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tubulures latérales : l'une reste constamment fermée ; à la deuxième est fixé un conduit horizontal perlant un gros robinet g; sur ce conduit sont mastiqués deux tubes de cristal de O^OilS d'épaisseur et de 3 mètres de longueur.

Le premier Ob' est destiné à contenir l'air comprimé, et son extrémité supérieure est mastiquée dans une pièce en laiton munie d'un robinet r. Il porte deux traits, a et fi, l'un à la partie inférieure, et l'autre qui divise le tube en deux capacités égales, depuis le premier trait jusqu'au boisseau du robinet r. On peut d'ailleurs le maintenir à une température constante, eu faisant passer un courant d'eau dans un manchon en verre qui l'enveloppe.

Sur le deuxième tube dd' s'en superposent sept autres, joints solidement entre eux de manière à former un canal vertical de 24 mètres de hauteur. Le tout est appliqué contre un fort madrier placé verticalement.

Pour faire une expérience, on commence par faire arriver du mercure dans '//i, et on remplit 46' jusqu'en a, avec du gaz sec amené par le tube ( qui communique avec un réservoir contenant ce gaz fortement comprimé, le tube dd' fonciionnant comme manomètre à air libre permet de mesurer la force élastique du gaz contenu de a en r. On ouvre ensuite le robinet g, et l'on injecte du mercure au moyen de la pompe, de façon à amener

Fig. 87i. — Appareil de H. Pouillet pour la compression des g

son niveau en P; lo volume du gaz est alors réduit à moitié, et, en mCMirant la hauteur du mercure soulevé, on voit si la pression a doublé. On ferme g avant la lecture, afin d'éviter le retour du mercure dans la pompe. Si l'on veut faire une seconde expérience, on ouvre r, et une nouvelle quantité de gaz comprimé pénétrant dans l'appareil ramène lo niveau en a ot permet d'opérer dans des conditions de pressions diflérentes. Ce qu'il y a do remarquable dans cette méthode, c'est qu(^ quelle que Koil la force élastique du giiz, son volume est le uiCme, et que, piir suite, l'erreur relative commise sur la mesure est conslanle. M. negnaiiltcst arrivé dans ces iTclierchc- à des résultats importants. Il a constaté que, mémo pour l'air atmosphérique, l'hydrogène, l'azoto, la loi de Mnriolte ne peut ètro considérée comme la véritable loi do compressihiliié. Si l'on exprime le rapport des volumes d'une même m.issc do gaz y^ et le rajjport inverse des pressions correspondantes, on trouve cpie le •luulical -^I-pL n'est pas égal il l'unité. Outre que lus

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différences sont sensibles, elles croissent régulièrement et constamment avec la pression. Pour l'air, l'azote, l'acide

carbonique, le rapport -y^'^r-est plusgrandque l'unité,

ce qui veut dire que la compressibilité de ces gaz est

Fig. 87.;. — Appareil de H, Regnault pour Térifier la loi de Hsriotta.

plus forte que celle qui résulte de la loi de M;iriotte. C'est dans ce sens que les écarts de cette loi avaient été indiqués par les physiciens qui s'étaient occupés de la question. L'hydrogène présente une exception imprévue et remarquable ; sa compressibilité est plus faible que celle qui résulte de la loi. Celte particularité semble indiquer que ce gaz est incomparablement plus loin que tous les autres de son point de liquéfaction, c'est-à-dire qu'il est constitué par une matièie excessivement dilatée. Les chimistes qui considèrent la molécule de l'hydrogène comme une molécule métallique trouvent dans cette remarque une confirmation curieuse de leurs idées sur lo rôle cliiuiique de ce gaz.

Pour donner une idée des erreurs que l'on peut commettre en appliquant la loi de Mariette, nous extrayons du mémoire de M. Regnault les résultats suivants rel.itifs aux quatre gaz dont il s'est occupé; les nombres de ce tableau représentent les pressions, correspondantes aux volumes indiqués dans la ligne horizontale supérieure.

NOl.. 1.

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1, (197 828 .1,979440 i.99«G31 3,980760 l,9.<îa2 3,S28S0 2,0U11I 4,0IIG1

Aciile carbonique

KLASTIQUIÎ (Tis.su) (Anatomie). — Voyez Tissn.

lii.ASTiQUE (Botanique). — On qualifie ainsi les organes des piaules dont le lissu offre une élasticité susceptible (lo cau>er, sous l'inducnco d'une force étrangère, uno modification dans la position de ces organes. Ainsi les llle;sdesétamines do la p;iriélaire,de l'ortie, du m\)rier, du kalmin, sont dits élastiques, parce qu'ils sont susccp-

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tibles de se redresser avec force au moment de l'épanouisseoient comme un ressort qu'on lâche toi:! à coup. Dans certaines Orchidées, le pollen offre une masse qui, pouvant s'allonger quand on la tire, reprend sa première forme quand on l'abandouiie à ellonn^mc, absolument comme le ferait le caouicliouc. Ce pollen est donc élastique. Dans une grande quaniilé de fruits capsulaires, la déliiscence s'opère par la désunion des valves avec élasticité. Tels sont les fruits de la cardamine impatiente, du ricin, des balsamines. En général, les organes sont tous plus ou moins doués d'élasticité, car ils tendent à reprendre leur place lorsqu'ils en ont été dérangés. Les pétioles et les pédoncules offrent surtout ce caractère. Il est cependant une plante nommée dravocephn/e de Moldavie, dont l'iullorescence manqued'élnsticilé. Quand on dérange ses pédicelles, ils ne reprennent pas leur position, comme le ferait le premier végétal vriiu. Ce phénomène avait fait donner le nom de cuhdcplii/ue A ce dracocepkule (voyez ce mot). G —s.

ELATE (Botanique). — On trouve ce nom dans Tliéophraste pour désigner le sapin. Il désignait au.ssi, chez les Grecs, la gaine qui enveloppe la fleur femelle du dallier.

ELATER (Zoologie), Etaler, Lin. — Genre à' Insectes de l'ordre des Coléoptères, section deiPentamères, famille des Serricornes, section des Steruoxes, type de la tribu des Elalérid-'s. Le nom de ce geiu-e est Taupin, vulgairement Scarabée à ressort, et il a pour caractères principaux : le corps ovale, déprimé et à téguments forts ; la tÊte enfoncée dans le corselet jusqu'aux yeux; la bouche en dessous ; les palpes maxillaii es ternn'nées par im article grand et large; les élytres longues et étioites; les pattes très-courtes, à tarses filiformes; une disposition toute particulière du sternum, commune à tous les élatérides, permet à ces insectes, quand ils sont sur le dos. de se lancer en l'air comme par l'effet d'un ressort (voyez Elatérides, Taupin). Plusieurs espèces de ce genre sont nuisibles aux plantes comestibles; nous citerons particulièrement ici VE. des (îles (E. s'/iu/nfo)', Fab), insecte bleuâtre, étroit, allongé, terminé en pointe en arrière, de forme cylindrique, long de Om.OlO à 0">,niî, qui a „ pour larve un ver allongé, lui-

sant, bleuâtre, semblable à un ver de farine do petite taille; c'est elle qui cause au blé un préjudice notable, lorsqu'elle apparaît en plus grand nombre que de coutume. Elle vit au moins deux ans, et elle se nourrit de la racine des blés. Les oiseaux, les lézards, en détruisent beaucoup, elle est aussi dévorée par les insectes coléoptères, bronzés, doicr du 1j!4 10) rés, cuivrés, et entre autres par « sa LiTTï (i). igs carabes qui tous sont carnas-

siers et qui pour cela doivent être respectés pnr l'agriculteur. Il sera question de quelques autres espèces A l'article Tnupin.

ELATÉI'.IDES (Zoologie). — Tribu d'Insectes (voyez Klateh) caractérisée par un corps elliptique, des antennes en scie insérées devant les yeux , des mandibules bidentécs et des élytres longues, étioites et striées. Leurs pattes sont courtes, à tarses filiformes, en sorte que ces insectes s'envolent diflicileuicnt, et surtout ne peuvent se leiourncr comme les autres lorsqu'ils sont sur le dos. Dans ce cas, ils se lancent perpendiculairement en l'air et à une assez grande hauteur, et retombent dans leur position naturelle.

Voici l'explication de cette singulière manoeuvre. Le présteruum des Elatérides terminé en une pointe comprimée latéralement, et souvent ini pou arquée et unidentée , s'enfonce , à la volonté do l'animal , dans une cavité de la poitrine située immédiatement au-dessus de la naissance de In seconde paire de pattes. Pour cxi'cuter leur saut, ces insectes, lorsqu'ils sont sur le dos, serrent contre le dessons du corps leurs pattes si court es, fléchissent la tCte et le préstenuim rase la face ventrale de leur corps. Rapprochant en- Buito ce présieriilun de l'anneau suivant ou mésosternum , ils pressent avec force la poiiilo du présteruum COniie le bùrJ p';>;iériei!r du irou situé en avant d<\

Fig. 876.

mésosternum. Par ime légère extension des partie:, fléchies, cette pointe, légèrement ramenée en avant, s'enfonce brusquement dans ce trou conmie par uno détente de ressort, et tout le corps se courbe subitement vers la face dorsale. Le corselet avec ses pointes latérales, la tète, le dessus des élytres heurtent avec force contre la surface sur laquelle repose l'animal et le projettent perpendiculairement. Cette curieuse faculté des élatérides leur a valu le nom de scarabées il re^.yort. Toutes les espèces, qui sont nombreuses et très-répandues sur le globe, se nourrissent de substances végétales.

ELATÉRIE (Botanique), Elaterium, Jacq.; d'un mol grec cluunein, qui signifie pousser comme avec un ressort, à cause de l'élasticité des fruits. — Genre déplantes Dico lytéildiies diiilijpétales périgi/nes, établi par Jacquin d;ms la famille des Cucur^ilacées. Ce n'est pas, comme on pourrait le croire, de cette plante qu'on extrait le suc purgatif connu sous le nom d'eluterium (voyez ce mot), son fruit est une baie réniforme s'ouvrant en 3 valves avec élasticité, et renfermant des graines à rebord membraneux. Les espèces de ce genre, toutes exotiques, sont des herbes grimpantes, munies de vrilles. L'espèce la plus répandue est VE. de Carthaqène (£. Cartltaginense , Lin.); elle a les feuilles cordiformes, anguleuses, denticulées, et les fleurs blanches, odorantes pendant la nuit; les mâles disposées en panicules et.les femelles solitaires. Sou fruit oblong, verdàtre, est couvcu-t de poils mous.

ELATÉRITE (IWinéralogie). — Substance nommée aussi bitume élastique, et qui oflre la plus grande analogie avec la gomme élastique ou caoutchouc. Elle est brune, tirant sur le vert foncé; elle renferme le plus souvent une huile qui la rend adhérente aux doigts, et qui s'en sépare à une haute température : c'est un carbure d'hydrogène (carbone, 8li ; hydrogène, 14). Ce minéral se trouve dans les mines de plomb de Castletown, dans le Derbyshire, où il est accompagné de matières résineuses ou bitumineuses. On Ip rencontre aussi dans les dépôts charbonneux de Montrelais (Loire- Inférieure).

ELATERIUM (Matière médicale). — Nom par lequel on désigne un suc purgatif préparé avec les fruits d'une plante de la famille des C ucurbi lacées , nommée vulgairement Concombre sauvage. Concombre aux ânes, et, en langage scientifique, Momordica elaterium. Lin.; Ecbalium agreste, Rich., qui forme à elle seule aujourd'hui le genre Ecbalium de Richard (voyez Ecbalium). Ce médicament, rarement employé aujourd'hui, était fort vanté par les anciens; il devait ses propriétés à un principe nonmié élalérine , cristallisable et soiuble dans l'alcool. On prépare ce purgatif en faisant évaporer à la chaleur du bain-marie le suc exprimé de ses fruits; il est excessivement amer. A la dose de 0'',II5 à 0«',l.i, il peut être employé avec avantage contre les hydropisies dites passives. C'est un purgatif très-violent.

ELATINE (Botanique), Elatine, Lin.; du grccelaté, sapin : allusion à la forme des feuilles qui rappellent celles du sapin. — Genre de plantes Dicolijlcdones diali/pétalen périgynes, type de la famille des Elulinéei. Caractères: fleurs régulières ; 3-4 sépalessoudés inférieurement; 3 4 pétales caducs ;()-8étaniines; 3-4 styles courts, persistants; ovaire unique ; capsule à 3-'( loges s'ouvrant en aut;uit de valves et renfermant de nombreuses graines. Les plantes de ce genre sont herbacées, très-petites, à feuilles opposées ou verticillées. Elles habitent les endroits marécageux des climats tempérés. L'E. poivre d'eau [E. hgdrnpiper, Lin.),nnnunée aussi E. conjuguée, ne s'élève guère à plus de On^lS. Ses tiges sont rampantes, ses feuilles opposées et ses fleurs petites, blanches, sont soflaires, axillaircs. L'E.vertirillée, fausse Alsiiie {E. alsiuastrum. Lin.) se distingue par ses feuilles verticillées, capillaires et linéaires. Ces plantes se trouvent aux environs de Paris, dans les mares et les lieux inondés, ainsi que l'i.'. ii (i étamines {E. hexandra. Lin.) qui s'élève de ()»',02 à (r,()3.

ELEAGNI';ES (Uotanlque). — 'Voyez El*;acnées.

ELEG I RICITÉ (l'hysique), du grec électron, ambre. — Agent physiiiue inconnu dans sa nature, auquel on attriliue tous les phénomènes électriques. L'histoire de cet at;eiil se réJnit (loue à peu près exclusivement â l'étude (le i-.'^ |.li''MfMnénes.

I.'el'iii iriir peut exister à deux états distincts: h l'état d'ec|iiililiie eu (le repos, on la nomme alors élcclricit<' •■liiliijiie :m (te tenswn; â l'état de mouvement, auquel

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cas elle prend le nom ^'électricité dynamique on voltaique.

Comme nous ignorons la nature de 1 électricité, nous ne pouvons nous faire une idée de la manière dont s'effectue le passage de l'un de ces états à l'autre, et dire si un courant d'électricité doit être assimilé à un courant d'air ou d'un fluide quelconque, ou bien s'il faut admettre entre l'électricité statique et l'électricité dynamique des dift'éreuces de nature comparables à celles qui semblent exister entre la cbaleur accumulée dans les corps et la chaleur rayonnante. La première hypothèse est la plus simple, et, quoiqu'elle soit iusuIBsante encore pour expliquer tous les faits connus, nous l'adoptons parce qu'il n'existe pour la seconde aucune base sur laquelle on puisse l'asseoir d'une manière un peu nette.

Les électricités statique et dynamique ont donc même nature, et si nous conservons cette distinction, c'est que ces deux termes correspondent à deux séries de phénomènes ayant chacune sa physionomie propre.

L ELECTniciTÉ STATIQUE. — Le fait d'électricité statique le plus anciennement connu est la propriété que l'ambre jaune acquiert parle frottement d'attirer les corps légers, tels que des barbes de plumes, des morceaux de papier, de minces feuilles d'or ou d'argent, etc., et même d'attirer des corps d'un certain poids, lorsque leur mode de suspension leur laisse une grande liberté pour se mouvoir. Ce fait est cité par les auteurs grecs de l'antiquité, et c'est du nom grec, électron, de l'ambre, que l'électricité tire son nom.

Vers le milieu du xvi* siècle, le docteur anglais Gilbert reconnut la même propriété dans le verre, la résine, le soufre, et un grand nombre d'autres substances qui fu- ^g rent appelées idio-électriques , c'est-à-dire pouvant développer eu elles de l'électricité, tandis que les autres, telles que les métaux, furent appelées par opposition anéleciriques. Ultérieurement , Gray , en Angleterre, et Dufay, en France, reconnurent que tous les corps pouvaient s'électriser par frottement, et que les substances idio-électriques et anélectriques se distinguent par une autre qualité qui induisit en erreur les premiers observateurs. En etfet, le soufre, la résine et tous les corps idio-électriques sont mauvais conducteurs de l'électricité, c'est-à-dire que l'électricité développée en un de leurs points ne peut les quitter qu'avec lenteur et difficulté, et que l'on peut y constater sa présence, tandis que les corps anélectriques sont boni conducteurs de l'électricité, comme le sont le corps humain et le sol. 11 en résulte que, lorsqu'on frotte ces corps en les tenant à la main, l'électricité que l'on développe en eux s'échappe par l'opérateur dans le sol où elle se perd, et les corps semblent ne pas s'électriser. Il suflit, en elTet, de les porter à l'extrémité d'un corps mauvais conducteur pour les voir s'électriser par le frottement comme les premiers. Les mauvais conducteurs sont dits isolants.

l'autre du nom d'électricité résineuse . Cette hypothèse, dont rien ne démontre la réalité, a encore cours dans la science, parce qu'elle représente d'une manière simple un assez grand nombre de phénomènes électriques dont elle n'est que la traduction ; mais, en dehors de sa valeur dogmatique, nous n'avons en rien le droit de la considérer comme représentant d'une manière quelque peu fidèle la nature même de l'agent qui nous occupe.

Electricité neutre. — D'après la même hypothèse, les deux électricités résineuse et vitrée, appelées aussi négative et positive pour indiquer leur antagonisme, existeraient eu proportions égales dans les corps et s'y neutraliseraient mutuellement pour former une espèce d'électricité neutre existant partout. Le frottement ne créerait pas de l'électricité; il séparerait seulement en partie les deux éléments de l'électricité neutre, en sorte que l'un des corps frottants prendrait un excès d'électricité positive ou vitrée, l'autre un excès d'électricité nég.ativeou résineuse. Ils seraient ainsi tous deux électrisés d'une manière inverse, ce qui est encore un fait d'expé-

Fig. 878.

Corps miuvjia c

nduclvuri

Corps

ou isolai

bons conducteurs.

Spath d'Islande

Verpcs, fils et plaques

Topaze blanche.

talliques.

Quartz.

Eau.

Verre.

Vapeur d'eau.

Ilésiiies sulides.

Corps humain.

Soufre.

Bois surtout humide.

Soie.

Fils de lin.

Répulsions électriques, deux électricités. —Les corps électrisés par frottoinent n'attirent pas seulement les cor|i8 légers; ils peuvent également les repousser, ce «lui n lieu lorsque par le contact ils leur ont transmis leur propriété électrique. Ce phénomène, découvert par Otto de Guericke, fut conliiiué par Dufay, qui reconnut en outre qu'une mince feuille d'or repousséo par un b^ton de verre électrisé, au contact duquel elle éi-ait venue, était au contraire attirée par un bàlon de résine également électribé, et, réciproquement, qu'attirée par le verre elle émit repousséo par lu résine. Il fut conduit par ces faits à iidinettro que le» curps peuvent s'électriser de doux manières opposées, et, allant plus loni, il adopta l'cxisleiice de deux électricités jouissant de propriété» contraires, et désigna l'une du nom d'électricité iitrce,

Pendule électritii

rience établi, pour la première fois, par Leroy, dans un mémoire publié eu 1753.

Toutes les expériences d'attractions ou répulsions électriques peuvent Être reproduites au moyen du pendule ^/ec/('i</ue, qui se compose d'une tige de verre C [fy. 87S) vernie à la gomme laque, portée par un pied, et tenant suspendue, à son extrémité supérieure et par un fil de soie E, une petite balle de moelle de sureau A. La figure 879 montre la balle A attirée par le corps électrisé D, dans la figure 880 ou voit la répulsion produite après que la balle A, par son contact avec D, a partagé son électricité.

Lois des attractions et répulsions électriques. — Coulomb, dans une série de mémoires très-remarquables et

Fie-

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