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avec un pignon 0 dont l'a\e porte l'aiguille H ; celle-ci parcourt les divisions du cadran II. En M est le crochet par lequel on fixe ou on suspend l'appareil.
Le dynamomètre imaginé par M. Perreaux pour mesurer la résistance des toiles à voiles et autres tissus, des cordes ou fils métalliques, est fondé sur un semblable système de ressorts, bien que sa construction satisfasse à des conditions particulières imposées par le but à remplir. , , > ,1
Tous ces dynamomètres doivent être gradués à 1 avance par l'intermédiaire de poids variés qu'on fait agir successivement sur eux. C'est par leur intermédiaire que l'on a pu évaluer en moyenne à 60 kil. la force maximum des bras de l'homme, à 33 kil. celle des bras de la femme, à 300 kil. la force de traction d'un cheval, à 43 celle de l'homme. Au reste cette détermination de l'effort maximum de l'homme et des animanx n'a qu'une importance assez secondaire en mécanique ; un cheval exécutant un travail régulier ne saurait exercer d'une manière continue des eftorts de 300 kil. D'ailleurs la force ne constitue qu'un des éléments du travail, le chemin parcouru forme l'autre, et depuis longtemps on cherche des appareils dynaniométriques qui puissent permettre d'évaluer .^ un moment donné ou d'une manière continue le tr.avail produit par un moteur ou le travail dépensé par une machine-outil. La solution de cette question est surtout d'une grande importance pour la France où le travail industriel est distribué entre un très-grand nombre de petits ateliers dont on favoriserait l'utile développement s'il était possible de leur vendre du travail moteur et de mesurer exactement ce travail comme les compteurs à gaz permettent de leur faire payer l'éclairage d'après la quantité de gaz consommé. Plusieurs dynamomètres ont été proposés dans ce but ; malheureusement aucun n a pénétré sérieuseme; t dans l'industrie, parce qu'ancun n'a résolu le problème d'une manière pratique; et aujouid'hui encore, le travail moteur est vendu à peu prfs au hasard sur des approximations très-vagues du travai consommé. Toutefois nous décrivons à l'article Travail quelques-uns de ces instruments.
DYSCllIP.IE fZoologie». — Voyez Dischiiue. DYSDÈRE (Zoologie), Dysdcra, Lat., Walck.— Genre d'Aiarhnides, de l'ordre des Pu/mo7intres\ famille des Aranékks ou Fi/euses, tribu des IHyr/ales, établi par Walckcnaër, ayant pour caractères : six yeux disposes en fer à cheval avec l'ouverture en devant, les antennespinces très-fortes et avancées, les mftchoires droites et dilatées à l'insertion des palpes. Elles ont le corps oblong, presque cylindrique, l'abdomen mon. Ce genre peu nombreux a pour type la D. érijlhrinc [D. eryilirino, Lat.; Aranea rvfipes, Fab.), longue de ()-,0I2 à 0°,ni5, d un rouge de sang, luisant, avec les pieds plus pâles, l'abdomen gris, très-mou et soyeux. On la trouve en France, en Espagne, en figypte, en .\lgérie. Elle se tient sous les pierres, dans un tuyau en forme de sac oblong.
DYSENTERIE (Médecine), du grec dys, qui donne l'idée de peine, mallieur, et enlenm, intestin (l'Acadétnie écrit dysaonterie, malgré l'étymologie).— On nomme ainsi une espèce d'inflammation dos intestins, caractérisée par des besoins fréquents d'aller .\ la selle, douleurs plus nu moins vives dans le ventre et au fondement, excrétion fréquente, pénible, de matières liquides sanguinolentes, et en petite quantité. Elle peut tum xporadi que, ou epidémime; elle reconnaît pour causes; les aliments de mauvaise qualité, les fruits peu miVs ou pris en trop grande quantité, les viandes malsaines, l'usage des eaux stagnantes, bourbeuses, les écarts de régime, les aliments indigestes. l'abus des purgatifs violents, etc. Toutes ces causes agissent encore avec plus d'intensité lorsqu elles sont favorisées par le développement d'une température chaude et humide ; on peut ranger encore au n<mibie de ces causes les émanations qui s'élèvent des substaiicra nnimalos en putréfaction, mais surtout des végélaux, l'impression du froiil humide, l'habitai ion dans les lieux bas Cl uiarécagcnx : In dysenterie spnradique peut so montrer dans tontes les saisons; la dysenterie épidéniiquo règne surtout en été et en aulonme, princijialeincnt après une tempéralnrc clinude et humide, suivie de nuits tjèsfraîche» dans les pays chauds et humides, par suite de l'abus de» friiilB; mais indépendamment des causes signalée» plu» haut, r'Ilc peut être surlnut déterminée par rnggloniération d'un grand nombre d'indiviiius dans un espace resserré, ainsi dans le» camps, les prisons, les vaisseaux; on l'a mémo observée dan» des provinces entière», causée alors soit par des disettes qui ont forcé les population» b. avoir recour» aux aliment» le» plus mal-
sains, soit par des abus de régime provoqués par la quantité et la mauvaise qualité des fruits. Plusieurs médecins ont pensé que la dysenterie était contagieuse, cependant l'observation rigoureuse des faits ne permet guère d'adopter cette opinion.
Les symptômes de la dysenterie sporadique sont le plus souvent un malaise dans les fonctions digestives, l'inappétence, la soit, des douleurs vives dans le ventre, quelquefois d'abord la diarrhée; puis il survient bientôt des évacuations sanguinolentes plus ou moins fréquentes peu abondantes, avecténesme (voyez ce mot), douleurs à l'anus, cuissons; ces évacuations peuvent contenir des sérosités rougeâtres, de la bile, du sang pur, etc. ; en même temps il y a des symptômes généraux, la face est pâle après les évacuations, les traits sont altérés, il y a de la faiblesse, insomnie, petitesse du pouls, quelquefois des nausées, des vomissements. Lorsque la maladie prend le caractère épidéndque^ dans les circonstances énumérées pins haut, la fièvre est plus intense, les douleurs du ventre plus aiguës, les selles sont tiès-fréquentes, les cuissons, les chaleurs au fondement plus vives, les évacuations quelquefois brunes, noires, puriformes, d'une extrême fétidité, la physionomie est profondément altérée ; il y a un abatiement extrême, une soif intense, voBiissemcnts, pouls faible, irrégulier, sentiment de froid extérieur, peau sèche, rugueuse, hoquets, refroidissement des extrémités, etc.
La dysenterie sporadique est peu grave, elle cède ordinairement à la diète, aux boissons mucilagineuses, émollientes, aux cataplasmes, aux bains, aux demi-lavements émollients, amidonnés, légèrement narcotisés, soit par une décoction de pavot, soit par quelques gouttes de laudanum; quelquefois on est obligé d'avoir recours aux sangsues, sur le ventre, ou à l'anus. La dysenterie e'pidémique est beaucoup plus grave, et elle l'est d'autant plus qu'il est souvent dilTicile de soustraire les malades .aux causes qui ont développé l'épidémie et qui se rapportent en général A l'aggloméiation dts individus it à leur séjour forcé dans les lieux où elle a pris naissance; ainsi dans les camps, dans les navires, dans les stations navales etc., C'est cependant, lorsquecela est possible, la première chose à faire; dans tous les cas, après cette première précaution, si la maladie revêt la forme inflammatoire, on aura recours au traitement indiqué pins haut. S'il y a de la prostration des forces, sécheresse de la langue, altération des traits, on emploiera les asiringents comme le quinquina, le cachou, le diascordinm, le vin généreux, les lavements opiacés, ou aromatiques, les onctions camphrées, les vésicatoires sur le ventre ; quelquefois même des purgatifs : cette forme de la maladie est très-grave, et souvent mortelle. Les convalescences de la dysenterie doivent être surveillées de trèsprès ; un écart de régime, l'impression du froid, peuvent amener une rechute très-grave. F — N.
DYSODIE (Médecine), du grec dysâdia, odeur feti(l.\ — Sauvage et quelques autres nosologisles ont fait sons ce nom un genre de maladies caractéris(;cs par la fétidité extrême des matières de sécrétions ou exhalations animales. Les modernes n'ont pas cru devoir conserver cette désisnation dans le cadre nosologique, ce caractère ne pouvant être considéré que comme un symptôme susceptilil.- d.' <e rennintriT dans plusieurs élJits maladifs. DISOD'i 11', Mm ralogie). — Voyez DlLSODYLE. Ii'isl'l psi, -:. ', line), du grec dys, particule qui 1, i:\iqur l.i ciiilnuli.. i;' /)t>/«('.«, digestion ; digcstion dilllcilr, dépravée. — Ce mot s'applique, en etlot, à toute digestion mauvaise, donlonrrnsc, s'accompagnant le plus souvent de défaut d'appétit, du dé^oilt, de rapports, quelquefois de distension subite et passagère de l'estomac, de vomissements, d'une chaleur îirAlante vers le cœur, l'épigastre (voyez Pvnosis), de douleurs dans la même région, soif, constipation, etc. Cette affection peut dépendre d'une lésion organique de l'estomac, d'un squirrhe, d'une tumeur; elle peut être causée sympalhiqiiement par une maladie d'un organe plus ou moins éloigné. Quelquefois elli' rst symptomatique d'une inflammation chronique de l'estomac (gastrite). Souvent elle tient i\ une névro'ie, (maladie nerveuse do l'estomac), .'1 Laquelle on a donné le nom (le gaslialgio. Le traitement de cet état maladif n'a, dès lors, lien do spécial et rentre dans celui de l'affection i\ laquelle il est lié (voyez Gastkite, GvsrnAi.oiE).
DYSPIIAGIE (Médecine), du grec dy-\ dillicilement, et ;)/i«'/cm, manger. — On appelle ainsi la dillicnlté, quel- (luefois même l'impossibilité d'accomplir In déglutition. Ou a vu aux articles Dtx.i.uTirioN, Dicestion, quelle qnîHililé d'organes, quelle série de polits actes concon-
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rcnt à l'accomplissement de cette fonction en apparence si simple; or, chacun de ces organes peut être lésé directement ou sympathiquement et déterminer l'état maladif dont nous parlons ; d'où il faut conclure que ce n'est point une maladie, mais seulement un symptôme dont l'importance se mesure à celle de la maladie principale. Indépendamment des causes qui agissent d'une manière toute mécanique, telles que la présence d'un corps étrani;er, d'une tumeur, une tuméfaction de la langue, du pliarynit, l'inflammation des parties voisines de l'isthme du gosier; il en est d'autres qui proviennent de l'œsophage même : ainsi des abcès, une dégénérescence cancéreuse, la rupture, la perforation de ce canal, etc. D'autres fois, la dysphngie peut tenir à un état spasmodique, comme cela a lieu dans l'hystérie, dans l'iiydrophobie; enfin elle est souvent un symptôme grave des affections cérébr:*lc3 et reconnaît pour cause la paralysie du pharynx et de l'œsophage, déterminée par une lésion profonde du cerveau, comme cela a lieu dans l'apoplexie compliquée de paralysie. Dans tous les cas, on conçoit que la dysphagie ne réclame point un traitement spécial et que le médecin doit avoir en vue la maladie dont elle n'est qu'un symptôme. F — n.
D'ÏSPNÉE (Médecine), du grec f/ys, difficilement, et pnein, respirer. — C'est la difficulté de respirer. Comme la dyspepsie et la dysphagie, dont nous avons parlé dans les articles précédents, elle n'est qu'un symptôme qui se lie à la plusgrande partie des affectionsquiy ontélé énumérées. Mais ;\ ces aflections il faut en joindre d'autres qui sont plus spéciales aux lésions des organes de la respiration : telles sont certaines espèces d'angines, le croup, la pneumonie, la pleurésie, l'asthme, l'emphysème pulmonaire, le rhumatisme des muscles qui serventi larespiration, certaines pleurodynies, des névroses des organes respiratoires, etc. On peut y joindre encore des maladies des organes voisins : ainsi les affections du cœur ou de ses enveloppes, les inflammations des organes situés dans l'abdomen, l'hydropisie ascite, etc. Le traitement, d'après cela, n'arien de spécial.
DYSSENTERIE |(Médecine). — Voyez Dysenterie.
DYSURIE (Médecine), du grec di/s, difficilement, et ouro», urine. — Difficulté d'uriner plus ou moins grande et accompagnée d'une sensation incommode de chaleur et de douleur. Les grandes chaleurs, les exercices violents et prolongés, les aliments acres, salés, épicés, les écarts du régime, et surtout l'abus des spiritueux, la suppression des hémorrhoîdcs, l'usage interne ou externe des cantharides, connue l'application d'un vésicatoirc, etc., peuvent donner lieu à cet accident. Lorsque la maladie est essentielle, elle cède facilement au repos, aux bains, aux émollients de toute espèce, à la diète; mais si elle est symptomatique d'une autre affection, si elle tient, par exemple, à l'existence d'une pierre dans la vessie ou dans l'urètre, à une diathèse rhumatismale, goutteuse, elle n'exige aucun traitement particulier. C'est a premièie période de la Bel eut ion d'urine (voyez ce mot).
DYTIQUE ou DvTiPQUE (Zoologie), Dijtiscus, Lin.; Ditycus, Geoff. ; du substantif grec di/li'.^', ou de l'adjectif dytikos, plongeur. — Grand genre d'Intectet^ de l'ordre des Colc'oijlcies, section des l'enlamnes, famille des Car-
nassiers aquatiques, tribu des llydrncatiihares , divisé par Latreillc en plusieiu's sous-genres, dont le plus intéressant est celui des Dylit/ues proprement dits; ce sont des insectes d'assez gr.inde taille, à forme ovale, plus étroite en avant qu'en arrière, dont le corps épais dans le milieu s'amincit sur les bords ; tète grosse, les yeux globuleux et saillants ; antennes filiformes, tarses des pattes postérieures robustes, en forme de palettes ou rames et terminés par deux crochets égaux et mobiles. Le présternum porte une pointe dirigée en arrière, qui va s'engager dans une échancrure du mésosternum, ce qui fait que quelques espèces, telles que le D. iocc/e', Vy par exemple, peuvent, loi's- ^s.
qu'ils sont renversés sur te dos, se rétablir, en sautant, dans leur position ordinaire (Fabricius); des ailes membraneuses propres au vol; dans quelques espèces, les élytres des femelles sont sillonnées. Dans la plupart des mâles, les trois premiers articles des tarses antérieurs sont élargis et spongieux en dessous ; ils forment quelquefois une palette couverte en dessous de petites papilles ou suçoirs; ils sont essentiellement aquatiques, nagent avec beaucoup de vitesse, sont très-voraces et vivent d'insectes sur lesquels ils s'élancent et qu'ils saisissent avec leurs pattes antérieures pour les dévorer. Quoiqu'ils puissent vivre longtemps sous l'eau, ils sont obligés de venir à la surface pour respirer; souvent, à l'approche de la nuit, ils sortent de l'eau pour voler d'un étang à un autie ou pour saisir des insectes terrestres.
Les larves de ces insectes sont longues, ventrues au milieu, effilées surtout en arrière, la tête grande, ovale, les mandibules très-arquées; elles ont six pattes écailleuses. Elles se nourrissent d'autres larves, telles que celles des libellules, des cousins, des tipules aquatiques, et sont très-voraces. Avant leur transformation, elles gagnent le rivage, s'enfoncent dans la terre hunn'de et s'y pratiquent une cavité ovale dans laquelle elles s'enferment.
Le D. bnrile' {D. marr/ina/is. Lin.), si commun dans nos eauxstagnantes(/îff.S15), est Iongde0'",030à0'°,0.35 ; c'est le 0. noir à bordure de Geoffroy. En effet, il est noir, porte une bordure jaunâtre tout autour du corselet; ses élytres sont sillonnés dans la femelle. Le D. Irès-lar(,e {D. latissinms. Lin.), un peu plus grand, se distingue par la dilatation comprimée et tranchante de la ma^ge extérieure des étuis, dont le rebord est jaunâtre. Il habite surtout l'Allemagne. On le trouve dans le nord-est de la France.
DZIGGETAI (Zoologie), synonyme d'He'mione. — Espèce du genre Clieval {voyez ces deux mots).
. 81'.. — Dyliqne bon
EAU (Chimie). — Substance liquide aux températures ordinaires, se congelant par un IroiJ convenable et se transformant en vapeur b. toute température. Elle est incolore sous un petit volume, mais en grande masse elle prend une teinte variant du bleu foncé au vert d'herbe ou à l'olivltre, suivant la nature des substances qu'elle tient toujours en dissolution; clic est ordinairement i peu près sans saveur, mais, quand elle est chiniiquemiMit pure, elle a un goût fade et est d'une digestion dillicih'.
l'endant longtemps, l'eau a été considérée comme un élrnidil ou corps simple; mais, vers la fin du siècle dernier, Cavenili^li et Lavoisier (I7S:!) déinontrèiTut qu'elle est composi'r do deux gaz, V/ii/dror/r„r ot yn.ri/,/rii,: Ce furent MM. Gay-Lussac ctdo lluinboldt qui établirent que ces deux corps simples entrent dans la composition de, l'eau dans le rapport de 1 volume d'oxysèno et 2 volumes d'hydrogène, ou en poids d'une proportion (8)
d'oxygène avec une proportion ( f) d'hydrogène (IIO). Cotte vérification s'obtient soit en briMant dircclement de l'hydrogène par de l'oxygène dans Veudionirtre (voy. ce mot),soitendécomposantderoxydede cuivre par de l'hydrogène,qui lui prend son oxygène pour former do l'eau, soit on décomposant de l'eau par la pile.
Les eaux natmclles ne sont jamais pures : suivant la nature dos terrains qu'elles ont traversés, elles contiennent en dissolution des quantités appréciables de diverses matières salines, carbonate ou sulfate de chaux, chlorure de sodium, Ole, de produits organiques provenant de la décomposition de suI)slanoes végétales ou animales; de ga/, air, acide carbouic|ue, hydrogène carboni', etc. Les eaux ]iluviales elles-nirmes, quoique beaucoup plus pures généralement que les eanx de ■^o\uTe ou de puils, ont cependant, eu travri-jiit r.ii , ili-s I ; , lin.' i-aiiiedes gaZ qui entrent dans sa i ^nii;i > u rm n de- inaiiri i s qiiiy sont tenues en suspousiuu. l'uui' .ivuir Uc l'eau chimiquement
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pure il faut !a distUler (voyez Distillation, Aroinc). L'eau présente une propriété rcmartjiiable qu'elle ne partage qu'avec un trts-petit nombre de substances; elle se dilate en se congelant ; aussi de l'eau renfermée dans un vase clos, qu'elle remplit exactement, tinit-elle toujours par le briser quand elle est exposée i un froid assez vif; elle brise même les vases largement ouverts à l'air, lorsque, sa congélation commençant ])ar la surface, la croûte solide ainsi formée enserre au-dessous d'elle une certaine quantité d'eau liquide. L'effet devient alors le même que si le vase était clos. C'est à cette cause qu'il faut attribuer le fendillement des pierres dites géhves, la rupture des grands arbres de nos forêts pendant les liivers rigoureux, etc. Cette même cause contribue aussi pour sa part à la mort des plantes par la gelée, bien qu'elle n'intervienne pas généralement seule dans la production de cet accident.
Par l'effet de son accroissement de volume, la glace a une densité moindre que celle de l'eau sur laquelle elle peut flotter. Cette circonstance, jointe à une autre propriété non moins remarquable de l'eau et qui lui est spéciale, de se dilater au lieu de se contracter quand sa température s'abaisse au-dessous de 4°, l'ait que nos rivières et nos lacs se congèlent par leur surface, tandis que les couches inférieures restent liquides et même peuvent garder une température de 4", et qu'il faut des froids tri^-vifs et tris-prolongés pour que la couche solide acquière une grande épaisseur (voyez Dil.\tation, Congéhtion).
Chaque fois que l'eau change d'état, qu'elle passe de l'état de glace à l'état d'eau, ou de l'état d'eau à l'état de vapeur, elle absorbe une certaine quantité de chaleur qu'elle restitue en reprenant son état primitif (voyez CiHLEur. L.tTENTE). C'est sur cette propriété qu'est fondé l'emploi de la glace dans les mélanges réfrigérants, l'emploi de la vapeur comme moyen de chauffage, l'usage des alcarazas, etc.
La glace fond invarinblement à 0° ; l'eau et la glace se valorisent à toute température ; mais l'eau pure bout à une température constante quand la pression qu'exerce l'air à sa surface est constante elle-même. Cette température d'ébullition baisse en même temps que la pression ; aussi devient-il diflicil'e de faire cuire les légumes sur les montagnes élevées (voyez Eecllition, Caléfac-