DRA
Poire du seigneur. Doyenné piété. Cette poire, haute de O^.OS à O^iOO, un peu moins large eu diamètre, a la peau d'un blanc verdâtre, passant au jaune clair en mûrissant. Sa chair est fondante, souvent un peu parfumée et très-agréable; mais elle devient promptement cotonneuse, si elle n'est pas mangée à temps ; elle est regardée comme inférieure an beurré gris. On la mange fin de septembre et tout (ictobre. La variété dite D. gris, D. roux, D. crotté, D. galeux, ne diffère de l'autre que par la couleur de sa peau qui est roussâtre ; sa chair est meilleure et il est moins sujet à devenir cotonneux. On doit encore citer le D. de juillet, Rji Jolimont, de
plein vent, qui mûrit en juillet. Le D. d'hiver. Bergamote de Pentecôte, D. de printemps, nui mûrit de janvier à mai.
DR.\Cjt;NA (Botanique). — Nom latin du genre Braconnier (voyez ce mot).
DRACOCËPHALE (Botanicpie), Dracocephalum, Lin.; du grec druki'm, dragon, et Itéphalè, tète, allusion à la forme de la fleur. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales Injpoç/ynes, famille des Labiées, tribu des Népétées. Caractères : corolle à gorge très-large, à lèvre supérieure dressée, à lèvre inférieure trifide, avec le lobe du milieu très-grand. Les espèces de ce genre sont des herbes vivaces à fleurs ordinairement bleuâtres ou pourprées, accompagnées de bractées terminées en arêtes et dentées. Elles sont d'un effet trèsagréable dans les parterres, surtout lorsque les touffes sont fortes. Parmi les espèces les plus cultivées dans les parterres, on distingue le D. de Moldavie [L). Moldaricii, Lin.), appelé aussi vnlgairemont la Moldavigue et Mélisse de Moldavie. Ses fleurs sont bleues, purpurines ou blanchcis, réunies en verticilles axillaires; toute la plante répand une odeur très-aromatique, qui la fait employer aux mêmes us;iges que la mélisse. On cultive aussi fréc|uemment le 0. d'Aultiche (0 Anstriacw», Lin ), i cause de ses belles el grandes fleurs d'un violet bleuâtre formant \ine sorte d'épi. G — s.
DRACOiN'I'E (Botanique), Dracontium, Lin.; du grec . dratcôn, dragon, serpent, allusion à l'aspect de la tige. — Genre de plantes Monocotylédniies périspermées, famille des Araeéi.'s, iribu des Callacées; il se distingue par : spathc en capuchon; spadice presque sessile, fétide; fleurs hermaphrodites; périanthe .SàSdivisions; .'i à 8 étamines ; ovaire à 3 loges uniovulées; baie rcnferman t de 1 à :i graines. Le 0. à plusieurs feuilles {/). pnli/plii/lhnii, Lin.) ou Bois de couleuvre, est une plante à soucjie serpent ifornie, h feulllfs radicales, i hampe aussi longue que les pétioles des rcullles; elle croit dans l'AnK'iiqne tropicale. Sa souche écailleusc passe as.sez gratuitement auprès des Indiens pour guérir la morsure des serpents. Dans un travail récent sur la famille des Aracres (Melctcmala, p. Ti), M. Scliott a resticint ce genre do façon à n'y laisser que l'espèce précéileiile ; tandis que les autres espèces do dracontemM placées dans les g(.'nre» Momlera, Anlhurium, etc.
DRACOPIIYLLE Rolam(i\\o), Orarnphi/llum, Lahill.; du grec drntidu, ilragoii, «I pin/ltnn, feuille. — Genre de plantes Dicolytcdnws gamopiitatis tiypngynes . familhi de» /!.'/;acnyt'è.«, tribu dc;s t'/«/'.;'^c.r, très-voisin des Kpacris, dont il ne diffère que par le ctilice dépourvu de, bractée» ou muni seulemejit de deux bractées, qui sont Ijcaucoup plus nonibreubcs Uau» les Epacris, Ce bout de»
arbrisseaux ou des arbustes dont les rameaux sont annotés par les cicatrices de la chute des feuilles. 'Celles-ci sont ensiformes, étalées, imbriquées et sessiles; les fleurs sont ordin.iirement blanches, à corolle infundibuliforme, limbe divisé en S lobes, 5 étamines, ovaire supérieur, un siyle, un stigmate, capsule à 5 loges, semences libres. On en cultive deux ou trois espèces en Europe pour l'ornement.
DRACOSAURE (Zoologie) , Dracosaurus; du grecdracôn, dragon, et sauras, lézard. — Genre de Reptiles fossiles du terrain de trias, plus petit que nos crocodiles actuels et que les débris de squelettes rencontrés jusqu'ici ont fait considérer comme intermédiaire entre les tortues et les crocodile.s.
DRACUNCULE, Dragonnet (Botanique), Dcacuncu/ws, Tourn. Ce mot est un diminutif de druco, dr.agon, et fait allusion aux taches de la tige qui rappellent les bigarrures de la peau des serpents. — Genre de plantes Monocotylédones périspermées, famille des Aracées, tribu des Colocasiées, très-voisin des Arums, dont il avait été détaché par Tournefort, et plus tard établi définitivement par Schott. Sa spathe est enroulée à sa base, à limbe ouvert; son spadice porte inférieurement des fleurs pistillées, puis des fleurs staminées ; ovaires nombreux, à une seule loge ; stigmate terminal sessile ; hampe élevée ; les feuilles sout découpées en pédale. Le D. vulgaire, Gouet serpentaire {Arum dracunculus. Lin.; D. vulgaris, Schott), haut de près d'un mètre, est une plante vivace, à tige et pétioles ponctués, marbrés; à spathe dressée, lisse, très-grande, d'un violet pourpre foncé en dedans, verte à l'extérieur, répandant une odeur cidavéreuse; fruit d'un beau rouge en baies ; espèce indigène. Le D. attrape-mouche, G. chevelu [D, crinitus, Schott; A. muscivorum. Lin.), vivace, a une tige droite, marbrée, haute de 0",50; feuilles gr.audes, à segments linéaires; spathe tachée de vert en dehors, t.apissée en dedans de soies violettes ; spadice cylindrique, chevelu au sommet ; fleurs rouges, à odeur cadavéreuse qui attire les mouches ; celles-ci s'engagent dans la spathe et restent prises dans les soies qui sont inclinées de haut en bas. Région méditerranée.
DRAGÉES DE Tivoli (Minéralogie). — Nom donné à des concrétions pierreuses, de nature calcaire, espèce de globules à couches concentriques, de couleur blanchâtre, .ayant la forme d'une amande ou d'une aveline; leur couleur, leur structure, rappellent les dragées des confiseurs, c'est ce qui leur a fait donner leur nom. Elles se forment dans un petit ruisseau sortant d'un lac voisin de Tivoli, nommé Lago-di-Bagni, dont l'eau contient en dissolution du gaz siilfhydrique.
DiiACÉES (Matière médicale). — Ou a cherché à tirer parti de la facilité avec laquelle les enfants, les personnes délicates prennent les dragées, pour y introduire quelques médicaments; ainsi on a fait des dragées vermifuges au semen contra ; des D. diurétiques avec les haies de genièvre (dragées de Saint-Roch) ; les D. d'atropine, contre l'épilepsie, la chorée ; les 0. de fer réduit, de Miquelard et Quevenne j les D. au lactaie de fer, de Gélis et Conté, etc.
DRAGEONS (Botanique). — On nomme ainsi des filets tr.açaots ou des branches enracinées qu'émet le pied de certains végétaux. Ces drageons, que l'on désigne aussi sous les noms de rejets ou stolons, s'étendent pins ou moins en longueur et sont interrompus de distance en distance par dos nœuds qui prennent racine. On nomme aussi drageons, ces tiges nouvelles qui naissent en plus ou moins grand nombre à la base et sur les racines de quelques arbres. Détachés de la pl.anto-mère, ils peuvent reprendre racine et offrent ainsi un moyen facile de multiplier l'espèce. Beaucoup de plantes de la famille di'S Rosacées produisent des drageons.
DRAGON (Zoologie), Draco, Lin. — L'imagination des pniiles et des artistes de l'antiquité a enfanté un animal bizarre et effrayant en unissant au corps et aux membres d'un lion, les ailes soit d'un oisetu, soit d'une chauvesouris, et la queue d'un serpent. Ces êtres fantastiques se retrouvent dans les superstitions de tous les peuples, et accusent en même tenips(|u'uiie foi religicusogrossière, une igiKuancc clioi|uante des lois suivies par le créateur dans son œuvre : ain^i, aucun animal vertébré n'a plus de quatre miunbres, et lesailes.lorsqu'ellesoxistenlchozeux, sont toujours formées par une modification des membres thoraciques; la combinaison organique imaginée pour le dragon est en contradiction avec toutes les conformations que la n.ature créée nous offre à observer. Aussi les naturalistes n'out-ils découvert nucun animal semblable au dragon