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cilité. « Sa manœuvre, dit M. Lo Maoût {llist. nat. des Oùeau.t), pour s'emparer des perdrix et des pigeons, réussit presque toujours ; quand il poursuit une com paguie de ces oiseaux , il commence par isoler de ses compagnons celui qu'il convoite, puis il décrit autour de lui une spirale qu'il resserre de plus en plus, jusqu'au Dioment où il saisit sa victime, qu'il hcuite de sa poitrine assez violemment pour la tuer du coup quand sa grifle l'a nianquée. « Les petits oiseaux demeurent paralysés par la crainte quand l'émérillou glisse en volant le long des buissons où il va choisir sa proie. Cet oiseau passe l'été en Suède et en Norwége et descend on hiver dans les contrées tempérées. Il niche, dans le Kord, sur les rochers ou sur les arbres, et la femelle pond 6 à G œnfs, petits, jaunâtres, tacliés de blanc et longs de 0"',04. C'est le vieux mâle de l'éniérillon que Linné a décrit sous le nom de Rochier {F. Ulhofaho, Lin.), à cause de son habitude de nicher dans les rochers.
EMERSIOiN (Astronomie). — Réapparition d'un astre éclipsé ; il est opposé à immersion (voyez Éclipses, Satellites de Jupiter).
ÉMÉTIKE (Chimie). — Alcali organiqne qui foriiie le principe actif de Vipécucuanha (voyez ce mot). Il fait vomir à la dose de 0«,03, et son administration est plus simple que celle de la poudre de racine elle-même.
EMÉÏIQUE (Matière médicale), du grec emeli/ios, qui fait vomir. — On a donné ce nom aux substances qui ont la propriété de faire vomir, et dans ce sens il est synonyme de vomitif (voyez ce mot); mais il a été plus particulièrement employé pour désigner celui d'entre eux que l'on appelle émélique.
Vémétiqite, appelé encore tartre siibié, est un bitartrate de potasse dans lequel la molécule d'eau a été remplacée par une molécule d'oxyde d'antimoine (Sb'-O^). On le prépare en faisant bouillir dans 5 ou 6 parties d'eau des parties égales d'oxyde d'antimoine et de crème do tartre ; la dissolution "chaude filtrée abandonne par le refroidissement et l'évaporation l'émétique sous forme de beaux cristaux dont la forme primitive est l'octaèdre à base rhombe (voyez Émétiques [Chimie théorique]). L'émétique a une saveur métallique et désagréable; il est Bolublc dans 2 parties d'eau bouillante et dans 14 parties d'eau froide ; les acides, les alcalis et les terres alcalines décomposeiit l'émétique; c'est pourquoi ce médicament ne doit jamais être associé à de pareilles substances. C'esten I(J3I que l'émétique fut découvert par Adrien de Mynsicht, premier médecin du duc de Mecklembourg; préconisé par son auteur et par les alchimistes, il fut employé d'une manière abusive, comme toutes les choses iiîuveiles, et produisit des accidents; dès lors toutes les préparations antinioniales devinrent suspectes, et la Faculté de Paris, dirigée par Guy Patin, son doyen, obtint un arrêt du parlement qui en défendit l'usage; mais Louis XIV, encore mineur, ayant été guéri par ce mé- ■dicamcnt, dit-on, qui lui avait été donné en secret, l'arrêt du parlement fut révoqué vers 1(1G5. Depuis cette ■époque, les services qu'il a rendus à la thérapeutique sont si nombreux qu'il est devenu un des médicaments les plus précieux et les plus em|iloyés. Comme vomitif, on le donne à la dose de (J'',I0 à ()'',;'() dans deux verres d'eau, pris par tiers de demi en demi-heure; on aura la précaution de faire boire de l'eau tiède en abondance aux premiers vomissements, et lorsqu'il y en aura eu trois ou quatre, on cessera de faire prendre ce qui pourrait rester d'émétique. Pour les enfants, on peut faire une potion très-simple, sucrée et aromatisée de 12» grammes de véhicule avec 0»', Kl àU", I.') d'émétique; on la donne par cuillerée à soupe de quart d'heure en <iuart d'heure el on cesse à deux ou trois vomissements. A dose moindre et étendu dans une grande proportion d'enu, l'émétique devient purgatif. Associé à un sel neulre, tel que le sulfate de soude, il a^it comme vomitif et purgatif et constitue un des médicaments nommés éiiiélocatliurtiqucs. A dose élevée de 0",:iO à I gramme, et plu», tlans le» vingt-qua're heure», il agit comme coh- ?ro-,ï/i'/;m/on/;dan8lc» inflamnintion» pulmonaires, il devient souvent un puissant auxiliaires de la saignée. On emploie missirémétiqno àl'exlériior pnureléterminer une vive irrilalion à la peau et uni' érupiion ipii se présente sous l'apparence d'une éruption variolique locahv, pour Obtenir ce résultat, il suflit d'en ré|iandrisO",';() ou U«',SO Biir un cmplùlrc, qu'on laisse on place qiu'lqucs jours; ou de l'incorporer avec de l'axonge bu tiers de son poids: c'est ce qui constitue la jiniiuiiiulc (rAulciiiiclli, La Hiibslnuco n/idliriue la plus employée après le tartre Mibiù est i' ipccucuunlia ; c'est une rnciiic ijuc l'on réduit
en poudre el qui provient de plusieurs espèces de la famille des Rubiacées. On l'emploie à la dose IJ'',GO à H', 20, seul ou mélangé à moitié dose avec le tartre stibié. Plusieurs autres plantes ont encore été employées comme émétique ; il sera question des principales aux mots Ipt- CACi'ANiiA, Vomitif. F — n.
Emétiques I Chimie théorique). — On donne ce nom à une classe de tarirates formée par l'union de 1 équivalent d'acide tai trique avec 1 équivalent de protoxyde et I équivalent de sesquioxyde (MO,M-0\CniiO"*). Les protoxydes qui concourent à la formation des éinétiques sont :
L'ammoniaque AzHlO
Le protoxyde d'argent AgO
Le protoxyde de plomb PbO
Le protoxyde de baryum BaO
Le protoxyde de strontium StO
Les sesquioxydes sont :
Celui d'antimoine
— dalumiuium
— de fer
Sb''03 A1303 l'esos
On range encore dans la catégorie des emétiques des tartrates dans lesquels l'équivalent de sesquioxyde est remplacé par 1 équivalent de l'un des acides areénieux (AsO'), arsénique (AsO^), borique (BO'), antimonique (Sb"-0^) ; ainsi la crème de tartre soluble est un émétique dont la formule est : K0,C03,C»H''0"*. Le plus important des emétiques est le tartrato de potasse et d'oxyde d'antimoine (K0,Sb'^0^CSHl0"' 4- 2110) ; c'est h'i l'émétique proprement dit, le lai tre stibié, employé depuis si longtemps en médecine. Il se présente sous la forme de cristaux volumineux d'un blanc opaque, qui sont des octaèdres à b.ase rhombe assez solubles dans l'eau froide; la solution a un goût métallique très-prononcé. Soumis .'traction de la chaleur, l'émétique perd d'abord ses deux équivalents d'eau pour deux nouveaux équivalents enlevés à l'acide tartrique; il devient alors: KOjSb'-^O'.C^H-O^. Chauffé plus fortement, il se convertit en un alliage de potassium et d'antimoiiie éminemment propre à décomposer l'eau. On prépare l'éniéliqne en faisant chaulTcr de l'oxyde ou de l'oxychloiure d'antimoine dans une dissolution de crème de tartre. L'émétique cristallise quand la liqueur se refroidit. Ce corps est fréquemment employé en médecine (voyez Emétique [Matière médicale]) ; à petites doses, il est vomitif; à doses moyennes, il est diaphorétique et altérant ; à dose élevée, il est vénéneux et cependant emjiloyé quelquefois comme contro-stiriiulant dans la pneumonie. On a proposé le quinquina cnmme antidote de l'émétique. En général, il ralentit la circulation. L'émétique a été étudié au point de vue chimique par Mynsicht, qui le découvrit en lG31; plus t;vrd, par Buchol/, Olenzy, Dumas, Séridkis. B.
E.MÉTOCATIIARTIQL'E (Matière médicale). — Voyez Émétique.
EMEU (Zoologie). — Un des noms de l'oiseau connu sons le nom de Casoar à casque.
EMINENCE (Anatomie). — Nom donné en anatomie i plusieurs parties renflées etsaillantes ; ainsi, — l'i'. thénnr est cette partie saillante de la main située eu dedans du pouce et formée par les muscles court abducteur, opposant, court fléchisseur, adducteur du pouce. — L'A". hi/potliciiar est cette autre saillie en dedans de la première, formée par le muscle palmaire cutané, l'.idducteur du petit doigt et son court fléchitseur. — Les£. mnniilloire.1 sont dtux petits tubercules médullaires situés audevant de la protubérance amuilaire, entre li!S bras de la moelle allongée. — A la face inférieure du foie, il existe deux saillies nommées i.por/w; elles sont situées l'une devant, l'autre derrière la partie moyenne ; on a donné encore à celle-ci le nom de petit lobe du foie on lobe de S/jigel. — Il existe encore plusieurs autres saillies auxquelles on a donné le nom ù'cmiiieiices.
ÉVIISSOLE (Zoologie), Mnsl^'/iis, Ciiv. — Genre de l'oisndii':, de la série ili<s V/i(inil/-i)ii/vri/i/ien.s-, ordre des Chomlroptn-i/qifus à liraurliirs /l'.rcv,' Hunille des Si'lacims''" granil geiu-e Siiim/t'dti Linné; établi par Cuvior pour des espèces qui offrent toutes les formes des requins et des milanders, elles s'en distinguent parce qu'elles ont des dents en petits pavés; du reste, elles ont, comme ces derniers, des évenls et une n.ngeoire amUe. On en connaît deux espèces dans no» mers : l'i". cumiiiuiic {M. vulgarh, Cuv.), atteint environ 1 mètre de long, elle a lo dos d'un gris cendré ou brun. Habite les mers d'Europe et dr l'Inde. L'ii. lenli/lat (il/, «/('//«(«.v, Cuv.), dit aussi Ji. t'ioili!, H. lackiiié de blanc, est un poissou de l métro
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de long, dont le corps emié est d'un gris de perle en dessus et orué de deux rangées de taclies étojlees blanches ; il est blancliàtre sous le ventre; il a la tète petite, le mi.sean allongé et ar.ondi. La femelle selon Risso, est pins grande que le mâle. Les habitudes des emisso es paraissent douces et paisibles, contrairement à colles aes autres squales; elles vivent « au milieu des roches profondes, où elk-s se nourrissent de radiaires mollasses et de crnslacés :\ test mince » (Hisso). . .. , ,
lîMOLLIENTS (Médicaments) (Matière médicale). — On appelle ;iinsi tons les médicaments qui ont pour but de ramollir, de relâcher les ti=sus des corps vivants Tous appartiennent aux corps organisés et peuvent aie administrés à l'intérieur et à l'extérieur. Ceux que on tire du rtgne végétal sont extrêmement nombreux ; ainsi les racines, les fleurs, les feuilles d'un grand nombre de Ji;n/rnce>/(mauvc, guimauve, alcee, etc.). Parmi les Boraomées, on trouve la buglosse, la pulmonaire, la boi irache la grande consoude , la cynoglosse. Parmi les SroÀularmées, le bouillon blanc, le muflier, la linaire. Il scropliulaire, etc. Les Urikées nous donnent ,a pariétaire. Nous trouvons dans les Chénopodées les bettes, l'nrroche. D'autres faniillesen fournissent encore en grand nombie. Les fruits sucrés, dattes, jujubes, raisins, figues, les mucilages de grjines de coing, de concombre, de melon de courge, les amandes douces, les gommes arabique, adrafante, les fécules, l'amidon et les graines qui eu contienifent sont autant de médicaments émollients. Il en existe un grand nombre d'autres encore, et il n est pas possible de citer ici toutes les substances végétales douées de propriétés émollientes.
Le règne animal nous offre un nombre bien plus restreint de médicaments de cette sorte. La gélatine, l'albumine, le mucus en forment la base; c est a leur présence isolée ou simultanée que sont dues les propriétés adoucissantes des décoctions de mou de veau, des bouillons de poulet, do tortue, de limaçon. La graisse, le blanc de baleine, la corne de cerf, richtliyocoUe, le lait, le beurre, le petit lait, etc , qui recèlent aussi quelquesuns des principes énoncés plus haut, sont aussi des emollicnts. — On peut ranger dans la médication émolliente les bains simples, gélatineux, avec les décoctions de son, des substances énumérées plus haut, etc. On doit ajouter encore i cette classe de moyens thérapeutiques un régime doux composé de laitage, de viandes blanches, de légumes frais, de boissons aqueuses, etc. F — N.
ÉMONGTOIUE (Physiologie), du latin emungere, se moucher, tirer de. — Expression employée par les anciens pour désigner certaines excrétions qu ils regardaient comme spécialement destinées à dépurer certains organes. C'est ainsi que le nez était l'émonctoire du cerveau, parce qu'ils croyaient i une communication directe entre ces deux parties. Ils considéraient avec plus de raiso:i les déjections alvines comme les émonctoires spéciaux de la digestion, la sécrétion et l'excrétion des urines comme rémoncloiro des reins, etc. — Cette expression est encore employée aujourd'hui vulgairement pour designer les excrétions accidentelles qui s'établissent naturelleinent, comme les liémorrhoides, par exemple, ou par 1 art, comme les cautères, les vésicatoires, etc.
ÉMONDAGE (Arboriculture), du latin emundnre, nettoyer. — Il ne faut pas confondre l'émondage avec l'f/anaoe (voyez ce mot). Dans la première de ces opérations, qui fait l'objet de cet article, on a pour but de nettoyer les arbres, de les débarrasser (et c'est surtout des arbres fruitiers que nous voulons parler) des menues branches inutiles ou mortes, des plantes parasites, de la mousse, des lichens qui les recouvrent quelquefois, etc. Souvent les arbres fruitiers de haute tige, et particulièrement les pommiers, se couvrent de branches qui retombent^ vers le sol et ont l'inconvénient de nuire, par 1 ombrage qu'elles portent, à la végétation des plantes potagens que l'on cultive dans rimcrvalle de ces arbres ; d autres fois, si le plant existe dans un pâturage, ces brandies pendantes sont exposées à la dcnl des bestiaux qui les brisent en mangeant les bourgeons, les feuilles et mCme les fruits. Il est indispensable de les couper au point ou elles commencent à se courber vers la terre. Il arrive aussi que dans 1 intérieur de la tète de l'arbre, à la base des grosses branches, il sursrit une (luantité quelquefois considérable déjeunes poussifs qui vrt;.trnl uvn- vigueur aux dépens des branches utiles de l'.ii ljiv,,liin( elles absorbent une partie de la sève et nuisent ain.i ilune manière notable à la production du Iruit. Un devra les nupprinier en munie temps que le buis mort. On voit souvent, sur des pommiers déjà vieux cl surtout mal soi-
gnés, se développer une plante par.asito, le Gut (Vtscum album. Lin.), famille des Loranthaaien. Elle s'y produit quelquefois en grande quantité, si l'on n'a pas la précaution de l'enlèvera mesure qu'elle parait.On doit en faire autant des mousses et des licliens en raclant les arbres pour les nettoyer avec soin et en les couvrant ensuite d'un lait de chaux. Ces dillérentes opérations se feront généralement pendant le repos de la sève.
EMOU (Zoologie). — Nom donné par quelques naturalistes au Cusoar (le la Nouvelle-Hollande (voyez Cisoak). , .
EMOUCHET (Zoologie). — On donne vulgairement ce nom à tous les oiseaux de proie de petite taille qui apparticiment au genre Faucon. Cependant, il sert à, désigner plus particulièrement VÉpervier mâle {Falco nisus, Lin.), et quelquefois la Cresserelle {Falco tvuiunculus. Lin.). EWPAILLEMENT, Zoologie (voyez TAXiDEKMiii). EMPAU.MURES (Vénerie). — On appelle ainsi le haut du bois de cerf ou de chevreuil, qui est large, renversé et terminé par plusieurs aiidouillers, rangés comme les doigts d'une main, d'où vient ce nom (palma, main). Ce ne sont que les cerfs dix corps ou les vieux clievreuils '\m owl des empaumures ; on les appelle aussi quelquefois porte-chandeliers. ,
EMPEIIEOR (Zoologie). — On a donne ce nom a plusieurs animaux d'espèces très-différentes, soit à cause^de leur taille, soit i cause de quelque ornement qui les dis- 1 tinguent des autres; ainsi, pnrmi les Oiseaux, le Roitelet (Motacilla reyulus. Lin.), parce que le màlo porte sur la ' tète une belle tache jaune d'or bordée de noir, en forme de diadème. — Parmi les Poissons, on adésigoé par ce nom une espèce du genre Esp idon [Xiphias imperator, Bloch.), qui du reste, n'est connu que par une mauvaise figure d'AIdrovande. Cuvier pense qu'il doit disparaître du cadre zoolo"ique. On a appelé aussi Chœlodon imperalpr, Bloch . , une autre espèce du genre Hoiacanthe.— Parmi les Repaies quelques auteurs ont donné le nom de Serpent empereur au Boa devin (B. constriclor. Lin.). Daudin la nommé Boa empereur. — Parmi les Insectes, une espèce de Papillon, du genre Argyime, l'Argynne tabac d Espagne {Rapilio paphia. Lin.) (voyez Argynne) — Parmi les ))/.//!<«««, Denys de Montfort avait établi un genre de la famille des Trochoides, auquel il avait donné le nom de linperulor, pour une très-belle coiiuille figurée par Cliemnitz sous le nom de Trochus imperator. Ce genre n'a pas été adopté.
EMPÊTRÉES, EMPtTRACÉES ;Botani<iue), du grec emn-lros tiui croit sur les rochers; de en, parmi, et patros, roche.— F.amiUede plantes Dicotylédones gamopétales hinoQiines, voisine de celle des Sapotées et appavteiiant à la classe des Diospy roïdées ds M. Brongniart. Elle a pour caractères : cahce de 3 sépales coriaces, imbriques ; pétales en mémo nombre alternant; ét.imines, 3, opposées aux sépales ; fleurs dioiques ; dans les maies, un rudiment de pistil ; étaniines rudimentaires aussi dans les femelles, dont l'ovaire repose sur un disque ch.arnu ; ovule dressé; radicule inférieure; le fruit est un drupe déprimé à G-9 noyaux; graine à testa membraneux. Ce sont de petits arbrisseaux couchés, rameux, qui ont le port des bruyères, à feuilles alternes d'un vert noirâtre, à bords roulés en dessous, à fleurs petites, axiUaircs, sessiles, d'un pourpre sombre. Cette famille a pour type le genre Empelrum.
EMPETRU.Vl (Botanique), Ei»petrum,Toi\Tn. ; du grec en dans et petra, pierre. - Genre de plantes type de la 'famille des Empétracées ou Empêtrées (voyez ce mot) et souvent désigné en français par le nom de Camaruu: Il comprend de petits arbrisseaux ayant le port des bruyères, couchés, rameux, à feuilles alternes, linéaires, d'un vert sombre. Les fleurs sont souvent dioiques, avec un calice à 3 sépales, accompagné de 6 bractées ; 3 pét:des ; 6 étaniines ; ovaire k G-'J loges ; stigmate, G-9 lobes ; drupo i 6-y noyaux enfermés d-aiis une chair molle. Les Euipclrum sont des arbustes qui habitent l'Europe et l'Asie. On en trouve aussi quelques-uns dans l'Amérique du Sud. Lu Camarine à fruit noir (f. nigrum, Lm.) a le port d'une bruyère à feuilles presque vcrticillees et ;\ fleurs veidàtres. Elle croit dans les endroits montagneux, en Europe. Dans quelques endroits, on mange se> fruits, un peu acidulés, connus sous le nom de ,:aiiiiini,e.. Au Groenland, on en obtient par la fermentation une liqueur spiritueusc.On en extrait aussi une matière tinctoriale. Les fruits rouges del'K. rubrum, Willd., ont également une s-iveur agréable. Cette espèce croit dans les environs du détroit de Magellan. Ses fleurs sont d un rouge brua (pour l'L';/y/e('«»i «/i««i, voyez CAU.\niNE]. G— s.
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EMPHYSÈME (Médecine), Emphijsemn ; du grec eniphysaô, je remplis de vent. — Par ce mot, on désigne une affection maladive dans laquelle l'air contenu dans le poumon s'en écliappe par une cause fiuelconipie et s'épanclie dans le tissu cellulaire à des distances plus ou moins grandes de cet organe ; on donne encore le mOme nom à des collections de gaz qui se forment dans dilVérente5 parties du corps pendant la durée de certaines maladies. On distingue trois espèces d'emphysème : r r£. trauriiatique résultant de l'introduction "de l'air dans le tissu cellulaire à la faveur d'une plaie. Il peut Être produit par les lésions du larynx, de la trachéeartère , des poumons , soit par plaies pénétrantes de la poitrine, soit par fractures des eûtes, lorsque les extrémités des fragments déchirent la plèvre et le poumon : dans ces différents cas, l'air s'inliltre de proche en proche dans le tissus cellulaire et peut envahir une plus ou moins grande étendue du corps et quelquefois le corps tout entier; de 1;\ la tension, le gonflement de la peau, sans douleur, sans rhangemmt de couleur; celle-ci devient seulement plus paie, luisante, et donne, sous la pression du doigt, un sentiment de crépitation comme ferait du parchemin; il y a en même temps tous les degrés de suffdcation en rapport avec l'étendue de l'emphysème : douleur très-forte de poitrine, impossibilité de se coucher, agitation extrême, refroidissement des extrémités, quelquefois mort par asphyxie. Dans les nuances légères, une compression douce, méthodique, ie repos, suffisent, avec les moyens employés contre la maladie qui a déterminé cet accident. Mais, dans les cas plus graves, on est quelquefois obligé de donner issue Si l'air au moyen d'incisions plus ou moins profondes. 2° VE. propre du poumon peut être causé par une forte compression, une contusion du thorax ayant produit des déchirures de son tissu, etc. Dans ce cas, cet organe est sujet à se laisser pénétrer par une plus ou moins grande quantité d'air qui s'épanche dans le lissu interlubulsire. Une variété de cet £;«/)/)y.s'P(H(; dont on doit la connaissance à Laènnec, qui l'a nommée E. vc'sicu/idre, consiste dans la dilatation excessive des petites vésicules pulmoiiaires ; celles-ci finissent par se rompre et par l.nisser échapper l'air qui s'accumule dans le tissu cellulaire ambiant et gêne la respiration d'une manière plus ou moins considérable; il y a de la toux .sèche d'abord, puis une légère expectoration muqueuse. Lorsque la lésion est un peu intense, la peau a un aspect terne, légèrement violacé, surtout aux lèvres. En générol, la maladie peut durer longtemps sans déterminer d'accidents autres que des accès de suiTocation très -pénibles ; elle se confond avec l'asthme (voyez De rousnitllaiion médiate, ou Traité du diagnostic îles maladies îles poumons et du cœur, jiar Laënnec. Paris). Laènnec conseillait les sels neutres en bains, les alcalins, la décoction de saponaire, de polygala de Virginie, les pilules savonneuses, etc. 3" La dernière espèce d'EmjJiysèmc peut dépendre du développement des gaz ailleurs que dans les poumons; ainsi on eu a vu, dans les organes digestifs, distendre les intestins au point de produire des crevasses, et passer dans le tissu cellulaire des parties voisines. Quelquefois aussi il .s'en forme dans ceriaines ecchymoses, dans quelques gangrènes, dans de fortes contusions, après la piqûre de quelques bêtes venimeuses. On a vu aussi des g.iz se produire spontanément dans le tissu cellulaire, par une véritable exhalation ou par aspiration de fluides aéiiformes. Le traitement rentre dans celui de la maladie princip.ale. F — N.
EiMPlDES ou Empis (Zoologie), du grec nmpis, moucheron. — Tribu ù' Insectes, do l'ordre des Diptères, famille des Tnni/stomes. Elle comprend de petits moucherons qui voltig<:nt souvent en tourbillons durant, les soirée» calmes de la belle saison; on les (lisiiii"ui><lfs asiles, dont leurs formes le» rapprochent, pur !• - i iriiniir perpendiculaire il l'axe de Iimu' corps ou ilii i ••',■,, i-, nie. Leur tête, presque plobuleus(!, porte de ;;i ami: jeu.\ tiiinposés, des antennes dont le dermer article se termine par un Btylet biarliculé et court ou par une soie.
Celle tribu comprend plusieurs genres; chez les un», les antennes ont ;j articles, et parmi eux figure le genre Empis proprement dit (Evipif, Latr.), caracléri.sé par le dernier article des antennes conique et la trompe beaucoup ping longue que la léle. L'/i. à ai/es réticulées (/•,'. tessellata, Fnb ) est long do 0'", 01)7, d'un Jaune pftio livide, avec de.s lipic» noires sur le corselet ; on le trouve aux environ» do Paris. D'antres Empidcs ont Retilenient 2 article» aux antennes; telle» sont les espèces dos genres llémirodromie, Iracliijdiomic, Vrapelis de Meigeu.
EMPIRIQUES, EMPIRISME (Médecine), du grec cmpeiria, expérience. — Les médecins empiriiiucs étaient une des sectes les plus célèbres des médecins de l'antiquité; ils ne reconnaissaient pour guide que l'expérienco et l'observation, et proscrivaient le raisonnement ou pli;tôt l'abus du raisonnement. Parmi les modernes, le sens (le ce mot s'est altéré d'une manière remarquable, de telle sorte qu'aujourd'hui il est devenu synonyme de charlatan.
V Empirisme médical est une doctrine médicale fondée sur l'expérience et l'observation et qui avait donné naissance à une secte de médecins opposés aux dogmatiijucs (voyez ce mot). Proscrivant toute espèce de raisonnement hypothétique, ne s'appuyant que sur les faits, les médecins Empiriques en avaient formé les ïcules hases de la médecine. Sérapion, d'Alexandrie, et Philinus, de Cos, qui vivaient environ un siècle après Hippocrate, passent pour les fondateurs de cette secte, dont la connaissance nous a été révélée par les écrits de Celse et de Galien et l'exposition jirésentée avec les développements nécessaires par Sprengel (Court) dans son Histoire et instilutiom de la médecine. Les Empiriques puisaient à trois sources d'observations : 1» le hasard, qui fournit des faitsque l'on cherche à reproduire s'ils ont été utiles, et la marche de la nature que l'on doit favoriser ou combattre d'après ses résultats avantageux ou funestes; 2° les essais tentés pour en connaîlre les résultats : la réunion des succès obtenus constituait la science ; 3" il peut se présenter des cas nouveaux qui n'ojit psis encore été observés, des médicaments jusqu'alors inusités; les Empiriques, dans ce cas, concluaient d'après la similitude des phénomènes morbides ou des qualités appréciables des nouvelles substances h employer. C'est ce qu'on appela analogisme . Ainsi Vobscrratioii, Vliistoire de la science, les analogies con.stituaient les trois méthodes sur lesqui'Ues l'art était basé. C'est ce que l'empirique Glaucias nommait le trépied de la science. F — n.
EMPLATRES (Matière médicale). — On apielle ainsi des médicaments externes plus ou moins consistants, se ramollissant par la chuleur et adhérant en général aux parties sur lesquelles on les applique. Ils difl'èreni des onguents en ce qu'ils sont moins mous et contiennent une plus grande proportion de résine, do cire ou des oxydes métalliques. Les matières qui entrent dans la composition des emplâtres sont particulièremenl des résines, des gommes résines, du suif, de la cire, des huiles, des poudres végétales ou animales, des extraits, des sucs de plantes; d'autres contiennent des oxydes métalliques et surtout des oxydes de plomb. La manière de préparer ces emplâtres rentrant tout à fait dans la pratique de la pharmacie, nous no pouvons les exposer ici. Nous dirons seulement que, pour les i'iii|ilnur, on les ramollit dans l'eau chaude, et avec les .Imi is ik ]ii|irs dans l'huile, on les étend sur des morceaux d^' tmlr "u de peau. En raison des différentes subsianco, incoi purées dans les emplâtres, ils peuvent être éniollients, astringents, excitants, irritants, narcotiques. Voici quelques-ims des plus usités.
Emjili'itre aiiiiluiinaiij'. — On l'emploie, comme son nom riiiilii]nr, pour réunir des parties divisées. Il est cnnip'i.di |i,,i\ blanche, 1. S parties ; résine élémi, 3 partirs ; irM hciiihine et huile de laurier, de chacune, 1 partie.
Emplâtre calmant ou antiodontalgique. — Employé, tomme son nom l'indique, il est composé de résines jaune, tacamaque et élémi, oliban, m.astic, opium, c;imphre; ou l'applique sur les tempes, contre les douleurs de dents ou même dans l'intérieur des dents cariées.
Emplâtre Canet. — Astringent et résolutif; il se fait en incorporant en^-cmbln parties égales de cii'o jaune, d'empiaire simple, d'cniphure diachylon gonnné, d'huile d'olive et de colcolhar (pei oxyde de 1er rouge).
Emplâtre de ciijui. — Fondant; se fait avec lésine de pin, poix blanche, cire jaune, gomme anunoniaqnc, .'iliO parties; feuilles vertes de cigué, 600 parties; huile de cigué, 32 parties.
Emplâtre diaclii/lon. — Voyez Diaciiïi.on.
Em/ilâtre diaiialme. — Voyez Diapai.mk.
Emplâtre de Nuremberg. — Résolutif; il est composé de 20 parties d'emplâtre simple, de cii'o janne, d'huile d'olive, do 3 parties d'ovydo rouge de plomb (minium) et l/i do partie do camphre.
Emplâtre de poix hlimrhe ou de Bourgogne. — Composé de 3 parties de poix blanche et 1 partie de cire jaiuie. C'est un dérivatif souvent employé dans les affections do la poitrine. On lo laisse en place pendant 7 \ 8 jours.
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fondu et étendu sur do 1» W^le- . j, ^,^ ^om-
"V:,S:t kÎo:- cS'^n fondant maturatif dans
esptce de bois ou, comme on dit «°.,^^f ..ji ^^t
5ïl Au prenJr., de.. racllMOTd. >.rt..«».œù »
l^rèS^t^m^eS-^^^lX^i
Ta 'coul «r rrois, son odeur et 'a persistance p us o„
moins durable de ces deux .P™P",'-''^^^;,,^^V !n""s nui o„ij.rpnt sur ces divers points des connaissances qui S de précision qu'après une longue expérience, mais q„ra«r\fent be^soil pour Ctre faf -f "*,^^"«;;?.^lt; d'être exprimées d'une façon s"en ifique, c est à-dne par des mesures exactes et des rapports '■»"o""'='\- ^" ^^^nmême ajouter aux notions ut. es à conna t.e « mention rîip^ fi dessus bien des faits dignes d intérêt. Lest la un Seau sujeTd'au^e, où il est resté beaucoup à faire e qui est ans doute trip négligé depuis 'o".?""™??- . ^°^^,^, . salerons de donner ici quelques ■•«f«8"X trouvera à TTont initniit 1rs essences de nos contrces. On trouvera a ?:rid^DE^SITÉ une table assez étendue des dcnsi tendes boisV on pourra en comparer les nombres avec ceux de la table suivante.
T»fcle «1»» P»««l" •P'-*"'*''!"
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Fn Llloar
duo cube pl«io. <!<•»' '• «*'* "'
,o D'>rnc9
(ici
> do kilogi.»
,, FEK.M.B [Mm. sur la,lmi„Umlion forestière. 1192)boii onl Ai p«" i 1VI»1 «11! Jessicc.lw.. paAile).
kil.
Sorbier cullivé • ,',,^3
CornouHler 0 9S7
Chèoe-ïcrl g'g,g
Oli'icr „ 976
Buis. 0 910
Pommier coiirl-penau 0 882
Cerisier Mahalcb
If
Prunier..
Oranger. .
Aubepin
0,839 O.sîl
Faux acacia (Ruhinier) i)-,gi)
Noll
Allouchior (Alilicr blanc)
Merisier
H61rc
Mcrpruu
EMP
Poirier sauvage ^''^J
Cytise des Alpes "'^^^
Erable duret O-Iii
Mélj;^* .■.;•;: o'.744
Pécher n IZi
Aliîier des bois n'fit
P.-.,...>Uipr U,/J5
Charme n -^9
Pommier de reinette n-%i
Platane 11,^^1
Sycomore (Érable de montagne) 0,730
Erable champêtre ^'^|J
l'^<"' ;:::;:: oin^
Abricotier .'(.„„
Fevier d'Amérique ^g^^
Noisetier o!c87
Pommier sauvage 0 684
B«ui«ju ;;; j'^gj
Tilleul • „',„ I
Arbre de Judée (Gainier commun) ^.^B'
Houx D 5B4
Sorbier des oiseleurs ^'^^^
Pommier cultivé o'o'^G
'*<;??'•• ; ; ; oUh
Mûrier blanc ^ ^^^
Erable plane j'^gg
Sureau. ; q 595
Mûrier noir q j^ij
Saule marceau o'^Sô
Chitaiguier • g' j, j
Genévrier.... „ j-q
Mûrier a papier ■ ^
Lierre ; ; ■ ■ " ,' a 'i'^=>
Ypréau (Peuplier blanc) i.= 5
Pin de Genève (Pin sylvestre) »,55U
Peuplier blanchâtre j'.j^
T'-emble , ;;• o'jog
Aune. ; • 0 503
Marronnier d Inde. n 4S9
Peuplier de la Caroline '-^•^^^
Tulipier 0,464
Catapa 0,460
Sapin. • • 0,41 2
Peuplier noir o,3S9
Saule blanc 0 3û7
Peuplier d'Italie '
2» D'après E. Cbevahoiei. et WEatoEiM.
(Les bois onl eU pesés, contenant 20 p. 100 do leur poids d'humiJUcV