DOY
continue, que l'on poiirrait appeler aussi douche iTirrigation : telles sont les douches dans le rectum. Indi'penâamment de leur force, de leur direction, du volume de la colonne d'eau, les douclies varient à l'infini suivant leur température qui peut présenter une multitude de nuances, et surtout suivant leur composition. Elles peuvent être faites avec l'eau simple ou chargée de principes médicamenteux, de natures très-diverses, mais le plus souvent saline, sulfureuse, iodée, etc. Nous ne parlons pas des eaux minérales qui sont très-souvent employées. On administre ordinairement les douches dans une baignoire Tide, lorsque la douche est chaude et doit servirdebain après ; au contraire, si la douche est froide, la baignoire contiendra de l'eau tiède. La douche sera, en général, de dix à vingt minutes, et ses effets immédiats dépendront de la /'oi-ce de la percussion, des substances dissoutes dans le liquide et de sa tempe'rature. Dans le premier cas, l'excitation produite est en raison de la vitesse avec laquelle le liquide arrive sur la partie frappée, laquelle est calculée d'après la hauteur et le diamètre de .'a colonne. Les substances dissoutes agissent spécialement en augmentant la densité du liquide et, par là, la pesanteur spécifique de l'eau, d'où résulte une plus grande force de percussion ; elles agissent aussi par leurs propriétés excitantes. Les effets de la température n'ont pas une importance aussi considérable qu'on pourrait le croire, à moins qu'on ne compare entre elles des douches d'une chaleur très-difTérente, ainsi de 0° à -j- 10° comparées à celles de + .35» à 40". Les affusions, au contraire, agissent principalement en raison de la température de l'eau. Les douches sont employées comme un puissant moyen de dérivation et d'excitation ; elles ont produit des efl'ets salutaires dans un grand nombre de maladies nerveuses, dans les différentes espèces de folie, dans certaines paralysies, dans les hémiplégies, et dans ces cas on a eu recours surtout aux eaux minérales salines excitantes de Balarue, de Bourbonne-les-Bains, de Plombières, aux eaux sulfureuses d'Aix en Savoie, de Barèges, de Ludion, etc. Elles entrent aussi pour une bonne part dans la médication hydrothérapique (voyez Hydrothérapie). Les douches locales, latérales surtout, ont été prescrites avec avantage contre les engorgements des tissus blancs, les tumeurs blanches, les hydarthroses, les tumeurs de nature strumeuse, les ulcères atoniqucs, contre certaines maladies de l'oreille, etc. Dans ces difl'érentes circonstances, leur efficacité est due surtout aux substances qu'elles tiennent en dissolution.
On a employé, dans certains cas aussi, les douches de vapeurs ; elles peuvent se faire au moyen d'un vase contenant de l'eau en ébullition, surmonté d'un tuyau qui sert à diriger la vapeur sur la partie malade. Ces douches, qui agissent d'abord par leur température élevée, peuvent encore être rendues plus actives par des substances toniques, excitantes, difîusibles, telles que des plantes aromatiques, des baumes, des résines, etc. On les a employées avec succès dans les cas d'engorgements chroniques des articulations, dans les rhumatismes, dans la goutte atonique.
Enfin, les douches d'acide carbonique ont été employées sur des parties affectées de douleurs névralgiques, telles que névralgies faci.ales, dentaires. Le soula gement a été prompt, mais p.ass:iger. F — n.
DOUCIN {Horticulture). — Nom d'une variété de Pommier saura geon,(]uc l'on emploie uniquement pour servir de sujet aux giefi'es des autres espèces; elle est plus faible et vit moins longtemps que le franc; mais elle donne des fruits dès la seconde ou la troisième année ; aussi l'cmploie-t-on souvent dans les jardins , lorsqu'on ne veut pas des arbres d'une très-grande force.
DOULEUR (Physiologie). — Ce mot n'a pas besoin de définition, tout le monde connaît la douleur ; nous voulons parler ici particulièrement de la douleur pliysiqiie; di.sons pourtant qu'elle consiste en une perception d'une nature désagréable, qui fait que la sensibilité lésée éprouve une exaltation pénible. Elle résulte d'impressions particidières faites sur les extrémités des nerfs, transmises au cerveau et perçues |):ir lui; la preuve, c'est qu'une partit; ne peut plus d^ > •■nu I. ,i.!:(' d'aucinie douleur dès que tous los nerfs iini llr i rr.ii smit coupés, comprimés, détruits d'une mauii'i'i' ipirlroiique. Cependant, quoique la douleur soit perçue dans le cerveau, celui-ci ta rapporte à l'organe où sont reçues les impressions qui la déterminent. On soufiro au bras, au ventre, et non au cerveau. Plusieurs ordres do causes peuvent produire la douleur; ainsi les lésions des organes, un
état particulier du cerveau et des nerfs ; riiifluence sympathique d'un organe éloigné qui est le siège d'une lésion ; le souvenir conservé par le cerveau d'une douleur qiii a été ressentie dans un organe qui n'existe plus. Les militaires amputés d'un membre souffrent encore au bout de plusieurs années de ce membre, et nous en avons vu qui avaient eu les pieds gelés en Russie, ressentir encore après plus de quinze ans les angoisses du froid qui les avait mutilés. La douleur peut exister sans qu'il y ait aucun changement physique appréciable dans la partie; cependant, si elle est violente et qu'elle persiste pendant uri certain laps de temps, elle peut déterminer une certaine tension du système musculaire, une certaine surexcitation nerveuse, bientôt suivie d'affaissement, de collapsus et d'un véritable mouvement fébrile.
La douleur présente des variétés infinies suivant les tissus où elle prend naissance, et suivant une multitude de circonstances individuelles; de telle sorte que, toutes choses égales d'ailleurs, une femme souffre plus qu'un homme; un enfant qu'un adulte, et surtout qu'un vieillard ; un petit maître de la ville plus qu'un villageois endurci par le travail manuel; un hommequi n'aura jamais souflert aura la douleur plus vive que celui qui est aguerri par de longues épreuves, qui a une raison forte, et qui a appus à réagir contre le mal même. On a donné aux différentes nuances de la douleur certaines qualifications tenant, en général, à la manière dont elle nous impressionne : ainsi on a dit qu'elle était gravative, pulsatire, lancinante , mordicante , ponrjitice , te'rébrante, sourde, obtuse, etc. Ces mots n'ont pas besoin d'explication. La douleur concourt à éclairer le diagnostic des maladies ; c'est un des éléments les plus importants pour le médecin, surtout pour celui qui a beaucoup vu et beaucoup observé, et on peut dire, en thèse générale, (]u"elle est rarement dans un rapport direct avec la gravité du mal, et que, le plus souvent, on a à regretter son absence lorsqu'il existe d'autres symptômes graves. Il est difficile de formuler un traitement pour la douleur qui n'est pas réellement une maladie et qui est, en général, subordonnée à différentes affections m.aladives dont elle devra suivre les modifications ; pourtant, comme elle peut imprimer à leur marche quelques irrégularités fâcheuses qu'elle peut arrêter ou entraver d une manière grave l'évolution des phases critiques favorables à leur terminaison, il est bon quelquefois de lui opposer une niédication spéciale, et c'est ici qu'on obtient par les médicaments narcotiques, et surtout par l'opium et ses préparations, des avantages incontestables. F — n.
DouLEORS (Médecine). — Ce mot est souvent employé vulgairement comme synonyme de Névralgie, Wtumatisme. Goutte, etc. On dit : J'ai des douleurs.
DOUM ou DocMEER (Botanique). — Nom arabe d'une espèce de palmier (voyez Cucifère).
DOUVE ( Zoologie ) , Cuv. ; Fasciola, Lin. — Grand genre ou plutôt tribu de Vers de la classe des Intestinaux, ordre des Parenchymateux, famille des Trématodes (méthode du Règne oîî('mrt/).Cuvier divise ce groupe d'après le nombre et la position des ventouses, en genres ; ce sont : les Festucaires, les Slrigées, les Géroflèes, les Douves proprement dites.
DoevES propr. dit. Disloma (Zoologie). — Genre de la tiilju précédente, établi par Reizius, et caractérisé par un suçoir ou ventouse buccale h l'extrémité aiuérieure, et une autre ventouse un peu plus en arrière sous h' ventre ; ces versent ordinairement une forme ovale, lancéolée, aplatie; ils ont les mouvements peu vifs; leur corps est d'un blanc sale. L'espèce là plus célèbre, la I). du foie {D. hepaticum, Zeder; Fasciola hepalira, Lin.) varie, pour la longueur, de iriOlOi 0"',0.30; on la trouve souvent dans les vaisseaux hépatiques du mouton et de beaucoup d'autres animaux, dans ceux du cochon, du cheval, et même de l'homnio. Elle a l'aspect d'une petite feuille ovale, pointue en arrière; en avant, une petite partie au bout de laquelle est le suçoir antérieur. Elle se nniltiplie beaucoup chez les moutons qui paissent dans les terrains humides, et occasionne souvent la maladie connue sous le nom de Pourriture.
Douve (Botanique). — Nom vulgaire de deux plantes du genre lienoncule. La petite /Imirc est la /{. flanniiette (/(. /lammula, Lin.); la grau<le Doiirccsl la /{. laui/ue l/i. liiiguii. Lin.). Ces deux plantes, qu'on trouve dans les lieux humides et marécageux, sont vénéneuses pour les bestiaux.
DOYENNÉ (Arboriculture). — Espèce de Poire connue encore sous les noms vulgaires de lieurré blanc, iiaint- Midtel, Bonne-enle, Poire de neige, Citron de septembre.
D It A