TION
L'eau est indécomposable par la chaleur seule j mais un grand nombre de substances, telles que le charbon et la plupart des métaux peu\ ont, à une température plus ou moins élevée, lui enlever son oxygène avec lequel ils se combinent, et mettre son hydrogène en liberté. Quelques-uns même, tels que le platine incandescent, peuvent séparer ses éléments sans en retenir aucun, et donner ainsi lieu à la formation d'un mélange de 2 volumes d'hydrogène et de 1 volume d'oxygène, fait d'autant plus "remarquable, que le même platine à froid plongé dans ce mélange en déterminerait la recombinaison avec explosion.
L'eau n'est ni acide ni basique, elle est neutre ; elle jouit toutefois de la propriété de se combiner et aux acides et aux bases pour former des acides hydratés et des hydrates d'oxyde; elle peut môme décomposer partiellement ou en totalité certains sels dont l'un dos principes immédiats, acide ou base, est très-faib!e. Elle peut donc, suivant les cas, se comporter ou comme un acide ou comme une base.
L'eau dissout un très-grand nombre de substances, et, sous ce rapport, son importance chimique, industriellu et physiologique est cxtiême, (voyez ci-après Eau [IIijyiène]. .
Eaux roTAELES. — Les eaux douces naturelles sont divisées généralement en quatre classes : les eaux pluviales, les eaux do rivière, les eaux de source, les eaux de puits.
Les eaux pluviales sont les plus pures, surtout quand, la pluie durant depuis qu<lque temps, l'atmosphère a été lavée. Elles ne conlieiincnt que de l'air et quelques traces de nitrate d'ammoni:ique. Les eaux provenant de la fonte des neiges sont dans lo même cas, et même à leur origineelles ne contiennent pas d'air; il faut les aéroravant de le» boire. Quant d celles des trois autres classes, leur dfîgré do pureté est extrêmement variablo suivant la nature des terrains quelles ont traversés. C'est donc >\ l'nsnge ou par l'analyse, et non d'après la classe A laquelle elles appartiwuKuit, que l'on peut juger de leur ▼alcur.
Une eau qui, par l'usage, est quolifléo ler/ih'i; ou d une digestion foclle, dégage par litre de 2» à 30 centimtlrcs
cubes de gaz formé principalement d'oxygène et d'azote auxquels se joint toujours un peu d'acide carbonique. Une eau lourde à la digestion en contient beaucoup moins. Il faut toujours avoir soin d'aérer les eaux qui sont consommées comme boisson. Une eau légère et de bonne qualité contient toujours un peu de bicarbonate de chaux entrant dans la composition des os, des traces de chlorures alcalins et des quantités très-faibles de sulfate de chaux, de magnésie ou de chlorures do calcium, de magnésium... Au contraire, les eaux loui-des, dures, crues, sélénileuses, toutes de mauvaise qualité, renferment des quantités exagérées de ces divers sels. Voici les moyens que l'on peut employer pour juger du degré de pureté d'une eau.
Le plus simple consiste à y dissoudre du savon ordinaire. S'il s'y forme des grumeaux abondants, l'eau est mauvaise; si les grumeaux se font attendre longtemps et sont en petite quantité, c'est que les matières minérales ne sont pas en dose assez forte pour rendre l'eau impropre aux usages domestiques (voyez HïDnoTiMÉrnE). Toutefois, tout en restant très-limpide et dissolvant bien le savon, elle pourrait renfermer assez de matières organiques pour être nuisible à la santé. Quelques gouttes de chlorure d'or y donneront alors lieu, après quelques instants d'ébullition, à un dépôt verdâtre de poudre d'or. En dehors de ces moyens, la chimie possède des réactils propres à déceler l'existence de chacune des substances minérales qu'une ean peut renfermer. Ainsi le nitrate d'argent donne avec les chlorures un précipité blanc de chlorure d'argent; l'eau de baryte donne avec les sulfates un précipité blanc de sulfate de baryte ; l'oxalate d'ammoni.aque précipite la chaux sous forme de petits cristaux d'oxalate de chaux également insoluble; enfin le bicarbonate de chaux donne à la teinture de campêche une couleur violette caractéristique. Quelques gouttes de la liqueur versées dans une eau contenant des traces de sel calcaire suffisent pour lui donner cette teinte que ne prennent pas dans les mêmes conditions Teau de pluie et l'eau distillée.
Au reste, l'influence des eaux et des substances qu'elles renferment sur la santé est encore assez mal connne. Certaines maladies, telles que le goitre et le crétinisme, semblent être le triste privilège de certaines contrées, et on a cru trouver dans la composition des eaux qui y servent aux usages domestiques la cause de ces maladies. Rien n'est moins certain. Tout ce que l'on peut dire, c'est que l'absorption continue de substances à doses infiniment petites peut exercer sur l'économie des effets très-marqués en bien ou en mal. Consulter sur cet important sujet le Traité des eaux pufj/i<iiies de M. Grimaux de Caux (voyez aussi ci-après, Eau [H\giènel.
Eaux minéeales (Chimie). — Les eaux minérales proprement dites sont des eaux de sources naturelles auxquelles la proportion ou la nature des matières dissoutes communiquent des propriétés spéciales dont la médecine peut tirer parti pour la guérison ou le soulagement de certaines maladies. Une eau minérale quelconque peut devoir ses qualités, soit i une substance qui s'y trouve en (grande proportion, comme certaines eaux très-riches en sel marin, soit ;\ une substance qui, en quantité relativement faible, possède des vertus très-énergiques; ainsi les eaux sulfureuses et ferrugineuses paraissent emprunter leur caractère spécial à l'acide sulfhydrique ou à des éléments ferrugineux qui s'y trouvent toutefois en proportions très-faibles par rapport aux autres corps. Ces différentes manières d'être des eaux minérales ont permis de les grouper en plusieurs chasses et ont donné lieu à différentes classifications, les unes f/éolof/iques, fondées sur la nature des terrains qui donnent naissance aux caux; les autres rhimi'jues, d'après les substances qu'elles renferment ; d'autres, enfin, t/ie'rapeutiques, basées sur leurs propriétés curalives dans telle ou telle maladie. Nous ne donnerons ici que la classification chimique la plus généralement adoptée des eaux miiiéniles en cinq classes principales, d'après leur principe pnHlominanl ou minrralisateur : salines, alcalines, acidiilc-, ferni/pnonscs et stdfureuses. Les eaux de chaque classe sont subdivisées, suivant leur température, en thermales et en froiites. ^
1" Eaux minérales salines proprement dites, — Ce sont celles dont la réaction est relativement neutre, et qui sont chargées de beaucoup do sels très-variés. On y trouve surtout dos sulfates et des chlorures alcalins et terreux : c'est plus particulièrement dans cette classo que l'on rencontre l'iode et le brome.
Btiaucoup d'eaux minérales appai tiennent au groupo
EAU
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des eaux salines siilfatccs : telles sont celles de Biiyià'res-
ile-Bigon-e iHautes-Pyréuées), 18" à M"; Coiilnxeville
I (Vosges), froide; Néris (Allier), 51"; Bade ou Bwlen
I (duché de Bade), 45° à 65" ; Epsom (Angleterre) ; PuUna
' (Bohème), IVoide; Serf/'/i (Bohème), froide.
Les eaux salines chlorurées sont celles dont le chlorure de sodium (>el marin) est l'élément capital. Telles sont les eaux des mers, celles des lacs salés, des sources et des fontaines salées, si communes en Allejuagne, en Hongrie, dans une partie de la France, en Angleterre, en Suisse : ainsi celles de Balaruc (Hérault), 50"; Bnur- ',onne-tes-Biiins (Haute-Marne), 58°; liouibon-l'Archnmhault (Allier), 60°; Niederbronn (Bas-Rhin), froide; Chelteiiliam (Angleterre); Hornbourg (Prusse); Wieshaden (duché de Nassau), Gfi". Los eaux chlorurées sont souvent accompagnées de bromures et quelquefois d'iodures, comme celles de Monlélimart (DrAme), do Saluis (Jura), de C/ialles (Savoie), de S(ixo?i (Valais). Voici la composition de quelques-unes de ces eaux.
b<jynères-de-Btqo>re : 100 parties de l'eau de lasource de la Reine donnent : sidfate de chaux, l,()80; sulfates de magnésie et de sonde, 0,396; carbonate de chaux, 0,266; chlorure de magnésium, 0,130; chlorure de sodium, 0,062; carbonate de fer, 0,0S0 ; carbonate de magnésie, 0,04 i ; matière grasse résineuse, 0,006; matière ïxtractive végétale, 0,006; silice, 0,036; perte, 0,053 (MM. Ganderax et Rosière).
Ba/aruc, sur 1000 parties : chlorure de sodium, 6,S02; chlorure de magnésium, 1,074 ; sulfate de chaux, 0,803; carbonate de chaux, 0,2"0; sulfate de pot.asse, 0,053; carbonate de magnésie, 0,030; silicate de soude, 0,013; bromure de sodium, 0,03 ; broniurede magnésium, 0,032, et des traces d'oxyde de fer (MM. Marcel de Serres et Figuier).
On a pu, grâce à la nouvelle méthode d'analyse spectrale due à MM. Bunsen et Kirchhoff(\ oyez Spectroscoi-e), découvrir dans un certain nombre de ces eaux des substances dont on n'y soupçonnait pas la présence. D.ins les oauxde Bourbonne-les-Bains existent la lithine, la st.rontiane, et deux métaux nouveaux, le cajsiura et le rubidium (M. Gr.indeau).
Les eaux de Baden renferment du chlorqre de lithium. Plusieurs de ces eaux sont purgatives; elles sont généralement utiles dans les engorgements des viscères ibdouiinaux, la jaunisse, les calculs biliaires, les maladies scrofuleuses. En bains, on les recommande dans quelques maladies de la peau, les contractions des muscles, les maladies des articulations, les rhumatismes chroni<|ues.
2" Eaux alca/ines. — Ce sont les eaux réellement alc.tlines aux papiers réactifs, et qui ne contiennent pas sensiblement d'acide carbonique. Elles comprennent particulièrement celles d'Eviiux (Creuse), 5S°, et la plupart des sources de P/omiià'e.s (Vosges), 15» à 63°. La silice y constitue un élément important ; elle y est combinée ordinairement .tvec des bases alcalines; en général, elles sont thermales et contiennent peu de carbonates.
3° Eaux acidulés. — Elles sont abondamment répandues dans la nature, surtout dans les terrains volcajiic|ues et houillers. Quand elles sont minéralisées par le bicarbonate de soude, ou les appelle quelquefois iilcnliiifs rjazi-u.ies. Elles dégagent spontanément, sous l'action d'une faible chaleur, do l'acide carbonique qui s'i'diiqipe a\ec elVervescence, rougissent la teiniuir de innnicsol, possèdent une saveur acidulé aigreletif , quand il y a peu de sels, alcalescente, quand les bicarliouaius .dcalins y dominent. Les principes <|ui les spécialisent sont l'acide carbonique et les bicarbonates do soude, de potasse, de chaux, de magnésie.
Les principales eaux acidulés calcaires et magnésiennes sont celles de : Saint-Allyre, Cbateldim (Puy-de- Uùme), froide; Suint-Galmier (Loire); liui/at, Smtltztiiiiil, Sellz (duché de Nassau). Les eaux minérales sodiques sont celles de ; Saint- Albau (Loire), froide; la lli>urbi,u!e (Puy-de-Dôme), 52"; Evian (Savoie); Moul- /)«re(Puy-de-Dome), 45° ; Saint-Nectaire {Puy-àe-Dàmc), 38°; r«/s (Ardèchc), froide; Fit% (Allier), 33° i 35»; E>n.i (duché de Nassau), 55".
, Voici la composition de plusieurs eaux acidulés. ' Saiul-Ca/mier : 1000 parties contiennent : bicarbonate de chaux, 1,020; bicarbonate de magnésie, 0,120; bicarbonate de potasse, 0,560; bicarbonate de soude, 0,020; bicuibiinatc de strontiano (traces); sulfates de soude et ûr. chaux, 0,200 ; chlorures de sodium, do magnésium et de calcium, 0,180; nitrates alcaliiis, 0,055; silicate d'alumine, 0,134; l'ej- et matière organique, trace légère (M. 0. Henry).
tu Bùurboule : sur lOliO parties : acide carbonique libre, 1,237; bicarbouate de soude, 1,3562; sulfate de soude, 1,7766; chlorure de sodium, 3,7914; chlorure de calcium, 0,0170; chlorure de magnésium, 0,0328; silice, 0,1121 ; ahunine, 0,0278; bicarbonate de fer, matière animale, sulfure de sodium, traces (M. Lecoq).
Eau de Vichy : sur 1000 parties : acide carbonique, 2,268; carbonate de soude, 3,813; sulfate de soude, 0,279; chlorure de sodium, 0,558 ; carbonate de chaux, 0,285; carbonate de magnésie, 0,015; silice, 0,045; peroxyde de fer, 0,006 (MM. Bertliier et Puvis).
On trouve datis ces eaux de la lithine, du ca;sium et du rubidium (M. Grandeau).
Les eaux alcalino-acidules sont employées dans les maladies chroniques des viscères abdominaux, et particulièrement dans les engorgements du foie et delà rate, dans les gastrites chroniques, dans la goutte, etc. Les eaux acidulés proprement dites (Seltz, Cbateldon) ont une action spéciale sur l'estomac, et sont employées pour calmer la soif dans les gastralgies, et surtout contre les vomissements spasmodiques. Elles exercent une action particulière sur le foie.
4° Eaux ferrugineuses. — Ce sont les eaux qui renferment assez de fer pottr avoir une saveur qui rappello celle de l'encre. Exposées à l'air, elles se couvrent d'une pellicule irisée et déposent des flocons jaune rougeâtra de peroxyde de fer hydraté (rouille). Elles se colorent en noir dans une décoction de noix de galle, et donnent un précipité bleu de Prusse avec le ferrocyanure de potassium ; elles sont généralement froides ; leur température oscille entre 10" et 14°. Elles sont excessivement répandues et forment dilTérentes espèces, suivant que le fer y est maintenu en dissolution par un excès d'acide carbonique (Carbon atées), ou par l'acide sulfurique (sulfatées', ou par un composé organique nommé acide cre'iiique (cvénatées) ; ([ueUjuefois le manganèse domine (raanganésiennes).
Les eaux ferrugineuses carbonatées sont celles de Bussang (Vosges); Spn (Belgique); Pî/cmon((Westphalie), etc. Les eaux ferrugineuses sulfatées sont celles de Passi/, Auteuii. Les eaux ferrugineuses crénatées sont celles do fùcj?^ (Seine-Inférieure), lasource Bourdeille, de Plombières^ etc. Les eaux ferrugineuses manganésiennes sont celles de Cransac (Aveyron). Parmi les eaux lerrugineuses manganésiennes carbonatées, nous citerons celles de £M.re(ii7 (Haute-Saône), 17" à 4l°.
Voici quelques exemples de composition :
Eau de S/m : 1 litre de la source le Pouhon contient l',i34 d'acide carbonique libre et donne un résidu solide ainsi composé : carbonate de soude, 0,0259 ; carbonate de chaux, 0,1 143 ; carbonate de magnésie, 0,0207 ; oxyde de fer, 0,0608; chlorure de sodium, 0,013; sulfate de soude, 0,0115; silice, 0,0259; alumine, 0,0034 ; perte, 0,0342 (M. Jones).
Eau de Forges. Sur KiOO parties de l'eau de la source Reinette : bicarbonates de chaux et de m.tgnésie, 0,2005 ; chlorure de sodium, 0,054 ; chlorure de magnésium, 0,03 ; sulfate de chaux, 0,01 ; sulfates de soude etde magnésie, 0,006 ; crénate de potasse (traces); crénate de protoxyde de fer, 0,022; crénate de manganèse (traces); sel ammoniac (traces); silice et alumine, 0,0038 (M. O. Henry).
Eau de Cransac. Sur 1000 parties, l'eau de la source Forte-Bicliard renferme: sulfate de manganèse, 1,55; sulfate de fer, 1,25; sulfate de magnésie, 0,99 ; snlfiitn d'alumine, 0,47; sulfate de chaux, 0,75; silice, 0,07 (MM. O. Henry et Poumarède).
En général, elles ne sont pas employée en bains. Mêlées au vin, elles conviennent aux tempér;mients lymphatiques, aux sujets naturellement apathiques.
5° Eaux sulfureuses. — Elles se trouwnt dans beaucoup de pays, surtout en France, oti les groupes les plus importants sont dans les Pyrétiées ; elles sont presqut) toujours thermales. L'élément sulfureux en est le principe ca|)ital : c'est ou l'acide sulfhydrique libre, ou un sulfure soluble, principalement le sulfure de sodium, et quelquefois le sulfure de calcium. Souvent l'acide sulfhydriipie et le sulfure sont réunis, ce qui donne lieu à plusieurs catégories.
Elles précipitent en noir l'acétate de plomb, forment sur l'argent des tiiches noires ou brunes, et, si elles contiennent de l'acide snl|'|iy(hii|ue libre, elles ont une odeur d'œul's pourris ciu'elles |iiu(leat en devenant louches opalines (|uand elles seul expusées i\ l'air; si le soufre y est ciimbiné à l'étiit du suliure, avec certains métaux alcalins, elles peuvent être inodores, mais, agitées à l'air ou mélangées avec des acides, elles répandent encore
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l'odeur d'œufs pourris; les unes soiil calcaires, d'autres sont sodiques.
Les principales sont celles d'AUevard (Isère) fioide ; de Beaume-tes- Dames (Doubs) ; lionnes (Eaux-Bonnes) (Basses-Pyrénées), 33° ; Baréç/es (Hautes-Pyrénées), 28° à 42°; Bagnéres-de-Luchon (Haute-Garonne), 17° à 50"; Ax (Ariége), 45° à 75° ; Aix en Savoie, 45' ; Cmilerets (Hautes-Pyrénées), 48°; Enghien ( Seine-et-Oise) , froide; Vernet (Pyrénées- Orientales), il" -, Aix- la-Clia/ielle (Prusse rhénane), 67°; Buden (Autriche), 35°; Scld?iznach (Suisse), 31°.
Comme exemples de composition , nous citerons les suivantes :
Eau d'AUevard. Elle contient de l'acide sulfliydrique libre et point de sulfure soluble. Unlitre contient 24°°, 75 d'acide sulfliydrique et laisse par l'évaporation un résidu qui présente la composition suivante : carbonate de chaux, 0^,305; carbonate de magnésie, 0,01; sulfate de soude, 0,535 ; sulfate de magnésie, 0,523 ; sulfate de chaux, 0,2'J8; chlorure de sodium, 9,503; chlorure de magnésium, O.OCI ; silice, 0,005; sulfate d'alumine, chlorure d"alumiuiuni, carbonate de fer, matières bitumineuses (traces), et enfin une quantité indéterminée d'une matière azotée particulière , nommée glairine (M. Dupasquier).
Eau de Bare'ges. Elle ne contient que du sulfure de sodium et point d'acide sulfliydrique libre. 1000 parties de l'eau de la Buvette contiennent : sulfure de sodium, 0,0421; sulfate de soude, 0,06; chlorure de sodium, 0,0401 5 ; silice, 0,0678 ; chaux, 0,0029 ; magnésie, 0,00034; soude caustique, 0,00él (M. Longchamp).
La composition des eaux de Saint-Sauveur et de Cauterets se rapproche beaucoup de celle de l'eau de Baréges.
Les eaux sulfureuses sont spécialement recommandées dans les maladies chroniques de la peau et de la poitrine, le catarrhe pulmonaire, l'asthme, la phthisie, aux individus lymphatiques, dans les rhumatismes, dans le traitement des plaies d'armesàfeu, etc. (Voyez ci-après, Eaux minérales [Thérapeutique]). L.
EAU (Hygiène, Thérapeutique). — Considérées au point de vue de leurs compositions, de leur nature et eu égard à leur emploi hygiénique et thérapeutique, les eaux peuvent être divisées en eaux douces^ eaux de mer, eaux minérales.
§ I. Les eaux douces ont en général pour origine les sources, la pluie; elles sont rassemblées dans les rivières, les fleuves, les lacs, etc. Elles ne se présentent jamais dans la nature à l'état de pureté de l'eau distillée qui ne renferme que deux corps élémentaires, l'hydrogène et l'oxygène, état qui les rendrait tout à fait impropres aux usages de la vie. Au contraire, elles tiennent en dissolution une certaine quantité de principes fixes minéraux plus ou moins nombreux, de nature très-variable et qui leur donnent des qualités diverses soit comme eaux potables, soit au point de vue de leur emploi journalier. Oii rencontre dans les eaux douces du sulfate de chaux, du bicarbonate de chaux et de magnésie, du chlorure de sodium (sel marin), de l'acide siliciquc, de l'acide carbonique, du nitrate, du chlorure de potassium en trèsminiuic ijiKUitii.' Il qiifli|ui's traces de bromures et d'iodiin's, l'tc. Oii(li|U'"5-nMi-. nmliennent aussi une certaine ijuam'ilé de'niaiiiTc.s .iipanii|U(.'S. (Voyez Eau [Chimie], p. 741). Voici, d'iqii' ^ V AnNiinirr ,/,.x mur flr /a /-'rance, Paris, 1861, lescaia- i<ri N ,|ii.' cinivrni |iiVs,iiier les eaux potables : • On adiun g. ih-ral.nimt (in'uiic eau peut ùtro considérée comme bonne et potable quand elle est fraîche, limpide, sans odeur ; quand sa saveur est trte-faible, qu'elle n'est surtout ni désagréable, ni fade, ni salée, nidouceûtrc; quand elle contient peu de matières étrangères; quand elle renferme sullisamment d'air eu dissolution ; quand elle dissout le savon sans former de grumeaux et qu'elle cuit bien les légumes. Une faible proportion d'acide carbonique donne une légère sapidité à l'eau et la rend pin» agréable, en môme ten)j)s qu'elle facilite les fonction» digeslives par une légère excitation Tous les
auteurs admettent, en outre, qu'une eau de bonne qualité doit C(jntenir de l'air en dissolution ; plusieurs ont avancé que c'est particulièrenjerit I'cixvc'mi' dmit l'influence est favorable et ont nièruc- alliili"r :i nii .-ili l'IlCe dans le» eaux provenant de la HpiniMli", ip i; ^ r. ii.nnrs maladies plu» particulièrement endi'iniqiH cl.in, le ,\ulléc» montagneuses. Sauf de rares cxccpiions, les eaux qui tiennent en dissolution une proportion notable de matières organiques se putréllent vite et acquièrent des
propriétés nuisibles La plupart des eaux potable» de
bonne qualité, et en particulier les eaux de» fleuve» et
des rivières, ne contiennent pas plus de 1 .\ 2 dix-millièmes de matières fixes. » Les eaux sont regardées comme impropres aux usages de la vie lorsqu'elles contiennent plus d'un millième de sels calcaires ; elles sont dites crues, dures. Elles sont mauvaises aussi lorsqu'elles sont trop sulfatées, etc. L'eau de pluie, dont on a vanté la pureté, ne mérite pas toujours la réputation qu'on lui a faite. Ainsi, lorsqu'elle commence à tomber, elle entraîne les corpuscules, le plus souvent de matières organiques, qui sont suspendus dans les couches inférieures de l'atmosphère et devient promptement putrescible ; quelquefois, dans les temps d'orage, elle renferme du nitrate d'ammoniaque, de l'acide nitrique. D'après M. Fonsagrives, l'eau de pluie recueillie par les navires en mer ne doit être employée aux usages de la vie qu'en cas de nécessité; elle est l»urde, fade et détermine sonvent des coliques. Enfin, dans les pays couvetrs de marais, la pluie, en tombant, se charge souvent de miasmes délétères tonus on suspension dans l'atmosphère. A part ces inconvénients, l'eau de pluie mérite la préférence que lui accordent certaines personnes, surtout lorsqu'elle est recueillie en rase campagne et qu'elle n'a pas coulé sur des terrasses ou dans des tuyaux en plomb; le seul reproche qu'on pourrait lui faire, c'est de ne pas contenir assez de matières minérales. On peut en dire autant des eaux de neige et de glace, qui en contiennent encore moins et qui sont lourdes et difliciles à digérer. Quant à l'eau distillée, pour la rendre potable, il faut l'aérer par un moyen quelconque, comme le battage ou la chute d'un lieu élevé et y introduire une certaine quantité de sels, tels que des carbonates de soude, de magnésie, du bicarbonate de chaux, du sullate de soude et du chlorure do sodium. L'eau distillée de mer à bord des navires se trouve d.ans ce cas (voyez ci-après, Eao de mer).
En résumé, application faite des réserves que nous venonsde poser, les meilleures eaux potables sont les eaux de rivières, puis les eaux de pluie, enfin des eaux de sources, de puits, etc. Les eaux des lacs, mais surtout celles des étangs, des canaux, des marais, offrent généralement les inconvénients des eaux stagnantes, et leur emploi pour les usages de la vie doit être très-limité.
La clanficadon des eaux est le moyen auquel on a eu recours pour remédier à la plupart des causes qui rendent les eaux m.alsaines. Le procédé le pins simple consiste dans le filtrage à travers une couche de sable, ou bien une pierre poreuse, ou enfin un mélange de sable et de charbon et même de charbon pur. On a proposé aussi (H. de Fonvielle) un filtre composé d'épongés, do s.able et charbon, et le filti-e de M. Souchon aux laines tontisses (voyez Filtrage).
Les eaux de puits, d.ans les grands centres de popidation, sont généralement impropres aux usages domestiques, et cela tient sans doute à l'imprégnation des terrains par les matières organiques azotées de toute espèce qu'elles contiennent ; ainsi M. Boussinganlt a signalé une quantité notable d'ammoni.aqnc dans les puits de Paris; Liebig a trouvé des azotates dans les puits de la ville de Giescn, mais il n'en a plus constaté dans les puits de la campagne. En général, les eaux de puits sont peu aérées, chargées souvent de sels de chaux; elles sont dures, cuisent mal les légumes et sont peu sainbres. Dans tous les cas, les puits devront être creusés le plus loin possible des habitations, surtout dans le voisinage des fermes et des élevages de bestiaux.
Les eaux conservées dans des citernes sont une des ressources les plus précieuses pour les places de guerre, pour les grands établissements publics et même pour les maisons particulières éloignées des sources et des cours d'eau. Lorsque les citernes sont établies avec soin, que les eaux recueillies n'ont point coulé sur des terrasses eu plomb ou même en zinc suivant quelques personnes^ qu'elle» ont été conduites par des tuyaux de fonte on de terre; lors(|ue ces réservoirs sont tenus dans un grand état d(^ piopreté par des curages fréquents, ils fournissent de Irès-bonni'S eaux potablos{voyezi\ ce sujet /Irc/iiu.çdrtlfr. (/,• i,icilrcinf,'t' série, t. XX. — /)<■ l'uti/ilr des ciiemes, p:ir ]'■ ]y Gaina. — Mémoire de M. Bonligny sur les eaux (jni coutrnt sur le zinc, Ann. d'hyij., t. X\ II. — Voyez aussi dans le Dict. des lettres et des beaux-arts do Buclielet et Dezobry, articles Puits, Citerne).
Au point de vue hygiénique, l'eau, dans les conditions déterminées plus haut, est la boisson naturelle do l'homme ; prise en quantité modérée et ^ une tenipératuro fraîche, elle calme bien la soif; mais troji froide, glacée et en trop grande quantité, elle peut donner lieu aux accidents les plus redoutables. Suivant llaller, IlolVmanii et
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«n grand nombre (le médrcins, l'usage de l'eau est préft-rable aux boissons rermentées, vin, biùre, cidre, etc., et il est vrai de dire tjue les buveurs d'eau par goût ou par l'aison hygiénique jouissent en général d'une bonne santé et d'une vigueur remarquables. Il n'y a guère d'exceptions à cette règle que par des raisons particulières de santé ou par des causer spéciales d'insalubrité locales ou générales : ainsi, dans certaines convalescences, dans les contrées marécageuses, pour l'usage des armées en campagne, dans les campements, etc.
L'eau en thérupeidique forme la base des tisanes et le véhicule d'un grand nombre de préparations employées en médecine. C'est la boisson antiphlogistique par excellence, et il y a très-peu de maladies (si l'on excepte les afl'ections de poitrine et les fièvres "éruptives) où l'eau fraîche en quantité modérée ne soit pas une boisson aussi salutaire qu'agréable pour les malades, surtout donnée momentanément. A l'extérieur, l'eau, seule ou chargée do principes médicamenteux, constitue une foule de médications connues sous les noms à'n/pcsious, douches, irrigations, injections, bains, etc. (voyez ces mots et surtout celui de Hvdko-thérapie). F — N.
§ 2. Eal de siEn. — Tout le monde sait que l'eau de mer est impropre aux usages ordinaires de la vie; bien loin de pouvoir sn-vir à étaucher la soif, sa salure la rendrait plus ardente et elle finirait par agir sur l'économie comme les eaux les plus insalubres. On se rappelle l'ordre donné par Pierre le Grand de ne laisser boire que de l'eau de mer aux enfants de ses matelots; ils "urent tous victimes de cette funeste prescription (pour tout ce qui regarde les propriétés physiques et chimiques Je l'eau de mer, nous renvoyons au mot Meh) L'emploi médicinal de l'eau de mer est très-ancien, ainsi que l'a fait remarquer Uussel dans sa dissertai ion intitulée : De l'usage de l'eau de mer dans les maladies des glandes (De tabe glandulari sive de usu ayuœ marinœ in morhis glandularum). L'auteur en conseille l'usage dans « les obstructions récentes des glandes intestinales et mésentériques, dans toutes les obstructions des glandes du poumon et des autres viscères qui entraînent si souvent la phthisie, la tuméfaction récente des glandes du col et des autres parties du corps. » Enfin il la conseille dans toutes les aflections qui caractérisent les scrofules. 11 est jiermisde penser aujourd'hui que les succès de cette médication sont dus à l'iode que contient l'eau de mer et qui était inconnu à cette époque. Voici, sur l'existence de l'ioJe dans l'eau de mer ce que disent les auteurs du Dicttoniiaire des eaux minérales : n Malgré la sensibilité des réactifs dont la chimie dispose, on ne voit pas généralement figurer l'iode parmi les principes minéraux que l'eau de mer renferme toujours, puisque c'est de ce milisu que l'industrie se le procure. Il est donc certain que, 50US ce rapport, les recherches des auteurs ne sont pas à l'abri des reproches. » On a encore administré l'eau de mer comme purgatif et on a pu même la rendre gazeuse sans altérer sa constitution primitive; elle parait avoir rendu des services dans les hydropisies.
Dès la plus haute antiquité, on a cherché par une foule de moyens i rendre potables les eaux de mer ; mais ce n'est que dans ces derniers temps qu'on a pu réussir complètement, et aujourd'hui un grand nombre de navires ont leur machine dans laquelle se trouvent réunis l;i distillation et l'appareil culinaire; par ce moyen clia- ;j«e litre d'eau distillée ne revient pas à plus de 0', 01 , soustraction faite des frais de la cuisine; on a bien accusé cette eau d'Ctre lourde, d'avoir un goût acre qui parait provenir des matières organiques contenues dans l'eau de mer; mais, d'après les expériences rigoureuses qui ont été faite;, il a été bien démontré qu'elle est de très-bonne qualité, surtout lorsqu'elle a été aérée, et comme elle ne contient pas de principes minéraux salins, ainsi que les autres eaux potables, M. Fonsagrivcs a proposé d'y îijoutcr par 100 litres d'eau : chlorure de sodium, 4,8; sulfate de soude, 3,i; bicarbonate de chaux, 8,0 ; carbonate de soude, 1 4 ,0 ; carbonate de magnésie, 0,0.
Les hains dénier sont aujourd'hui d'un usage tellement général, qu'il n'y a rien à dire sur les moyens pratiques; les localités affectées à cet usage possèdent en personnel et en matériel tout ce qui convient aux baigneurs, et ceux qui vont à Dieppe, au Havre, i Trouville, par exemple, sont sûrs d'être renseignés sur ce qu'ils ont à faire. Mous ne parlerons donc que de l'iiction thérapeutique des bains lie mer. L'action physiologique de ce bain sur le corps résulte principalement de sa température, de sa composition chimique, de l'effet produit par le choc, la pi'icus- .-iun du liquide, par la lame. Le froid, suivant un grand
nombie de médecins, joue le principal rôle dans les bains de mer; l'immersion, en effet, détermine le spasme, le resserrement de la peau, la contraction involontaire des muscles, une espèce d'horripilation générale qui amène à sa suite, si le bain n'est pas trop prolongé, une réaction caractérisée par la rougeur de la peau, le réchauffement du corps, le rétablissement de la circulation capillaire, la transpiration, et enfin une sueur plus ou moins abondante suivie d'un bien-être remarquable. Nous voulons parler ici des bains de mer des régions du Nord (au delà de 45 à 40°), car, dans la Méditerranée et dans les mers méridionales, on n observe plus les mêmes effets de réaction et, par conséquent, ils ne produisent plus le même résultat. Les différentes substances minérales contenues dans l'eau de mer ont aussi une grande importance, et particulièrement le chlorure de sodium ; son action a paru tellement efficace aux médecins, qu'ils ont cru devoir, dans certains cas, le faire entrer en proportion notable dans les bains ordinaires (2 kil. par bain) chez les personnes faibles, disposées à l'anémie, aux affections lymphatiques. Il faut tenir compte aussi, dans le bain de mer, du coup de fouet de la lame, lorsqu'on peut la recevoir d'une manière modérée, ce qui n'est pas toujours possible, la mer n'obéissant pas aux désirs des baigneurs. Ce choc dispose admirablement le corps pour la réaction qui doit suivre et est tm des éléments de l'efficacité du bain. Le bain de mer devra être de courte durée, quelques minutes seulement, rarement jusqu'à un quart d'heure. D'après ce que nous venons de dire, il est presque inutile d'ajouter que les bains de mer convieiment dans tous les cas où l'on se propose de relever les forces, de donner du ton aux tissus: ainsi, à la suite de maladies longues, débilitantes, dans l'anémie, la chlorose, la plupart des formes du lymphatisme, dans certaines névroses produites par l'affaiblissement, par l'abstinence trop prolongée, etc. F — N.
§ 3. Eaux minékales (Thérapeutique). — Voyez Eaux MINÉRALES (Chimie), p. 743. — L'action des eaux minérales sur l'économie est incontestable et, n'en déplaise aux détracteurs de la médecine, leur administration éclairée et bien entendue rend tous les jours les plus grands services aux malades. Les ruines que nous retrouvon". tous les jours près de nos principales stations minérales, celles que l'on rencontre en Italie, en Espagne, en Afrique attestent lusage Iréquent qu'en faisaient les anciens, et l'obscrvalion journalière des médecins, les nombreux documents renfermés dans les livres de la science prouvent surabondannnent leur utilité incontestable. Ce n'est donc pas, suivant l'expression du vulgaire, pour se débarrasser l'es malades que les médecins les envoient aux eaux minérales, et ceux, en si grand nombre, guéris ou soulagés par celte médication sont une réponse éclatante à ce dicton des gens du ni nde. Mais, il faut bien le dire, jusqu'à ces derniers temps, peu de médecins avaient fait une étude spéciale de cette partie importante de la thérapeutique, et ce n'est pas sans quelque raison qu'Alibert écrivait, il y a seulement cinquante ans : « Par un abus qu'il est difficile d'éviter, ces eaux produisent quelquefois des effets nuisibles, parce que les malades s'y rendent sur la foi d'un praticien éloigné et souvent peu instruit de leur manière d'agir. » Il n'en est plus ainsi aujourd'hui ; la facilité, la rapidité des communications ont rapproché les distances; un grand nombre de méde» cins étudient sur place les eaux minérales et leurs effets; les travaux sur cette matière se sont multipliés, les sociétés se sont formées, les journaux de médecine sont tous les jours remplis d'observations à cet effet ; bref, il n'est pas un médecin un peu au courant de la science qui n'ait aujourd'hui une connaissance exacte de l'emploi des eaux minérales et de leurs effets.
L'action des eaux minérales est complexe et trèsdiflTicile à apprécier; et s'il est vrai dédire que leur composition, telle que nous la révèle la chimie, est une indication précieuse et la plus importante pour guider le médecin dans la prévision des résultats qu'il cherche à obtenir au point de vue thérapeutique, il faut convenir néanmoins que ces résultats ne sont pas toujours en rapport avec la théorie basée sur la composition chimique; aussi II les observations pratiques, dit Guersant, sont bien plus certaines pour apprécier les propriétés des eaux minérales que toutes les inductions qu'on peut tirer de leur composition chimique. » Ainsi, il est à peu près démontré que les différentcssubstances minérales que la chimie nous a découvertes dans les eaux minérales s'y trouvent dans certains états de combinaison que la science n'a las encore pu .analyser et qui ont tuie puissance d'action bien supérieure à celle que nous pouvons déter-
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miner avec les mCnics doses aitificielles. Les eaux des différentes sources de Plombières, par exemple, sont loin d'être comparables entre elles sons le rapport de leurs effets médicinaux, quoiqu'elles n'oflVent pas de grandes différences quant à leur composition. Il faut tenir compte aussi de certaines matières organiquesqu'ellesrenfermcnt (voyez Ealx minérales [Chimie]). Mais, indépendamment des principes chimiques, il existe certains corps impondérables qui, eu se combinant avec les eanx minérales, en modifient beaucoup les propriétés. Tels sont le calorique et l'électricité. « Ce qui est remarquable, dit Guersaut, c'est que le caloiique qui écliautVe les eaux minérales s'y trouve toujours dans un état de combinaison tout particulier qui leur imprime, par rapport à nos organes, des propriétés très-dilïérentes de celles que nous pouvons communiquer à l'eau à l'aide de nos moyens artificiels de cbaufl'age. On supporte les eaux minérales naturelles en boissons et en bains à un degré de chaleur bien supérieur à celui de l'eau chauffée artificiellement. » L'électricité doit jouer aussi un grand rôle dans lei difl'érentes combinaisons des eaux minérales ; elles doivent évidemment s'électriser plus ou moins suivant l'état particulier de l'atmosphère et du globe, en filtrant .'l tiavi-rs des terrains de densité et de nature ditTéi entes; et l'on a observé que celles qui sont chaudes semblent bouillonner au moment des orages; leur t'-mpérature s'élève quelquefois et les malades sont désagréablement affectés de ces changements électriques. Perbcnnc n'iguore d'ailleurs le rôle que joue l'électricité dans les combinaisons chimiques et quelles difficultés cet agent peut présenter dans les analyses.
En général, les eaux minérales agissent en déterminant une excitation plus ou moins vive sur les tissus, en ranimant la tonicité des oi'ganes, en relevant les forces du malade. Lorsqu'on commence à en faire usage, il survient de l'insomnie, de l'abattement, de l'inappétence ; s'il existe des douleurs, elles s'exaspèrent, on observe de la fièvre et tous les signes d'une irritation plus ou moins vive. Le médecin doit conduire cette phase de l'administration des eaux avec prudence, ayant égard à la force du malade, à la nature de la maladie, à son ancienneté, ù l'acliviié, au mode d'action des eaux employées; souvent tout le secret de la cure est là, et la maladie peut décroître à la suite de cette période du traitement. Du reste, il ne faut pas oublier que les eaux minérales ne doivent pas être employées dans les maladies aiguës, que leur usage ne convient que vers le déclin de ces maladies ou dans le cours de celles qui sont à l'état chronique; que l'excitation qu'elles produisent doit être graduée avec sagesse et que, pour que le traitement soit efficace et la guérison durable, leurs symptômes doivent s'amender avec une ccrtnino lenteur. Ainsi, lorsque les eaux sont très-actives, l'excitation générale devient quelquefois trop puissante; dans ce cas, il faut abréger la durée ^■■. bain, en diminuer la température, l'affaiblir par un mélange d'eau simple; quelquefois avoir recours aux éuiissions sanguines; il peut arriver mOine qu'on soit obligé de suspendre le traitement et môme de l'arrêter. D'autres fois, à rencontre do ceci, les malades n'éprouvent aucune modification apparenie ; le plus sou- Tcnt. au moment où ils quittent les eaux, les malades, fatigués d'un traitement souvent très-actif et énergique, ennuyés de ce régime qui ressemble à une discipline militaire, ne se trouvent pas très-bien; il faut attendre un certain temps pour bien juger de l'effet ([n'ont produit les eaux, et ce n'est que peu à peu que l'équilibre se rétablira dans l'écuiiomie et que lo n)alade pourra res- Hcnlirles bous clTei.s de son traitement. Souvent aussi il faudra plusieur.s saisons pour opérer la guérison. En général, les eanx minérales ne couvieimeut pas dans les maladies inflammatoires, dans celles qui présenienl des symptômes d'une excitation trop vive et surtout dans les nialadii^s du cœur.
Autrefois, la |iréparalion aux eaux minérales était une affaire importante; les malades étaient soumis ;\ une médication sévère, rc(;ardéc comme A peu près inutiles aujourd'hui; quelques- uns, et c'est le jietit nombre, |)iésc'ritiMil des »ymptôniesd 'embarras gasiriciuc ou île pléiliuresanguini^; dans le premier eus ii un purgatif, on a recours à une saignée dans le Bocojjd ; ce» moyens aidé» du rep»», d'une certaine précaution dans le régime diététique, de quelques boisson;* délayantes, dmirr.*, etc. ; voilà les seules précaution» i prendre. Kn géinral, les stations minérales cojnmcncent leur traitement en juin jusqu'en septembre ; les mal adiesni.Tvouses, gant i'o-iiite.slinales,di's voie» iirimiires s'aïuenueiont uueux dan» la piemitre période oii le» clia-
leurs sont moins intenses; la seconde, du IS juillet au 1 5 août, par exemple, conviendramieux aux rhumatismes, aux atVections du larynx, do la poitrine, etc. Le temps que le malade passe aux eaux s'appelle une*«ù'0«; c'est ordinairement de vingt à vingt-cinq jours, quelquefois plus ou moins, suivant l'avis du méducin, basé sur l'effet du traiiement. 11 est cependant des cas particuliers oii le médecin croit devoir ne pas s'astreindre d'une manière absolue à ces usages ; ainsi, dans quelques cas de maladies du foie ou des intestins, on se trouvera bien du traitement interne de Vichy dans quelque saison que ce soit. (Voyez chaque source minérale au nom sous lequel elle est connue, et pour les applications spéciales aux mots InniGiiTiONS, Inhalation, HïDiio-THÉnAriE).
Les eaux minérales sont administrées en boisson ou en baius, en douches, etc., indistinctement; cependant, il y en a qu'on emploie le plus ordinairement à l'extérieur; telles sont, par esemple, celles d'Aix,en Savoie, do Néris, etc. Les eaux ferrugineuses, alcalines, gazeuses, bicarbonatées, purgatives ne sont guère prises qu'eu boisson ; telles sont les eaux de Passy, Condillac, Saint-Galmier, celles de Sediitz, Pullna, Friedrichshall. Quant à la dose, elle varie à l'infini, suivant la nature des eaux, leur température, la constitution, l'état maladif des buveurs et une fouie d'autres circonstances. On a vu des individus ingurgiter, dit-on, jusqu'à 150 verres d'eau dans un jour. 11 "n'est pas rare de voir des malades en boire -30, 40 et même 5u verres; mais l'excès, ici comme en toute chose, est un défaut, et il vaut mieux s'en tenir aux doses modéréesde quelques verres, comme -4,661 rarement 10, suivant les cas. En général, il vaut mieux les prendre à dose faible qu'à dose élevée. Les eanx thermales ne devront pas être prises trop chaudes; la meilleure température est de 20 à ot.°. C'est en bains que l'on emploie le plus souvent les eaux minérales; il y en a même dont on ne fait guère usage que sous cette forme; ce sont surtout les eaux très-cliaudes, ou bien, au contraire, les eaux très-minéralisées; les autres s'€mploient presque indistinctement en boisson ou en bains. La durée du bain doit être calculée en général d'après sa température ; lorsque celle-ci est modérée (34°), c'est le bain thermal; elle peut être d'une heure, quelquefois plus; à I.oesch, on le prolonge (|uelquefois pendant plusieurs heures. Mais si le bain est froid ou très-chaud (au-dessus de âà"), il ne doit pas durer au delà de vingt minutes, une demiheure au plus. 'l'ont ce qui vient d'être dit, du reste, peut être réglé et modifié, suivant une foule de circonstances, par le médecin chargé de diriger le traitement à la station minérale elle-même.
On consultera les ouvrages suivants : Alibert, Précis historique sut' les eaux minérales. Paris, I82G, in-S. — Annales de la Société d'h;/drûlo{/. niédic. de h'aris, comptes rendus. Paris, 186i-l8i9, 5 vol. in-8. — Annuaire des eaux de la France, Paris, I851-1S52-IS53, 1 vol. in-S. — Dict. gén. des eaux minérales, par Durandl'"ardel, etc. — Constantin-James, Guide pratique aux eaux minérales. — Uotureau (A.), Des principales eaux minérales de l'Europe (Allemagne, Hongrie, Trauce). Paris, lsr)S-18.')y, 2 vol. F— N.
Eaux minèiiales arïificieli.is. — Depuis longtotnps, mais surtout depuis les progrès si remarquables de la chimie, qui ont apporté une plus grande précision dans l'analyse des eaux minérale.s, on a tenté d'imiter les eaux naturelles. Il y i) à peu près un demi-siècle, une industrie tout entière s'établit btisée sur cette imitation; on lit artificiellement sur tout des eaux de Viclty, de Spa, de Plombières, de Sediitz, de Pullna, do Barègcs, etc. La vogue, l'cn^ourment s'en mêlèrent et ou vil le moment oti leseaiixnaturcllcs allaient êtie détrôuéos parles eaux nrliliciclk's. Auj(]iM'd'liui, il ne reste puis de tout ce bruit (pie le souvenu- des contemi (U-ains, l'A à part (pichiucs eaux ga/eu;.es de table, dites iiupropremeni, (■(;« i/rSe/lz , (piel- (pies eaux purgatives, dites (/(• Se'//,7;. de l'ultnii, toutes les autres sont retombées dans loufili. Voici ce que disent à cet égard les aul(!urs du Dirlionnuirc îles eaux minérates : (( En résmné, que l'art médical tire un parti avantageux d'un ou de plusieurs sels minéraux que l'on sait exister dans les eaux minérales naturelles, c'est co que nous n'essaierons pas do discuter. Mais co qu|on doit rayer du hing.ige hydrolopique, c'est l'expression d'eaux minérales artilicieilos; car, sous lo rapport chimi(|ue, le rapprochement eiiiro les premières et les secondes n'est pas possible; d'une autre part, cette d. nomination a le tort grave de faire croire i\ inie ideuiiié de propriétés tliérapeuti(|ues ((uo l'on sait parfaiienieui no pas exister. " t' — '■*•
EAU 75
Eau iFRicMNE, Eau de Chim;, Eau d'Égïpte, Eau de PtKSE. — Employùc par les coilVcui-s pour teindre les cheveux on noir et qui est fornice csscalielloment par une dissolution d'azotate d'ar^jent L'efiet produit provient de la foruialion d'un sulfure noir d'argent avec le soufic contenu dans les cheveux. Doit Être employée avec précaution.
Eau ALiiuMiNEusE. — Elle se prépare en délayant deux bliuics d'œufs dans .SOO grammes d'eau froide. On remploie daus quelques diarrhées , dans la dysenterie, contre les empoisonnements par les sels de cuivre, de mercure.
Eau d'Alibour. — Espèce de collyre dans la composition duquel entrent les sulfates de cuivre et de zinc, le camphre, le safran en poudre, que l'on mêle dans de l'eau de poils ou de rivière et que l'on agite à plusieurs icpiiscs pendant vingt-quatre heures. Employé avec avonlage contre les ophthahnies chroniques.
Eau ARDENTE. — Voyez TÉr.ÉiiENTiiiNE [Essence de).
Eau d'aequedusade. — Voyez Arquebusade.
Eau bémte. — Voyez Colique saturnine.
Eau blanche. — Voyez Acétates de plomb.
Eau de bon i-erme. — On la prépare avec la muscade, le girofle, la cannelle, les fleurs de gren.idier; on pulvérise et on fait digérer pendant huit jours dans l'alcool : passez. Employée h la dose de deux ou trois cuillerées par jour dans un demi-verre d'eau sucrée, dans les cliutcs, contusions. C'est la teinture aromatique, ou essence céphalique du codex.
Eau de Botot. — Eau dentifiûce dont voici une recette. Anis vert, 300 grammes; cannelle de Chine, 100 grammes ; girofle, UiO grammes; essence de menthe, 30 grammes; crème de tartre, 30 grammes; alun de Rome, 5 grammes ; alcool à 85°, 10 litres. Broyer l'anis, la cannelle et le girofle; les faire infuser dans l'alcool; triturer la cochenille avec la crème de tartre, et l'alun arec un peu d'eau; ajouter ce mélange au premier; laisser infuser pendant dix ou quinze jours; filtrer et ajouter à la liqueur filtrée l'essence de menthe qui s'y dissout facilement.
Eau de Boule. — Voyez Boule de Mars.
Eau de bouquet. — D'une odeur très-agréable, cet alcoolat est composé de : eau de miel odorante, 30; eau sans pareille, GO ; alcoolat de jasmiu, de girofle et eau de violette, ââ 15; alcoolat de souchet, d'acore aromatique, de lavande, ââ 8; ajoutez alcoolat de Néroli, 10 gouttes.
Eau de Brocchieri. — C'est une eau hémostatique dont la formule n'est pas connue. On pense qu'elle se piépare en faisant macérer du sapin coupé menu avec le double de son poids d'eau ; on distille jusqu'à ce qu'on ait le poids du bois employé; on laisse reposer pendant vingt-quatre hei.rcs; on "sépare l'huile volatile qui s'est rassemblée; on l'agite avant de s'en servir. Ou imite encore cet hémostatique en mêlant ensemble parties égales d'eau et de térébenthine qu'on fait bouillir pendant un quart d'heure.
Eau camphrée. — C'est une solution que l'on prépare en n;ettant 4 grammes de camphre dans 600 grammes d'eau distillée; on agite pendant (|iiaranle-huit heures à plusieurs reprises et on filtre. La dissolution ne retient que 1 =,50 environ.
Eau du cardinal de Luïnes contre les dartres. — Ou la prépare avec : eau de rose, 250; sous-carbonate di; |)lonib, 15; sulfate d'alumine et de potasse, 12; di utochlorurb de mercure, C, et un blanc d'oeuf. L'emploi de ce remède sur les dartres, au moyen de compresses, demande des précauti(nis.
Eau des Carmes. — Voyez M eusse.
Eau de casse, — Prenez : casse en gousse ouverte, 30 ; eau chaude, 500 ; agitez pour délayer la pulpe et après quelques instants passez. Prendre par tasses dans la matinée comme purgatif.
Eau de casse avec les crains. — Purgatif (voyez
Coi IQIE SATURMNE).
Eau céleste. — On la prépare avec : sulfate de cuivre cristallisé, 0','iO ; faites dissoudre dans eau distillée, 120 grammes ; ajoutez ammoniaque liquide, 8 à 10 gouttes. Collyre résolutif.
Eau de chaux, — Voyez Chaux.
Eau de CoLoiiNE. — Licpiide aromatique ainsi nommé pai ce qu'il fut d'abord prépaie dans cette ville. C'est une dissolution de diverses huiles esseiilielles dans do l'esprit de vin ; aussi, quand on ajoute de l'eau, les huiles 60 précipitent eu pLirticules tiès-ténurs, ce qui donne
lieu à uuc sorte d'C-uiiilsivu laiteuse. Voici uue recette
) EAU
pour faire l'eau de Cologne : faire dissoudre dans 3 ki!. d'alcool 4 360,10 grammes d'essence de citron, 10 grammes d'essence de bergamote, S grammes d'essence de cédrat et 250 grammes d'esprit de romarin.
Eau de constitution. Eau de cristallisation. — Ea étudiant la composition des corps de nature minérale ou organique, les chimistes ont reconnu qu'un grand nombre d'entre eux renferment une quantité plus ou moins considérable d'eau; on dit que ces corps sont hydratés (du grec uilôr, eau). Néanmoins, ce ternie général a paru confondre des faits distincts, car l'eau ne semble pas jouer toujours le infime rôle dans la constitution des corps. On a nommé eau de cristallisation la quantité d'eau que retiennent beaucoup de sels en cristallisant dans des circonstances déterminées et qu'ils abandonnent d'ailleurs sans difficulté sous certaines influences pour la reprendre aussi facilement dès que les conditions ambiantes le leur permettent. Ainsi le sulfate de fer cristallisé dans une dissolution aqueuse neutre i 10 ou 15° contient 7 équivalents d'eau de cristallisation ; le même sel, dans une dissolution acide à 80°, cristallise seulement avec 3 équivalents d'eau. Le sulfate de magnésie cristallisé à la température ordinaire renferme encore 7 équivalents d'eau ; cristallisé au-dessous de 0°, il en renferme 12. L'eau de cristallisation se présente d'ailleurs en quantité conforme aux lois des combinaisons chimiques, ainsi que l'eau de constitution. On appelle eau de constitution la quantité d'eau qu'un sel ou plus généralement un composé chimique ne peut perdre sans être modifié dans sa constitution; ainsi le phosphate de soude ordinaire contient à l'état cristallin 25 équivalents d'eau, dont 24 peuvent lui être enlevés sans que sa nature soit changée ; si, au contraire, ou lui fait perdre le 25" en le chauffant plus fortement, on a un nouveau composé chimique qui, mis en présence de l'eau, n'en reprend que 10 équivalents : c'est le pyrophosphate de soude.
Eau de cuivre. — Voyez Oxalique (Acide).
Eau distillée. — On l'obtient eu distillant de l'eau de pluie ou de rivière. Elle ne donne pas de précipité par les nitrates de baryte et d'argent, l'eau de chaux et le deutochlorure de mercure (voyez Eaux distillées).
Eau d'Êcïpie, Eau grecque. — Solution de nitrate d'argent pour teindre les cheveux. Moyen dangereux.
Eau étiiérée camphrée. — Solution de camphre, 5; éther sulfurique, 15; dans eau distillée, 280; de 10 à 20 grammes dans une potion.
Eau ferrée. — Elle se prépare soit en plongeant dans un litre d'eau un fer roune à plusieurs reprises, soit en jetant un litre d'eau bouillante sur des clous rouilles.
Eau forte. — Voyez Azotique (.Ici'rfe).
Eau de goudron. — On la prépare en faisant macérer pendant une douzaine de jours 500 grammes de goudron dans 5 kil. d'eau, ayant soin d'agiter le mélange de temps eu temps avec un morceau de bois; décantez et filtrez.
Eau de Goulard, Eau blanche. — Voyez Acétates de
PLOMB, VlÎGÉTO-MlSÉRALE {Eau).
Eau grecque. — Voyez Eau d'Egypte.
Eau hémostatique. — Voyez Eau de Brocchieri, Eau DE Lecuelle, Eau de Pagliari, Eau de Tisserand.
Eau iodée. — O.i la prépare de la manière suivante ; iode, Oi','.'0 ; ioduro de potassium. C»,'i0; triturez dans un mortier do verre et ajoutez peu à peu 1 litre d'eau. A boire doux ou trois verres par jour, pure ou coupée avec de l'eau sucrée, dans les affections scrofuleuses.
Eau de javel. — Voyez Chlorures décolouants.
Eau de Léchelle, Eau hygiénique de Memphis. -i- C'est un hémostatique dans lequel entrent : feuilles de noyer, chardon bénit, aigremoine, eupatoire, ronces, niilf pertuis, gcrmandréo maritime, menthe, calament ofliciiial, basilic, sauge, romarin, thym, de chaque 100; i fleurs de rose, souci et arnica, de chaque 25 ; écorce do chêne, grenade, 200; racines de ratanhia, de gentiane et de garance, Sa 100; bourgeons do peuplier, de sapin, ââ 200.
Eau de Luge. — C'est un liquide très-excitant, un stimulant énergique du système nerveux que l'on fait respirer dans les cas d'évanouissement, couimo do l'animoniaquc; on peut aussi en donnor quol(|ues gouttes dans un- verre d'eau i l'intérieur. Plusieurs formules ont été données; voici celle de M. Bouchardat : auinioniaque liquide à 22°, 70 grammes ; mêlez avec la teinture suivante : alcool i 3(i", 5 grammes; huile de succin, o',10; savon blanc, baume de la Mecipie, il S 0',05.
Eau M.VGNÉS1ENNE. — rurgalif léger dans la prépara-
EAU
EAU
tînn dunuel entrent : sulfate de magnésie cristallisi^, 30; | carbonate de "oude cristallisé, 40, eau . pure 8S0 .; acde canonique, 0 volumes. Celte préparation omcma.e contiendra paf litre 10 grammes de magnésie bicarbonatée avec uu faible excédant d'acide carbonique.
Ew MAGNÉSIENNE G.uF.DSE. - Elle se fait conimc la précédente, en doublant la quantité d'eau et d acide. Lmployée comme les eaux alcalines.
EAO DE MÉLlfSE DES CAPMES. — VoyCZ MeUSSE.
Ead MEncuRiELLE SIMPLE. - Faites bouillir pendant deux heures dans un matras : mercure, 600 ; eau 2 000; d'cantez. Comme vermifuge aux enfants ; dose, 30 grammes (Bouchardat). On la nomme si-np/e pour ,1a distinguer d'autres eaux mercurielles plus énergiques, employées seulement à l'extérieur, eu lotions. ^ -Ikv de Mettembeug. - Contre la gale Solution de deutochlorure de mercure, dans eau distillée ; ajoutez teinture vulnéraire, éther nitrique alcoolisé, eu lotions
Èvu DE MIEL ODORANTE. - Cosmétique très-agréab.e préparé avec le miel, la coriandre, les zestes de citron, le girofle la muscade, le benjoin, le styrax, la vanille, les eaux de rose et de fleurs d'oranger. Peut être em-
piové sans danger. . ^ .„ .
ÉAc DE Pagliari.— Eau hémostatique préparée avec benjoin, 10; alun, 20; faites bouillir pendant six heures
^T^D^'p^^NÉE.' - Croûte de pain grillée, GO; eau bouillante, quantité suffisante pour avoir un litre de boisson ; laissez refroidir.
E\B DE PLEiE. — Voyez Eau (Hygiène).
Ead DE PUITS. -- Voyez Eau (Hygiène).
Eau des peintres, Eau seconde des peintres. — essence caustique faible marquant de lO à 15° à 1 aréomètre de Baume, dont les peintres se servent pour enlever les peintures sur les murs, les bois, etc. On peut employer indifféremment la potasse ou la s°."df ' ^"f '^ .°" préfère ordinairement la première, qui agit un peu plus
^'Ein^RAREL {alcool .i/V»n7ue). - Mélange de : acide sulfurique à (il.'' B., 1 partie; alcool à 85° centes., 3 parties. On verse peu à peu l'acide sur alcool; on laiie déposer et on décante. On colore ordinairement so t avec de l'orcanette, soit avec des pétales de coqueficot On remploie surtout dans les diarrhées chroniques comme astringente (quelques gouttes dans une boisson appropriée) ; elle peut aussi être employée pure, a 1 extérieur, comme styptique. , ,,.,^„„, Eau régale - Ainsi nommée parce qu'elle dissout Vor considéré comme le roi des métaux. C est un mélange d'acide nitrique et d'acide chlorhydrique en proportions variables. GhaulTée à une douce chaleur, 1 eau regale se colore en jaune et dégage une odeur de chlore et de composé nitrcux; par l'ébitllition. le dégagement de ces gaz Sevient très-abondant et continue jusqu ;\ l.-v disparition de l'un des acides qui composent la liqueur. L eau régale possède donc un pouvoir chlorurant très-énergique- aussi î" .. ; „-(.,„-n n„'r,n V nlonTO sc transformcut-ils en
posseue aonc un puinuu ^i.iu. >..-..«"--. -•■-■o- . • lous te métaux qu'on y plonge sc transformcnt-ils en chlorures. L'eau régale est aussi un oxydant très-puiss' nt elle transforme le soufre en acide sulfurique beaucoup pUis rapidement que ne le ferait l'acide nitrique seu L'eau régale est un puissant dissolvant ponr les chimistes. L'or, le platine, le p.alladium... qui résistent aux autres acides, sont rapidement dissous par çllo. On l'emploie dans les ateliers de teinture et dans les f.ibiiqiics de porcelaine pour faire les préparations d étain ou d'or, et dans un grand nombre d'industries. C'est 1 Arabe Gebcr qui en fit le premier mention; il la préparait en ajoutant un quart de sel ammoniac à do 1 eau-forte. •"eau bans pareille. - On la prépare avec : alcool rcclitlé, 300 grammes; essence de citron, ''w»; «'.^ciice do bcrgamoto, 1 gramme; essence do cédrat, OMO .al coolat de romarin, 25 grammes; niClez et distillez au hain-maric. Cosmétique, ^ „.„ „„
Eau seconde. — Eau forte diluée marquant 20° nu pèse-acide. Employée fiéquemmonl dans la menuiserie,
la clmpellcrie (euu des chapelier»), etc. ^„i„„„„
EAU df.i.ATivE de Haspail. - Pronc/. : ammoniaque liquide, m gram.; sel marin, -'0 Krammcs ; c:,,,. phre, V grammes; faiics dissoudre dans eau distilke.UOO crammcs; ajoiilez essence de roses q. s. ^ Eau de source. - Voyez Eaux douces, Eau (Ilygune). Eau de Tis»ei.a;id. - Eau liémostniique dont la formule peu connue peut «Ire remplacée par '-y "van « • "ng-dragon cl térébcnlliino des Vosges, do cli.iquo 100 grannnes; pau 1 000 grammes, l'allés digérer pendant doute heures: filtrez.
EvU VÉCtTO-MINÉRALE OU EAD BLANCHE. — \ 0} CZ ACÉ- TATES DE PLOMB, VÉGÉTO-MINÉRALE (Eau).
EUT-DE-VIE (Chimie, Technologie). — L'eau-de-vie
est un mélange d'eau et d'alcool provenant de la distillation des liquides fermentes, et qui contient en outre quelnues substances propres à ces liquides, telles qu'une huile volatile, et particulièrement une matière colorante jaune rougeâ'tre, produite par la dissolution du bois des tonneaux do chêne où elle est renfermée.
Tous les liquides sucrés qui, par suite de la fermentation (voyez Fermentation), deviennent alcooliques peuvent donner des eaux-de-vie par la distillation. Aussi distille-t-on non-seulement les vins, les cidres, les poires, les bières, mais encore les sirops de fécule, les mêlasses de betteraves, ainsi que les fécules de pommes de terre et de céréales, quand elles ont été préalablement transformées d'abord en sucre, puis en liqueur alcoolique. Par suite on a des alcools de mélasse, de betterave, de grains, de pommes de terre, et d'autres eaux-de vie qui portent différents noms suivant leurs provenances, telles nue le tafia, le rhum, le kirsch, etc.
Quelle que soit la provenance de 1 alcool, il est toujours isolé par la distillation dans des appareils particuliers Comme sa température de vaporisation ne dillere pas beaucoup de celle de l'eau, on a dû améliorer le procédé de distillation , afin de laisser immédiatement le moins d'eau possible dans l'alcool condensé (voyez Dis-
"ÏS mitre la chaudière et le serpentin réfrigérant, se trouvent des appareils destinés à enrichir d alcool les vapeurs qui s'élèvent, et à éliminer l'eau en la faisant rétrosrader vers la chaudière. Voici comment :
Pour enrichir d'alcool la vapeur qui s eleve (le la chawlière, oa fait descendre d'un réservoir supérieur le li.iuide à distiller, d'abord dans deux vases à serpen m, le premier appelé réfrigérant, le second <:'""' 11^-}'"' puis dans le tronçon' inférieur d'une colonne verticfte appelée colonne de distillation, et placé au-dessus d une chaudière qui est chaulïée par la chaleur perdne du fover et qui communique avec une chaudière inférieure. Cette colonne renferme des capsules horizontales, les unes concaves, percées d'un trou au centre les autres convexes et garnies sur leur surface bombée de fil:, de cuivre. Tandis que le liquide tombe, comme de cascade en cascade, du centre d'une capsule creuse sur une capsule convexe, et de celle-ci goutte à goutte, par les his decuhrè, dans la capsule concave inférieure, la vapeur mil s'élève de la chaudière supérieure passe, en gi^nde partie, par le trou de la première capsule concave, s épa- Luit autour de la capsule convexe supérieure, qme.t un neu plus large, et monte ainsi de capsule en capsule, la va eur s'enrichit donc d'alcool au contact dn liquide q^il'c àuL. âtidisqu-elle laisse condenser les v^a^^^^^^^^^ d'eau moins volatiles qui retombent d-yjs 1^ clu ud ae sunérieure, puis de li repassent ;\ volonté dans l.i th.m- S inférieure avec le liquide alcoolique déj.l. chautlé et avant déjà subi plusieurs distillations successives
La vapeur, en iontinuant de s'élever, passe dan» le tronçon supérieur do la colonne appelé ço/o««e rfe '«- / S )«, i travers des plateaux percés d'un large trou et mun" chacun d'un ajitage. Cet ajutage est i-eco.ivert înine caps de renversée d.mt le bord inférieur descend àuTes 0 de l'ouverture de l'ajutage. La vapeur pour nasserd'un plateau à l'autre, est donc obligée de b.uboei sous chaVie capsule dans le «i^ido. qui .■emplit le plateaux et qui provient de la '^'\"densat.on U barl o a^o favorise encore la séparation de l'eau do I alcool, l.a vancur passe de \h dans le serpentin dxxcUau/fe-iw. Ta rfahe rétror/rader l'eau de condensation verser, c/m« A'", chaque tour d'hélice du chauffe-vin communia "ep.^r sa partie la plus basse, avec un tube qui, au moyen de robinets, peut, d'une ,.art, ramener une par lO nlus ou moins grande du liquide cuide.isé dans les plaet^ux do "a colonne de rectification; d'autre part, ei- •oy r vers le réfrigérant la vapeur la Phis riche en a coo nui achève de s'y condenser, de sorte que 1 «" l'f"' "; Xr à volonté le degré de l'alcool qu'on veut obtenir.
nortésa X appareilsdeclislillaiion d-K,huiard Adam, par
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continue, qui est en usngo clans presque toutes les distilleries.
L'eau-de-vie contient de 40 h. 65 p. 100 d'alcool.
La dénomination d'cau-de-vie est plus spécialement donnée au produit de la distillation du vin , mais on dit aussi eau-de-vie de grains, de betterave, etc.
Eaux-de-vie de fins. — Leur qualité dépend de la maturité dn raisin, des soins apportés îi la vinification, de la conduite de la distillation, de l'espèce de vins, etc. Les vins vienx en donnent d'une qualité supérieure, les vins sucrés d'excellentes, les vins blancs de meilleures que les rouges.
Les vins communiquent aux eaux-de-vie qu'on en retire leur goiit do terroir : ainsi le Saint-Péray donne l'odeur de la violette : le vin do Côte-Rôtie, le goiit de pierre ;\ fusil; les vins de la Moselle, celui d'ardoise, etc.
; IfS iiialiOrcs i distiller, ut à l'ciH.ulomcnl ilu liiiuidc.
lii clef tlu rubiiiet bcloii la hauiiu ii<|iii(ic que fou veut avoir iloiis le vase suivnnt. réKiiUleur pour l'écoulement du Hquiilc dans l'appareil, r.e vase est muni d'un roliinet, an moyen duipiul on détcin.ino 1, quaMlitc de liquide nui doit couler dans un temps donné, suivant l'activité do l'oncrution.
due dans le réfrigérant.
J, tujau d'iniroducliuo du liqu r, réfrigérant.
K, tuyau par lequel le liquide passe du réfrigérant dans le
chauffe-via.
n, chaiifTe-vin.
L, tuyair par lequel le liquide se rend du chauITe-vitt dans la
colonne de distillation.
B, colonne de distillation.
A, chaudière supérieure, recevant la chaleur perdue du fourneau et munie d'un indicateur de verre, faisant connaître le niveau du liquide qu'elle contient.
R', robinet mettant eu communication les chaudières.
A', Chaudière inférieure, chaulfee directement, et dans laquelle se rend fmalenient le liquide; elle est aussi munie d'un indicateur de niveau en verre.
Z, col de cysne par lequel la vapeur pas£e de la chaudière inférieure dans la chaudière supérieure.
C, rectificateur dans lequel monte la vapeur de la chaudière supérieure, après avoir traversé les plaleau.^ de la colonne de distillation,
M, tuyau par lequel la vapeur passe du rectificateur dans le serpentin du chaufFe-vin qui est entouré de liquide froid. 0, tuyau par lequel le liquide condensé passe du serpentin du
chauffe-vin dans celui du réfrigérant.
S, éprouvette ou on recueille le produit de la distillation qui doit être froid d'où il coule dans le "vase H. On voit dans le serpentin du chauffe-vin nu tuyau de rétrogradation des eaui condensées. 11 reçoit plusieurs petits tuyaux verticaux dont chacun correspond à un tour du serpentin inférieur. On remarque aussi des robinets de rétrogradation pour faire retourner les petites eaux du serpentin sur les plateaux du rectificateur. Ils correspondent à des tours divers du serpentin du chauffe-vin. rius on avance de la partie inférieure dn serpentin vers le réfrigérant, plus les produits sont riches eu alcool. Donc, si on ouvre le premier robinet, ou fait retourner dans le rectificateur tout ce qui a été condensé dans la partie inférieure dn chauffe-vin, jusqu'à ce robinet, et on recuit dans réjirouvette un liquide plus fort que si les trois robinets eussent été fermés. Si l'on ouvre les deux autres robinets, on ne recueille dans réprou\ette que ce qui s'est condensé dans le dernier tour du serpentin. Ce sera le produit le plus riche.
R, robinet de vidange de A, que l'on ouvre quand le liquide est dépouillé d'alcool.
L'eau-de-vie doit être bien claire, très-blanclie, lorsqu'elle est nouvelle, un peu ambrée si elle est de trois ou quatre ans, très-jaune si elle est très-vieille... Les eauxde -vie les plus estimées sont celles de la Charente. Toutes celles de ce département et celles de quelques cantons de la Charente-Inférieure figurent dans le commerce sous le nom dienux-de-vie de Cognac. Elles se distinguent par une finesse de goût et une délicatesse de parfum inimitable. Leur supériorité tient à ce qu'on les fabrique avec des vins blancs qui, a,vant fermenté sans la peau du raisin, n'ont pu se charger de l'huile acre qu'elle renfeime. On divise les eaux -de -vie de Cognac en deux qualités différentes : la fiiie-champagne et Veau-de-vie des bois, qui est luoins appréciée. Les eaux-de-vie des deux Cliarcntes sont livrées au commerce de 'lO" à 50» centésimaux.
Parmi les eaux-de-vie communes, celles d'.\rmngnac tiennent le premier rang; elles sont expédiées ù 50°. Celles de Montpellier sont les plus communes; leur force alcoolique est comprise entre 50 et i;0".
Il est peu de jjays vignobles qui ne fabriquent des eaux-de-vie. On appelle preuves les divers degrés des eaux-de-vie potables. Voici les titres de celles du commerce : leseauxde-vie faibles varient de 3""',9 i lC°,5do l'alcoomètre de Gay-Lussac (10» i 18° C.) ; l'eau-do-vie ordinaire, preuve de Holhindc. do i0°,I à 5ii°,! (10" à :0" C.) ; agitée dans un verre, l'eau-de-vie à 50° (10° C.) donne des bulles qui persistent , ce qui n'a lieu ni audessus ni au-drasous de ce titre. L'eau-de-vie forte varie de 50o,5 à 5!r,a (21° à Tl" C). S'il y a plus d'alcool, le liquide s'ajipelle esprit de vin.
On désigne dans le commerce sous le nom d'esprifdc-vin ou /row-xw: de l'alcool do vin qui marque 85° cent, ou 33" de C, parce que 3 parties mélangées à poids égal avec de l'eau produisent G parties d'cau-de-vie potable, preuve de Hollande, à 50°. Le trois-cina serait de l'alcool qui, mélangé dans la proportion de 3 parties en poids avec 2 parties d'eau, donnerait 5 parties en poids d'eau-de-vie i 50°.
Les trois-six sont employés exclusivement dans la fabrication des liqueurs et dans le mouillage des eaux-devie communes. Les trois-six fins on lion-yoùt doiventètre très-limpides et sans aromo. Les ninur<iis-)j(iùt se reconnais'.ent,soit ;\ un gottt d'empyreume pro\eiianl d'une distillation peu soignée, soit à un goitt d(^ chaudière qui provient d'une rectilicatrui trop pressée, soit i nu gmlt de marc, de betteraves, iiuand les esprits sont fiïbri(|ués avec ces matières. Pour déguster les trois-six, on les étend de moitié en volume avec de l'eau; on développe
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■ ; r^rnmp oue les esprits pourraient contenir. On "'"nnLu eTcore l'odenr dos esprits mauvuis-goùt, en en v'.r^-^nt nuclques gouttes dans la panmo d'une main et In fîo tan v?vement avec l'autre, afin de produire une Ivaporation"nstantanée; on approche ensuite les niants
^'Trfes-smwent les débitants fabriqut-ni des eaux-de-vie en coupant lès trois-six avec de l'eau pour les amener à 50° parce qu'ils économisent sur les transports et le, frais/lb es colorent ensuite avec du caramel du suc de rùgMsse et du cacliou.et ils les aromatisent de diverses
"'ISc-t./. de marc. - Elles se font surtout en Laupucdoc^ puis en Bourgosne, en Champagne en Lora,ne L, me Heur procédé de distillation consiste a ("J'C fL''mc.Uer le marc de raisin avec un peu d'eau tiede dans «ne cuve hermétiquement fermée, à soutirer le l.qmdc ^ à en reniplir une chaudiùre dont la vapeur servirait à dstinèrTnàrc Uii-mème dans un appareil cyîmdri lue On ob?ient ainsi du premier jet de l'eau-de-vie ii 50° ou 5/1 cenT sans goût de brûlé ou d'empyreume. Les travnufdc M Aubergier ont démontré que le principe d inf .Hnn .Vaicoo sdemarcréMde uniquement dans la pulpe S^^^ :^^?nf pour Mminer, il suffit'donc de rejeter cet e D liie -^oit au moyen do vinasses, soit autremeut : 2 1mf de bonne huile d'ohve par hectolitre absorbent ri uile essentielle de la pulpe du raisin, et font d.spa ràuJe apvts le soutirage le mauvais goût qui rend ces
'':^' *-'ieT^Ï^'- On distille le cidre comme les vl,f. ettvec lés nêmes appareils. Ordinairement on oblient de' à 8 1 très d'alcool pur, ou .5 litres à peu près d'eau de-vie à 50» par hectolitre de vieuj; adre h e.uidr..vie de marc a une odeur forte et d-^s^Ff f '«' .^"^ f'on peut enlever par la rectification, mais qui est recheichée par quelques consommateurs.
Frni-fh-vie de nuire. — Le poiré est le jus ae poni... .^" 31LaJvLLÀo-v\o comme du cidre, à peu près
S; iSitlS titres d'eau-de-vie à 50" par hectolitre de
^°F«'w de-vie de bière. - On distille la bi^re comme le viif On se ser 0 d nairement de bière avariée et on opère presq.'e'Lijours à fou nu, de sorte que l'eau-de- V c a un goût détestable d'empyreume.
Wium et tufia. - Eau-de-vie obtenue de la di.tillatic^ d'une liqf.eur fernientée, préparée avec la me asse d, la canne à sucre. Le rhum est l'eau -de-vic de mêlasse fàbr nuée avec soin ; le tafia est celle qui a moins de pa.fumè de qualité. U nous vient d'Amérique principa- .ueiudl' A'ntilles, de 'a Jamaïque de la Guadeloi.pe,s^^ fo'co alcO'.lique est ordinairement de V-, -«irfvfi* ordinairement blmic et diaphane quand ilvient d are di lé Mais, pour lui donner une couleur jaune ;m)bre C un goû par iculier, on fait infuser dans une partie Ui U.iùuic des proportions variables de pi'uncaux, de lap rcs de cuir tanné, de clous de girone, de SO"d';o' , ^tÇ-, c" on complète la coloration voulue en y ajoutant une ounntité c'.nvcnable de caramel. i':,..rhr„
^:rïr"iîuc^""nnenti^:,ai.e';vecdesce..ises^auv,?ges. Cette fabrication se .fait eu P-B!;-! '--, ^^/' , Koire, en Allemagne, en Suisse et en \': 'l^^^^^^ m.iite nartic des départements de la llauu.haone, ucs Vosges et du Doubs La liqueur provenant des merises écrS ap èfavoir fermenté six à huit jours dans de cuves est ifréo à clair et transportée dans un alambic ou Tta distille à la vapeur. Dans les campagnes, on dis- Ullettu nu, ce Çui donne un produit de mauvais
^°%,ril ou trois-six de bcllrrnre^. - I^«.J"^ ^""^i/'^ t,cu/^a«s se transf ,rn,e par '» r"'".-''«';.°;;,«'^?^^f ,.i,l comme tous les produits fournis pai '«". '•^'" " • ^ontieTune huile essentielle qui lui coninumi >"- Od r ctuneâ.relé particulière. Mais, »''■';,';,;„' rcclïfté avec »oln, U est débarrasse de cette 1 11. <■ n îlelle et peut rcm'placer l'cprlt de-vm d.ns tous les
'%"" ';!t-,''d,^^r"';!"^- Kau-de-vic fournie par la d,S;taést^. s alco..l,^csq;rm. Obtient. ^^
sani fcrmcnler les ^'':'"'\P'";ZT^ièsci,ià\^^im ùon en sucre de l'a.nidon f ",,^,f ,f ^j^^Ûr, u loiil le roi. iraltie le pU.» soiiv,., P^^>^^ •î.,^;':^ t l'alcool est
n;i^^;^« .^So ' ava„.aBe\.sen.cm dans cer-
tiincs circonstances. Le rendement alcoolique vai-iG avec leur nature, leur état de conservation et la <;"i«i""c de l'alcoolisation. Eu moyenne, 11)0 k>U de froment donne t 21 litres d'alcool pur; 100 kil. de seigle, lU litres; Ifit^kil. d'orge, 18 litres; 100 kil. d'avoine, 1G .très; 100 k.l. de sarrSsin, 18 litres; 100 kil. de mais, 18 litres; 100 kil.
'^'^(imièum— Eau -de-vie de grains aromatisée avec des baies de genièvre, pour dissimuler la mauvaise odeuvde co produit alcoolique. En général, 1 k.l. de baies sufht Dour aromatiser 1 hectolitre d'alcool. Les baies écrasa sont ajoutées aux produits qui doivent être red.s-
' ^'^^Eau-dc-vie de pnmmcs de terre. - Eau de vie fournie pat la distillaliou du liquide alcoolique qu'on obtient en faisant fermenter les liqueurs provenant de la saccharification de la fécule de pommes de terre. Le rendement alcoolique dépend de la perfection de cette saccharilication. Cénéralemeul 100 kilos de fécule produ.sen pt 40 litres d'alcool pur. L'alceol de fécule rectifie es d un goût excellent et très-fin; il i-nt mr .mp!' yr i tous tes usa.'es des trois-six de Mc.ll vIImt, h nvn.- umeliorer ce dernier, si on mélange i ■-' lunne. l;: d. n.-lu.-.i une partie d'e prit fin de fécule. Les caux-de-v.e de pommes de terre non rectifiées agissent souvent d'une manière funeste Tur l'économie animale, soit parce.qu'elles contiennent un principe acre et volatil, soit parce quelles Sermen't dc'la solanine et de l'acide prussique.
Eal-de-vie au.cva^de. - Purgatif énergique composé de jalap, 175 grammes; racine dotu.-b.th In grammes; scammiAée d'Alep, 30 grammes; alcool à 50» centés., ^^!j5^irc,u,Pn..E.- Bon résolutif, camphre. 00 grammes; alcool i 50° centés., 2 500 grammes ; faite» dissoudre et filtrez. . T,-iN-TimF
Fao-de vie de gaîac. - Voyez Çmaç. TtiNTunE.
F»u de vioi ette. - C'est un alcoolat d iris do Flore,Ke ainsY nommé à cause de son odeur de violette. Il se 1 répare avec : iris de Florence en poudre, 50 grammes que l'en fait macérer dans alcool à 3G°, 500 grammes;
distillez au bain-murie. f„„iii„. rnicbcs
Eve vi'LNcr.AiiiE r.otGE. — Prenez : feuille, iraïc tie, de basilic de c;.lamcnt,d-hysope, de méli>se, de menthe, de -on ari 1 desauge, de thym, d'absinthe et de plusieurs aut™" Se^ de chaque, '32 ^^"^xJ^^^.;^^JZ macérer dans alcool a 80° centés. , 1000 grammes, ni wz c'est n stimulant (quelques grammes dans un demVver e d'eau suc.-ée à l'intérieur). Employé pur ou nïï'peu liendu d'eau en fomentation sur des contusions ; il est résolutif. .^ , , iioviu- dansciucl-
Kiiix acides (Eaux m nérales). — H ex st , Q.iiism nue^n^tks de'r\,ué.ique, un petit nombre de sources nu côitiéuneift de, acides sull'urique, bor.que, chlorhy-
diouebrès ainsi à Panama, au Mexique, etc. On a
de magnésie (Coït -vu 1,1 n ) toujours simulctd'a«tresbicarl,oi.le, exisuu e 1 J ^^^ ^^
:AS''saluî:^- d :cidë'^;X;?i<,ue Ubre et cn.t^ pour
m 1 drces curiVu-e-i incrustations 'l"-»-;;"^';,";;'' petite branche de commerce aux f "",,^^,^1 f^l y e. 11,. Clmp ,ux de Saint-Nectaire, toutes tiois fia.is u 1 uy dei.imc.mx, "". ^•' ' ' ^' ^ vulga rement le nom
:i;^;ït^xJ:ri:;'p.^;^i:ioa^a.aiine.oiu^^ ^i!^rB^in:'c^-^rc;;:ser"^w^;:-i;;;:rvu'
'"Vadx-Bonm-s (Médecine, Eaux minérales). - Statio.v
■ . i„ ,1 w,.,„ ini du village d'Aas, arrondissement et
î'vs'w S^st ^(^.'0" (C-se,.Pyrénées),« kil. S.
âc l'au.sifuée Ua... la vallée d'Ossuii. Parm. le. sources,
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au nombre de sept, la seule dont on fasse anjonrd'Iuii presque exclusivement usnge, est la source de la buvette on la source vieille, dans laqnelle M. Filhol signale particulièrement par litre: sulfure de sodium, 0^02I ; chlorure de sodium, 05,2G4 ; une matière organique, 0'',O-iS; puis quelques sulfates alcalins, du silicate de soude, de la silice, etc. Ainsi un bain ordinaire de ces eaux ne contient pas moins de S5 grammes de clilorure de sodium. Mais c'est surtout en boisson qu'on les emploie; on commence par quelques cuillerées, et en augmentant successivement on arrive à trois ou quatre verres an plus, le matin, à jeun, de quart d'heure en quart d'heure, pures ou coupées avec un peu do lait. Les diffi'rentcs sources des Eaux-Bonnes sont : r source de la buvette; 2° source snpérieure ; S" source inférieure; V nouvelle source du rocher; 6° source froide ou du bois : C° source ifbrtech n" 1 ; 7° source d'Orlech n" ?, dont la température varie de 12° {source du bois) à Sï» (source de la buvette). Ces eaux sont éminemment excitantes ; aussi ne doit-on les eni|)Ioyer que lorsqu'il n'y a aucun symptôme d'irritat'on. C'est surtout dans la phtliisie puhnonaire qu'elles ont rendu de véritables services, mais -particulièrement dans les pthi?ies scrofuleuses ou lymp!:atiques, lorsqu'il n'existe aucun symptôme d'actiiié , lorsque la tuberculisation est à l'état stationnaire, qu'il y a absence de congestion sanguine et surtoit d'émoptysie active. Les mêmes o'oservations seront laites à propos du catarrhe pulmonaire, quoique ici il y ait moins à craindre l'excitation momentanée produite par le traitement. Elles sont aussi employées !-vec succès dans les cas d'angine laryngée, d'angine glanduleuse, lorsqu'il n'y a pas trop d'excita'ion. t — N
Kai:x-Chacdes ,Médecine,Eaux minérales).— On appelle ainsi une staion d'eaux minérales de la cliaîne des Pyrénées, située à 1 kil. des Eaux-Bonnes (voyez ce mot), et qui sont ainsi nommées, non pas à cause de l'élévation obsolue de leur température, mais parce que quelquesunesdes sources sont un peu plus chaudes que les Eeaux- Bonnes. Elles apparliennent au groupe df'S eaux sulfuriées sodiques et sont au nombre de six, connues sous les noms de : Mainviclle, température 10°, 5 ; de YArressecq, 24",5; de Baudot, 25°,G; du ftfi/, 33»,.= ; de VEsquiretle, 3.^°,0; du Clôt, 3G°,4. Leur sulfuration varie de 0»,00à2 de sulfure de sodium (Mainvielle) à 05,0090 (du Clôt et du Roy). Elles sont employées indistinctement en boisson, en bains, en douche? ; mais la source de Baudot est la plus fréquentée par les buveurs. Moins excitantes que les Eau\-Bonnes, que celles de Barèges, elles se rapprochent par leurs propriétés thérapeutiques des eaux sulfureuses dos Pyrénées. Cependant, les rhumatismes chroniques, les rhumatismes nerveux, les affections de la peau, quelques maladies des femmes sont particulièrement traités aux Eaux-Chaudes. F — n
Eacx distillées.— On appelle ainsi les eaux chargées par la distillation des principes volatils des plantes. Elles acquièrent une odeur plus ou moins forte suivant l'espèce de plante sur laquelle l'eau est distillée; et Deyeux et Clarion ont prouvé que c'était sans fondement que certains médecins avaient regardé comme dénuées de propriétés les eaux distillées des plantes inodores (.•!«». de chimie, t. LVl); seulement il faut avoir la piécaution de cohobcr plusieurs fois le produit sur de nouvelles plantes (voyez Coiiobation). Mais la plupart de ces eaux se distinguent par une odeur forte qu'elles paraissent devoir à une certaine quantité d'huile volatile ; telles sont les eaux de roses, de romarin, de fl ours d'oranger, etc. Cependant il en est qui ne contiennent pas d'huile volatile, comme celles de tubéreuse, de violette, etc., qui doivent leur odiur à un principe encore inconnu désigné sous le nom i'arùinc. Il résulte de ce qui vient d'être dit qu'on peut divis'T les eaux distillées on : eaux distillées des plantes inodores, tcWcs que !a pervenche, le bleuet, In mauve, la funieierre, la scabiouse, la bardane, la bourrache, le plantain, la laitue, etc. ; eaux distillées lie plantes à arôme; les flcuis de tilleul, de mélilot, do sureau, de serpolet, etc.; enfin le^ eaux distillées des plantes qui contiennent une huile volatile; ce sont, en général, celles que l'on extrait des plantes de la famille des Crucifères, de celle des Labiées, etc. Eaux poixls. — Voyez Eau (Hygiène).
E,\ux (lÎTOisEMENT DUS) (Géuie civil). — Opération qui a pour but de rendre à la culture des terres couvertes dr. nappes d'eau plus ou moins considérables. On y procède soit par le comblement ou rehaussement du sol, soit par Vécoulement ou Venlévement des eaux. Nous renvoyons aux mots IUuausseuent et I^o.xDATION, pour le comble-
ment ; nous allons traiter ici drs deux autres modes, en prenant pour exemples le Dfisst'c/ieme«( Je la mer ou lac de Harlem, et celui des marais Pantins.
La mer ou lac de Harlem était dans la Hollande septentrionale, entre Harlem, au N.-E. de cette ville, Amsterdam, au N.-O., et Lcyde, au S.-E., à 2 kil. environ de la première, et 5 à 6 kil. des deux aiUres. Ce fut une dépression de terrain, que la mer du Nord envahit au xvi= siècle, et qui communiqua avec le Zuyderzée, par le golfe de l'Y. Sa superficie de 3 700 hectares, en 1506, était arrivée successivement, de nos jours, à 18 200, par la corrosion de ses bords, lorsqu'en 183S, le gouvernement néerlandais en fit voter le dessèchement par les états généraux. Le lac figurait une ellipse presque triangulaire, de 20 kil. du N.-E au S.-O., sur 10 kil. du S. E. au N.-O., entièrement remplie par une masse d'eau de 4 mètres de profondeur. — Le fond du lac étant en contrebas du niveau de la mer, il fallut procéder par la voie de Venlèvernent. On ferma par une dijue la communication avec le golfe de l'Y; ou construisit ensuite tout autour du lac un canal do ceinture, de 50 kil. de dévelopment, destiné à recevoir les eaux d'épuisement et à les conduire à la mer par trois grands débouchés créés h Katwick, Halfvvége et Spaardam. On installa à chacun de ces points, correspondants aux trois côtés des triangles, une machine à vapeur de la force de 400 chevaux, pour travailler à vider le lac.
Les travaux commencèrent en 1810 et furent terminés en 1S55. Quand on eut effectué l'épuisement, on assainit le fond du lac en le divisant par divers petits canaux se croisant à angles droits, recueillant les eaux de suintement et pluviales, et les portant au pied des grandes machines qui les enlèvent incessamment. Le niveau de ces canaux est maintenu à 1",50 eu contre-bas du sol, de sorte qu'une excessive humidité ne peut nuire à la végétation ; sur leurs berges circulent des routes empierrées, facilitant le service de la culture. — Le canal supérieur ou de ceinture est en même temps un canal de navigation, large de 40 mètres, sur lequel des galiotes glissent paisiblement. Un bac fait le service à travers ce canal pour communiquer au ci-devant lac, véritable île creuse, surmontée d'eau de toutes parts.
Les 18 000 hectares conquis sur la mer sont ainsi aménagés : les digues, les canaux, les routes et les terrains de services publics en occupent 1 000 ; le reste, divisé par exploitations de 50 i 150 hectares, avec bâtiments, est en culture, et leur mise en valeur ainsi fixée :
Prairies de IrcOe 8 10»
Céréales (from.'ut, seigle, ai'Oine) 6 SOO
Racines (pommes de terre, carottes) GOO
Plantes induslrielles (colza, lin, garance) 1 000
Cultures diverses (pépinières, légumes) -SOO