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Deux communes sont dans le fond du ci-devant lac, avec deux églises catholiques, deux temples protestants, et leurs écoles. Le nombre des habitants dépasse 8000. Un syndicat veille à la conservation du polder (nom de tout terrain ainsi conquis au fond des eaux) : il dispose d'un revenu annuel de 550000 francs, où figure pour 340 000 francs un impôt spécial de conservation, à 20 francs par hectare. L'entretien des digues coûte 70000 francs, et les frais des machines d'épuisement 200 000 francs. — Le dessèchement proprement dit fut opéré en douze ans. On y dépensa 23 millions de francs, y compris les travaux de protection des trois villes situées aux trois côtés du lac. La vente des terrains a produit 15 millions de francs. Jamais un travail d'épuisement aussi colossal n'avait été entrepris par la vapeur: l'opération a été bonne à tous les points de vue, et l'expérience a démontré qu'on n'a pas tiré du sein des eaux un pays fiévreux, mais un sol parfaitement sain et hospitalier. En Hollande, les dessèchements de ce g<.'nre ont toujours été des assainissements : depuis le .\vi' siècle jusqu'à nos jours, on y a créé 1C5 300 hectares de polders! la population s'est accrue, et la prospérité a augmetité à proportion do ces conquêtes. Voyez Annales des ponts et chaussées, année I8G0, sept, et octob.
irs marais Pontint. — Il s'agira ici du procédé par cc'iulemcnt. L'exemple sera théorique pourla plus grande part, et pratique pour la moindre, car cet immense travail, sept !\ huit fois plus considérable que le précédent, est bien loin d'ôlrc terminé. Les marais Pantins s'étendent il la pointe méridionale des Etats de l'Eglise, entre
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« ^ La partie submergée se montre au village de TortreponU, à (i5 kil. e.i deçi de Cisterna, et n e^» e rfi'l delmi<'ueur,sur 17 à IS kil. de largeur. La sup'erfici'e générale dû bassin égale 1302G1 hectares don 30 32!) sont submersibles temporairement, et 17 u.l constamment sous l'eau. CVst une ^^'-'"f '^ P'.'^'^P'';;'^,^', r,avs et ciui le rend à peu près inhabitable dans un assez grand ra%'a"S"^i a-?-on. dte l'antiquité, essaye bien i;: ten.adve; pour la faire disparaître La preim..-e est celle de Cornélius Céihégus, consul 1 an 5iJ de l>onie, 20 ans av. J. G. On ne sait rien sur le résultat, tesai méditait ce dessèchement lorsqu'il périt assassiné. Au^ "ustè l'entreprit, et l'on croit qu'il ouvrit ^u N^E., i 1 000 mfetres environ de la voie Appia, P=^J f '^ ^"^f "\^ cette voie qui traversait l<=s marais un canal to à a fo^s d'écoulement et de navigation dont pa''le Hoiace asat y) et qui allait de Forum Appi., presque en té o drfn'arais, jusqu'à Terracine : ce canal subsista sous le nom de Fossa del ta Torre, jusqu'au temps de Pie V . Tr^rtit aussi travailler aux marais Pont.ns, qvudqni.s paraissent avoir été abandonnés J "f 1" ^.". ,f "''\,f, Théodoric : ce prince reprit la grande afiaie de kur dessèchement, qti'il confia a , patricien Decu , ve s la fin du vi= siècle et au commencement du yii . Il y aurait réussi d'après une inscription qui se voit encore :\ Terraduè; mais cela paraît \ort PJoUém^^^^^c ^nu'^Z pour un succès complet, 4"^"'^°' ■ '"l' Tinn f? c tise ienté par Pie VI, puis par 1 administration lança.^^^^^^ travaux dont nous parlerons tout à l'heure A 1 '"va^ion des Bai-bares, qi.i suivit le règne de Théodoric, tout refomba dans l'abandon. Au ^'"^^'^■f'<^^°" ^^aSus de s'occuper de ces éternels marais, "»J?"^„^. 'f '^ f f^j comme une hydre, et, jtisqu au siècle dermes dix ht nanes V ont mis la main. Léon \, bixto v et *^'= ' fail les travaux les plus importants : au commencement dû xu' s^^cle, Léon X créa un g. and canal d écoulement vers la mer, le Porlatore di Bodino, O"'.^!''^^^ en or , et Sixte V, en |5S8, ouvrit un autre canal important da s Knaitiesud, qui, de son nom, porte encore le nom de %}m-lito. Pie VI, mieux inspiré on plus ba^i, çenÇ t 2n pian d'ensemble pour le des.éclicmentdes marais Les uavmix. commencésen 1177 et potn-snivisjusqti en 1 .% coûtèieiît «323000 francs, non compris divcis édifice î'c VI crut avoir réu'ssi-, mais des lacunes importan es c des erreurs dans l'étude préalable del ingénie r IVi ni chargé des travaux, finirent par rendre cette fSi^ encor'e incomplète. iNéanmoins, il J', eut un grand pas de fait, car les marais qui, ayant la i.ob e e t^p. se du pape, ne donnaient qu'un produit de 32 000 'rancs u viroi, rapportèrent alors 7(10000 à 800 000 francs, ta. (lis nue leur entretien coûtait à peine -^2000 francs. F.n outre, l'insalubrité du pays ftit set'f ^''"7'' 'l'^^;,'^^- .^^ Projet et Iraoaux de ''"'""""''"' ""./""f^'^; ,,„ Cl dés caractères distinctifs du g.-aïul débordement u pn-mier Empire français sur la pkipart des voyann es de Fl^nrope, ul de faire -a-x^- partout a civ^isa ion A la
^i;^xi:c<;:;;p;é;:Aa^;:^;..-.d.Nap^éoni;;,part^
(sente, bre 1810), cet homme, avide de toutes les gloires, Km li l'assa iiissement du vaste désert qui enveloppe Rome au S -O. de VAyro rmmmo. Une commission recelés insiVûctions 'embrassant la .m.sque to.abte des objets propres à ramt.ier a prospe.ite dont cotte cam pugno iva t joui dans l'antiquité. La var e e de connaiskaiices qu'exig^^ail un aussi grand travail força les com- , iTsaiie-s de se le pa.tager. De l'rony, directeur de l ecolo des pont» ci chaussées de France, était un des commissuir^, et eut à s'occuper des marais Pontins. 1 coin.n nça par en faire une étude complète pour connaître exacte nicnlle volume maximum des eaux qui s y rondoit. 1.0 S'vail Être 10 lioint de départ ot la base de ton te sj s- Ituic h établir pour leur écoulement. Son «»"«".'''" ■ brassa j.is.|n'aux bassins des llenves et des lacs silucs dorriérJleH montagne» qui bornent les "'"'"» .^^^^^^^^^^^ au N. et an N.-O. ; il reconnut «lu'ils sont lous supt ic s â;; Lsin Pontin. 'et .,n... par conséquent nnoi.aH.edes eaux de leur» napi"'» -.onterrmm» viennent s y vuscr. Il arriva à cette couclusion que les sources, le. neuves, es torrents le» eitux pluviales directe», versent ai u cCeiitdHis le. marais Puntins un vol m.|e d'eau de •ii'yrj-llW mètres cube», U'unc autre part, il reconnut
oue les eaux les plus hautes du bassin Pontin sont à v8",08 an-d'essus du niveau de la mer-, dans les marais mêmes h 10"',40, et les plus basses, sauf deux points, à 1- 08 Enfin, l'aménagement des eaux, suivant leur nature lui parut aussi de la plus haute importance. A oici comment il s'exi)rime sur ce point, ainsi que stir les c. natix d'écouleme.it, dans un Mémoire lu à 1 Académie fies sciences de Paris, en 1815. . . ■
, Les aux qui inondent le sol Pontin, et, en gênerai, celles qui forment les marais de très-grande eteiduo doivent être séparées eu deux classes dont ladis inctioi esTîoitessent'ielle, savoir : ries -aux courantes, so nércunes soit de torrents qui traverse, t ce sol. et ûoii [es bassins et les sources sont, ou hors de sa surface, ou sur son Périmètre ; 2° les eaux que le sol marécageux reç' t inmi'^diateme.ù par les P'-es les sotiixes et les sttrgissements divers compris dans l intérieur de son peu mètre II faut, pour chacune de ces classes de au, m ys'tffme particulier de canaux «-^""ssaires et e^ deux systèmes se rapportent h des travaux séparés et succès sf^ dmnfa co^nfusion et la.cumulation ont été suivi sous Pie VI, des plus graves inconvénients. D aprcs la loi delà 'éparition des travaux, on doit absolument excltirc de l'intérieur des marais toutes les eaux de la première Ma4e sauf un^' IrJs- petite portion nécessaire pour donner de 'ai c à ru.'.ni.sion des eaux pluviales, r.afrairl.ir leuVs fn,-.>. dccuulement et empêcher les obstrucinse" atte,Tisse.neuts-, une autre ^Oî^équence de la même loi, relativement à la succession des travaux est "expulsion préalable des eat.x do première classe avant H,. ^'nro«npr des travaux qui concernent les eaux ae la secoXafin de%e prém.lîiir contre Je^, -an- f, ,\f. obstacles de tout genre qu on aurait à ''.odo '^^ en creu sant les canaux émissaires des eaux interieui es ou ae !^rnnde cH"se et d'être sur que ces canaux ne recevront rîen atf dèhXdes quanlités de'fh.ide pour lesquelles leurs pentes et leurs sections auront été ealculees.
,. Les canaux émissa res des eaux de premiei e classe
soiit'i'es cCux d'enceinte, qui doivent -o- os pen«s
et la capacité nécessaires pour débiter toutes es eaux
nui V se.x,nt jetées, et, de plus, pour ne former de dépôt
d'us aucune parte de leurs lits, ce qui exige que les
V tè'ses du fluide, aux différents points de son coins
Oient croissantes, ou du moins constantes, de l'origiae
sSetré à l'eniboncluire; et cette condition doit Être
■Klmpatible avec des. déclivités dcroi^^^^^^^^
iliffirulté de cette combinaison de conditions a lait
Suer ou rendu inadmissibles les projets precedem-
™M?t nroDOsés notir récoulcment des eaux do la partie
oiï-oK'e: riais Pontins Hu'on appelle ..««.^^^^^^^
de tenir îes h 'nos de° direction des ca.uu.x de ceinture vois^s du péHmètre des marais, ce qtii ôteU^^^^^^^^ naturelle et ordinaire des dOvxioppe.iie its . a ss, es au
:;s^iSiesr^<s:;î;^?n^èints^î^ni^.>^u:
«Je crois avoir satisfait aux conditions embarrassantes du problème, en faisant de mes canaux émissaires ^ Lx AuV,>»«. une suite de biefs oons^cu i M^^^^^ ,-l,-.rnn sous une décl V té constante sur sa longiicur, uTSi'lTérTnte de celle des autres biefs aboutit ij,u.^ clinte(de 2à 4 mètres) dont le point f^^'^^^^^^ gine du bief suivant. Ces cliufs >'^''' I '^^r, ''^^^^li. éga.-ds, les fonctions des écluses; ... .s '■''^^.^.^/'r''^' inent plus économiques, parce MuVlK's soiU del ces do Il ..tes les parties de la construction qui concernent a S.ion;^t cependant, par 'our^noyon J-^P-J,^ uue ligne de di.ection quelconque g.ade.^ volonté Rs déclivhés ot les vitesses, de manière A f-al''la"^^?; toute les co.,ditio,.s exigibles pour le "'^'ve.ne, t^ de l e.m J a K,'. le n.i.iim.im de longueur de cliaiiue bief i .'000 nic 1,'î; ail,! qùë l'eau y ']vequière et y co.,>erve, sur une Immurur convenable, un régime constant.
„ L,.s canaux ainsi formés doivent conduire des eaux ou pére.1 es ou de torrents, et il y avait, pour ces 1 ne es un sujet de recl.errl.e bien important celi d ;;;^^^,.;un. de^.roduit n,.'el.es peuve,,t .ounu. jn.^
jnu.'. (.ettc lin i,uin,:i > ■ ^s étenduosct
rentes donner , .l-i l r ■ " i ^ ,^|^,|^^ les eaux
lesconformaiiMi, .1. ■ i.;. i. - .,„,,, (^ couches
dV-mr'IlliW^ales'V^peu;.;.; ; tlmber en un jour Jo ^rfa.^l.:i,en Jmi inantcesd^^^^^
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très-intelligible sans le secours des caractères algebrim,es- le voici : «Divisez par lOOOOOlJO le double de la « surface du bassin du torrent, exprimée en mètres carres, „ et le quotient sera, en mètres cubes, le volume d eau . nue le canal émissaire doit débiter pendant chaque se- « conde de temps. » Au moyen de cette formule, il ne me restait plus, pour fixer la déclivité et les dimensions dr.s canaux émissaires, qu'à suivre les règles établies dans un oun-age sur les eaux courantes, que j ai publie
""".i Pour avoir égard aux grandes variations des quantités d'eau que ces canaux doivent débiter, jai combiné les règles dont je viens de parler avec la composition d'un tvpe de profil transversal, compose de deux trapèzes "et dont les diverses parties ont entre elles des relations assujetties à des lois analytiques ; j espère que cette composition de profil pourra intéresser les inge-
■( Ce que je viens de dire, poursuit de Prony, s'applique particulièrement aux eaux appelées supérieures, qui infestent l'extrémité occidentale des marais ; la partie orientale reçoit des courants qui méritent aussi une tressérieuse attention, et dont les principaux sont VAmazeno, WITente et la Scaravazza : j'ai proposé des améliorations aux travaux considérables qui ont été faits dans cette partie. Le débouché dans le canal Pio (la linea Fia), des trois fleuves que je viens dénommer, est on ne peut plus mal disposé ; on remédiera à cet inconvénient par la construction d'un nouveau pont qui remplacera celui an on a.ppc\\e Ponte iVaggiore.
« L'Uffente présente sur une partie de son cours une difficulté bien embarrassante : la digue droite de cette partie s'aCtùsse continuellement, et la nature du sol inférieur est telle que je suis d'avis de renoncer aux rechargements. Après avoir examiné les diflérents remèdes à apporter au mal, j'ai reconnu que le seul praticable, et qui présente d'ailleurs beaucoup d'avantages pour les terrains riverains, est le recreusemeut du lit qui rendra les digues inutiles, en laissant une déclivité d'écoulement très-suffisante... .. .
» Lorsqu'on a pourvu à l'écoulement des eaux que j ai appelées de première classe, il faut s'occuper des eaux que j'ai rangées dans la seconde classe, celles que ce sol marécageux reçoit immédiatement, soit par des pluies, soit par divers surgisseraents qui ont lieu sur sa surface. La première chose à déterminer dans les recherches qui ont ces eaux pour objet est le tracé sur la surface du sol d'une ligne ou d'un axe que j'ai nommé axe principal crécoulcment. Pour définir cet axe par sa propriété caractéristique, on peut imaginer qu'à un instant déterminé toute la surface du sol est couverte d'une couche d'eau dont les molécules, abandonnées ensuite à la pesanteur, viennent d'elles-mêmes, par un mouvement transversal, se ranger sur une ou plusieurs lignes courbes longitudinales, dans la direction desquelles elles continuent leur écoulement. Je dis une ou plusieurs lignes courbes longitudinales, parce que l'aie principil d'écoulement peut être unique ou multiple, suivant la nature des surfaces ; mais la considération du premier cas suffit pour les marais Pontins. C'est suivant la direction de cet axe principal qu'il faut creuser le canal émissaire des eaux intérieures, que j'ai appelé canal central, mais, eu égard à sa destination spéciale, il faut en écarter soigneusement les eaux extérieures, sauf les restrictions ci-dessus indiquées, et chercher les moyens les plus efficaces de faciliter aux eaux intérieures rapproche de ce canal, à laquelles'opposrnt ordinairement divers obstacles provenant du peu de déclivité transversale du sol marécageux, de la végétation, etc. Je remplis cette dernière condition en pratiquant, à droite et à gauche du canal central, d'autres canaux que je désigne sous le nom de fos'ies auxiliaires lom/itudinales, dont le nomb:c dépend essentiellement des dimensions et do la déclivité transversale du marais, et dont on rend les débouchés dans le canal centrât aussi favorables qu'il est possible ii l'écoulement, par des règles déduites de la théorie et de l'expérience. Je puis encore citer celle qui sert à déteimincr l'angle que la ligne de dérivation de la fos^c auxiliaire doit faire avec la direction du canal central qui lui sert de récipient : '1 Divisez la déclivité du canal central parcelle de « la ligue de plus courte distance entre ce canal central Cl et la fuxsc auxiliaire, an point de dérivation ; le quocc lient sera la tangente de l'angle que la ligne de déri- « vation doit faire avec ,1a ligne de la plus courte dis- • tance. «
u Le grand canal Pio (la liiiea l'ia), qui borde la voie
Appia, a été creusé dans une direction assez rapprochée de Vaxe principal d'écoulement pour qu'on iiuisse lui en attribuer les fonctions, et il les remplira très-bien lorsqu'on aura fait quelques améliorations à son lit, et qu'on n'y jettera que les eaux dont il doit être le porteur. Des fosses, ou abandonnées très-mal à propos, ou négligées, pourront, lorsqu'ellesaurontété rouvertes, recreusées,etc., servir de fosses longitudinales auxiliaires, et le mouvement transversal des eaux, taut sur ces fosses que sur le canal central, sera facilité par des fosses perpendiculaires à ce canal, que j'ai appelées millinims, parce que le pape Pie VI les a fait creuser dans des directions correspondantes aux emplacements des colonnes milliaires antiques qui indiquaient les distances sur la voie Appia... « Toutes les eaux de première et de seconde classe ont un débouché commun à la tour de Bodino : je fais voir, avec beaucoup de détail, les grands avantages de cette unité de débouché, et je démontre les graves inconvénients de la séparation des eaux supérieures, que quelques ingénieurs ont voulu évacuer par la fosse appelée Fosso Marlino ; cette immense excavation est, selon toute apparence, le résultat d'une spéculation que son mauvais succès a fait abandonner. »
Tel est l'exposé sommaire de de Prony. Il expose ensuite que plusieurs projets antérieurs avaient recommandé d'employer le système des colmates (voyez Inos- DvTiONS) ou comblements pour les marais Pontins, et prouve: 1° qu'un tel système n'apporterait aucune économie, parce qu'il ne dispenserait pas de créer les canaux et les fosses que son projet exige ; 2» que celui qu'il propose peut se prêter tout à la fois au dessèchement par écoulement et à celui par colmates; 3" enfin que. même avec cette facilité, on n'obtiendrait pas des résultats satisfaisants des colmates, parce que les collines et les lieux hauts d'où les eaux descendent ont, depuis des siècles, perdu, à très-peu près, leur humus, c'est-à-dire leurs parties molles, qui forment aujourd hm le fond de ce gigantesque marais, golfe de mer dans l'antiquité la plus reculée. Néanmoins, il pense qu'on pourrait employer les co/«ia(es, comme moyen accessoire, dans quelques localités restreintes, et à peu près au niveau cie la nier.
Ce plan d'ensemble, conçu avec 'tant de prévoyance, de science sagace et d'expérience, fut étudié et arrêté en peu de mois, et, dès ISil, on mit la main à l'œuvre; mais les événements politiques de I8l4 contraignirent l'administration française d'abandonner le pays. Les travaux se ralentirent, puis furent suspendus indéfiniment. Ce commencement d'exécution, qui a déjà rendu plus efficaces les résultats obtenus par Pie Vi, et surtout la belle étude de l'ingénieur français, ont prouvé péremptoirement que la conformation du sol Pontin fournit à l'art toutes les ressources dont il a besoin pour l'écoulement des eaux de la presque totalité de sa surface, et que la réussite dépend de travaux, qui, bien dirigés, ne présenteraient pas des dilTicultés supérieures, ni peutêtre égales à celles des travaux, en partie infructueux, précédemment exécutés dans ces marais.
Mais ces travaux une fois terminés ne conserveraient leur valeur qu'à la condition d'être incessamment entretenus avec le plus grand soin; car les cours d'eau des marais Pontins tendent à s'encombrer d'herbes aquatiques dont la végétation est rapide et vigoureuse ; si l'on néglige leur extirpation, le niveau des eaux augmente aussitôt dans une proportion très-sensible. Mais ces travaux n'exigent qu'une infatigable persistance, car ils sont peu dispendieux : en ISll, pendant l'administration française, ils ne coûtaient que 30 550 francs. Si jamais on reprend le dessèchement complet des marais Pontins (et cela devra arriver), il nous parait diftîcilc que ce ne soit pas d'après le système si bien raisonné de l'ingénieur illustre qui, audire des gens du métier, a créé la science des desséclienients. Alors, à quelque époque que l'on tente cette grande et pacifique victoire de l'art sur la nature, le nom glorieux de la France s'y trouvera Corcéuient associé. Voyez do Prony, Description hydrograptiiijue et liislnriifue des marais l'onlms, Paris, 1822, in-l", et atlas in-fol. ; de Touruon, Etudes stalistigues sur Rome et la parlie occidentale des Etats romains, Paris, 1831, 2 vol. in-8°, atlas, liv. V, cliap. ix, art. 2. CD — V.
Eaux FKnniciNBUsES. — Voyez Emx MiNtRAi.ES (Chimie) et FERRUCINfcVX.
Kahx o\zf.us!;s. — Voyez Eal'x jiini;ralks (Chimie) et Sei.tz (liAu de). . . .,,,•,
Eal'x MiiuEs. - On appelle ainsi lu résidu de 1 évapo-
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ration dos salines où l'on exploite le sel pour les besoins ordinaires (voyez Sel, Salines) et qni résiste à la cristallisation. C'est un liquide de couleur brnne, de consistance presque sirupeuse, inodore et d'une savenr acre très-salée. Ces eaux, qui renferment une très-forte proportion de chlorures, surtout de sodium, ont été employées en médecine depuis une vingtaine d'années. Étendues d'eau, on en a essayé l'usage à l'intérieur, triais sans beaucoup de succès; c'est en bains qu'elles sont le plus employées; ainsi h Salins (France), à Naulieini (Allemagne), on commence par des bains salés simples (1 kil.), puis on ajoute successivement des eaux mères jusqu'à 10 à 15 litres pour un bain, en réglant les doses suivant l'âge, le sexe, la maladie, eic. Cette médication très-stimulante a produit de bons effets dans les maladies lympbati'iues, et particulièrement dans toutes les formes des affections scrofnleuses.
Eaux martiales. — Nom donné quelquefois aux eaux ferrugineuses.
Eaux minéuales. — Voyez Eaux minémles (Cliimie) et Ead (Hygiène).
Eaiix potables. — Viycz Eau (Chimie) et Eau (Hygiène).
Eaux salines. — Voyez Eaux mi.xékales (Chimie) et Eaux minérales (thérapeutique).
Eaux sulfureuses. — Voyez Eaux mi.néra' es (Chimie ) .
Eaux thermales. — Voyez Thermales (Eaux).
Eaux aux .umdes. -^ Voyez Vaccin.
ÉBÉNACÉES (Botaniaué). — Famille de plantes Dicoty/e'dones gamopéta' ^•, hypriijynes , classe des Diospyroïdées. Caractères : fleurs ordinaire ment unisexuées ; calice persistant; corolle coriace et caduque; C-IG étamines; ovaire à 2-12 loges; fruit : baie coriace ou charnue, et parfois comesitiblK. Les ébénacées sont des arbres ou des sous-arbrisseaux à bois ordinairement foncé et souvent très-dur, ;\ feuilles alternes, entières, à fleurs en cimes axillaires. Elles habitent les régions intertropicales, principalement en Asie et en Améiique. Genres principaux : l'iaijueminier ou Ebe'nier, Royena, etc. (voyez Pl.aqi eminier).
ÊBÈ.NE (Botanique, Technologie). — On désigne sous ce nom plusieurs bois employés dans l'ébénistcrie (qui lui doit son nom), la marqueterie et la tabletterie, tous remarquables par leur couleur très-foncée. Les bois d'ébène les plus importants sont : 1° L'E. noire ou E. de Maurice, qui nous vient de l'Inde, de l'île Maurice, de Madagascar ; c'est un bois d'un noir profond, d'un grain serré, fin et compacte, d'une densité considérable et susceptible de recevoir un très-beau poli ; il nous arrive à nu, en bûches de 2 à G mètres sur ()"',! I à 0"',11 de diamètre. — 2° L'E. noire de Portuyai, qui nous arrive, parle Portugal, du Brésil et des autres parties de l'Amérique intertropicale, est un bois analogue au précédent, mais d'un noir violacé avec des veines verdàtres tournant au gris foncé ; nous recevons ce bois à nu, en bûches de l",:)!) à I",(iO, sur 0"',I1 à 0"',22, quelquefois en quartiers. — ■i'L'E. noire veinée de rouye, de l'ortuyal, qui nous arrive de la môme provenance, par la même voie et sous les mémos formes que le précédent, et n'en diffère sensiblement que par sa couleur d'un gris roufteitre moiré de noir. — Le bois d'ébène de Maurice est fourni par divers arbres du genre P/aqucminier (voyez ce mot;, de la famille des Ebénacées : le P. éhine {Diospyros ehenuin), le P. éhénastre [D. ebenuster), le P. à DOIS noir (0. me/ftnoxi/lon), le /'. cotonneux (D. tomcniosa). C'est le cœur du bois parfait de ces arbres qui possède cette couleur foncée; leur anlii"r «'il, au contraire, entièrement blanc. On imite ti'' IiiiIhIih iii ment et d'une manière fort heuri'use le boi, ^l •■' ■ \f .i\rr des bois de /tfwo'Aï, surtout le cerisier «t h' pnni.r iciuls en noir. L'ébène noire, qui nous vient du Brésil, est le bois d'un arbre do la famille dos Caisnljnniées (lo Melanoxylon b7-auna, Scliolt). Là se bornent les renseignements certains sur l'origine do ces divers bois.
On connaît encore dans l'industrie, sous lo nom â'éb'ne [rouye, un bois provenant de l'Amérique méridionale, et que l'on attribue au Taninnus Itltnrea, de Rumphius. Vie. verte o\i jaune ost lo bois Jaune vcrdAtre, peu dense, d» Itiytionin leucoxylon. Lin., qui croit aux Antilles, nu Brésil, à Cayennc, où on lo désigne BOUS les noms do Cui7-<ijiriribn, Urupariija. P(tn, il'Arco.
ÉsfeNE FOSSILE (Minéialngie), — Nom vulgaire donniS parfois au liynUi' jayot (voyez Jais.
ÉBlîMEH (Botnniquo). — Ce nom se rapporte à des végétaux do familles trtsdiffOroiilcs. Il désigne d'abord
une espèce de Plaqueminier qui fournit le vrai bois d'ébène (voyez ce mot).
11 s'applique ensuite à un genre de la famille dos Papit/oiiacées, tribu des liédysnrées ; c'est le genre Ebcnier [Ebenus, Lin.), ainsi nonuiiéà cause du bois noirâtre que produisent les diverses espèces d'arbrisseaux qui le conijiosent. VE. de Crète [E. creticus, Lin.) est un arbrisseau à fleurs roses en épis, qui ofl're pour caractères génériques : calice à 5 lobes linéaires, aussi longs que la corolle; ailes très petites, plus courtes que le tube du calice; étamines monadelphes; gousse à 1-2 graines.
ÉBÉNiER (Faux). — Nom vulgaire du cytisus laburnum (voifez Cïtise).
ÉBÉNOXYLE (Botanique), Eljenoxylum, Lour.; du grec e'bénos, ébène, et xylon, bois. — Genre de plantes Dicotylédones gamopéln/es liypogynes. famille des Ebénacées., comprenant des arbrisseaux à fleurs petites, unisexuées, dioïques, couvertes de poils blanchâtres à l'extérieur de la corolle. VE. à feuilles de buis {E. buxifolia, Pers.) est un arbuste de 0'",50 à 0"',G0; il croit i Ceylan. On le cultive en serre chaude.
ÉBORGNAGE (Horticulture). — Los bourgeons qui subsistent, à l'automne, sur une plante à l'aisselle des feuilles qui viennent de tomber se nomment a?i7; par suite, on a nommé éborgnayc, l'opération qui consiste à supprimer immédiatement après la chute des feuilles ceux de ces bourgeons que l'on juge inutiles. Cette opération, pratiquée seulement an printemps, (,uand les bourgeons sont déjà en train de se développer, se nomme ébourgennnement (voyez ce mot).
ÉBOTTER (Arboriculture). — C'est retrancher à un arbre malade ou qui dépérit toutes ses menues branches, en ne lui laissantque les plus grosses taillées très- près du ti'onc ; on diminue ainsi les besoins de l'arbre en proportion de son appauvris-sement.
ÉBCUfîGEONNEMENT (Horticulture). — Pour ménager la sève des arbres fruitiers, pour la diriger uniquement sur les branches que l'on réserve à la fructification, on retranche, au printemps, les bourgeons inutiles, lorsqu'ils ont de O^jOG à 0"',12 de longueur. Pour cela, on les coupe tout près de la branche avec la lame du greffoir. Cette opération se pratique pi'incipalement sur les poiriers et sur la vigne.
ÉBROUEMENT (Art vétérinaire). —Expiration bruyante et forcée que fait entendre le cheval à la vue d'un objet qui lo surprend ou l'attire. Les autres bestiaux produisent au<si parfois l'ébrouement, et ce mot désigne aussi chez eux une sorte d'éternumcnt peu violent.
ÉBULLITIO.N (Physique).— Transformation d'un liquide en vapeur caractérisée par la formation de bulles de vapeur au milieu de la masse même du liquide. Ces bulles, supportant le poids de l'atmosphère et le poids du liquide (|ui les entoure, doivent avoir une foi'ce de ressort suffisante pour résistera ces pressions. Cette condition règle
FIg. 8111. -
li' nio;riiit do lu gbi
la température à laquelle bout un liquide, tompératuro qui n'a rien do (Ixo eu cUc-inûuio. L'eau, par cvcniple,
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pçHt bouillir à toute tompûrature depuis zéro, si l'on fait cûiiveniiblcmeiit varier la pre sion cxerctSe à sa surface, en la plaçant par exemple sous le ré<:ipient de la niacliine pneumaii'que. Soit encore un ballon k[fig. SIC); remplissons-le à moitié d'eau que nous ferons bouillir quelques instants pour chasser par la vapeur déçagée l'air qu'il contient, fermonsle en le retirant du feu, l'ébullition cessera aussitôt. Renversons notre ballon sur un vase plein d'eau C pour rendre la fermeture plus complète, et plaçons en D une éponge imprégnée d'eau froide ou mieux encore de la glace. L'espace compris au-dessus de l'eau du ballon était saturé de vapeurs qui arrêtaient i'ébullitiou; le froid les condense en partie, l'ébullition reparait très-active et peut durer jusqu'au moment ou i'eau du ballon est revenue presque an degré de l'eau qui mouille l'éponge. , „ ■
Prenons, au contraire, la marmite de Papuu vase do bronze très-résistant BB'; remplissons-la aux deux tiers d'eau, fermons la marmite avec son couvercle, que nous fixerons solidement en place au moyen de la vis V, et l'ouverture S du couvercle avec une soupape D, nous pourrons chauffer l'eau à une température de beaucoup supérieure à 100° sans qu'elle puisse bouillir, parce qu'elle sera toujours pressée à sa surface par la vapeur formée dont la force de ressort est précisément égale à la tendance du liquide à se transformer en vapeur ; mais, comme cette tendance croit indéfiniment avec la température, le vase finirait par éclater, si la soupape de sûreté D ne se lovait pour donner issue à la vapeur avant que
d'eau pure provenant de la condensation de la vapeur, et que c'est cette eau distillée qui règle sa température. Quoi qu'il en soit, celte particularité explique l'utilité do ne plonger que dans la vapeur le thermomètre dont on veut déterminer le point 100".
Xnblvnu «les f o
Acide sulfureux — !0
Ether chlorhjdriqvie. il
— sulfurique... . 37
Alcool 79
Eau distillée 100
Tableau <Ics noiuO •IV'liu
Essence de lërebcnth.
Phospliorc
Acide suif, conceutré
SIercure
Souf.c
le danger ne soit devenu sérieux. Dès que la soupape est levée, l'ébullition commence et la vapeur est lancée avec violence par l'ouverture. On peut alors plonger la main dans cette vapeur avec d'autant plus de confiance, qu'elle s'est formée dans la marmite à une température plus élevée, parce que la vapeur, se dilatant brusquement à J'air, une partie de sa chaleur libre passe i l'état de chaleur latente et sa température baisse.
D'autres influences que celles de la pression peuvent toutefois modifier le degré de chaleur auquel bout un liquide. Les substances qu'il a dissoutes le lixaut, pour ainsi dire, diminuent sa tendance i se tr.ansformer en vapeur et relèvent son point d'ébullition. Certains vases, en particulier ceux de verre, produisent le même cdet, à cau^c de l'adhérence qui se développe entre le verre et le liquide et qui doit être vaincue avant que la vapeur se forme sur la paroi échauffée. Cette circonstance rend toutefois très-pénible la distillation de certaines sul)stanccs, acide sulfurique, éther, alcool chargé de substances grasses. Au lieu de se produire d'une manière tranquille et continue, les bulles se développent par intermittence, avec une violence extrême, ce qui produit des souhrevautt. On régularise l'ébullition en introduisant dans la liqueur un paquet do fils métalliques ou mémo des fragments de verre concassé. Un fait remarquable à signaler, c'est qu'un thermomètre plongé dans de la vapeur d'eau bouillante à 110 ou II 5" par l'inlluence des substances qu'elle tient en dissolution n'en marque pas moins 100° si la pression barométrique est deO"',7(iO. Cela tient ix ce que le thermomètre est toujours mouillé
Chlorale de potasse... .
Chlorure de barium...
Carbonate de soude... Phosphate de soude...
Chlorure de potassium Chlorure de sodium. . .
Chlorhydrate d'ammoni Tartral'e neutre de pot; Nilrate de potasse. . ..