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sieurs couches (répiilorme supcrposceset sans aucune organisation apparente. Ce qui les distingue du cor, c'est qu'ils n'ont pas, comme lui, cette portion plus étroite, plus profonde, qui s'enfonce i travers le derme, jusqu'aux tendons, aux ligaments, au périoste (voyez Con). Ces callosités, qui servent ii protéger la peau contre l'impression douloureuse des corps compiimants, deviennent quelquefois gênantes et même douloureuses lorsqu'elles acquièrent une trop grande épaisseur; il faut, dans ce cas, après les avoir ramollies par des bains, des cataplasmes, en enlever les parties les plus saillantes au moyen d'un instrument tranchant. 11 arrive souvent que le durillon n'est que le commencement d'un cor, surtout lorsqu'on ne fait pas cesser la cause qui favorise son développement; c'est ce qui arrive surtout aux pieds par la compression des chaussures trop étroites. F— N.
DUSODYLE, DïsoDïi.E (Minéralogie), du grec dusôdia, odeur fétide. — Cordier a donné ce nom à une espèce de combustible fossile qui n'est ni de la houille ni précisément un lignite; c'est une terre bitumineuse foliée <iui brûle en répandant une odeur infecte, ce qui lui a valu le no™ de siercus duibnli et celui de merdii di diavulo en Sicile, d'où Dolomieu l'a rapporlée. Cette substance se présente en masses feuilletées, î'i feuillets minces et comme papyracés, tendres, un peu flexibles, d'un gris jaunâtre ou verdàtre sale. Elle est opaque, mais les feuillets séparés sont transparents, surtout lorsqu'ils ont été plongés dans l'eau ; alors ils se séparent et deviennent pins transparents et plus flexibles. On la trouve à JUeliti, en Sicile.
DUVET (Zoologie!. — Petites plumes dontlatige, trèsfaible, est garnie de barbes allongées plus ou moins crépues et non attachées ensemble par leurs filets. Presque tous les jeunes oiseaux sont couverts de duvet pour les préserver du froid jusqu'au moment où il est remplacé par les plumes; cependant il persiste et devient permanent chez ceux qui habitent les eaux et chez ceux qui ont l'habitude de voler à des hauteurs considérables, parce qu'ils sont exposés, dans ce dernier cas surtout, à passer rapidement d'une température chaude à un froid vif. Celte moelleuse couverture est, en outre, chez les oiseaux aquatiques, lubrifiée par une légère couche huileuse, qui empêche que l'eau ne pénètre jusqu'à la peau de l'animal. « Les plumes qui paraissent après le duvet, dit Fr. Cuvier, ne sont que la continuation de celui-ci; chacune des plumes loches qui le composent est poussée dehors par celle qui semble lui succéder, et les premières restent attachées au bout des autres jusqu'à ce que la dessiccation et le frottement les en séparent. 11 ne faudrait alors peut-être voir dans le duvet que des plumes qui n'auraient point éprouvé l'action de l'air, ce qui expliquerait pourquoi la partie cachée des plumes des oiseaux adultes est toujours sous forme de duvet, 'i L'industrie et le luxe ont tiré un assez grand paiti de cette substance; on connaît son importance dans la literie, pour la confection des coussins de toute espèce. Ce duvet se recueille principalement sur l'estomac, le cou et le ventre de plusieurs espèces domestiques, telles que l'oie, le cygne, le canard, etc., d'où on l'arrache à des époques déterminées ; mais le plus précieux, le plus délirât, le plus moelleux elle plus léger est celui d'une espèce de canard, VEiilc
):mun l,Anas moll nommé pour cette rai- (Ancts lailorna. Lin.) e qualité. Les duvets de c moiudi'e délicatesse, st les coussins. Celui du Lin.) est beaucoup m
. l.ath.
(vnvczCANAni), EiDEn), //. Le Canard tadorne lussi d'une très-bonne ■ ir, quoique d'une bien Im's pour la literie et 'hiniiri; {Anas hosclias, surtout celui du canard
sauvage. L'importation de ces diverses sortes de duvet peut monter à 12 000 kil., ayant une valeur olTiciolle de 108 000 francs.
D'autres animaux ont aussi une espèce de duvet en naissant, et on le retrouve même chez plusieurs d'entre eux à l'âge adulte ; ainsi les chevaux se couvrent d'une sorte de duvet, en Sibérie, aux approches de l'hiver ; tout le monde connaît le duvet des chèvres de Cachemire avec lequel se fabriquent ces Ans tissus si estimés dans le monde entier (voyez Cni;viiK).
Le duvet de certains végétant est formé par des poils mous, courts et aboud:\nts ; dill'érents organes des plantes peuvent en être pourvus, et l'on dit, dans ce cas, qu'ils sont puOescenls ; ainsi les feuilles de la cynoglosse, de la guimauve oflicinale, les liges de l'orobanche majeure, les ■anthères de la digitale pourprée, etc.
DYKE (Minéralogie). — Voyez DiKE.
D1i'N.\iM0MÈrUE (Mécanique), iJwiainis , force; »ic-
iron, mesure. — Appareil destiné à évaluer en kilogrammes l'intensité d'une force quelconque, et en particulier de la force musculaire de l'homme ou des animaux. Il peut servir en même temps à évaluer la quantité de troratl (voyez ce mot) produite par un moteur pendant un temps déterminé.
La forme des dynamomètres varie beaucoup suivant l'objet auquel on les destine; tous ont pour base la force de ressort développée dans des lames d'acier trempé, par les déformations qu'on leur fait subir.
Un des dynamomètres les plus usités dans nos campagnes est le peson à re^mrt qui y remplace assez souvent encore les balances ou les romaines. Cet instrument est formé par une lame d'acier flexible et recourbée en son milieu. A l'extrémité de la branche inférieure est fixé un arc en fer qui passe librement dans une ouverture pratiquée dans la branche supérieure el se termine par un anneau ; vers l'extrémité de la branche supérieure est fixé un autre arc de fer qui passe dans une ouverture pratiquée dans la branche inférieure et se termine par un crochet. Si on saisit cet instrument par l'anneau et qu'on suspende un corps à son crochet, la lame d'acier plie et ses extrémités se rapprochent d'une quantité correspondante au poids. Deux poids égaux feront fléchir le ressort d'une même quantité.
Si donc un corps quelconque le plie au même degré qu'un poids de lOIcil., le corps pèse 10 kil. Supposons maintenant que nous prenions l'anneau de la main gauche et le crochet de la droite et que f.„ g,,
nous amenions le ressort au même point re?07i'à ressort, que précédemment, il est clair que nous exercerons sur lui un effort équivalent à 10 kil. Pour plus de commodité, l'un des arcs de fer porte des divisions où doit s'arrêter l'extrémité du ressort lorsqu'on suspend à ce crochet des poids de 1, 2, 3, 4 kil. ou fractions de kilogramme.
Le Dynamomètre de Leroy se compose d'un ressort en hélice renfermé dans un tube de cuivre et destiné aux mêmes usages que le précédent. Ç\
L'une des extrémités du ressort vient buter W
contre le fond du cylindre qui est terminé [|
inférieurement par un crochet ; l'autre appuie sur l'extrémité d'une tige de fer graduée et terminée supérieurement par un anneau. Si l'on suspend un corps au crochet et qu'on soulève l'appareil par l'anneau, la ressort se replie sur lui-même. La tige sort de son cylindre d'une quantité correspondante au poids du corps qui se trouve indiqué jiar la dernière division mise au jour. L'un et l'autre de ces deux appareils ne peut servir que pour des poids ou des tractions peu considérables.
Le Dynamomètre de Re^«!erne convient an contraire que pour de grandes forces et est assez souvent usité pour évaluer eu kilogrammes l'elVort maximuin de traction dont p,!'^,'f;„',',f,;iri, un chev.al est capable. Il se compose de deux • ùroy. ressorts courbes réunis par leurs deux extrémités et dont les parties centrales se r,approclicnt quand on exerce une traction sur les extrémités ellesmêmes. Cette déformation temporaire du ressort se transmet par l'intermédiairo d'une bielle et d'un levier coudé à une aiguille qui est mobile sur un cercle gradué et qui conserve ensuite la position qui lui a été donnée jusqu'à ce qu'on la ramène à son point de départ.
La figure S 14 représente une disposition analogue : le ressort d'acier fixé à son extrémité A porte à son cxtrémilé opposée une crémaillère DK à la partie inférieure de laquelle .agit le poids P ou la traction que l'ou veut mesurer. La crémaillère engrène
Fif. 813. — Dîna