment sans exiger des soins spéciaux trop diflérents de ceux que l'on donne aux autres espèces domesti()ues qui lui ressemblent. Les circonstances nouvelles où l'homme place une espèce domestique déterminent bientôt en elle des changements qui sont surtout provoqués par l'alimentation, l'habitation, le genre do travail ou d'exercice, s'il s'agit de bétail, enfin le choix des parents pour reproduire les nouveaux individus. En observant les effets des procédés qu'il suit à ces divers égards, l'homme arrive à produire méthodiquement les changements qu'il peut désirer pour satisfaire ses goûts ou ses besoins; il modèle à son gré les espèce^ domestiques et les perfectionne au lieu de les altérer, comme on le dit trop souvent (voyez Races). Du reste, la domestication est une opération lente et dilVicile, surtout pour les animaux, et principalement ceux dos espèces de grande taille; il sufTit, pour s'en convaincre, de remarquer que l'homme a do-

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