BOSE
EMBONPOINT (Physiologie). — Par ce mot on entend généralement tout ce qui, dans l'habitude extérieure du corps, présente l'apparence de la santé florissante, surtout dans la force de l'âge, lorsque les formes accusent la présence d'une certaine quantité de graisse, la souplesse, la fraîcheur de la peau, l'agilité, la vigueur des mouvements. Poussé plus loin, l'embonpoint dégénère en obésité, en polysarcie, et devient une gêne, un embarras, une vraie maladie. Mais l'état de santé tel que l'observation nous le montre, et non pas tel que le physiologiste le conçoit, ne se décèle p.as toujours par l'embonpoint. Toutes les constitutions n'y sont pas disposées ; les personnes brunes, nerveuses, chez lesquelles prédomine le système veineux, celles qui sont naturellement minces, fluettes, y sont très-peu sujettes; au contraire, on le rencontre dans les tempéraments sanguins, chez les gens au teint fleuri, aux cheveux blonds ou châtains, qui ont le tissu cellulaire lâche, souple, spongieux. L'enfant qui vit sans soucis, qui mange, dort et remue beaucoup est naturellement gras; l'adolescent, chez lequel la nutrition est très-active, la sensibilité vive et mobile, engrais.se peu. Ce n'est guère qu'au milieu de l'âge adulte, vers trente ou trentecinq ans, que l'embonpoint se développe; c'est véritablement l'âge de la force, de la santé, de la vigueur physique et morale. La nourriture contribue aussi, avec un exercice journalier, à favoriser et à entretenir un embonpoint raisonnable, surtout lorsqu'il peut être modéré par un travail physique en rapport avec les forces générales.
EMBOUCHURE. — Voyez Tuyaux so^oBES.
EMBOUTISSAGE (Technologie). — Opération mécanique qui a généralement pour objet de donner une forme nouvelle à une masse, en déplaçant ses molécules, sans toutefois la morceler ou en compromettre la solidité. On appelle plus particulièrement emboutir donner à une plaque une forme bombée ; l'oi ération a])pelée eslamixige et qui consiste à imprimer des figures, des dessins, soit en creux, soit en relief, sur une surface métallique, est un cas particulier de l'emboutissage. Usera dit quelque chose de l'estampage à l'article correspondant. Nous avons déjà parlé de l'emboutissage en tubes à l'article BA^C A Tiiuiii, Banc a emboutir. Nous nous bornerons ici à donner les conditions générales de cette opération, conditions qui résultent de sa nature même. Il est évident que l'on ne peut songer à emboutir des matières friables, qui se briseraient sous l'action mécanique, ni celles qui possèdent un faible degré de cohésion moléculaire; si l'on a afi'aire à des substances de cette espèce, si, par exemple, on veut donner une certaine forme à une niasse do terre, ou opérer quelque empreinte à sa surface, il convient d'agir par pression graduée, opération distincte de l'emboutissage et qui s'exécute à l'aide de presses (voyez ce mot). Ou ne peut pas non plus opérer
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snr des matières élastiques au moins à «n degré considérable, car il faut évidemment, pour que l'opération progresse, que les molécnles conservent les places que leur donne la percussion et n'aient pas la faculté de reprendre leurs positions primitives. Toutefois, la prolonga'.ion de l'action mécanique peut quelquefois défoimer d'une manière permanente certaines substances très-élastiques: ainsi, par exemple, on soumet le caoutchouc à une sorte d'emboutissage pour en faire le corps des pistons dans les pompes de M. Perreaux (voyez Pompes). Il n'en est pas moins vrai de dire, en général, que les substances susceptibles d'être embouties doivent être ductiles (voyez DiCTiLiTÉ), c'est-à-dire formées de molécules qui, en se déplaçant, se portent d'une dimension sur une autre, sans que la densité soit sensiblement modifiée. Au surplus, quelque ductile que soit un corps, sa ductilité n'est jamais absolue, et il faut, pour la perfection du travail, donner, pour ainsi dire, le temps aux molécules de se faire aux nouvelles positions dans lesquelles on les pousse; aussi convient-il d'opérer d'une manière lentement graduée, de multiplier les coups de marteaux, de s'attacher enfin à lier, à aflermir enlre elles, par des coups répétés sur la même place, les particules qu'il faut déplacer pour emboutir la pièce. C'est par la percussion que s'opère l'emboutissage. On emboutit le cuir pour garnir les pistons de la presse hydraulique. C'est un cuir embouti qui forme la couronne du piston de plusieurs appareils de l'économie domestique, tels que la lampe modérateur, l'irrigateur Eguisier, etc. C'est surtout à l'aide de l'emboutissage que le cuivre reçoit dans les ateliers de chaudronnerie les formes si diverses sous lesquelles ce métal est utilisé dans l'industrie. P. D.
EMBRANCHEMEiNT (Zoologie). — Le règne animal se divise en quatre grands groupes naturels nommés Euibranc/iemcnh; chacun d'eux comprend des animaux organisés sur un plan commun, taudis que, d'un embranchement à l'autre, la disposition générale des organes présente de notables dillërences. Aussi Cuvier, à qui l'on doit l'établissement de ces quatre grandes divisions {Leçons d'aitat. comparée, 1835, t. F'), les considère comme « quatre formes principales, quatre plans généraux, d'après lesquels tous les animaux semblent avoir été modelés et dont les subdivisions ne sont que des modifications assez légères, fondées sur le développement on l'addition de quelques parties qui ne changent rien à l'essence du plan. » Voili poinquoi ces quatre embranchements ont été souvent nommés des Types. Voici leur succession et les noms que leur a donnés leur fondateur : 1° les Vertébrés; 2° les Mollusques ; 3° les Articulés; 4° les Rayonnes ou Zoophijtes. Les caractères que Cuvier a reconnus à chacun de ces embranchements sont tirés de la forme générale du corps, de ladisposilion des centres nerveux, de la disposition et de la nature des parties solides qui servent à la locomotion.
EMnnANCHi:MF.\T (Botanique). — A l'exemple dos zoologistes, les botanistes ont adopté ce nom pour désigner les grands groupes du règne végétal; ainsi dans la méthode naturelle de Jussieu, les végétaux ont été divisés on trois grands embranchements, suivant : 1° qu'ils manquent d'embryon, par conséquent de cotylédons, ce sont les Acolylédones; 2° que leur embryon oflre un seul cotylédon , ce sont les Monocolylédones; 3° enfin suivant que leur embryon présente deux cotylédons, ce sont les Dicotylédones. Dans la méthode adoptée par M. Ad. Brongiiiart, après avoir partagé les végétaux en deux grandes divisions, les Cryptogames et les l'itanérogames, l'auleur a établi dans les premiers deux embranchements, les Amphiyènes et les Acroyènes, et deux dans les seconds, les Monocolylédones et les Dicotylédones, cette dernière division comprenant deux sous-embranchements, les Anyiospermes et les Gymnospermes.
Consultez l'ouvrage iniitulé : Enumération des genres de plantes, par Ad. Brongniart.
E.MIJI'.OCATlOiN' (Matière médicale\ du grec embroche, action de tremper, d'imbiber. — On appelle ainsi un remède liquide, huileux, destiné à oindre, à fomenter uni: partie malade. L'huile est la base de ce médicament qui tient le milieu entre le linimeid et la fomentation. On se sert pour faire une enjbroration d'une éponge, d'une flanelle ou simplement d'un linge que l'on trempe dans le liquide approprié cl que l'on presse dans sa main aude&Misde l'otidroil malade. Lcscmbrocations peuvent être éniollienle», toniques, spiritueuses, etc.
EMDIlYOGfiME et EMiinvoi okie (Physiologie), du grec embryon et yrncsis production, ou Inyos, sr;eiice, On emploie ce» deux noms pour désigner celte branche de
la physiologie des animaux qui étudie la production des germes des nouveaux êtres dans le corps de leurs parents et le développement de ces germes en de jeunes animaux. Il en sera traité au mot REPnoDecxioN.
EMBRYON ANIMAL (Zoologie). Du grec bryein, croître. — On nomme ainsi les jeunes animaux plus ou moins incomplètement développés, mais qui n'ont pas encore vu le jour hors de l'oeuf ou du sein maternel (voyez Ee-
PnODlCTlON).
EMBRYON VÉGÉTAL (Botanique). — Expression par laquelle on désigne le rudiment de la plante qui se trouve, dans la graine, protégé par certaines enveloppes et nourri par des liquides spéciaux. C'est la partie essentielle de la graine, c'est le jeune végétal à son premier état. On verra aux articles GnAiNE et Ovule, que l'on trouve dans Vomde, parfois avant la fécondation, le plus souvent immédiatement après, au sommet du sac emhrtjonnaire, suspendue au raicropyle, la vésicule embryonnaire, qui est la première forme de l'embryon. Elle se compose d'abord d'une seule utricule, remplie d'une matière granuleuse; mais bientôt sa structure se complique, et on y distingue : 1" le. suspenseur, ligament qui l'attache au micropyle, et qui est formé de quelques cellules ;Ulongécs, disposées bout à bout ; 2° la vésicule embryonnaire ollenième, utricule renflée, globuleuse, qui pend à l'extrémité libre du suspenseur, au milieu du mucilage plastique dont le sac embryonnaire est rempli à cette époque. L'embiyon s'organise aux dépens de cette utricule.
La vésicule embryonnaire est d'abord remplie d'une matière granuleuse agglomérée en une seule masse; celleci se s(gmente bientôt en deux masses égales, puis en quatre, puis en seize, et ainsi de suite, tellement qu'après ce travail de segmentation on trouve une masse cellulaire à fines cellules, mais encore indivise ; on n'y peut distinguer aucune partie. C'est le premier état de l'embryon. Bientôt, du côté du micropyle, cette masse utriculaire s'allonge en une pointe qui formera la radicule ou le germe de la racine de la future plante; en même temps les parties latérales se développent en une ou deux masses ceiluleuses (jui formeront les cotylédons ou le cotylédon unique, et à l'opposé do la radicule se distingue comme un petit bouton la gemmule ou portion supérieure de l'axe de l'embryon, portion qui donnera naissance à la tige et à ses appendices. 11 est essentiel de remarquer dans ce développement que Vaxe se forme datis ime position telle que la radicule regarde le micropyle, et par conséquent la gemmule regarde la chalaze; en un mot, l'axe de l'embryon est parallèle à celui de la graine, mais dans une position inverse. Cette position est constante; quelle que soit celle du micropyle, la radicule est toujours dirigée vers lui.
Dans la graine mûre, Yembryon comprend donc deux parties que l'on peut distinguer : 1° Voie de la jeune plante ; 2° le corp<i cotylédonaire. L'axe a n!çu, en général, le nom àepluntule; on y distingue la iWi'cvi/e (germe de la racine), la //ye//i' (germe de la tige), portion opposée de l'axo embryonnaire, souvent trop peu développée pour pouvoir être reconnue ; enfin la gemmule, jeune bourgeon qui constitue l'extrémité de l'axe opposée à la radicule, et doit être considérée comme le premier bourgeon terminal de la tige de l'embryon. Le corps cotylédonaire doit être regardé comme constituant la première ou les premières feuilles végétales. Chaque cotylédon est une feuille modifiée et transformée en un amas de matière m tritive mise en réserve pour le jeune végétal ; c'est au moment de la germination qu'il utilisera ces matériaux. On a souvent nommé collet de la plante le point de la longueur de l'axe qui sépare la tigelle de la radicule; la position de ce point est dillicile il détiu'nn'ner.
Emliryon nionocotyléiloné. — Dans les végétaux monocotylédonés, l'embryon est ordiMairemonl de l'orme cylindrique, arrondi ou ovoïde A ses extrémités. Le cotylédon y dissinndc souvent la genmiule au fond d'une petite l'ente plus ou moins visible et située sur un de ses côtés ; l'extrémité tournée vers le miciopyleest la radicule, toute la portion de l'embryon située au delà de la gonunule et A l'opposé de la radicule est le cotylédon unique qui caractérise les végétaux de ce groupe. En général, pour bien voir la structure d'un embryon monocolylédoné, il est nécessaire d'en faire une coupe. Quelques embryons monocotylédonés ont une radicule aussi grosse que le cotylédon lui-même; on les a nommé» einl)ryons macro' podcs (noû;, TCOtW;, pied; fAaxpoç, grand).
Embryon dicoti/lédoné. — Orlains embryons dicotylédones ont une forme semblable à celle des précédents; mais ou distingue toujours A l'extrémité gcminulaire les
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deux lobes du r.orps cotylûdonairc. Très-souvent Tembryon dicotylédoné se compose d'un petit axe commo celui que nous avons vu dans l'amandier {fig. 91!) rcn-
l'MÉ
fermé entre doux cotylédons ovales ou liémisphériques. Suivant leur développement ou leur consistance, les atij- Icdons sont charnus (haricot, poîii ou foliacés, et alors on distingue mûme des nervures à leur surface (ricin, euphorbe). Dans ce dernier cas, on leur dislingue même parfois uii limbe et un pétiiile, et chacun peut reconnaître
Fig. 913. — Embivon (licoljlédoné du pois (3).
alors que ces organes sont véritablement les premières feuilles de la jeune plante. Dans les pins, les sapins et quelques autres végétaux, surtout dans la famille des Conifères, il y a plusieurs cotylédons disposés en verticllle autour de la plante. La disposition variable des cotylédons entre eux et par rapport il laplantule fournit dans la classification des végétaux des caractères précieux. Ad. V.
EMBRYONNAIIŒ (Sac) (Botanique'. — On appelle ainsi une petite cavité qui s'est formée dans le nucelle (voyez ce mot), vers son sommet, peu de temps avant la fécondation. Elle est remplie d'un mucilage destiné à s'organiser en tissu cellulaire lâche et diffluent C'est dans son intérieur qu'apparaîtra et se développera l'emArî/ow.
EMBRYONN.VIRE (Vésicule) (Botanique). — Voyez EMEnyoM.
ÉMER.\UDE (Minéralogie), du grec smarngdos, émcraude verte. — Silicate double d'alumine et de glucine naturel. Ce minéral se rencontre sous bien des formes ; hyalin et doré d'une belle teinte verte, il constitue l'une des pierres les plus belles et les plus précieuses; légèrement transparente et d'un vert d'eau, rémeraudo se trouve dans tontes les roches crislalliues et prend alors le nom A'ai'jiic min-ine ; enfin, en gros cristaux op.aqucs, on la rencontre avec une extrême abondance dans quelques contrées. Le Limousin en offre des échantillons qui ont 0",:iO de diamètre sur ()'",.')() de longueur. La forme cristalline de l'émeraude est le prisme hex.agonal ; l'identité de forme et de composition chimique existe d'une manière absolue entre les plus belles émeraiules du Pérou et colles du Limousin : une cristallisation plus parfaite et une coloration due à un peu d'oxyde do chromo donnent à la première sa haute valeur. L'émeraude raj'c lo quartz ; sa di'nsité est environ 3,7 ; elle est infusible au chalumeau et inattaquable par les acides. Les aiguës ma-
(1) Embryon du blé. — e, le cotylédon. — e, U plonlule. — pr, riérisnerme ou albumen fariticu^.
(t) Embryon de l'amandier commun ; un des cotylédons a été dcLiché pour montrer i:om|>léleni('nt la pUniule. "— c, l'nulre cotylédon. — c', point d'iusorlion du premier qui a été enlevé. — r. radicule /, ligclle. — g, pemniulc,
(3) Kmbryon du pois. — c, c, cotylédons. — r, radicule. — t, ligclle. — f/, gemmule. — x, cavité du cotylédon, où est placée la j;enimule.
rincs les plus recherchées proviennent de la province de Minas-fiei'aes, au Brésil. Dans un temps assez reculé on en a tiré des montagnes qui séparent lÉihiopie de l'Egypte; l'émeraude qui orne la couronne du pape provient probablement de ces localités. Aujourd'hui, les belles pierres désignées comme provenant de Santa-Fé de Bogota sont fournies par la mine de Muzo, dans la vallée de la Magileleine. Le terrain où on les rencontre appartient aux formations néocoraiennes ; l'émeraude y est enveloppée dans un calcaire l.amelleux dont la blancheur éclatante fait ressortir la teinte verte magnifique de la pierre précieuse. Récemment on a découvert un gited'émeraudes dans la province d'.^lger, à quelques kilomètres de Blidah ; mais elles sont trop petites pour être employées dans la bijouterie. La plus belle émeraude connue appartenait ;\ M. Ilope; elle pèse 184 grammes et a coûté 12 60t) francs. L'émeraude taillée peut être confondue avec plusieurs autres gemmes. Verte, elle ressemble au dioptase et an grenat ouwarovito ; jaune, elle se rapproche de la topaze, de la cymophane et du péridot; lorsqu'elle est bleue, le saphir et la cordiéi ite lui ressemblent beaucoup; enfin, loi'squ'elle est blanche, elle est souvent émise pour du diamant. L'éclat la distingue du diamant, le dichroîsrae do la cordiérite, la densité de toutes les autres.
ÉiMERI, ÉMEaiL, Corindon émeki (Minéralogie). — Variété de Corin'lon (voyez ce mot). C'est le Corindon granulaire de Haûy. Cette subsiance se présente sous l'apparence d'une roche à texture grenue, de couleur noi« ràtre, comme certains minerais de fer, avec une nuance bleuâtre ou rougeâtre ; sa pesanteur spécifique est de 'r, sa dendié supérieure à celle de tous les minéraux, excepté le diamant. Tennant est le preiuier qui ait f:iit remarquer que l'émeri n'était p.ts un minerai de fer, mais une espèce de corindon. Celui qu'on emploie .'i Londres et qui vient de Naxos contient, selon le même minéralogiste, 80 p. 100 d'alumine et celui dont se sert la manufacture de Saint-Gobin seulement (16 p. 100, d'après Vauquelin. Les gisements de cette rodie sont aux Indes orientales, dans l'ile de N.ixos, en Saxe, dans le terrain de micaschiste ; on cite aussi les monts Altaï, le duché de Parme, le royaume de Grenade, etc. «L'émeri, dit Al. Brongniart, est très-précieux dans les arts en raison de sa dureté, qui le rend propre k polir les métaux et les pierres ; mais, pour s'en servir il faut le réduire en poudre de diverses grosseurs. On emploie, pour obtenir ces poudres la méthode suivante : on broie cette pierre à l'aide de moulins d'acier; ensuite, pour en extraire des poudres de différents degi'és de finesse, on délaye dans de l'eau la masse broyée; on laisse cette eau reposer une demi-heure et on la jette, parce qu'elle ne contient qu'une poussière trop tendre; on dél.aye de nouveau le dépôt; on laisse reposer l'eau une demi-heure et on la décante encore trouble: la poudre qu'elle dépose est de l'émeri de la plus grande fine.sse. Ou délaye ainsi le premier dépôt jusqu'à ce qu'au bout d'une demi-heure l'eau ne laisse plus rien précipiter. Alors on ne laisse plus reposer les eaux, dans lesquelles on agite toujours ce premier dépôt, que pendant quinze minutes, ensuite que huit minutes, quatre minutes, deux niinutes, une minute et enfin trente secondes, et on a, par ce procédé, des émeris do diverses grosseurs, n L'émeri est employé avec d<! l'eau pour le travail des pierres et avec l'huile pour les métaux. Cette poudre ainsi préparée a la propriété de mordre sur les corps les plus durs; c'est avec elle que l'on scie et que l'on taille le rubis, le saphir et toutes les aiities pierres précieuses, à l'exception du diamant, qui ne peut être taillé que par sn propre poussière (voyez Diamaxt). Ou en fait au.ssi usage pour polir les glaces. Plus la matière que l'on vent polir est dure, plus la poudre doit êti'O fine.
lîMÉRII.LON (Zoologie), Falco œsrdon. Lin. — Espèce à'Oisrnu du genre des Faurona proprement dits, qui chasse les petits oiseaux et surtout les merles, d'm'i l'on prétend que lui vient son nom. C'est le plus petit de nos oiseaux de proie; de la taille à peu près de la grive (long, du mâle, 0'",24 ; de la femelle, 0'n,2!)). 11 est cendré bleu et brunâtre en dessus, blancliAtre en dessous, avec un semis de taches brunes allongées; la gorge blanche, avec des stries brunes; la queue, grise, porte vers son extrémité une laige bande noire terminée par un liséré blanc ; le bec est bleuâtre et les pieds, pourvus de doigts allongés, sont de couleur jaune. L'éniéril'on, malgré sa petite taille, a les instincts des autres faucons et se laisse fort bien dresser à. la chasse des .ilouettcs, des cailles et des perdrix ; il y montre autant de courage que de do-