‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 323 sur 396 · ELIS · texte numérisé non relu

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ce mot); il peut acquéiii- une puissance extrtimement considérable, et il en existe qui portent plusieurs milliers de kilogrammes; il peut Être soumis, de la part du courant qui lui a donné naissance, à une force d'attraction que l'on a utilisée dans la construction de qaelques machines éleclromotrices, et qui provient de ce que si le magnétisme peut circuler dans le fer doux, il ne peut en sortir ; mais jamais il ne peut être repoussé ni éprouver de mouvement de rotation continue. Il faut, pour obtenir ce dernier résultat, employer des artifices particuliers (voyez Éi.EcrKOMOTRiCFS [Mac/n/Ks\i. C'est à Arago qu'est due la découverte de cette propriété des courants d'aimanter le fer doux.

Les courants peuvent également aimanter des barreaux d'acier; mais la force coercilive de ceux-ci formant un obstacle à leur aimaniation comme à leur désaimantation, il faut moins prolonger l'action du courant que la rendre énergique, de même qu'un coup de marteau rapidement donné sur un clou produira sur lui plusd'effet qu'une pression simple et prolongée; aussi le procédé d'aimantation le plus efficace consiste-t-il à faire passer la décharge d'une batterie électrique dans un fil bien isolé, enroulé autour du barreau d'acier.

Production de courants par tes aimants. — Voyez In-

UtXTION.

^c^i'on de la terre sur les courants. — La terre, étant considérée comme un gros aimant, doit exercer sur les courants électriques les mêmes actions de direction, d'attraction, de répulsion, de rotation continue, que les aimants ordinaires, et c'est ce qui a lieu en efl'et.

L'analogie qui existe entre les actions qui se passent entre les aimants et les courants, et celles qui ont lieu entre les courants et les courants ont conduit Ampère à une théorie du magnétisme adoptée assez généralement par les physiciens, et qiù rattache d'une manière intime le magnétisme à l'électricité. D'après cette théorie, chaque parcelle de fer ou d'acier serait enveloppée par des courants électriques circulant dans toutes les directions à travers les barreaux non aimantés. L'aimantation, quelle qu'en soit la cause, aurait pour efl'et de ramener plus ou moins complètement tous ces courants partiels au parallélisme et de constiiuer de véritables so/énoides (voyez ce mot).

C'est aux travaux d'Ampère que nous devons la théorie des eflels produits entre les aimants et les courants; la théorie des phénomènes d'aimantation du fer doux par l'électricité est encore à faire malgré son importance, et malgré l'énorme quantité d'expériences entreprises sur ce point. Ces expériences manquent du lien mathématique qui seul permettrait de coordonner les résultats obtenus. M. D.

ELECTROMÈTRE (Physique). — Appareil de physique

llerile].

destiné à évaluer le degré de charge d'un corps électrisé.

Toutes les machines électriques sont ordinairement munies d'un électromètre dit de Hcnley. 11 se compose d'une tige conductrice AB, que l'on fixe sur le conducteur de la machi ne, et munie d'un demi-cercle gradué C, au centre duquel se meut une tige mince, terminée par une balle de sureau a, A mesure que la m.ichinesech.%rge,lab.tllcélectrisée par elle est lepoussée davantage, et l'angle dont elle est écartée de la vei'ticale permet d'apprécier le degré de charge obtenu.

Cet écart n'est toutefois pas proportionnel à la charge: un écart double indique une charge plus que doublée. Presque tous les éleclroscopes peuvent devenirdes électromètres au même titre, s'ils sont munis de graduations per- i mettant de juger de la force répulsive qui produit leurs indications (voyez Electi\os- COPES). Mais chacun d'eux a besoin d'une graduation spéciale, si l'on veut que ses indications soieiit proportionnelles au degré de charge électrique à mesurer.

ELECTROMOTIUCE (Force) (Physique). —Ou appelle force électroiiiKtrice la cause d'un courant électrique. Amsi, quand Volta construisit sa pile, il admit une force électromoirice produisant le mouvement de l'électricité; il supposa que cette force résidait au contact des deux métaux, zinc et cuivre; plus tard, on reconnut qu'elle se développait au contact du zinc et du liquide qui l'attaque. On a même cherché dans l'action chimique qui se produit en même temps la cause de la force électromoirice' mais des expériences de M. Gassiot ont fait abandouner cette idée; ces deux effets sont concomitants; il n'est pas démontré que l'un d'eux fasse naître l'autre. La partie de la physique qui traite de l'origine de la force électromotrice est donc encore fort obscure. Quand un courant traverse un circuit fermé, son intensité est

donnée par la formule i=^, due à Ohm (voyez Ouu \lois de\). La quantité Xest dite la résistance du circuit, et se calcule facilement d'après la nature des corps qui la constituent. Quant à E, c'est une qu.-vntité qui dépend uniquement de la nature de lasource, et, parsuite, de la force électromotrice qui s'y trouve mise en jeu. Pour ces raisons, on prend E romme mesure de cette force. Bien des procédés ont été employés pour mesurer cette quantité dans les différentes espèces de piles. MM. Becquerel, Whealstone, et

U meiura det force* ëlceironhtncei.

siirtout Poggendorf, en ont dorme do très-remarquables. .>ous ne citerons ici que la méthode d'opposition duc i -II. J. Regnaull; elle est fondée sur ce principe que si l'on lail passer dans uu mCmu circuit, mais eu sens inverse,

les courants de deux piles de même nature, on ne const.ite aucune déviation dans un galvanomètre placé dans le circuit, car les deux forces éleclromotrices mises en jeu sont égales et de signe contiaire ; d'après cela, si deux

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forces électromotrices de nature différente, mais de sens contraire, viennent à se détruire, on sera en droit de conclure à leur égalité. Il fallait commencer piir choisir une unité de comparaison. M. Rcgnault s'adressa au couple tberuio- électrique, bismuth et cuivre, dont les soudures sont maintenues, l'une à lOU» et l'autre à zéro. Il réunit soixante de ces éléments, de sorte que, quand la pile ainsi montée fonctionne en entier, sa force électromotrice est égale à soixante unités. Les éléments sont supportés par deux traverseshorizontales en bois i^j. 893). Sur une troisième traveree glisse un curseur C,qui porte un ressort en cuivre. Ce ressort s'appuie successivement sur les fils de cuivre des difl'érents éléments thermo-électriques ; il est d'ailleurs mis en rapport par le bouton b avec un circuit métallique. Deux auges prismatiques M et M' sont maintenues, la première pleine d'eau bouillante, la seconde pleine de glace fondante; dans ces auges plongent les soudures de la pile qui est mise ainsi en action, et a pour pôle positif son extrémité a, et pour pôle négatif le bouton b du curseur C. Les soixante couples précédents seraient insuffisants pour détruire le courant de la plupart des sources d'électricité ; aussi, M. J. Regnault leur a-t-il associé des couples auxiliaires fi l\ C y qui sont formés d'une lame de zinc pur plongée dans une dissolution saturée de sulfate de zinc, et d'une lame de cadmium pur, aussi plongée dans une dissolution satinée de sulfate du même métal ; un vase poreux sépane les deux liquides. Chacun de ces couples a été reconnu en valoir cinquante-cinq de ceux de la pile thermoélectrique.

Veut-on déterminer la force électroniotriced un couple doimé V. On le place dans le même circuit avec tm galvanomètre G et la pile thermo-électrique, en ayant soin de mettre ces deux sources d'électricité en opposition. Si l'élément V possède une force électromotrice trop considérable, on place dans le circuit les éléments /". /', /", et il arrive toujours qu'avec un nombre convenable de ces éléments et une position déterminée du curseur, on amène le galvanomètre au zéro. La valeur de la force électromolrice de l'élément V est alors exprimée par le nombre des couples thermo-électriques mis en jeu, augmentée d'autant de fois cinquante-cinq qu'il y a de couples au cadmium introduits dans le circuit. H. G.

ELEcrROMOTiîicES (MACHINES) (Physique). — D'après M. Figuier, l'abbé Salvator dal Negro, ecclésiastique de Padoue, aurait, le premier, tenté la construction d'un électromoteur. Les Allemands réclament, au sujet de cette idée, en faveur de M. Jedlick dont les essais dater.-iient de I8'J9. Les Anglais et les Américains élèvent des réclamations analogues. Ce qu'il y a de certain, c'est que la première machine électromotrice qui attira l'attention publique est due à M. Jacobi, savant russe, qui l'imagina en 1834. Au début, l'on attendit baaucoup de cette force nouvelle, et un bateau fut lancé à Saint-Pétersbourg, sur la Neva, afin de mettre :\ l'essai la machine nouvelle. L'expérience fut faite en 1839 ; la barque contenait douze personnes ; elle avait coûté 60(i00 francs ; elle navigua pendant plusieurs heures, mais le moteur ue put dépasser la force des ; d'un cheval-vapeur, bien que la pile mise on action fût constituée par 128 roupies deGiove, de grande dimension. Les moteurs électriques, pour la plupart, sont fondés sur l'attiaclion réciproque des électro-aimants et du fer doux ; il en résulte bien des difficultésqu'il faut lever. L'électricité réagissant par induction sur le circuit qu'elle parcourt, y développe un efl'oit contraire au sien; la cessation de l'action magnétique dans les élcctro-iiimants ne correspond pas exactement à l'interruption du courant ; les parties de la machine qui subissent d'énormes attractions n'ont pas la rigidité nécessaire pour y résister et se déforment; les points entre lesquels jaillit l'étincelle s'oxydentet se détériorent : telles sont les causes principales de l'insuccès de tous ceux nui ont voulu construire dos machines électroinotrice» d une grande lorce, toutes ces difficultés disparaissant d'ailleurs dans les petits modèles où la puisBance mise en Jeu est très-faible. Il est bon aussi do remarquer que si la force attractive des électro-aimants Bur le fer doux est considérable au contact, elle cesse à une faible distance, que d'ailleurs, mémo au contact, cotlo force a «nie limite dépendante des dnnensions do réleclro-aiinaiil, et <iue l'on ne peut dépasser, (luels i|no soient l'intensité du courant employé et le nombre des spires qu'on lui fait traverser. Si l'on veut en outiv considérer la question du prix do revient, il faut dire (pio If» miilleur» élcrtromoteiirs exposés en 18.').') A la grande exposition univerïcllc do Paris, dépensaient au moins

l',50 par heure et par cheval-vapeur, tandis que dans la machine à vapeur la même force, pendant le même temps, revient à 0',0G. MM. Joule et Scoresby ont déduit de la théorie mécanique de la chaleur que deux poids égaux de charbon et de zinc en disparaissant, l'un par combustion, l'autre par dissolution dans une pile, peuvent produire au maximum des travaux mécaniques dans le rapport de 143 kilogrammètres pour le charbon, à 80 kilogrammètres pour le zinc, d'où résulte que, dans les conditions les meilleures, la force magnétique est 25 fois plus chère que celle de la vapeur. Nous sommes donc bien loin devoir la vapeur détrônée par l'électricité, et la première question à résoudre pour cela est 1 i découverte d'une pile dont l'entretien soit peu coûteux . Il est, d'après cela, inutile d'entrer dans de grande détails sur les très-nombreux électromoteurs inventés jusqu'à ce jour; nous nous bornerons seulement à la description rapide de ceux qui ont le mieux fonctionné. A ce titre, il faut citer les machines dues à M. Froment, et principalement celle qui, dans ses ateliers, est employée

Fig. 894. — Machine électromolrice de M. Froment.

à faire mouvoir des tours ou des machines à diviser. Elle est formée d'un bàli en fonte repns;int sur un socle. Sur cebàtl s'appuie une roue U, en fonte aussi, iiiobile autour de son axe, et portant, sur sa circonférence huit armatures en fer doux, qui, pendant la rotation, passent devant qutitre électro-aimants fixes dont les bobines convergent vers l'axe de rotation. Les armatures, attirées paroles électro-aimants, se précipitent dans leur direction, en approchent très-près sans arriver au contact, et dépassent la position d'équilibre en vertu de la vitesseacquise. D'ailleurs, les électro-aimants ne fonctionnent que par intermittence, et l'action de chacun d'eux cesse au moment où une armature arrive en face; de plus, à ce moment l'électro-ainiant suivant agit et attire àsoii tour la palette de fer doux. Un commutateur fort simple mis en mouvement par la roue à cames r suffit a distribuer utilement l'électricité. On voit dans la figure qui est au-dessous, le mode de distribution du courant aux électro-aimants. Le courant arrivant par l pas>c dans l'arc métallique ce, et do là par le bouton m dans le ressort / fixé à une pièce d'ivoiie Puis par l'intermédiaire des boutons do platine u et b, quand ils sont en contact dans le ressort /' qui communique par n avec le lil de l'éleclro-ainiant. Lo courant est fermé périodiquement en ab par la roue à cames qui, en soulevant le gobelet o, établit le contiict de n et do 6. . , • M Larmonjeat a appliqué les électro-aimants circulaires à trois pôles, de M. Nicklès. La figure représente une portion de l'appareil vu on relief, parallèlement etperpendiculairomiint à l'axe de rotation A. Sur cet aie se trouvent trois éicciro- aimants circulaires, dont uu seul est figuré. Chacun d'eux est formé d'un cylindre creux, en fer doux, daiisle(|uel s'cinboîle l'axe A. Aux extrémités et iiu milieu du cylindre sont fixés trois disques D en fer doux, celui du milieu ayant une épaisseur double, tntrc

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ces disques se trouvent enroulés les fils destinés à conduire le courant. Dans de semblables électro-aimants, les disques extrêmes sont des pôles magnétiques de même nom, le disque central étant un pôle de nom contraire. Sur la circonférence des disques sont incrustées six plaques de laiton /, qui forment des régions sans attraction magnétique sensible. Les pièces attirées sont des contacts C do forme cylindrique, mobiles autour de tourillons, afin de diminuer les frottements. Ces contacts sont au nombre de six, et leurs tourillons se meuvent dans des cavités pratiquées dans deux plaques métalliques, dont une seulement XY est représentée sur la figure 896. Les trois électro-aimants sont disposés à la suite l'un de l'autre sur l'axe A; seulement, si l'on considère sur chacun d'eux les génératrices qui passent par des lames de cuivre, elles ne se correspondent pas, en sorte que l'action attractive qui fait rouler les électro-aimants sur les contacts n'a lieu que successivement. D'ailleurs, un distributeur amène à tour de rôle le courant dans les trois électro aimants. Il consiste en une poulie P sur laquelle s'appuie un ressort communiquant avec le pôle

Fig. 89;;. — Moteur électrique de M. Larmenjeal.

positif d'une pile, en une roue R formée de six parties métalliques et de six non métalliques, enfin de trois galets g dont chacun e,t relié à unéleclra-aimaut. Le courant arrive dans P, dans R; de là, passe dans l'un au plus des trois galets, fait agir l'un des électro-aimants, revient de là par une des trois poulies /;, p'. p", et retourne à la pile. Voici donc comment la machine fonctionne : le courant traverse l'un dos électro-aimunts; les portions aimantées de cet appaieil roulent sur les contactSj mais, lorsque c'est le cuivrequi arrive sur les cylindres C, celui des galets g par lequel passait le courant cesse de le transmetire; la partie métallique de la roue R vient en contact avec un second galet, et un deuxième électro-aimant fonctionne jusqu'à ce que a devienne le tour du troisième, et ainsi de suite. Le moteur Larmenjeat, d'après les essais faits par le jury de l'exposition de 1S55, a donné, comme minimum de dépense, •')',05 de zinc de consommation par cheval de force et par lieui-e. C'est donc, pour le zinc seulement, une consommation de 3',I.'i par cheval et par heure. C'est d'ailleurs, avec la machine de M. Roux, celle qui donne le plus d'effet utile.

Le moteur de M. Roux possède des électro-aimants, de forme toute particulière; ils sont représentés en E et E'

couvre les fils conducteurs de l'électricité. L'on s tins? deux pôles, l'un à l'extrémité libre de F, l'autre à l'extrémité libre de C ; ce dernier entoure l'autre , et la môme armature peut leur être appliquée. Dans le moteur de M. Roux, il y a deux électro-aimants E, E' au-dessous desquels se présentent deux plaques de fer dons P et P', d'une assez forte masse. Ces plaques sont soutenues par les tiges articulées t et V , de sorte que quand elles s'élèvent ou s'abaissent, elles sont forcées d':'.voir un déplacement latéral; ce déplacement produit le mouvement des bielles B, B', et, par suite, de la double manivelle MM' et de l'axe AA'. L'appareil étant en repos, nous supposerons la palette P' distante, autant que possible,de l'électro-aimant, alors Pesten contact. Si l'on fait passer le courant dans E', la palette P' s'abaisse jusqu'au plus bas point de sa course, alors P se relève; on fait cesser le courant dans E' pour le diriger dans E, et l'effet contraire se produit, de sorte que le mouvement de rotation de A A' devient continu.

La machine de M. Roux a pu ne dépenser que l',50 de zinc par cheval de force et par heure. Les résultats les plus économiques s'obtiennent en augmentant la dimension des - — - couples et diminuant leur nombre;

mais alors il est difficile d'augmenter la puissance de la machine qui, comme tout électromoteur, ne peut être appliquée que pour de petites forces. H. G.

ÉLECTROPHORE (Physique),

du grec électron, électricité, et

phéro, porter). — Instrument de

physique dvl au Suédois Vilke, et

servant à donner de l'électricité.

^-i5;-S3'^ C'est une véritable machine élec-

r^-^ trique portative. Il se compose :

1° d'un plateau de bois circulaire

ce muni d'un rebord, et sur lequel

on a coulé un gâteau de résine à

surface plane; 2° d'un second disque de bois P recouvert

vus à leur place; F en est une section vue séparément ; quand on les regarde de face, on voit que le fer doux central F a une forme aplatie. Uno du ses extrémités est soudée à une ch'Muise C de môme métal, qui re-

sur ses deux faces de feuilles d'étain, et muni d'un manche de verie M perpendiculaire à son plan.

Pour charger l'électrophnre, on commence par en sécher soignenseirent tontes les parties, puis on électrise résineusemeiit le gâteau en frappant vivement sa surface libre avec une peau de chat. Cette élcctrisation se conserve assez longtemps par un temps sec. Si alors on applique le plateau de bois à la surface du gâteau, et qu'on l'y touche un instant avec le doigt, l'électricité neutre du plateau conducteur est décomposée, l'électricité négative repoussée s'écoule par le doigt dans le sol, ot l'électricité positive attirée teste condensée à la surface inférieure du plateau.

En enlevant le doigt, puis soulevant le plateau par son manche isolant, ou le trouve assez fortement chargé d'électricité positive, pour qu'on en puisse tirer une étincelle. Par un temps bien sec, l'électrophore peut fournir

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ainsi pendant plusieurs jours de l'électricité sans qu'il soit besoin de le recharecr.

ELECTRO-PHYSIOLOGIE (Pliysiologie). — (Voyez Torpille) .

ELECTRO-PUNCTURE (Médecine). — Voyez Thaite- MENT MÉiuCAL/jnr lé/eclricité.

ELECTROSGOPES (Physique), du grec ehclron, ù\6C- \.nc\lé;scopéiii, voir). — Instruments de physique destinés à accuser la présence de l'électricité dans les corps, et i reconnaître la nature de cette électricité. Leur forme et leur sensibilité sont très-variables.

L'électroscope le plus anciennement imaginé, celui de Gilbert, consistait en une petite aiguille métallique mobile sur une pointe également métallique. Lorsqu'en approchant un corps de l'une des extrémités de cette aignille, on la voyait se mouvoir par attraction, on en concluait que le corps était électrisé. Mais cet électroscope n'étant pas isolé répondait de la même manière à l'action d'un corps électrisé, dequelque manièrequ'il lefùt. Dufay substitua à l'aiguille métallique une aiguille de verre portant à l'une de ses extrémités une petite boule creuse en cuivreA, équilibrée par une petite masse de verre B fisée à l'autre e\tré- B mité de l'aiguille. Uncorpsélectrisé commençait par attirer la boule ; le contact ayant lieu, elle lui transmettait une portion de son électricité et l'attraction se transformait en une répulsion.

La tige de verre D qui supportait la boule lui permettait de conserver quelque temps l'électricité qu'elle avait reçue. Il suffit alors de lui présenter successivement un bâton de verre et un bâton de ré-ine électrisés par frottement. Si le verre la repousse, ille est électiisée comme le verre ou positivement; si c'est au contraire la lésine, elle est électrisée comme la résine ou de Bufoj. ■ négativement. Au lieu d'aiguille,

on peut se contenterd'une petite balle de sureau suspendue à un fil de soie, ce qui constitue le pendule él'Ct-rique voyez ÉLEOTniciTÉ).

Ces appareils sont trop peu sensibles à cause de la perte rapide de l'électricité dans l'air, surtout quand celui-ci est un peu humide. Le suivant, bien préférable, constitue l'électroscope ordinaire. Une petite cloche do verre tubulée C, renversée sur un plateau de cuivre B garni de quatre petites colonnes decuivrc»,i,c, 'A qu'elle recouvre, reçoit dans sa tubulure supérieure un bouchon métallique qui y est fixé par de la gonune laque. Ge bouchon se termine extérieurement par une boule A, et i su partie inférieure il porte une tige de métal percée à son extrémité de deux pelils trous auxquels on suspend, soit deux 111b fins de métal terminés pur de petites ballos de sureau g et /(, soit doux pailles minces, soit deux feuilles d'or. La cloche est vernie à la gomme laque à sa partie supérieure pour la rendre plus isolante. Lorsqu'on touche le bouton A avec un corps électrisé, les deux balles g et h divergent immédiatement ; électriïées toutes deux de la même manière que le corps, elles se repoussent et gardent assez longtemps leur électricité pour qu'on puisse en constater la nature. Les colonnes inférieures éiccirisées par l'iullucnccdes balles agissent sur celles-ci par at-

Fip. 8M.

traction et augmcutont la di- ... - - vergence, et par conséquent

K I , .c,.|.uor.iii.air<?. la sensihiliié de l'appareil. Si

lis balles de verre sont élcctriséfts positivement et qu'on en ai)prochu un bftion d(î vorrc électrisé par frottement, elles divergeront davantage ; plies »e rupprochcront, au contraire, si elles sont éli'ctri-éi'H négativement. Le contraire aurait lieu si l'on snbsiiiuoit un bSton de résine au bftiou d(! verre. Si Ton remplace les deux bnih's par deux mince» hunes d'or liBttu, et lo bouton A par un condensateur, on aura Vélnlrofi-ope cowlniisnleur do Volta, le plus seiibiblo de ton» le» ôli'Ctroscope» (voyez Co^lDE^sATl!un).

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L'appareil que représente notre figure, qui est dû à Coulomb, peut servir à la fois d'électroscope et à'électrnmètre. Il est également d'une exquise sensibilité. Il se compose, ainsi qu'on en peut juger, d'une très-mince aiguille de gomme laque, portant à l'une de ses extrémités un petit disque de clinquant 6, et suspenduepar un simple lil de cocon ou un cheveu au centre d'une cloche de verre A. Gelleci est entourée d'une bande de papierdiviséeen3C0°, et est traversée par un petit tube de verre dans l'axe duquel est mastiqué un fil de cuivre terminé à ses deux bouts par deux petites boules c et d.

Lorsqu'on touche d avec un corps électrisé, le clinquant vient au contact de c, s'électrise luimême de la même p,» gjo — EitLi o ^ le c lumb. manière, et est repoussé d'une quantité d'autant plus grande que la charge électrique est plus forte. Il conserve assez longtemps son électricité pour qu'on en puisse constater la nature. De tous les électroscopes, le plus sensible est incontesiablemetit la grenouille (voyez Galvamsme).

Électivcope météoro!nr/iqiie de Saus.mi-e. — L'électroscope (|u'employait de Saussure pour constater la présence de l'électricité dans l'air et apprécier sa nature est un électroscope ordinaire à balle de sureau ou à paille, présentant les particularités suivantes :

La garniture métallique qui supporte les pailles se prolonge supérieurement en une tige ï assez longue (0'",(|i)> terminée elle-même en pointe; une petite cloche en métal D, faisant corps avec la tige k sa partie inférieure, est destinée à mettre l'appareil à l'abri de la pluie. Sur une des parois de la cloche se trouve une graduation qui permet de juger du degré d'écartement des boules. Saussure employait un procédé spécial qu'il est inutile de décrire ici pour apprécier le rapport de ces divisions avec la cluirge électrique des boules ou des pailles. La partie supérieure do l'instrument étant terminée en pointe, il est clair que son électricité sera toujours de même nature que celle du corps influent, car lo fluide de nom contraire s'écoulera parlapointe. Volta conseille de munir l'extrémilé de la tige d'un corps brillant avec flamme, par exemple d'un morceau d'amadou ou d'une mèche soufrée en igniiion. L'expérience montre, en eflVt, que, dans beaucoup de circonstances 011 l'instrument n'accuse aucun signe d'électricité atmosphérique, cette addition sullil pour produire la divergeurc des boules. M. «iess(.l(r/,!vc.s deréleilriciti', t. V) attribue ci'tte particularité curieuse A ce que Sç, •-' l'amadou en ignition

présente comme une P.x- ' ' ""■

foule de pointes trèsdéliées rpii fncilitont l'écouliMiicnt du lluide contraire. Quand la conibuslion a lieu avec flamme, le rôle des pointes est joué, suivant le même auteur, par les nombreux. Illels de miiciir cnndiifliirc s'échappant de la flamme elUnièiiie el se disséminant dans l'air dans toutes le» directions possibles.

(lOmirauuL

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Électioscope méléorologiqiie de Pelticr. — L appareil le plus convenable et le pins sensible pour l'étnde de 1 electricité atmospliériiine est celui qu'a imaunie Pclliei- et qui est, à proprement parler, une niodiHcntioii du dingoniètre de Rousseau voyez ce mot). La llsiircî et la description suivantes sont empruntées au Traité d elecinctle de M. Gavarret. mi-„o

Sur le milieu d'une cage cylindrique de verre s ékve une tige métallique armée de deux boules C, B. La boule supérieure C est creuse, son diamètre est de (l",in cnvirou La boule inférieure B est beaucoup plus petite et appuie sur un gros tampon de gomme laque ;\ travers leduel la ti-re pénètre dan^ la case de veire. Sur le milieii de sa longueur, la tige AB porte un cliapeau destine à mettre l'appareil à l'abri de la pluie. A 1 intérieur de la ca^e la ti-'e métallique AB communique avec un anneau

de cuivre D dont la partie inférieure est armée d'une pointe d'acier qui porte une cbape métallique. Un lil de cuivre ai et une aiguille aimantée crf sont fixés à cette plaque horizontalfinent et dans le même plan vertical. De cette manière, le fil iib et l'aiguille crf sont solidaires et tendent toujours à revenir ensemble dans le plan du méridien magnétique quand une cause quelconque les en a écartés. L'anneau D est soudé, à sa partie inférieure, avec une tige métallique engagée dans un gros tube de \eiTC rempli de «oinme laque et encastré dans un support lie bois. A cette tige verticale est fixée une grosse aiguille métallique et horizontale EF. De cette inaniùre, la tige AB, les deux boules C, B, l'anneau D, l'agiiille KF et le fil de cuivre ab sont reliés par des communications méialliques; de plus, ces diverses pièces forment un ensemble parfaitement isolé. La boule inl'érieurc B, en tournant autour de la tige métallique, fait monter ou descendre le cylindre G. Quand l'appareil est au repos, on abaisse le cylindre G jusqu'à ce qu'il appuie sur la cbape du fil ah; quand l'appareil doit marcher, on rend au lil uIj la liberté de se mouvoir en soulevant le cylindre G.

Quand on veut faire une ob-crvalion, on commence par orienter l'appareil : à cet ellel. on place l'aiguille LF dans le plan du méridien magnétique et on soulève le cylindre G. Le fil ah, entraîné par l'aiguille aimantée cd, vient se placer dans le plan du méridien magnétique, parallèlement à EF, au-dessus et tiès-près de cette aiguille. Les choses étant ainsi disposées, présentant Ji la boule C un corps éleclrisé positivement, l'aiguille llxe EF et l* fil n/< s'électrisent posiiivcment par innuence et se i-cpoussent, le fil «4 s'écarte angulairement de l'aiguille EF jusqu'à ce que la répulsion de ces deux corps soit équilibrée par la force directrice de l'aiguille aimantée crf. Deux cercles divisés, placés l'un sur le couvercle et l'autre sur lo support de la cage de verre, permettent de me-

surer l'angle d'écartement du liloA et d'éviter les erreur? de parallaxe. Si l'on toiiclie avec le doigt la lige AB, l'appareil prend une charge permanente nég^itivc. Ou peut aussi rcmphicer la boule C par une pointe; dans ce c;is. l'électrosrope prend p;ir influence, une charge permanente de même signe que celle du corps inducteur.

ELECTKO-THERAPIE (Médecine). — Voyez Traitement iiiédirui pur /'éleclririlé.

ELECTUAIRE (Pharmacie). — Ce nom, dont la signification n'est pas bien nettement précisée, a été donné à des médicaments mous ou demi-solides, cornoosés de poudres diverses incorporées dans des pulpes, des sucs, des extraits, des sirops, du miel, etc. Lorsqu'ils sont mous, ils prennent les noms de confections, d'ni>inls ; ce sont les électuaires proprement dits. On les appelle pûtes, tablettes, ho/s, lorsqu'ils sont plus consistants.

ELÉDON on Elédone (Zoologie), Eledon, Leach. — Genre de Mollusques de la classe des céi>hnlopo(les, du grand genre des Seiches [sepia de Linnée), section des Poulpes, dont le caractère essentiel est d'avoirune seule rangée de ventouses à leurs huit bras ou tentacules, tandis que les autres poulpes en ont deux rangées. L'espèco type est VE. must/ué {Octopus iiiosctiatiis, Lamk), qui habite la Méditerranée et lépaiid une odenr très-forte à laquelle il doit son nom vulgaire de Poulpe musqué, et les noms italiens de Miisuurdino et Muscai-olo. C'est un poulpe long de 0°,30 à 0",40, brun en dessus, pins clair en dessous, avec de très-longs bras, la tête à peu près grande comme le corps. Il se nourrit de petits poissons et rie vers marins.

ELÉIDE Botanique), Elœis, Jacq. ; du grec elaws, olivier. — Genre de plantes Monocolylédoues périsperniées, famille t^es Palmiers, tribu des Cocoïnées. Fleurs monoïques sur des spadices ditlérents; mâles, (j étamines à filets soudés; femelles, ovaire à 3 loges; astigmates en crochet; drupe jaune ou rouge, munie di- 3 pores au sommet. VE. de Guinée {E. giiiiieensis. Lin.) est un arbre s'élevant environ à une dizaine de mèires. Ses feuilles, qui atteignent souvent une longueur de 5 mètres, sont à divisions linéaires, lancéolées. Ses spadices, qui portent de G à 800 fruits serrés, à chair épaissr et oléaL'inouse, pèsent souvent in kil. Cet arbre est originaire de la Guinée. On le cultive dans différents pays cliauds, notamment en Amérique, pour l'huile grasse qu'on extrait de ses fruits, et qui est généralement connue sons le nom iVhuik de palme. On obtient ce produit par I pression et décoction du péricarpe. L'huile de palme est I d'une couleur orangé foncé. Son odeur est aromatique et assez agréable. Elle s'enflamme promptemeiit et donne une lumière brillanie; aussi son usage le" plus important est-il pour l'éclairage. On l'emploie.dans la fabri- ' cation des bougies stéariques, et l'Angleterre en fait un commerce considérable. L'huile de palme sert aussi dans certains pays pour la-préparation des aliments. On la fait encore entrer dans la composition de certains savons. On extrait des graines de l'éléide une substance onctueuse, adoucissante et d'un goût agréable, que les nègres nomment quioquio ou lldolhio, et le commerce beurre de Galam. Elle sert, en quelque sorie, aux mêmes usages que l'huile de palme dont elle diflière peu ; mais elle se rancit encore pins vite. En .Afrique, on l'emploie en friction contre les rluiuiatismes. G — s.

ÉLÉMENTS des planètes (Astronomie). — Voyez Pi.A-

NÉTES.

Eléments (Anatomie). — Voyez Tissus.

ELlvMl (Botanique médicale). — Substance résineuse produite par plusieurs espèces d'arbres de la l'amilledes Hursérwées, et particulièrement, d'après le profes. Guibourt, par i'Icica icicuriba, deCand. qiii croit au Brésil, et par VAmyrù ayiilloclia, Roxb. (celle dernière origine douicuse.l du Bengale. Ueli.dcnx espèces d'élémi dans le commerce : le faux ou bâtard, ou d'.lmérK/ue, d'un blanc jaunâtre, onctueux au toucher, et cependant sec et cassant; d'une odeur agréable, d'une saveur parfumée et amèie ; la seconde sorte, le vrai é/émi, l'élémi onenlal. On le dit tiré d'Ethiopie, mais il vient vraimeni d'Aniéri(|ue (Gmbonri). Il est blaiichAlre, mon, d'une odeur lune et sua^e ; desséché à lair, il de>iinl jaune ei friable ; Il est solide i l'extérieur, gluant à l'intérieur. Ces lésines jouissiuK de propriétés irritantes et cnlreni dans la composition de l'onguent d'air.) ils', de styrax. du baume de l'iuraienti, etc. (voyez Iciouier).

ELÉOCOCCA (Boianique), Elœococin, Comm.; du grec t/«io;i, huile, et kokkos, grain. — Genre de plantes Dicotylédones dialypéiales Itypoyynes, famille des Eupliurbiucées, désigné sous le nom de Uryandra, par

ËLÉ

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