EMP S
Sapin blanc d'Arglelerre 0,555
Sapin blanc d'Ecosse 0,5Î9
Peuplier blanc 0,511
Ccdre du Liban (sec) 0,486
5<î D'iPnÈs Bint-OW.
Chêne anglais 0,934
Chêne du Canada 0,812
BoisdeTeak 0,860
Pin du Nord (Pin syWesIre) 0,738
Pin rouge (Piu sylvestre) 0,657
Pin blanc (Pin d'Alep) 0,553
Orme 0,633
Mélèze 0,543
6" D'ifBÈS T. IliBIlG.
in.
Hêtre de 0 ti'- 840 à 0,640
Acacia (Robinier) deOiii'-wTO à 0,750
Bouleau (coupé en hiver) 0,616
Bouleau coupé en été) 0,d4S
Mélèze (provenant de Briançon) 0,662
Mélèze ^provenant de Nancy) 0,531
Aulne (coupé eu hiver) 0,492
Aulne (coupé en été) 0,478
La résistance des boii à Vécrasement a été étudiée pour quelques bois ; suivant Rondelet, un cube de chêne ou de sapin, posé dans le sens oii ses fibres sont verticales (bois debout), ne s'écrase que sous un poids de 400 kilogrammes par chaque centimètre carré delà face otiles poids sont posés. Pour un même écarrissnge (largeur et épaisseur constantes), la résistance à l'écrasement diminue à mesure que la hauteur de la pièce de bois augmente; cette résistance augmente avec l'écarrissage, la hauteur restant la même. Ou croit prudent de ne faire supporter aux piliers de bois debout que — de la charge capable de les écraser. On .idmettra dans la pratique que pour une pièce de bois debout (pilier, poteau ) dont la hauteur est /; et dont l'écarrissage a pour cotée, le poids P qu'elle pourra
supporter est exprimé par la formule : P = 25G,5X ^•
La résistance du bois à la rupture est une des qualités les plus importantes et en même temps les plus difficiles i déterminer. Cette résistance n'est d'ailleurs plus entière dès qu'un m.idrier a été fléchi par une cliarge jusqu'à demeurer courbe sans pouvoir reprendre sa direction première lorsque la charge a été enlevée ; le madrier a dès lors perdu de son élasticité, et sa résistance à la rupture est extrêmement diminuée. Nous empruntons i M. E. Chevandier, membre de l'Institut, le tableau suivant, contenant les résultats d'expériences faites par lui sur les deux bois les plus employés dans les constructions.
ULblONAIlCN liSttLLE 1>BS riÈCES.
Onze h douze pouces
^'cuf â dix pouces
Huit à neuf pouces
Six à sept pouces
Chevron
Madrier
rUuche
Oozepouc. </s^neurpouc. Vi'
Huit a neuf pouces
Si-pt il huit pouces
Six à tepi pouces
Cinq il six pouces
Chevron
Chevron
Doublelle
Echautillun
Lutrevous
r l<^ bel
> d<' Si
ni
cm
cm
cm
cm
On est convenu de prendre pour mesure de l'élasticité di's boi» la longueur de In flèche do courbure obtenue sous une pression très-peu inférieure à celle sou» laquelle l'él»!iVicilé de la pibcu du bois comincncgrult & s'allC-rcr ; c'c&t
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ce qu'on nomme la flexion du bois. Les constructeurs admettent pour les pièces de charpente que : 1" la portée (distance entre les appuis) étant la même, la flexion du bois est en raison inverse de la largeur des pièces et du cube de leur épaisseur ; 2° les flexions sont entre elles comme les cubes des portées; 3° la flexion produite par une charge uniformément répartie sur toute la longueur d'une pièce do bois est les i de celle que produirait la même charge appliquée tout entière au milieu de la pièce.
M. le baron Ch. Dupin a reconnu que la flexion augmente avec la densité des bois. Les bois résineux à couches minces et régulières sont les mieux doués sous le rapport de l'élasticité, et, en général, les bois ordinaires sont inférieurs sur ce point aux bois résineux.
La fisubitité est l'aptitude des bois à se laisser fendre à la hache. Bolkes {Technologie forestière) a classé ainsi les principaux bois de l'Europe : grande fissibitité : épicéa, sapin, pin sylvestre, châtaignier, mélèze ; fissibilité moyenne : chioe, hêtre, frêne, aune, tremble, saule; faible fissibilité : orme, poirier, bouleau, peuplier, charine.
11 importe de dire, à titre d'observation génér.ale, que le bois d'une môme essence forestière, même à l'état sain, n'a pas toujours absolument les mêmes qualités; les circonstances où le bois s'est produit modifient par excès ou par défaut les propriétés habituelles de l'essence. Malgré ces variations, l'ensemble des propriétés d'une essence la destine à tels ou tels usages sur lesquels il est bon de fournir quelques indications particulières.
Nous réunissons dans les paragraphes suivants, quelques renseignements succincts sur les emplois spéciaux des différentes espèces de bois les plus connues. Ces indications sont empruntées au Manuel du tourneur de Hanielin-Bergeron (Paris, 18IG). Le lecteur devra recourir d'ailleurs au mot correspondant à chacune des essences dont il est ici question.
I. Bots DE FiiA.\CE. — Le sapin, la sapine, le pin sont assez souvent confondus dans les arts, bien qu il y ait entre eux des différences sensibles. Le sapin est le plus employé pour faire la menuiserie commune dite de bois blanc ; dans quelques provinces et dans nos colonies, on le nomme sap. Il est très-tendre, se rabote parfaitement en long, mais nepeut pasêtre travaillé de travers. Il reçoit mal les "inortaises et les tenons, à moins que les assemblages (voyez ce mot) ne fassent point d'effort. Ses pores étant trop lâches, il ne saur.ait être tourné, car la pointe du tour varierait sans cesse dans sou trou. On trouve dans sa contexture une multitude de nœuds qui détériorent promptement les varlopes et rabots Ces nœuds, qui représentent ordinairement le germe d'une branche du même bois, sont d'une nature toute dilTérente ; ils possèdent une extrême dureté, et il leur arrive souvent de quitter la place où ils sont et de laisser un trou.
Le sapin vient communément très-haut et très-droit ; delà son emploi pour faire des mâts de navire, et, â cause de son élasticité, pour les planchers ;\ longue portée
Chêne. — C'est après le sapin le bois le plus usuel; sa dureté le fuit rechercher dans la menuiserie, l'ébéuisterie, le chaironnage et la sculpture; c'est aussi un excellent bois (le chautïagc. Le chêne qu'on débile en Hollande est k plus beau, mais il est si gras et si tendre qu'on ne saurait y l'aire des tenons; il est magnifique pour les panneaux de lambris. Celui des Vosges a toutes les qualités requises pour la menuiserie, mais il est moins beau que celui de Hollande. Il y a aussi une autre espèce qu'on nomme de Fontainebleau, qui est plein do nœuds et qu'on n'emploie qu'à des ouvrages communs ou qui doivent éprouver beaucoup de résistance, comme des bancs, des t.ibics communes, des portes extérieures.
Orme. — D'un us.age un peu moins luiivcrsel que la chêne, il n'en est pas moins précieux poiu- quelques arts. C'est avec de l'orme qu'on fait les jantes et les moyeux des roues de voitures, des presses, do grosses vis et autres ouvraj;'-;. Il r-.i liiint, dur et facile à travailler, bien plus sn-ri |iiiMi' il I iVoit (pie le chêne pour les parties courbes nu l. Ihn^, ,1 n.inché. Les menuisiers en carrosse on fout toiiics le-, courbes et les biUis de voiture.
Pour les mov'i'ux des grosses voitures, on emploie particulièrement lorme tortillard. G'tte espèce ne jette que de piiites branches annuelles qui, en multipliant les Il iHuls, donnent lieu à une espèce d'extravnsation de la sève qui eutnMace les fibres et semblo plutôt produire des loupes qu'une végétation suivie et naturelle. On conçoit que les rais des grosses voitures entrés à force dans du buis do cette espèce y acquièrent la plus grande soli-
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dite et que i-ion ne peut faire fendre de pareils moyeux, au lien que quand ils sont pris dans du bois de fil, il est assez commnn de les voir fendre, quoiqu'ils soient contenus par des frottes de fer.
On fait d'excellents établis de tour avec l'orme, de bonnes vis pour les pressoirs et autres gros ustensiles. Il convient par excellence aux ccrous d'une certaine posseur. Il se tourne assez bien, sans toutefois recevoir un beau poli, à cause que ses pores sent très-làches ; on on fait des bâtons de chaise, des palonniers de voiture, des mancbes de marteau, etc.
Les loupes ou excroissances qui se produisent communément dans l'orme prennent un beau poli au tour. Quand on veut s'en servir pour meubles, on les débite en feuilles de placage, comme l'acajou.
Le /œ'tre. — Moins fort que les bois précédents, il est pourtant destiné à beaucoup d'usages qui le rendent précieux. On en fait des étaux de boucher; il n'est point employé dans les bâtiments, mais les menuisiers en meubles le préfèrent à tous les autres. Il supporte parfaiteiuent le fort assemblage ; c'est pour cela qu'on en fait des bois de fauteuil, des chaises, des bergères, des canapés, des lits, en un mot tout ce qui concerne le menuisier meublior. On en fait aussi des armoires qu'on vend pour du noyer, attendu que son grain approche assez do celui de ce dernier et qu'une teinture de brou de noix appliquée .avec art augmente encore la ressemblance. Ce bois se tourne bien ; il se coupe également dans tous les sens. Ce qui le distingue particulièrement du noyer, c'est une maille brillante caractéristique qui monte obliquement du centre à la circonférence.
Le charme. — Ce bois doit être bien choisi pour être bon. Il est blanc, se tourne assez bien et prend une espèce do poli sous le rabot. Lorsqu'il est encore frais, on en fait d'excellentes vis de moyenne grosseur dont les filets se coupent très-vif et très-nef. Les tenons qu'on fait aux ouvrages de charme ne sont pas sûrs, à moins qu'ils n'aient une certaine grosseur. On en fait aussi d'excellents maillets pour le tour et pour la menuiserie, surtout si l'on choisit une partie noueuse. C'est avec ce bois que les ébénistes plaquent les cases blanches des damiers communs; les autres se font avec le houx. On en fait aussi des filets blancs pour la marqueterie et, en général, des ouvrages très-divers, à l'exclusion de ce qui se rapporte h la menuiserie eu bâtiments, au charroimage et aux meubles.
Le noyer. — Un des bois les plus utiles et les plus importants. Remarquable par son liant, il supporte également bien le tenon et la mortaise, il se tourne par.''aitemenî et prend un assez beau poli soit au tour, soit au rabot. Comme il donne dos labiés d'une grande Largeur, les carrossiers en fontdes panneaux de voiture de la plusgrande dimension. On le tourne au feu suivant la courbe de la caisse, en le chauffant d'un côté et le mouillant de l'autre. Avant que le bois rose et l'acajou fussent aussi com muns en Europe, le noyer était le bois dont on faisait les meubles les plus précieux. Il est vrai qu'alors on avait communément du noyer plein de veines et d'accidents qu'on opposait d'une manière symétrique et qui faisaient le plus bel effet, surtout lorsque sur un fond gris brun on voyait de larges veines presque noires. Mais le luxe ayant multiplié les jouissances, on s'est liâté de couper les arbres avant qu'ils eussent acquis cette couleur et CCS veines qui en faisaient la beauté; aujourd'hui, presque tous les noyers sont gris et à peine veinés. Si le noyer était un peu plus comp.acte et plus dur qu'il n'est, il serait le roi dos bois; toutefois, dans ce cas, les tenons n'en seraient pas aussi solides, car leur compacité même les rendrait cassants.
La ])lus belle espèce de noyer employée en ébénisterie est le noyer d'Auvergne; les veines noires qu'il présente ne sont pas des accidents, comme au vieux noyer dont nous venons de parler, ce sont ses caractères constitutifs. Il présente, en outre, l'inappréciable avantage d'être rarement attaqué par les vers.
Le frêne. — Les usages de ce bois sont as^ez bornés, mais do la plus grande importance. Comme il est le plus liant de tous, qu'il no casse jamais net, mais crie assez longtemps avant de rompre, on en fait une infinité d'ouvrages dans lesquels cette propriété est infiniment précieuse. C'est avec du frêne qu'on lait de forts essieux pour beaucoup de voitures qui transportent de lourds fardeaux. On en fait les brancards, dos trains do carrosse, de chaise de poste et de cabriolet, dos chaises (et co sont les meilleures), d'excellents manches de marteau, des bras de scie, et cufiu des échelles trtsliautes, très-
menues et cependant très-solides. II est d'un assez beau blanc, peu serré, prend bien la teinture, se tourne supérieurement, mais se rabote moins bien : aussi ne l'emploie-t-on jamais dans la menuiserie. Pour donner une idée juste de la force et du liant du frêne, il suffira de rapporter le fait suivant. Lorsque les deux pierres des anglesdu fronton de l'église Sainte Geneviève (Panthéon) arrivèrent par eau au port des Invalides et qu'il fut question de les transporter à leur destination, la première fut traînée par des cabestans, ce qui dura environ trois jours et trois nuits. On n'avait pas osé la mettre sur une voiture quelconque. Enfin on construisit pour la seconde un diable en très-grosse charpente, armé en tous sens do barres de fer et roulant sur des moyeux de G mètres environ de diamètre en place de roues. Los deux essieux furent fiiits de deux brins de frêne et le fardeau traîné par soixante-trois chevaux ! Ces essieux furent si peu fatigués que quelque temps après on se servit de la même voiture pour transporter un bourdon qu'on venait de fondre pour la même église, depuis l'endroit oii il fut fondu jusqu'à l'église.
Le c/iàliiignier. — Était autrefois très-employé pour la charpente ; la plupart des combles des anciens monuments sont de ce bois. On prétend que les vers ni les araignées ne l'attaquent point. On en fait peu d'nsage maintenant, surtout à Paris, car on a négligé la culture de l'arbre en haute futaie. On en trouve beaucoup en taillis et de moyenne grosseur dans les forêts. Comme on ne le laisse pas croître plus de cinq ou dix ans, on s'en sert très-utilement pour faire d'excellents cerceaux, du treillage et autres objets de peu de conséquence.
Le saule. — N'est presque d'aucun usage. On fait toutefois de ses branches, qu'on coupe tous les deux ans, d'assez bons cerceaux, mais ils ne valent pas ceux du châtaignior.Dans certaines localités, on emploie des coins de saule pour déterminer la cassure des blocs qui serventàfaire les meules de moulin (voyez IIyguoscopiqui-).
Le tremble. — Est rangé au nombre des bois blancs qui ne sont pas d'une grande utilité dans les arts. On en fait d'excellents bois à polir avec de l'émeri, de la potée ou de la pierre ponce pulvérisée, parce qu'étant fort tendre, il se laisse pénétrer par ces ingrédients et forme une espèce de lime douce qui polit très-bien. C'est avec lui que l'on forme des espèces de cuirs â rasoirs appelés aconixyles. Le tremble est le seul bois qu'emploient les cordonniers pour faire des chevilles dans les talons; du bois dur, en séchant, quitterait sa place, tandis qu'uu bois aussi tendre se gonfle à la moindre humidité et tient toujours bien.
Le bouleau. — Bois blanc; s'emploie à peu pi-ès aux mêmes usages que le tremble. Les branchages les plus menus servent à faire des balais.
L'aulne. — Bois blanc d'un usage un peu plus étendu que les deux précédents. Les tourneurs en ouvrages communs en font des chaises, des tabourets, de petites couchettes pour les enfants. Comme cet arbre vient très haut et file très-droit et très-menu, on en fait des échelle? de la plus grande hauteur, de 10 à 15 mètres. Les deux montants en sont si fle.xibles que, quand on voit un homme y monter, on ne peut se défendre d'un sentiment de crainte pour sa vie par suite des balancements considérables qu'imprime le poids du corps. Les maçons en font aussi des écoperches pour échafaiider les maisons et s'élever à la plus grande hauteur.
Le tilleul. — C'est encore un bois blanc. Il est trèstendre et employé à différents usages auxquels les autres ne sont pas propres. Comme il se coupe assez net, on en fait des baguettes pour être dorées et surtout de la sculpture. 11 est peu sujet aux nœuds, par suite facile i travailler au rabot et à toiu'ner. Débité en copeaux longs et minces, on l'emploie pour faire des chapeaux de femme, connus autrefois sous le nom de chapeaux de pailla blanche. Citons encore son emploi pour former des moules du métal à car.actères destinés à l'impression de la musique ; ces inouïes s'obtiennent .'k l'aide de petits fers rougis qu'on fait agir sur une planche du bois en question.
Le cerisier. — C'est un bois qui se tourne très-bien, quoiqu'un peu tendre pour être employé en grosse monuiseri(V On en fait toutefois des meubles fort agréables, particulièrement des chai.sesqui, passées à l'eau de clnuix, acquièrent une couleur brune plus solide que celle des autres bois de chaise qu'on teint en toute couleur et qui cliangent considérablement au bout de quelque temps.
Le prunier. — On no travaille que le prunier sauvageon, c'est-à-dire celui qui vient dans les forêts sans culture et sans greffe. Il est doux, liant, a le grain fin et se
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travaille facilement au rabot et .iii tour. Comme il est agréablement veiné, on en fait de petits bijoux, tant en luenuiserie qu'au tour. , , , ,
Le pommier. — Est sujet à se rouler et à se tordre, ce qui le rend diflicile à couper au rabot; mais quand il est sain, c'est un bois agréable à travailler, dur, liajit, serré et ressemblant au cormier par sa rougeur et par ses veines. On eu fait de bons outils de menuiserie de toute espèce, et surtout des outils de moulure.
Le poirier. — C'est, au dire des ouvriers et des amateurs, un des bois les plus agréables pour les arts. Il est doux, liant, sans nœuds ni gerçures, se rabote, coupe et tourne dans tous les sens ; aussi s'en sert-on pour faire des modèles de machines. Il est bon pour la gravure sur bois, et c'est de lui que se servent souvent les fabricants de papiers peints et d'indiennes pour faire leurs dessins. L'alizier. — Ce bois parait réunir toutes les qualités qu'un tourneur mécanicien peut désirer pour ses travaux. Quand il est jeune, il est blanc, doux au rabot et au tour, veiné à peu près comme le noyer; mais il a les pores incomparablement plus fins. Plus vieux, il est rougeàtre, acquiert de la dureté, et par cette raison est propre à tous les ouvrages. Doux comme le poirier, il se rabote aussi bien que lui et se tourne mieux, parce qu'il est plus serré et qu'il peut supporter les moulures les plus fines. L'arbre vient assez haut pour qu'on puisse en avoir de grosses pièces; on le débite en tables et on planches. C'est le meilleur de tous les bois pour faire des vis de toutes grosseurs. Les tourneurs eu font d'excellents mandrins pour le tour en l'air. Enfin, il est susceptible de prendre très-bien certaines teintiu'es rembrunies, comme, par exemple, la couleur d'acajou.
Le cormier. — Il est mis par quelques ouvriers audessus de l'alizier ù certains égards. 11 est certain que quand il est vieux on trouye dans le cœur du bois des veines d'un rouge brun qui le rendent extrêmement lourd et dur ; c'est pour cela qu'on fait avec ce bois les meilleurs outils de menuiserie, surtout les outils de moulure qui s'usont beaucoup. Mais comme il est sujet à se tourmenter, les menuisiers collent souvent au corps de l'outil en cliCne de petites languettes de cormier et s'en servent comme d'un outil qui serait entièrement fait de ce bois. L'acacia. — Bois doux assez dur, se tourne et se polit assez bien et résiste d'ime façon remarquable au frottement et à la pourriture, sert à faire diflérentes pièces de tour, des roulettes de lit, des mortiers, des pilons, etc.
Le cornouiller. — Bois d'un grain fin, dur, sans pores apparents, mais dont les usages sont très-limités par la multitude des nœuds assez forts et très-durs qui interrompent le droit fil du bois. On en fait les meilleurs manches de marteau, des ridelles de charrette, d'excellents échelons.
Le lioux. — Bois très-fin, d'un très beau blanc, sans pores apparents et susceptible de prendre un poli qui lui donne l'aspect de l'ivoire. On en fait le plus grand usage dans l'ébénistorio et la marqueterie, particulièrement pour faire les parties blanches des damiers et objets analogues.
Le fusain. — Cois assez semblable au buis do France, dont on fait, entre a\ilros clioses, des mesures communes sur lesquelles les divisions sont tracées toutes :\ la fois à l'aide de calibres ou de moules. Le charbon de fusain est très-pro|)re à faire des crayons à dessiner, dont les traits peuvent être effacés facilement sans laisser de trace.
Buis de France. — Très-propre aux ouvrages de tour, lesquels prennent un aspect des plus agréables lorsqu'on ft affiiire aux excroissances appelées loupes. Ou varie d'ailleurs l'eirct par l'emploi de certaines teintures qui se combinent de diverses manières avec les couleurs naturelles. , .
Le buis est presque exclusivement employé aujourd hui pour la gravure sur bois ; toutefois, on emploie do préférence le buis d'Espagne (voyez ci après).
L'yeuse. — Autrement dite cMne vert, car c'est une espèce du genre Cliènc, est un bois dont les usages généraux dans les arts sont peu importanls et qui a d'ailleurs une grande tendance h se pourrir. 11 a une natute de grain qui le fait éclater dillicilement, et le rend tout Bpécialcmcnl propre à la confection dos marteaux de Cul fat.
II. Dois ÉTHANOEns. — Unis d'Espagne. — Un peu siipérieur à celui de France, se tourne, se rabote et se polit avec facilité et reçoit de la manière la pli;s nette l'action du ciseau; de là son cm|iloi dan» la gravure. C'est avec ce bois qu'on fuit des flûtes, des liautboi», des cluriiicltes
et quelques autres instruments à vent. Les anciens l'appliquaient à cet usage, comme on le voit par ces vers de Virgile, Enéide, ix, un :
Allez au double son de vos flûtes troyennes De cymbales d'airain, d'un buiâ mélodieux, Fêter Jaus vos bosquets votre mère des Dieui.
{Traduction deDELiLLB).
Le palissandre. — S'emploie particulièrement en placages qu'on colle sur des massifs de chêne et de sapin. On en fait une infinité de petits meubles ; mais comme il est un peu sombre, on l'emploie moins pour les gros meubles, à moins qu'on ne l'égayé en le coupant par d'autres bois et ne l'y faisant entrer que comme pièce de rapport. II est excellent pour faire des dévidoirs, des étuis et des objets analogues.
L'ébrne. — Il en existe de plusieurs sortes, mais leurs propriétés, au point de vue des arts, sont analogues. C'est un bois dur, à pores très-serrés, ce qui lui permet de prendre un beau;poli et de se tourner facilement. En l'associant au buis blanc, tel que le houx, on obtient des effets très-agréables. Dans l'ébénisterie, on l'emploie seuleiTient en placage ; il n'est susceptible, d'ailleurs, ni de tenons ni de mortaises, car il manque entièrement de liant. Travaillé à la hache, il donne non pas des copeaux, mais des espèces de hachures, comme ferait, pour ainsi dire, du charbon ou du bois c.irbonisé.
L'acajou. — Les diverses sortes d'acajou, comme chacun sait, se sont tellement répandues depuis peu, qu'il est inutile de donner ici aucun détail sur leur emploi. On peut dire que c'est le bois exclusivement employé dans l'ébénisterie de placage ordinaire.
Le cèdre. — Bois tendre et, par suite, peu propre aux constructions. Il est très-aromatique, et c'est sans doute à cause de cela qu'on dit qu'il n'est pas attaqué par les insectes. Son principal usage actuel est de servir d'enveloppe aux crayons.
Le bois de fer. — Ainsi nommé à cause de sa grande dureté; c'est d'ailleurs son seul mérite, et il est clair que c'est un mérite purement relatif. Ainsi pourra-t-on en faire des règles, des équerres, des outils de menuiserie qui auront le précieux avantage de conserver parfaitementVarrélé de leurs lignes et de ne s'entamer que fort peu par l'usage.
Indépendamment des bois que nous venons de nommer, nous recevons de l'étranger et l'on emploie dans les colonies, un grand nombre d'autres espèces propres particulièrement à lu tabletterie et à la marqueterie; tels sont, par exemple : Le bois de rose, qui par sa couleur et son odeur rappelle la fleur de ce nom ; on s'en sert pour faire des meubles, et le beau poli dont il est susceptible, contribue à le faire rechercher. — Le bois de Satital, dont il existe trois sortes dans le commerce, le S. citrin et le S. blanc, utilisés dans la parfumerie, et le S. rouge, dansia teinture. — Le bois de cannelle, blanc, compacte, susceptible d'un beau poli, qui, pour le grain et la couleur, rcssouible beaucoup au noyer, ce qui le fait employer dans la menuiserie. — Le bois de natte, très-estiiné aux îles Maurice et de la Réunion, pour la charpente et la menuiserie. — Le bois satine', employé avec succès dans la marqueterie, ainsi nommé parce que, lorsqu'on lui a donné le poli, il présente à peu près le reflet du satin. — Le bois de Tek des Grandes Indes, très-estimé pour sa solidité, supérieur à beaucoup d'égards au chùne lui-même. — Le bois tend re-ù-cai Houx, ainsi nommé dans les Antilles, à cause de .«a dureté, ot qui provient de l'acacie en arbre [mimosa arbore». Lin.). Ilpasse pour incorruptible, et ces deux qualités lefont rechercher pour la charpente. — Le bois major, dont les habitants do Saint-Domingue font des brancards de voiture, parce qu'il est compacte et très-flexible.— Le bois de Losteau, recherché et estimé h l'île Maurice ; blanc et susceptible d'un beau poli. Nous sortirions du cadre d'un livre comme le nôtre en multipliant les détails sur ce sujet; notre but a été seulement de donner une idée des emplois spéciaux des essences les plus connues.
Bots A nnuLEii. — On emploie comme bois à brûler la plupart des essences ordinaires de nos forêts ; le chêne et le charme principalement, l'orme, le hêtre, le frêne, le biiuleau, l'érable, l'aulne, etc. D'une manière générale, on peut (liie ipie ces bois chauffent d'autant mieux qu'ils nul tin |ilii ii-iiul poids spécifique. Les chilTres suivants, (uiiinni- I M. E. Chevandier, donnent à cet égard des n 11 i: lit iiiMit- importants; voyez d'ailleurs l'article Cou-
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natire des bois.
PCISSIME cjloriflque.
Cliène rouvre (bois de quartier)
Chêne rouvre et cliène pédoncule mélanj
(bois de quartier)
Idem (rondiu;ige de brins)
Idem {rondiua^e de brandies)
Hêtre (bois de quartier)
Idem roudinage de l)riiis)
Idem (roudiuage débranches
Charme (bois de quartier)
Idem (quartiers et rondins mêles) ...
Idem (ronitiuaf e de brins)
Idem (rondina-^e de branches)
Chêne pédoncule (bois de quartier)...,
Bouleau bois de quartier) .',
Idem (quartiers et rondins mêlés). . ,
Idem (roudina<;e de brins)
Idem (londinage débranches)
Sapin (rondinage de brins)
Idt'm (rondinage de branches)
idem (bois de quartier)
Aulne (bois de quartier)
Itlem (quartiers et rondins mêlés)
IJeni (rondinage de brins)
Saule (quartiers et rondins mêlés)
Idem (rondinage de brins]
Tremble (quartiers et rondins mêlés)..,
l*in (bois de quartier)
Batidrillart, dans son Dictionnaire rfe? eaux et forêts, a rùuiii les nombres résultant des espùricnccs de tlassenfratz, VeraecU, T. Hartig, G.-L. Hartig, Marcus BliII ; il ne sera pas inutile de comparer ces nombres à ceux de M. Chevaudier, pour apprécier combien les bois varient sous l'influence du sol, de l'exposition et du climat. Le i meilleur temps pour employer les bois au chauffage est un an et demi, deux ans au plus après l'abatage ; passé celte époque, il perd généralement de ses propriétés calorifiques. L'âge préférable pour avoir de bons bois à feu est celui de leur maturité. D'ailleurs il importe, selon les usages qu'on en attend, détenir coiupte de la manière dont brûlent les diverses essences. Les bois lourds et compactes brillent à la surface d'abord et se transforment en une masse incandescente qui se consume lentement, sans flamme. Les bois légers, et en général tous les bois qiumd ils ont longtemps séjourné dans l'eau et ont été sécbés ensuite, donnent une grande flamme, se consument vite et laissent pin de charbon (voyez Foniiis).
Certains bois sont recliorcliés à cause des matières colorantes qu'ils renferment (voyez CoLOnANTES, Teinture). D'autres, en petit nombre, sont employés en médecine (voyez Ben, Gaiac, Quassier, Sassafras, Santal).
Ôii trouvera à l'article Essences ligneises le nom sci(nli(i(|iie des principaux bois. P. D. et Ad. F.
li.MI'OiSdVMMKM' (Médecine). —Voyez Toisons.
LMFOIlTli l>lli(.E,Diicuui'Oin(. Mécanique industrielle). — On donne ce nom à des appareils qui servent, en général, i tailler rapidement dans une surface des pièces plates ayant une forme donnée: on les emploie surfont qniuidon doit produire un grand nombre de pièces ayant toutes exactement la même forme. C'est ainsi, par exemple, que dans la fabrication des moiin/iies {voyez ce mot), on découpe les flnii-t qui doivent recevoir ultérieurement reni|ireinle caractéristique de la moimaie.
La fume de ces appareils varie beaucoup suivant les circonstances; toutefois, il ist facile d'en comprendre la disposition essentielle. On y dislingue toujours l'outil tranchant, qui porte plus particulièioment le noin à'eml'ortc-piéce, et le mécanisme destiné k lui imprimer un mouvement assez iniense pour que la vitesse représente 1 ■ trnvail correspondant à la résistance qu'ofl're In matière à découper. Lorsque celle-ci, au lieu d'être débitée eu morceaux ideiiticiues, fournit seulement des fragments
non cernés et qui tombent comme rognures, l'outil est formé par une ou deux lames de couteau, analogues à celles qui constituent les cisailles (voyez ce mot). Dans l'autre cas, c'est ordinairement un tube dont la partie inférieure trempée en acier très dur, taillée en biseau et convenablement affiUée, vient porter sur la plaque soumise à l'expérience. Quant au mécanisme qui fournit l'impulsion nécessaire, ce peut n'être que le simple choc d'un marteau, lorsque la matière i découpera pou d'épaisseur et de résistance, comme, par exemple, le papier, le cuir, la toile, etc. Quand il s'agit d'un métal, le fer-blanc, la tûle de fer on do cuivre, on agit soit par l'intermédiaire d'un levier, soit par des vis, comme dans les presses, la force luotrice pouvant d'ailleurs être la vapeur ou une roue hydraulique.
On se sert aussi quelquefois du balancier (voyez ce mot). Dans ce cas, l'ontil est construit d'une manière toute spéciale. Il se compose d'une pièce eu acier, appelée étampe, et présentant en relief la forme de la pièce :\ découper. L'étampe se meut dans un tube qui s'appuie sur la plaque de métal en un point au-dessous duquel se trouve une pièce en creux, également en acier, et formant la contre-étampe. Si l'on met en action le balancier, la vis de celui-ci pousse un piston, lequel agit directement sur l'étampe, la force à emporter le morceau correspondant du métal, lequel, poussé dans la contre-étampe, y est comprimé et écroué jiisqu'i épuisement de la force vive du système.
On emploie fréquemment aussi un système analogue à celui qui est utilisé dans la presse monétaire de M. Thonnellier. C'est, par exemple, à l'aide d'une machine de ce genre que l'on emboutit (voyez Embodtissage) d'un seul couples feuilles do laiton destinées à former la tète dos clous dorés employés parles tapissiers pour garnir les fauteuils et différents autres meubles.
E.MPP.ELNTES (Anatomie). — C'est le nom que l'on donne à certaines inégalités e.xistant à la surface des os et correspondant soit à l'attache des muscles et des ligaments, soit au contact des vaisseaux ou d'antres parties ; ainsi l(?s empreintes que l'on observe h la face postérieure de l'occipital donnent attache aux muscles et aux ligaments qui soutiennent la tête; on voit à la face antérieure do riuimérus l'E. delloïdiemie pour l'attache du muscle deltoïde. La face interne des os du crâne présente aussi des inégalités, des empreintes qui correspondent aux circonvolutions du cerveau.
Ejipreintes (Géologie). — On appelle ainsi les impressions que laissent dans les couches pierreuses certains corps crganisés de peu d'épaisseur, comme les feuilles des arbres, ou bien des traces, des vestiges fugaces de certains animaux, tels sont des pieds d'oiseaux, etc. Elles diffèrent des autres fossiles en ce q'ie ceux-ci présentent la substance même des corps enfouis, tandis que les empreintes n'en oflrent que l'image. Parmi les nombreux exemptes trouvés dans les différents terrains, nous ci te.'ons les empreintes de pieds et de pas de certains quadrupèdes {prj. 91-l)que présentent les terrains de soulèvement à Ilersberg.en Saxc,sur les facesde^séparatiou de certaines couches de grès, et celles de pieds d'oiseaux divers {fig.i\à\ observées dans la vallée de Connecticut, aux États- Unis d'Auiérique. Le terrain devait conserver une certaine mollesse, quoiqu'il fiU hors de l'eau. La couche sur laquelle ces animaux ont marché est aujourd'hui recouverte par une autre qui s'e-t modelée sur leurs traces, puis par des dépôts successifs considé râbles formés sous leseau\. En délinitive, le terraui a drt se relever de nouveau pour arriver au point où il est au-
Fig. 9H. — Emp
qu,i<nupà(lc3.
EMP 8
iourd'hui II existe aussi une assez grande quantité d'cmp-eintes de poissons. — Parmi les végétaux, ces traces sont nombreuses, surtout dans les terrauis liomllers; on y
trouve des Fougçres, dont plusieurs du genre Pecopteris, Erong., dont les folioles peu détacliécsdu pédicule se réunissent quelquefois en une feuille découpée profondément et ayant une nervure principale d'où partent perpendiculairement des nervures secondaires; telle est l'espèce nommée Pecop(er;\s aquilina {fîg. 91G). Dans les argiles qui accompagnent les lignites, on rsr.contre des traces nom'oreuses de nos dicotylédones, telles que noyers, érables, ormes, etc. Consultez Cours e'/émcntaire de géologie de Boudant.
Dans un sens analogue, on nomme encore empreinte ou plus exactement moule le vide lais'é dans une sub-
Fig. on. — Feuille d'
co.|.iillc ilu i-ei.ro arche (1).
stnnce minérale par \\n corps organisé qui y a occupé une place et a été détruit plus tard. Les coquilles ont souvent laissé ainsi des moules extérieurs et inlérienrs de leurs valves. Plusieurs autres corps organisés ont laissé des empreintes du même genre (/ïjr. 917 et 918).
On a encore décrit des empreintes fossiles qui sont évidemment dues à des gouttes de pluie tombées il y a des milliers do siècles sur des plages vaseuses aujourd'hui complètement endurcies (Voyez Fossile).
KMI'USK (Zoologie), Empusa. — Genre d'/ns(?fte établi par lliger dans l'ordre des Orl/ioptcrcs, famille des Coureurs. Ce sont les espèces détachées des Manlis de Fabricius. 11 leur donne pour caractères : les mûlcs ont des antennes pcctinées; le front, dans les deux sexes, se prolonge en forme de pointe ou de corne; les cuisses des quatre pieds postérieurs se terminent inférieuremeiit par un appendice arrondi et membraneux ; dans plusieurs espèces, l'abdomen est festonné. L'espèce type du genre.
(I) an, vide <lu moulo. — h, inleriticc par lequel a pdialri^ )• mnlitrc minOralc. — n, moule intérieur. — ce, eubslance qui forme le moule extérieur.
î ÉMU
Empusa pauperata, Lat.; Mantis pnupcrtifn, Fab. , est un joli insecte de l'Europe méridionale et de l'Dgjpte. EMPYÈME (Médecine), du grer, e«, dans; /w/oh, pus; pus dans l'intérieur. — Malgré l'cxlension que l'on pourrait donner à ce mot d'après son étymologie, il signifie, pour les modernes, Ve'pnnchement d'un liquide séreux, purulent ou sanguinolent dans la cavité dos plèvres; et on donne aussi particulièrement le nom d'opération de l'empt/ème au procédé par lequel on donne issue à ce liquide. Cet épanchement, étant une des terminaisons des nombreiiSes lésions qui peuvent allccter les organes thoraciques, ne peut être considéré comme une maladie essentielle dont la description pourrait Être donnée ici ; nous nous bornerons à quelques mots sur l'opération en elle-mOme; elle consiste d'abord dans une incision à la peau, avec un bistouri étroit, prati(|uée entre la quatrième et la cinquième farsse côte, en comptant de bas en haut si c'est ;\ droite, et entre la troisième et la quatrième si c'est à gauche; l'incision doit être parallèle k l'espace intercostal et prolongée de Om.OC à0'n,09; on découvre ensuite les muscles intercostaux, on s'assure de la position des côtes, on divise les muscles en plaçant un doigt sur le bord de la côte supérieure, afin do ne pas blesser l'artère intestinale, et on incise la plèvre avec la précaution de ne pas pénétrer trop profondément. Le liqiiideécoulé, on recouvre la petite plaie d'un pansement aplat; d'autres y introduisent une canule à demeure. Quelquefois l'épanchement fait saillie au dehors, l'incision se fait alors sur le point fluctuant, sans rechercher le lieu d'élection indiqué plus haut. F — n.
EMS(Médecine, Eaux minérales). — Ville d'Allemagne (duché de Nassau), à 6 kilomètres E. de Coblentz, et 48 kilomètres S.-E. de Wiesbaden, sur la Lahn, dans une riante vallée. On y trouve un grand nombre de sources d'eaux minérales, ayant toutes, à très-peu de chose près, les mêmes propriétés physiques et chimiques; elles sont rangées ]iarmi les eaux bicarbonatées sodiqucs, et leur température varie de 29",5 à 4 7», 5 cent. Elles contiennent, en moyenne, d'après M. Frésénius, -S'^SOS de principes fixes, dont les principaux sont : bicarbonate de soude, 2'=',00.'i; id. de chaux, U=r,23l ; id. de magnésie, 0s%l98; clilorure de sodium, 0=',9G0. Ces eaux, qui du reste sont claires, limpides et onctueuses au toucher, ont une certaine analogie avec les eaux de Vichy, si ce n'est qu'elles sont plus faibles en bicarbonate de soude surtout (ces dernières en contiennent jusqu'à 5 grammes). Trois de ces sources sont généralement employées par les maUdes, ce sont : 1" celle de Kranchen; 2° celle de Fi(rslen (des princes) ; 3'- celle de Kessel (de la chaudière). Quelques personnes font encore usage de celle de Unlienqiietlc, ou de celle de Neuquelle. Les eaux d'Ems se ])re;uicnt surtout en boisson, à la dose de deux ou trois verres d'abord, puis jusqu'à cinq ou six par jour; celles du Kranchen sont les plus employées, et c'est ordinairement le matin qu'on les boit. Quant aux bains, l'établissement contient au delà d'une centaine de baignoires ; on y prend aussi des doucbos. Les eaux d'Ems ont été depuis longtemps préconisées contre les pbthisics tuberculeuses, les bronchites, les laryngites; elles sont devenues en .\llemagne rivales de nos Eaux-Bonnes ; s'il y a du vrai dans cette appréciation, elle doit être acceptée avec quelques réserves; ainsi il paraît bien établi par les observations de MM. Becquerel, Trousseau, Lasègue, et par les médecins allemands, que, en raison de leur faible minéralisation, ces eaux conviennent surtout dans les catarrhes chroniques avec persistance d'un certain degré d'inflammation, disposition aux fluxions sanguines, aux épistaxis, aux palpitations, au vif éréthi.snic du système vasculaire. On les a vantées aussi contre les catarrhes chroniques des voies urinaires. Nous no citerons que pour mémoire, et avec l'expression du doute, leur cITet salutaire dans la goutte, le diabète, les scrofules, les maladies de la peau, le rachilisme, l'anémie, la chlorose, etc. F — N.
EMULGENTS (Auatomie). — Expression impropre par laquelle on a désigné les vaisseaux connus avec plus do raison sous les noms d'arlére et veines rénales (voyez
RlÎNAl,).
EMULSlOiS (Matière médic.ile), du latin emulgere, traire, tirer du lait. — En elTct, l'émulsion est une espèce de lait végétal, qui n'a, du reste, que l'apparence du lait animal. Il est blanc, opaque, liquide cl formé p.ar l'huila des amandes ou d'autres graines. On on prépare avec un grand nombre d'autres semences ; ainsi les amandes doues et amères, les semences do melon, do concombre, do courges; celles de lin, do pignon doux (fruit du pin
ENC
ENC
pignon) de pistaches, de noix, de noisettes, etc. Le plus souvent, elles sont préparées avec de l'eau simple, quelquefois avec des eaux distillées de fleurs d'oranger, de laitue ou avec des décoctions; mais il ne faut y ajouter ni acides ni alcooliques. On les édulcore soit avec du sucre, soit avec un sirop. Cesémulsions, qui sont rafraîchissantes, pectorales, émoUientes, portent le nom demulsions vraies. — Les émulsions /uusses se préparent avec les gommes résines, les résines liquides, les résines sèches, les baumes, le camphre, etc. Leurs propriétés varient suivant la substance employée. — La seule éiimlsion animale connue est celle qui porte vulgairement le nom de lait de poule. .
Lorsqu'on veut préparer une éinnlsion ordinaire aux amandes (15 grammes d'amandesdoucespour 1 kil . d'eau), onlesdépouiUedeleurpelliculeenlesplongeantdansleau bouillante; pilez ensuite en pâte fine dans un peu d eau, en ajoutant un peu de sucre ; lorsque la pâte est bien préparée, on y verse peu à peu de l'eau en agitant en tous sens avec le pilon, puis on passe le tout sur une étamine, avec forte expression. On mêle ordinairement deux ou trois amandes amferes avec les amandes douces pour aromatiser, et on édulcore avec du sucre ou un sirop.
EMYDOSAURIENS (Zoologie), nom donné par Blainville à un ordre qu'il avait établi dans la cl.asse des Replilcs à cûté de celui des Sauriens, pour le groupe qui constitue la famille des Crocodilieus, dcCuvier.
EMYDE (Zoologie), Emijs, Brong.; du grec e»i(/i, tortue, et eirfos, apparence. Ce nom créé par Al. Brongmart, a été donné, dans la classification de Duménl et Bibron, à un genre nombreux de leur famille des Elodiles ou Torlitespaluilines, sous-famille desCiyptoclères. Il a été employé par Cuvier comme nom scientifique de son sousgenre des Tortues deau douce, genredes Tortues[Tesludo, Lin.), ordredesC/(t!/on!e«s. (Voyez Tortues d'eau douce.) EMYDIENS (Zoologie). — On désigne généralement sous ce nom les CItéloniens des eaux stagnantes, nommés aussi Tortues d'eau douce.
EMYSAURE (Zoologie), Einysaurus, Dum. ; du grec emijs, tortue, et saura, lézard. — Genre de Tortues de marais créé par Duméril et Bibron pour une seule espèce ayant pour caractères : tète large, couverte de petites plaques; museau court; mâchoires crochues; deux barbillons sous le menton; plastron non mobile, cruciforme, à douze jilaques; cinq ongles aux doigts de devant et quatre derrière ; queue longue, à crête écailleuse. C'est la Tortue à longue queue, de Cuv., Tortue serpentine [Tesludo serpentina. Lin.), qui vit dans les cavernes et les lacs de l'Amérique septentrionale. Sa car.ap,nce aC'.dO de diamètre. (Voyez Toutues d'eau douce.) EN ARTHROSE (Anatomie), du grec e)!, dans; arihron, articulation. — Sorte d'articulation très-mobile formée par une éminence à peu près sphérique qui est reçue dans une cavité profonde. La jonction du fémur avec l'os coxal, au moyen de la têie de cet os d'une part, et de la cavité coiyloîde de l'autre, otl're un exemple d'énarl/irose qui permet de grands mouvements dans presque tontes les directions (voyez Articulation).
EKCANTHIS (Médecine), du grec e«, dans, et kanthos, l'angle de l'œil. — On appelle ainsi une tumeur plus ou moins volumineuse située à l'angle de l'œil et déterminée par le développement morbide ou la dégénérescence de la caroncule lacrymale. Cette tumeur peut acquérir un volume considérable ; généralement, ce n'est <ju'une petite excroissance molle, roiigeàtre, grosse comme un pois qu'il faut enlever le plus tût possible avec l'instrument tranchant, si, par nu trailemeiit émollient et résolutif ratiouuel, on n'a pas pu en obtenir la guérison. Abandonnée à elle-même, cette tumeur, qui. même dès le début, peut être d'un mauvais caractère, grossit, dégénère en gi-anulatirius de nature cancéreuse, et les chances de l'extirpation deviennent d'autant moindres que l'on aura attendu plus longtemps.
ENCASTELURE (lli|)piatri<|ue). — On appelle ainsi un resserrement du sabut qui constitue une défectuosité des quartiers et des talons du cheval, déterminant une compression douloureuse. On peut voir cette disposition chez l'âne et le inulct, où elle existe naturellement et qui n'en éprouvent aucune soulTranco. 11 n'en est pas de même dans le cheval. Elle peut ètrenalurclle, et tient alors à un vice de confurniaiion du sabot auquel on no pont guère remédier. Lurs(|u'ille est accidentelle, elle dépend, en génér.il, d'mu: mauvaise ferrure; on no l'observe guère que sur les pieds du devant, et c'est par l'abandon do la mauvaise ferrure, par la manière de parer les pieds, par l'usage de fers légers, de ceux qui ont pour but, suivant
quelques vétérinaires, de presser les quartiers de dedans en dehors, afin de redonner au pied sa forme preniière, qu'on vient à bout de remédier à cette maladie. On aidei-a ces moyens en graissant le sabot avec de l'axonge, Ue l'huile de pied, etc., pour lui redonner de la souplesse et de l'élasticité.
ENCAUSSE (Médecine, Eaux minérales) . — Village do France (Haute-Garonne), arrondissement et à 8 kilomètres S. de Saint Gaudens, sur la petite rivière du Jops. On y trouve trois sources nommées la Grande et la Petite source, et celle dite d'Argut. Température, 22° cent. Ces eaux sont sulfatées sodiques, et renferment, par litre, 3 grammes de sel dont 2",I2C de sulfate de chaux, et 0",5(I2 de sulfate de magnésie. On les prend en hains et en boisson dans les affections nerveuses, néphrétiques, bilieuses, dans diverses maladies de la peau, dans quelques troubles fonctiorraels des organes digestifs. D'autre part, si l'on en croit Pâtissier, » c'est un fait acquis à la science, que l'action efficace des eaux d'Encausse contre les fièvres intermittentes; elle se manifeste tantôt par des urines copieuses, tantôt par des selles fréquentes, etc. » {Rapp. sur le service des établiss. tliermaax. Mém. de l'Acail. de me'd., I8,S4.)
ENCAUSTIQUE (Technologie). — Préparation dans laquelle entre toujours la cire, et qu'on applique à la surface des corps qui sont destinés à être cirés, vernis ou frottés. Suivant les cas, la composition de l'encaustique n'est pas tout à fait la même : celle, par exemple, qui convient à tel bois ne convient pas à tel autre; celle qui est destinée aux meubles n'est pas la même que celle qu'on applique à la surface des parquets, etc. Il serait sans intérêt de multiplier ici les formules de préparation de cette matière ; nous nous bornerons à en donner une très-propre i être étendue sur les carreaux ou parquets. Ajoutons que les anciens se servaient d'une sorte d'encaustique (cire punique) pour faire des peintures; on a, sans beaucoup de succès, essayé de faire revivre de nos jours ce procédé. La cire punique paraît être un savon de cire formé de 20 parties de cire et I partie de soude.
ForiHule de l'encaustique pour carreaux et parquets : On f.iit dissoudre dans 5 litres d'eau 125 gnmimes de savon blanc; on y ajoute 500 grammes de cire jaune coupée en petits morceaux, et on fait fondre à chaud. On met alors dans le mélange 61) grammes de cendres gravelées (carbonate de potasse) ; on agite, on laisse refroidir en remuant de temps ;\ autre, afin que les parties de densités différentes soient mélangées en une sorte démulsion épaisse. Cette composition étendue sur le carreau suffit pour en couvrir 48 à 56 mètres. Quinze à vingt heures après on peut frotter. (Girardin.)
ENCELADE (Zoologie), Euceladus, Bonelli. — Genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères, scclion des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carahiques. Ils ont pour caractères principaux : tête arrondie; milieu de la languette avançant en forme de dent ; labre échancré; antennes cylindriques; mandibules trèsépaisses. Ils sont nocturnes et fouisseurs, habitent sous des pierres dans les contrées exotiques. Il y en a deux espèces, dont la plus grande est 1'^. ge'ant {E. gigas. Bon.), insecte noir et brillant, long de 0'",040 à0'",0i5, et qui se trouve sur la cote d'Angolc.
ENCEiNS ou Oliban (Chimie, ISotaniqne). — Gommerésine fournie par le lioswellia serrata. qui croît au Bengale. II nous vient aussi de l'encens de l'Abyssinie et de l'Ethiopie. Ce corps se présente sous la forme de petites masses, d'un brun rougeâtre, .arrondies, répandant, quand on les frotte, une odeur aromatique; cette odeur est surtout très-prononcée quand l'encens pulvérisé est jeté sur du charbon allumé. Il est un peu soluble dans l'eau et l'alcool. Sa constitution chimique est assez complexe. Il est formé par l'union de plusieurs gommes-résines. Il s'y trouve, en particulier, une résine acide (G''"I1*''0'), une résine neutre qui se rapproche de la colophane (C'>"H''*0''), une huile volatile qui est probablement la cause principale de l'odeur. Indépendamment de l'usage ordinaire de l'encens dans les églises, on l'a quelquefois utilisé en médecine; en fumigations, comme un stimulant aromatique ; à l'intérieur sous forme de teinture, et à l'extérieur incorporé dans certains emplâtres.
L'encens est une substance très-anciennoment connue et qui, do temps immémorial, nous arrive par la voie du commerce d'Arabie, dii probablement il n'est p;i,3 récolté. On a longliMups ignoré par quel végétal il était produit ; mais la découverte, au Bengale, d'un arbre ds la famille des liurséracees, nommé par de Candnllo liowcllia serrata, a levé tous les doutes, et l'on sait au-
ENC
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jourd'lnii que l'encens dùcoule du tronc de cet arbre très-répandu aux environs de Calcutta. Cependant il n'était pas certain (jue l'encens d'Arabie, ou plutôt d'Abyssinie, eût la mên.e origine : les uns le faisaient provenir du Ba/santodendron kiiiaf, de la même lamille ; d'autres, du Juniperus lijcia (Cuprossinécs) ; enfin Acli. Richard a prouvé qu'il découlait d'un autre arbre du même genre que le premier, et auquel il a donné le nom de Boswetlia papyracea. Il résulte de là qu'il existe dans le commerce deux sortes à'enan'! ou oliban : 1" VE. à' Afrique, d'Arabie, i'Abrjss%nie, à' Ethiopie produit par le Boswel. papyracea, qui nous vient du Levant, par Marsedie. Il se présentesous la forme de larmes jaunes, mélangées de morceaux plus gros , plus foncés, rongeatrès , dits marrons. Les larmes ont une cassure terne, ne sont pas transparentes; elles o\\i une saveur légèrement acre, une odeur aromatique; elles se ramollissent sous la dent; les marrons sont rougeàtres; ils ont une odeur et une saveur plus marquées; ils contiennent de petits cristaux de spath calcaire, souvent aussi des fragments d'écorce. Ils se ramollissent facilement entre les doigts, i" VE.de l'Inde, produit par le Boswel. serrnta, que nous recevons directement de Calcutta, est le plus estimé ; il est en larmes plus volumineuses, irrégulièrement arrondies, jaunes, presque opaques; il a une saveur et une odeur parfumées, agréables.
Dans le commerce on donne le nom d'encens mâle, à celui qui se présente en morceaux détachés sous forme de lames ; c'est la première qualité, et la plus recherchée ; elle est plus nette, plus pure, plus odorante ; elle se colore au contact de l'air. La seconde qualité est en masse agglomérée, plus foncée, moins pure, par opposition à la première qualité, on la nomme encens femelle. On falsifie très-souvent l'encens, en y mêlant d'autres substances résineuses, celle du pin, par exe'mple. On reconnaît cette fraude au toucher , l'encens pur étant beaucoup plus moelleux. En le fai-ant brûler, l'encens falsifié donne une flamme moins considérable, et une odeur moins suave.
L'encens coule sans doute à la manière de toutes les autres gommes-résines ; il transsude de l'écorce de l'arbre qui le produit sous la forme où nous le voyons. Duliamel dit qu'il s'amasse sous l'écorce, et qu'il la rompt pour s'échapper; nous sommes, du reste, peu instruits des circonstances de sa récolte qui, si l'on en croit quelques voyageurs, est accompagnée de pratiques superstitieuses.
L'analyse de l'encens a été faite par Braconnot, de Nancy, qui lui a trouvé la composition suivante : sur 100 parties d'oliban ; résine soluble dans l'alcool, 56,0; gomme soluble dans l'eau, -30,8; résidu insoluble dans l'eau et dans l'alcool, contenant probablement une résine insolul.le dans ce dernier, 5,2 ; huile volatile et perte, 8,0. Comme toutes les gommes-résines, il est en partie soluble dans l'eau et l'alcool ; il brûle avec une flamme blanche lorsqu'on l'approche d'une bougie; répandu sur des charbons ardents, il s'embrase difficilement et dégage une fumée épaisse, qui se répand de telle sorte qu'une petite quantité brûlée dans une vaste église remplit toutes les parties du monument.
L'encens, qui était assez souvent employé autrefois en médecine comme excitant, n'est pi us guère en usage aujourd'hui que comme ingrédient dans la tliériaque, le mitinid.ate, les pilules do cynoglosse, les baumes de Fioraveuii,du coniuiandcur, l'onguent des apôtres, etc. Dans ces difl'érentes i)réparations, il est plus particulièrement désigné sous le nom i'Olibun. Mais le plus grand usage qu'on ait fait de l'encens, a été pour les temples. i\ous l'avons pris des peuples de l'Orient, qui en brûlaient sur les autels des dieux, et, dans nos cérémonies religieuses, on le fait fumer devant l'image de Dieu, et même devant ses ministres. • Il faut convenir, dit Mérat, que cette odeur porte à des sensations particulières, produit des émotions dont on n'est pas maître, que la pompe des cérémonies, le nombre des assistants et la majesté du lieu augmentent encore. » F — N.
EiNCliPHALAlVrOS (Botanique), Encephalarlos, Lohmann; du grec en, dans; heptiaté, tête, et nrlos, pain; allusion à la fécule de la moelle de ces végétaux, avec laquelle on fait une sorte de i)ain.— Genre de plantes Dicolyledunvi i/i/mno.ipernies, de la famille des Cyçadec.t. Il comprend depclii» arbres à tige cachée en partie dans la terre, h fenilics piquante». Leurs cônes do fleurs mâles sont rormis d'écaillcs en coin ou en disque et couvertes inréricurcmcnt d'anllitres; leurs cônes l'emelles ont suus chaque «cnillc ï ovnles niché» chacun dan» unefusselie. Ces végiilaux hubilont priucipalcuioiil le cup du Uoium-
Espérance. L'^. cofre {E. cofer, Lehm.) est très-estimé au pays des Cafres. Les natuiels extraient de sa tige une moelle qu'ils enfouissent en terre après l'avoir enveloppée p;ir masse dans des peaux. Au boutd'un mois, ils écrasent cette substance presque putréfiée, yajoutentdel'eau.etils en obtiennent ainsi une pâte qui sert à faire des gâteaux. h'E. hérissonné (E. horridus, Lehm.; Zamia fiorridn, Jacq.) a la tige laineuse et les feuilles composées de 25 ou 30 folioles recouvertes d'une poussière glauque. On cultive souvent plusieurs variétés de cette espèce dans les serres. G — s.
E.NCEl'HALE (Anatomie), du grec en, dans; héphalè, tête; qui est contenu dans la tête. — C'est l'ensemble des renflements nerveux qui remplissent la cavité du crâne. Il en a été question à l'article CÉBÉr.r.o-spiNAL,
ENCÉPHALITE (Médecine), même étymologie. — On appelle ainsi l'inflammation des parties contenues dans le crâne, et particulièrement celle du cerveau. Cette maladie a été souvent confondue avec la méningiie, et a reçu, aussi bien que cette dernière, le nom Ae. fièvre cérébrale, par quelques-uns ; d'autres l'ont désignée sous ceux de fièvre aiaxique, fièvre nerveuse yetcTou^ les âges, tous les sexes, toutes les constitutions, peuvent être atteints de cette maladie ; cependant elle est plus fréquente chez les enfants. Elle reconnaît pour causes les violences extérieures sur la tête, les chutes, le travail de la dentition, les plaies du cerveau; le travail intellectuel précoce ou trop prolongé, l'usage excessifdes liqueurs alcooliques, de l'opium, l'insolation sur la tête, les veilles prolongées et continuelles, la terreur, des chagrins violents, la suppression brusque des hémorrhoides, le rhumatisme aigu ; quelquefois l'action sympathique d'une inflammation éloignée, telle que celle de l'estomac ou des intestins. La maladie éclate quelquefois subitement ; mais le plus souvent elle est précédée de malaise, d'insomnie ou de somnolence insolite, agitation, chaleur à la tête, douleur vive s'exacerbant par le bruit, le mouvement, la chaleur, la lumière ; il survient bientôt dos réveils en sursaut, des rêvasseries fatigantes, des frissons irréguUers, un sommeil inquiet, des grincements de dents; fièvre, soif, inappétence, assez souvent des vomissements précèdent et accompagnent ce cortège de symptômes ; la céphalalgie est violente, la somnolence augmente, le réveil se manifeste par des cris, il y a du délire, des mouvements spasmodiques, des convulsions dans les muscles de la face, contracture des membres, les pupilles sont contractées et immobiles; bientôt prostration, paralysie, perte de la sensibilité, dilatation ou inmiobilité des pupilles; insensibilité au bruit, à la lumière ; quelquefois succession de tous ces symptômes avec dégradation progressive de la sensibilité, des mouvements, etc., jusqu'à la mort qui peut arriver du huitième au vingt-cinquième ou trentième jour.
L'encéphalite est une maladie très-grave. Le traitement consistera dans l'emploi des saignées locales ou générales, des purgatifs, des révulsifs employés avec prudence, tels que siunpismes aux jambes, vésicatoircs, quelquefois ceux-ci sur le crâne rasé, le plus souvent aux extrémités inféiiouros, des réfrigérants sur la tête, des boissons fraîchi^s, éuiollientes, etc.
Le traitrnuMit prophylactique, chez les enfants surtout consiste dans l'emploi des moyens qui peuvent détourner l'imminence des congestions vers la tête; ainsi on évitera de couvrir cette partie de bonnets trop chauds ; pendant le travail de la dentition, on veillera à ce que le ventre soit très-libre; le régime alimentaire sera surveillé avec soin, surtout chez certains enfants qui ont un grand ii|qirlit, on se gardera bien de forcer chez eux le Iravail iiiirlLclucI, etc. F— N.
lA(;i;i'llALO(;ÈLE (Médecine), du grec enkephaton, encépliale, et kêié, tumeur. — On apiiclle ainsi une tumoin- formée au crâne par le déplacem.'ut d'unu partie de l'encéphale; elle est molle, arronilie, sans changement de couleur à la peau, offrant des batlemcuts ailériels, diminuant do volume à la pression, augmentant par les Cl i'*. Ou l'observe chez les enfants (juand l'ossilication dos sutures n'est pas achevée, (leux qui eu sont affectés meurent ordinairement de maladie cérébrale.
Une aiMre espèce d'encéphalocèlo tient à la destruction d'une partie du crâne par im ;iccident, par l'opération du trépan, clc; c'est un desaccidonts des plaies de la U'Ie.
ENCÉPIIALOIDE (Médecine),' même étymologie que les précédents. — Nom donné par Laënncc à une des matières oi'ganiqucs qui forment le plus souvent les tumeurs rnnréreuscs, parce que,lors.|u'elle est parvenue^ son t'ulicr développemont, elle ressemble à la sub^tani?;
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cér(?bialc d'un enfant, d'où lui est venu aussi le nom de matière céréhri forme. C'est, suivant LnOnncc, un tissu formé de toutes pitces, jouissant, pour ainsi dire, d'une vie propre, et de formation morbifique nouve-llc.
ENCHÉLYDES, E>cnEi.YS (Zoologie), du gTQce>icIieh/s anguille. — Genre d'Infiixoires, de la famille des Enchélyens, de Dujardin et Ehrenberg (vojez Infusoibes).
ENCHEVÊTRURE (Vétérinaire). — Nom donné à une écorchure ou une plaie déteiminée par la longe d'un cheval dans laquelle il s'est embarrassé, ce qui arrive assez souvent à l'écurie, lorsque l'animal cliercbc à se frotter (t s'agite pour cela. C'est ordinairement au pnturon d'un membre de derrière, quelquefois au jarret, au genou que cet accident se préscnle. S'il n'y a qu'une simi le excoriation, le repos, des onctions douces suflisent pour amener la guérison. Quelquefois il e\isto une plaie profonde; elle peut se compliquer de furoncle, d'ulcération des tendons, d'abcfcs, etc., et produire ainsi des accidents graves. Le traitement consiste dans l'emploi des cataplasmes de miel et desémoUicnts en général ; lorsque l'inflammation sera tombée, on aura recours aux onguents digestif, égyptiac, etc. Les complications seront traitées suivant leur nature. Mais, lorsqtie les accidents ont été graves, la cicatrisation laisse quelquefois après elle des cordons épais, des rétractions qui peuvent gêner les mouvements. Le meilleur moyen d'éviter les enchevêtrures consiste dans l'emploi des cliaines de fer, ou d'un billot de bois adapté à l'extrémité de la longe.
ENCLOLAGE et Désenclocage des couches a feu (Art militaire). — On encloue la lumière d'un canon pour le mettre hors d'état de servir à l'ennemi.
On enfonce avec force dans la lumière de la pièce un clou de dimensions convenables et on casse la partie restée en deliors, pour rendre l'extraction aussi difficile que possible. Si la lumière n'est pas trop dégradée, le clou peut résister à l'action du gaz de la poudre, ou bien, s'il est chassé par eux, élargir assez la lumière pour que la pièce soit incapable de servir. Après avoir exécuté cette opération à coups de marteau, on glisse un boulet au fond de l'àme de la pièce, et on l'y assujettit fortement avec une ou plusieurs éclisses en fer (coins à angle très-aigu). Une éclisse en bois serait rapidement détruite par le feu. Enfin, si l'on veut complètement dégrader la pièce, il faut altérer sa surface intérieure en plaçant des obus dans l'àme, et les faisant éclater ensuite, ou altérer sa forme en la faisant ployer. On obtient ce résultat en chauffant fortement la pièce sous la volée ou les tourillons, tandis qu'on frappe dessus pour profiter du faible ramollissement produit.
Le désenclouage se réduit à chasser le clou qui bouche la lumière à l'aide du gaz de la poudre. On essaye d'abord en bourrant fortement une charge de poudre, d'abord avec des cordes, puis avec de l'argile si les cordes ne suffisent pas, puis avec des boulets éclisses. Dans tous les cas, on met le feu par la bouche avec une mèche à étoupilles. Si tous ces moyens sont insuffisants, il faut creuser autour du clou et employer l'acide sulfurique, ou mieux, percer un nouveau trou dans le grain de lumière. On y trouve deux avantages :d'abord la rapidité, et puis une lumière neuve i la place d'une lumière dégradée.
On peut, au reste, se servir facilement d'une pièce enclûuée, en mettant le feu par la bouche. Il suffit d'avoir la précaution de percer le sachet qui renferme la charge de plusieurs trous, de jeter quelques poignées de poudre dans la pièce, et de les mettre en communication avec la mèche à étoupilles qui sert à enflammer la charge. Ba.
ENCLOUUPiE (Médccinevétérinaire). — Mot dont l'étymologie est toute française, et qui sert à désigner une blessure faite, soit par un des clous enfoncés pour soutenir la ferrure aux pieds des animaux domestiques, qui subissent cette opération, soit par la piqûre dite clou de rue (voyez ce mot) produite par un clou ayant pénétré par hasard pendant la marche et blessé les parties vives. On s'aperçoit de cet accident à la boiterie de l'animal, qui ordinairement disparait lorsqu'on a enlevé le corps vulnérant. Quelquefois cependant, lorsque la blessure est profonde, lorsque l'animal contiiuie de travailler, les tissus s'enllanuncnt, la suppuration arrive, le pus détache une partie do la sole, pénètre jusqu'à la couroimc, et il en peut résulter des accidents graves lorsqu'on a né(5ligé l'enclouurc au début. La première cliose i faire, lorsqu'on s'aperçoit de cet accident, c'est de déferrer l'animal et do nettoyer Us parties; des lotions emolllentcs, le repos, suffisent ordinairement pour éviter
tout accidcnt ultérieur. S'il y a inflammation, on a rocour's aux émollients; si la suppuration survient, ou donne issue au pus au moyen d'une ouverture à la corne, faite avec le Ixniloir. Si, maigri ce traitement rationnel ou par suite de négligence, il surven.iit une carie de l'os du pied, il faudrait alors enlever une partie de la paroi et se conduire comme dans le cas de javart (voyez ce mot). F — N.
ENCLU.ME (Anatomie). —Un des osselets de la cavité du tympan, ainsi nommé à cause de sa position relativement au marteau (voyez Oreille).
ENCOLURE (Vétérinaire), du latin co//um, cou. Nom donné à la région du col. — L'étude et l'e\amen ininutienx de cette région sont un dos points les plus importants de Vexléiititr, au point de vue de la beauté, de la grâce, de la force, de l'utilité, et même de la santé dans les animaux des races bovine et chevaline surtout. L'encolure forme un vrai bras de levier en avant du tronc, et suivant sa forme, son étendue en longueur ou en largeur, sa direction, elle annonce des qualités bonnes ou mauvaises de conformation : ainsi une encolure loitytie est avantageuse dans les chevaux de course, surtout si elle affecte une direction qui tienne le milieu entre l'horizontale et la verticale, et si la tête n'est pas trop lourde. Dans les chevaux de trait, on préfère une encolure courte et forte. On dit qu'elle est rottc'e lorsqu'elle forme une courbure bien prononcée. Si cette courbure n'existe qu'à son bord inférieur, elle est i-enverse'e ; si elle n'est qu'à partir de son tiers supérieur, on l'appelle en cou de cygne, etc. Dans tous les cas, un bon développement du muscle de l'encolure , du bras et de la tête [mastoidohuméral) constitue une des beautés et un signe de force de l'encolure ; on peut en dire autant lorsqu'elle est élargie vers son bord inférieur; ce caractère indique un \olume convenable de la trachée-artère, et, par suite, des poumons. On devra faire un examen minutieux de l'encolure qui ne doit présenterdans un cheval irréprochable aucune trace de séton, vésicatoire, boutons de feu, etc. Cela indiquerait qu'il a été affecté de quelque maladie grave.
Dans l'espèce bovine, on recherchera de préférence la finesse de l'encolure ; elle annonce dans le bœuf la finesse de la race ; on la rcmiirque aussi dans les bonnes vaches laitières; p.ir contre, une encolure courte, épaisse, un fanon développé, indiquent une charpente volumineuse, de gros membres, et aussi des qualités médiocres pour le lait et la boucherie. Cependant, c'est un caractère qui distingue un bon taureau.
ENCORNET (Zoologie). — Nom vulgaire donné par les pêcheurs des cotes de l'Océan aux Mollusques du genre Calmar (voyez ce mot).
ENGOUCERT(Zoologie).— Sous-genre de. l/nmmi'/»>(?,s-, ordre des Edente's, du grand geiu-e des Tatous (Uasypus, Lin.), caractérisé par cinq doigts aux pieds de devant, les trois mitoj'ens plus longs; queue en grande partie couverte d'écaillés en quinconce, neuf ou dix dents partout. L'espèce connue et qui a servi de type à ce sousgenre, est le Tatou encoubert^ de Cuvier, Cerquinçon, de Buffon , Taloa poijoti, d'Azzaia {Dast/pus encouliert , Desm.). On lui a encore donné le nom do Talou-beletle, à cause de la forme de sa tête. Il se distingue de tous les autres tatous parce qu'il a des dents dans les os intprmaxillaires, son test a six ou sept bandes mobiles, formées par des plaques allongées; sa queue est médiocre, annelée seulement à sa base, ses mamelles au nombre de deux sont pectorales, ses pieds ont tous cinq doigts. C'est un animal fouisseur. Le muséum d'histoire naturelle en a possédé un pendant quelque temps. 11 était craintif, nocturne, cherchant toujours à se cacher; il courait très-vite. On le trouve communément au Parag;iy où il vit dans des terriers qu'il creuse avec une rapidité incroyable. 11 se nourrit de la chair des cadavres. Sa longueur est de 0"',50 depuis le bout du museau jusqu'à la base de la queue, celle-ci en a Oi",25.
ENCRE (Technologie). — Toute substance employée pour tracer des caractères sur le papier ou sur d'autre* corps.
Encre noire. — L'encre noire .tvcc Laquelle on écrit sur le papier est le résultat de la réaction du tannin et de l'acide gallique sur les sels de for. C'est une combinaison d'acide tannique, d'acide gallique et d'oxyde de fer, c'est-à-dire un tannntc et un uaDate de peroxyde de fer en suspension dans de l'eau à laquelle on ajoute d'autres substances, notamment de la gomme, pour empêcher les sels de se précipiter et donner une certaine consistance au liquide, afin qu'il ne s'étende pus trop sur lo
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n.Dier et enfin ponv donner plus d'eclat anx caractères •^Tè meilleur /4«'^'^ csi l'eau pure, et surtout I eau de nh^e Des corps qui contiennent l'acide gall.que, 1 ecorce Se cî><^ne de grenade, de sumac, etc., le plus avantageux ^st la oix J qalle. Le sel de fer ordinairement employé es le"«V« e f/e pvotux^ide de fer (vitriol vert, couperose ver"é). Mais l'encre ne prend un beau noir qu après Ivoir Ité e;posée quelque temps à Tair dont elle absorbe •oxvtne. On peu pourtant obtenir immédiatement le Si ituUat,'soit e'n calcinant légèrement le sulfae d fer jusqu'à ce qu'il ait une couleur de rouil e, soit en se servant d'une décoction de noix de galle qui est restée exDo'ée à l'air. Quant aux autres substances le iois Vlndtolde Campèche rend la couleur plus foncée e mo?ns susceptible de changer sous l'action de air et celle des acides; le sulfate de cuivre, indique par Cliapn rend rèncrê plus foncée et plus consistante; enfin, es matières épaississantes sont : la gomme, la bie e épaiSe le sucre en petite quantité, la cassonade et la inéla^e ajoutées avec la. gomme ou après.
Le; recettes d'enci-e noire ne diffèrent que par les proportions de ces différentes matières En voici une trèssimple et qui donne l'encre du p us beau noir.
On fait une forte décoction de la gai e dans '3^14 litres d'eau. On filtre à travers une toile. On » ">"e à.'^ cmcur claire U gomme, puis la couperose qu on a fait s 0 dre à part dans le reste de l'eau indiqtiée. On agite eniéage de temps en temps,, et <?" l'''b'-;"do;"«. f" ontact d-è. l'air jusqu'à ce qu'il ''" P''^^ ""?f^',Vi et d'un noir bleuâtre. On laisse reposer, on "'e^Ç""';e nn met dans des bouteilles bouchées avec soin. G est •encre double Eu y mettant le double d'eau, on a 1 encrTsimplp On peut lui donner du brillant en y ajou an 'm në>^de sum,te de cuivre (couperose bleue, vi rio ^ lu sucre. Mais le vitriol bleu décompose ! -les
Emre de Chine. — Les matières premières so.it . 1 e ,luùbon Pour l'encre la plus fine, on prend du noir de ■ mue ou du noir de fumée pi-ovenant de la combustion 1 Toi" shieux, et purifié par la c^dcination et 1 acid .ulfurique étendu d'eau. Pour les «ncres de qualité inf^ rieure, on se sert de no.r do liege, de coton, de marcae 'T'it S^t/'^S^^- ou de l'eau de gomme "■rrDJc";ror™«/.(musc,c.amphre,ctc.).Onbron^ ■nrfaitemeut les matièies charbonneuses avec les dissolutionsTéîatineuses, on presse la pâte dans des moules, et on laisse, sécher les pams. r„n„ rip»
les recettes varient par les proportions; lune des mdlTeum est ce'le qui a été proposée par M. Mérimée. On ait tremper de belle colle de Flandre dans environ trois fois ion poids d'eau acidulée par un dixième d'ucUlc sul u ique. On jette l'eau qui renferme la partie a n lus solublc de la colle, et on la remp ace par une t-Semantiti d'eau acidulée. Ou fait bou.l.r cette colle nendant une ou deux lieui-es ; on sature l'acide sulfuri<iue vèc de la craie en poudre ; ou filtre à travers du papier a disse ution qui doit être parfaitement transparente. Sur le quar? environ de cette colle, on verse une d.sso u^ don concentrée de noix de galle qui précipite la gélatine sous forme de matière élastique résinifornc. On lave cette matière avec de l'eau chaude, et on la dissout à chaud^âns la colle clarifiée. On filtre de nouveau cet e ouret in la concentre par l'évaP"ralion de telle sorte qu'après l'avoir incorporée au noir de fumée, la patc soit as.sez consistante pour être moulée. ,^^., ,. „,.o.
Ce n'est que par tâtonnement (lue 1 on connaît la pio ■K.rtioùu p us convenable de matière astringente à com- 'bl'neravect colle. C'est aussi par tàtonne.nen qu on détermine les proportions relatives de noir et de coiil, puisque cette colle pont Olro plus ou "^'^f'^:^^^ On V parvient en faisant les essais suivants : On appli<iuc a.rpinceau une légère couche d'encre,stir de la poi laino ■ si l'encre est luisante, c'est qu elle est sulh,am mënVcoUrOn écrit aussi avec une P^u'-e f "■; ^j?^, P;^pier; si, aprèsla dessiccation do rencre, "''''«•;,'?;'"'."' P*; pas avec un pinceau imprégné d'eau, c est qu il uy a
■^^'^î;^.'» "1- moules sont. en bois, mais oi, ,«nit 1^
prendre Cl. argile cuite qui l;""-^'^'-'" P'' !^;nent '^ îuidité de la pitequi sorurailensuito pi s uIliu t 1^^^
moules. M. Mérimée mêlait à 1 «"'^.^V.' ^ Mimudlè IVii- .-amphr.'. auquel il attribuait lu facilite avec la.iuUli. 1 ui
"£?^ "";!m,/e. - Ce serait une encre qui ré.islcrait
aux attaques des faussaires. L'encre noire à base métallique est détruite par le chlore et les chlorures décolorants les vapeurs acides, les solutions alcalines caustiques 'l'acide oxalique et le sel d'oseille. L'eiicrede Chine contient du charbon dont la couleur noire ne peut disparaître ou être altérée par aucun réactif; mais récriture :\ r.ncre de Chine s'arrête à la surface du papier, et û serait très-facile de l'enlever par le frottement ou le gratt.i<-e En 1837, l'Académie des sciences crut avoir trouve le'moven de la faire pénétrer dans le papier, en la dissolvaik dans une eau acidulée avec 1 acide clilorhydrique, marquant r,5 à l'aréomètre de Baume, pour les plumes d'oie, et dans une eau alcahsee par la soude caustique, marquant i» à raréomètre pour les pliimes métalliques. Mais le procédé par l'-^cide aurait rendu le papier toujours déliquescent, susceptible de pourrir et de tomber en poussière dans des endroits humides, de jaunir et de cesser d'être collé en quelques années . la soude aur-iit fini par jaunir et charbonner le papier, et aurait enlevé .tux plumes mét.iUiques l'enduit resineux qui les préserve de l'oxydation. .
Encre rouye. — Faire dissoudre du carmin en poudre dans de l'ammoniaque liquide, laisser évaporer l'excès d'alcali, ajouter un peu de mucilage de gomme arabique et conserver dans de petites bouteilles. „ . ,; ^.,„
Ou faire macérer 90 grammes de bois de Bie^il dans 250 grammes d'alcool à Tl- pendant vingt-quatre heures filtrer évaporer jusqu'à ce que le liquide soit réduit à yC grammes, y faire dissoudre alors 6i grammes d'alun, et 3^ grammes de gomme arabique et de sucre blanc.
Ou faire infuser dans 400 grammes de vinaigre, pendant trois jours, 100 grammes de bois ''^„B'-^f ' "P«' faire ensuite bouillir pendant uue heure, filtrer et dissoudre dans la liqueur chaude, 12«',5 de gomme arabique, et autant de sucre et d'alun.
On obtient une plus belle nuance, en dissolvant de la laque de yarance dans de bon vinaigre.
Encre laune. - 1 partie de jomwe-^u^e et 1 partie de g— arabique dissoute par rébuUition dans 12 parties d'eau. On peut ajouter un peu de safran Ou fane unedécoc ionde^25 grammes i<^yraines d'Aingmnà^^ 5 0 grammes d'eau à laquelle on ajoute 10 g. animes d'alun, et dans le liquide clair dissoudre 4 grammes de
^Xri^i^;;!'- A-oser 1 partie du meilleur^i^o mlvérisé avec G parties d'acide sulfurique concentré, en Culnt àvc^ uife tige de verre, abandonner la l.quernpendant quelques heures et la verser goutte à goutte, en remuait fortement dans 3 ou 5 lures d eau froide. Saturer avec de la craie, laisser reposer quelques jours
''ou''(recette de Stéphan et Nasb) trittirer avec soin du blïa de Prusse pur :wec ^ d'acide oxalique ci istalhse et un pu d'eau. Etendre cette bouillie très-fine d eau de pluie jusqu'à la nuance que »'"".veut , obtenir ; on obtient ainsi les plus belles nuances jusqu'au bleu de ciel
'*" fmrfTe'rte. - Mélanger une des encres bleues avec une des encrés jaunes. Ou faire bouillir 10 grammes 7acéïalde caile (verdet). 50 grammes de crème de tartre et iOl) grammes d'eau, de manière à reduiie à moitié le volume du liquide et filtrer.
Encre violette. - Mêler de l'encre rouge avec de 1 en-
"t-HcrèVa«je.- -Mêler de l'encre roiige avec de l'encre
'^"""Encres de si/mpathie. - Ce sont des liquides avec lesquel on trace dis caractères invisibles sur le Papier, e i apparaissent ensuite sous dilTércntes couleurs sot par l'action de certains agents clumiqucs, soit simplcun'Ut par l'action de la chaleur.
Fn voici (luelques-uiics de la première classe : ■s caracièrei tracés avec une dissolution d'acelate de p/Lh noircissent au contact do l'hydrogène sulfuré ou ilii sullhvdrale d'ammoniaque. ., , r
l" .^ avec une légère dissolution de .su fate de fer passe/, sur le papier desséché un P'-'cea" 'mb ibc' de cya- mire jaune de potass;uni,ctvous iuircz des ^y}^^^^"^ s'il est imbibé d'une décoction do noix de galle, vous
"Tah^t'at^c dir^tode cuivre et exposez le papier ■a, d es "s d'un vaso contenant de l'ammoniaque, vous au,M des lettres bleues; mouillez avec du cyanure jaune de notîissium, l'écriture sera c/vi»ioi.Mf. „„;n„7
l'crivez avec une dissolution de chlorure d'or, mouillez uveo un pinceau trempé dans une solution d un sA
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d'étniii, vous aurez des lettres d'une couleur pourpre. Voici quelques encres sympathiques de la deuxième
Ecrivez avec du suc d'oignon ou de navet, chaufToz au-dessus de charbons rouges, et vous aurez des caractères noirs sur un fond blanc, ou des caracttres blancs sur un fond noir. Dans le premier cas, le suc végétal se calcine avant le papier et laisse une empremte charbonneuse ; dans le second, c'est le papier qui est cliarbonno ou décomposé ar la chaleur, avant que le suc en ait ressenti l'action.
Le suc de citron, d'orange, le vinaigre blanc, le sirop de sucre très étendu, et en général tous les sucs végétaux renfermant de la gomme, du mucilage ou du sucre, donnent, comme le suc d'oignon, des écritures colorées par l'action d'une douce chaleur.
La plus jolie des encres sympathiques se compose d une dissolution aqueuse de chlorure de cobalt sutTisamment étendue. Les caractères tracés sont invisibles à froid, mais apparaissent en bleu dès qu'on chauffe légèrement le papier. Si on ajoute au cldorure de cobalt une certaine quantité de chlorure de fer, les caractères apparaissent en vert par la chaleur. Cette encre sympathique peut servir à composer de jolis dessins qui représentent à volonté un paysage d'hiver ou un paysage d'été.
Encre à marquer le linge et les étoffes. — Mêler intimement 30 grammes de nitrate d'argent, .30 grammes de gomme arabique, 12j grammes d'eau distillée et S grammes de noir de fumée. En remplaçant la gomme par la même quantité d'encre do Chine, on a une couleur encore plus foncée. Pour l'employer, on étend un peu de liquide sur un petit tampon, on imprime sur le linge avec un cachet en bois et on laisse sécher.
Encre autogrupliique. — Elle doit être assez visqueuse pour adhérer sur la pierre par le seul effet de la pression. Voici une recette donnée par M. Crusscl : 8 grammes de cire vierge, 2 grammes de savon blanc, 2 grammes de gomme-laque, 3 cuillerées à bouche de noir de fumée ; faire fondre ensemble la cire et le savon, .\vant que le mélange s'enflamme, ajouter le noir de fumée que l'on remue avec une spatule, laisser brûler le tout pendant trente secondes, éteindre la flamme, ajouter peu i peu la laque en remuant toujours, remettre le vase sur le feu jusqu'à ce que le mi'lajige s'enflamme, éteindre la flamme et verser dans le moule quand l'encre est un peu refroidie. Pour s'en servir, il faut la dissoudre dans une soucoupe chaufl'ée; on peut ensuite y ajouter de l'eau froide.
Encre lithographique. — Les recettes d'encres lithographiques ne diffirent que par les proportions des matières qui entrent dans leur composition. On y retrouve toujours du savon ou un alcali fixe (soude ou sous-carbcnate de soude), du suif ou de la graisse, de la cire, de la gomme laque et du noir de fumée. Les corps gras doivent Être très-purs et mélangésavcc le plus grand soin. D'après M. Joumer, les résines augmentent et prolongent la fluidité de l'encre, mais diminuent sa solidité; les corps gras, au contraire (suif et savon), la rendent plus solide, mais altèrent la résistance. Les proportions dont il no faut pas beaucoup s'écarter sont les suivantes :
Savon, 2 parties ; cire, 1 partie ; suif, 1 partie ; corps résineux, 2 parties; noir de fumée, quantité suftîsante pour la co'orer.
Encre d'imprimerie. — C'est nn mélange d'huile et de noir de fumée. On fait bouillir l'huile jusqu'à coque la vapeur devienne épaisse et félido ; elle se convertit ainsi en vernis. Les vernis à l'huile de lin ou de noix non épurée à l'acide sulfurique sont très-siccatifs et les seuls propres à faire les encres d'imprimerie. L'huile de noix est encore préférable, mais elle coûte plus cher. Elle doit Être bien cuite afin qu'elle no jaunisse pas plus tard, ou que les caractères ne soient pas entourés d'une auréole jaune. Après une ébuUition sulllsante, nn découvre la chaudière que l'on retire du feu: on ennainme le vernis on tenant un copeau allumé dans la flamme de sa vapeur; on Iai>--n brûler en remuant sans cesse; on recouvre, ou liiiiM! ri^l'ruidii- rapidement et on :ijoute ensuite du noir (1(^ fumée bien calciné. 11 faut broyer avec soin, afin que li^s matières puissent bien s'incorpnrer.
Encre cmnihunicnlire ponr copier les lilfres. — Pour les polilcs presses à copier les lettres, qui permettent de transportcl' sur une feuille de papier blanc les caractère» tracés sur une autre, sans <iue la première écriture soit crfacée, ou se sert d'encre préparée en faisant dissoudre 1 partie de sucre candi dans 3 parties d'encre ordinaire.
Encre pour ikrire sur le zinc. — M. Braconnot adonné la recette suivante : vert-de-gris en poudre, 1 partie; sel ammoniac en poudre, 1 partie ; noir de fumée, -, partie; eau, 10 parties. IMèler ces poudres dans un mortier de verre ou de porcelaine, en y ajoutant d'abord une partie de l'eau, puis le reste en continuant de mêler. Elle peut être employée pour étiqueter des plantes, des clefs, les vins d'une cave, etc.
Encre pour écrire sur le fer-blanc. —M. Chev.allier a donné cette recette : eau-forte, 10 parties; c.au, 10 parties; cuivre, ) partie. Dissoudre le cuivre dans l'eauforte, et ajouter l'eau quand il est dissous. On se sert d'une plume ordinaire, un peu ferme. Si les morceaux de fer-blanc sont enduits d'une matière grasse qui refuse le liquide, on le frotte d'abord avec un linge imprégné de blanc d'Espagne sec. L.
ENClU^iE (Zoologie), Encrimts\Cuv.; du grec en, en, et crinon, lis. La figure ci-jointe représente nn échantillon très-bien conservé d'un de ces débris fossiles nommés Encrines ou Encriniles, si nombreux dans les terrains qui terminent la série primaire et dans ceux qui commencent la période secondaire. La nature de ces débris ne fut déterminée qu'en 1755 par Guettard qui les décrit ainsi : « Les encrinites sont des amas de petits corps, de diflérentes figures, articulés les uns avec les autres et qui, ainsi réunis, donnent naissance à des espèces de lames longues, sillonnées transversalement, qui, par leur réunion, représentent en quelque façon la fleur d'un lis. Lorsque les encrinites sont composées de cinq de ces
lames, le total porte le nom de Fenlacrinite Qu'une
encrinite avec sa base soit maintenant imaginée soutenue par une Entroque radiée ou étoilée, alors on aura un de ces corps .auxquels on a donné le nom d'Encrinile à queue (comme dans celle de la figure ci-jointe). » On nommait Entroques, Pierres étoiUes, Astéries, Trochiles des corps que l'on trouve à profusion dans les terrains où l'on recueille les encrinites. Ayant eu occasion de voir dans le cabinet de M. Boisjourdain un animal marin d'une forme singulière rapporté des mers des Antilles sous le nom de Palmier marin, Guettard reconnut dans cet animal, trè--rare à l'époque géologique actuelle, une espèce vivante de même conformation que les Encrinites. Le Palmier marin étudié si heureusement par Guettard est conservé dans les collections du Muséum d'histoire naturelle de Paris, et quelques autres échantillons existent dans les collections de l'Angleterre, du Danemark, de la Prusse. C'est un animal nommé actuellement l'entacrine trie (le Médme (P. fasciculosus. Aie. d'Orb.) et dont l'espèce, connue seulement dans les mers des ,\ntilles, est, selon l'expression de M. Gervais, le triste débris de la m.ignificence de ces beaux lis de mer de l'ancien monde. Ces animaux f,,..jio. Ensont des espèces d'étoiles de mer à bras niniiemomiirameux, articulés, repliés les uns vers les J°'r''<ie inll autres comme les pétales d'une fleur, et i,^,hnte au un pédoncule articulé supporte le corps q'iari). ainsi formé.
En étudiant les nombreuses espèces fossiles, on a reconnu tout un groupe d'animaux organisés sur ce plan, aujourd'hui presque disparu de la n.atuio vivante. Ces êtres, incomplètement connus de Cuvier, étaient rangés dans son grand genre Encrine, ordre des Echinodermes pédicellés, embranchement des Zonpliytes ou Rayonnes. Ce genre a été considéré depuis comme une famille à laqueTle on s'accorde pour donner le nom de famille des Crinilides. Aie. d'Orliigny a fait rentrer dans ce g.roupc, qu'il considère comme un ordre de la cUisse des Echinodermes, dos animaux placés par Cuvier dans un genre voisin, les Comaiules de Lamarck ou Alecto de Le;tcli. Ainsi entendu, son ordre des Crinoïdes se partage en deux séries : 1- Crinoïdes libres, non fixées par un pédoncule formant trois familes : Snrri.snundées, Marsupilidcr:-. fo.nalulidèrs: :>'' les Cri„nrh-; /(.r.'v, pourvues d'un p.^doiiriilc, iKirtagées en iirol r.uinllrs : l'ctremtti- ,/,vv, Ai,l..rnt„drrs.(uprcss„rr,,„dr rriiiidr,-.-, \lrl,..-r,,n,lr,:',(',/„lh,,rriiu Peiil.irrinnlrr,. I';m m; 1rs .^riin'^ iiu,
iltr.vsdn
stun,<ir
l-lidèes, Poly- [iiocriniilées, ,x',|ue renfernnilrd.'S.l/.'/oé le nom li'En-
cri/iidérs, auquel est spécialement iiitri crine [Encrinus, Milleri et qui a pour type VE. niomliforme {E. entrocha. Aie. d'Orb), si commune dans les couches du terrain conchylien. La famille des Comas tulidées compte seule le plus grand nombre de se-
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espèces parmi celles qui vivent actuellement j toutes les autres renTerment uniquement des espèces aujourd'hui perdues, sauf celles du genre PeHtacn«i(S, famille des Penlacrinii/ées, qui a été citée plus haut. Une prétendue petite espèce do nos mers, décrite par M. Thompson sous le nom de Peiitacrine d'Europe^ n'est en réalité qu'une jeune comatule, qui, destinée à Être libre à l'âge adulte, n'en est pa'5 moins fixe pendant la première partie de sa vie et ressemble alors à une petite encrinc pédonculée. — Consultez : Guettard, Mon. de l'Ac. ilcs se. de Paru, 1755. — Miller, Hist. nat. des Crindides, Trans. de la Soc. ge'ol. de Londres, 2= série, II' tome, 1" partie. — Buckland, Geoloqy and Mineralogy. — Goldfuss, Pctrefacta. — Aie. d'Orbigny, Hist. nàt. des Crinuides, Prodrome de paléontologie et Cours élémentaire de paléontologie. Ad. F,
EXDÉ.MIQUES (Maladies) (Médecine). — Voyez Maladies ENDÉMIIJLES.
ENDERMlOUE (Médecine), du grec e«, dans, etrfe/TOo, peau. — On appelle méthode endcrmique un moyen d'administrer les médicaments, en les appliquant sur la peau dénudée de son épidémie par l'application d'un vésicatoire, de l'ammoniaque, ou de toute autre manière. Cette méthode, due au docteur Lenibert, est employée surtout lorsque l'état de l'estomac et des intestins ne permet pas l'usugc par cette voie des médicaments qu'il est utile d'administrer. Lorsque la peau a été mise à nu, on la saupoudre avec le médicament pulvérisé ou iiîcorporé dans de l'axonge ou du cérat j s'il est :\ l'état liquide, on peut le verser goutte à goutte sur la plaie. Cette médication ne peut être employée efficacement que lorsque l'épidcrme est récemment enlevé; plus tard, il s'y fait un travail de sécrétion qui gène l'absorption.
E^DIVE(Botanique), /«t/ù'z'n. Lin. — Espèci3 do platitc du genre Cldcoi ée; c'est la Chicorée endive (Chicorium indivia, Lin.) (voyez CHiconiiE). On donne encore ce nom à une espèce d'Algue, du genre des Vives, nommée Vive laitue [i:iva laciuca, Lin ), à cause de sa ressemblance avec la feuille de la laitue frisée.
EiNDOGAPiDE (Anatomic), du grec endon, dedans, et kardia, cœur. — Nom donné à la membrane qui tapisse l'intérieur des cavités du cœur; destinée à faciliter le passage du sang sans résistance, elle est extrêmement lisse, et, du reste, très-mince sur les tendons des colonnes charnues particulièrement et sur les valvules, sur lesquelles elle se réiléchit. Elle se continue dans l'intérieur des vaisseaux dont la capacité est en cominnnication avec celle du cœur. On a dit qu'elle avait beaucoup d'analogie avec les séreuses.
E.\DOC.\RDlTE(Médecine),mème étymologie. —C'est l'inHammation de la membrane ititerne du cœur. Elle survient le plus souvent dans le cours d'une maladie aiguë, et particulièrement du rhumatisme articulaire aigu, qu'elle vient compliquer d'une manière fâcheuse. Elle se manifeste, pendant le cours de l'accès, par de la gène, de l'anxiété, de l'oppression, des palpitations; s'il y a des douleurs, elles doivent tenir à une péricardite ou à une pleurésie concomitlaiile. A l'auscidtation, les battements sont superficiels, le plus souvent on iierçcit un bruit de soulllr, d'' lime, de râpe, au niveau du c<i;ur ; le pouls est frvipiiiit, souvent irrégulier, gcnéi-alctiuMit fuit résistant, qutlquefoisfaible petit, etc. Le traitement aiitiphlogistique est le meilleur à opposer à cette maladie, dont M. le professeur liouillaud a fait une étude spéciale d'une grande valeur. Il n'est pas rare de voir i la suite se développer plus ou moins lentement des accidents qui décèlent une lésion du cœur, et parlicidièremcnt une itisulTisance des valvules. Les malades qui ont été affectés de rhumatisme articulaire et d'endocardite doivent devenir un sujet d'observation constante de la part de leurmédecin. 'Voyez Traité des maladies du cwitr, par M. le professeur Bouillaud. I" — N.
ENDOC.Mil'E (liotanique), du grec endon, en dedans, et harpoi, fruit. — On nomme ainsi, dans le fruit, la (roi- Bièmc des couches qui constituent le pi'.ricarpe, la couche épidermiqiic intérieure qui tapisse la loge où se trouvent les ovule» ou l'ovule, unique (dans la ponuno, la loge qui recouvre le popiii;. C'e^t l'épidenne de la face Bupérieure de la feuille carpellairo (voyez Cahpelle). Vendocar/ie se présente Houvent comme une Une membrane qui tapisse riiitérleur de la logo; mais parfois il prend une consistance cartilagineuse , comme on l'ob- Berve dans la poiro, la pomme, oii il forme la partie résislanic qui contient les pépins; plus souvent, 1 endocarpe devient complètement ligneux et forme ce qu'on Duinnie un noyau ; la graine nommée amande est aussi
contenue dans cette enveloppe ligneuse. La cerise, la pêche, la prune, ont un noyau dont le bois est un endocarpe ligneux ; il renferme l'amande qui est la graine unique. Dans la noix, c'est le bois qui est l'endocarpe, de même que la partie ligueuse mince qui contient l'amande, fruit de l'amandier. L'orange et le citron ont des endocarpes succulents et charnus, grâce i un tissu additionnel qui se développe dans leurs loges (voyez PiiEicAiiPE).
ENDOGÈNES (Botanique). — Terme de botanique créé par de Candolle pour désigner l'embranchement des végétaux qui correspondent aux Monocotylédonés {\oyez ce mot). Il II existe des végétaux, dit ce botaniste {Tliéorie élémentaire de la botanique, 1813, p. 210), dans lesquels les vaisseaux sont comme épars dans toute la tige, non rangés par zones autour d'un étui central, disposés de manière que les plus anciens, c'est-à-dire les plus durs, sont à l'extérieur et que l'accroissement principal de U tige a lieu par le centre; je tire de cette dernière particularité le nom d'Endogènes (du grec endon, en dedans, genea, naissance, sous lequel je désigne cette classe, u La théorie admise actuellement pour l'accroissement des tiges rejette ce terme, parce que l'accroissement dont il vient d'Être question n'a pas lieu en dedans, mais bien en dehors par suite de la courbure et du croisement des faisceaux fibreux.
ENDOAIYQUE (Zoologie), £«rfom!/c/i!(S,Payk.; du grec endoinychos, retiré. — Genre d'ln\'ectes, de l'ordre des Coléoptères, section des r/'i'/nèces, famille des Fungicoles. ayant pour caractères principaux des antennes trës-loc gués, très-écartées, terminées par une massue de trois articles; quatre palpes plus grosses à l'extrémité; la tète petite et enfoncée dans une échancrure du corselet ; les élytres bombées. Ils vivent, les uns dans l'écorce de certains arbres, d'autres dans les champignons. Ils répandent par les côtés du corps une liqueur laiteuse dont l'odeur est acre et pénétrante. L'E. écarlule (E. coccineus, Fab.) est rouge avec cinq taches noires sur les élytres, et se trouve sur le bouleau.
ENDORHIZES (Botani(iue), du grec endon, dedans, et rliiza, racine. — L. C. Richard a donné ce nom aux embryons dont (t la radicule (ou bas de la tigelle) renferme le rudiment simple ou multiple de la racine qu'elle ne forme pas elle-même. » Les embryons des végétaux que les auteurs désignent sous le nom de Monocotylédonés étant ainsi organisés, L. C. Richard a appliqué le terme d'endorliizes à cet embranchement, par opposition aux exorhizes qui représentent les Dicotylédonées (voyez E.vo-
P.IIIZES).
ENDOSMOSE (Physique, Physiologie), du grec endon, en dedans, et ôsmos, impulsion . — Propriété en vertu de laquelle on explique le passage des liquides et des gaz à travers les tissus. La première idée qui se présente ;\ l'esprit est celle de bouches ou pores absorbants dont ces tissus seraient percés ; mais elle n'a pu résister à l'étude des faits; elle est aujourd'hui abandonnée. C'est Dutrochctqui a découvert dans les membranes organisées cette propriété célèbre, connue sous le nom d'End'inmose {L'agent immédiat du mouvement vital dévoilé, par Dutrochct, in-8°, Paris, I82G). Voici en quoi elle consiste : Lorsque deux
liquides de nature dilTé- '■
rente, mais ayant de l'affinité l'un pour l'autre, ou simplement miscibles, sont sé|)arés par une niemhr: r:.iiii-.'i\ ils tra-".. ^ -
iiMane,mais l's illégales, le qu'il y a de ll(|uide
de Ic'li.- Miaipi^ accumulation d'un c6té de la membrane, et dimiiuition de l'autre coté. On a démontré cette propriété par bien des expériences; mais, pour Ctro "■ """«■
bref, il suflii-a d'en citer
une : soit un tube c {fig. !)20) adapté inrérieurcmentâ uno petite cloche à tubulure «, que ferme en dessous un morceau do vessie ou une membrane animale quelconque attacliéc À son pourtour. Ce petit appareil ac ft reçu le
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nom à'enëiosmomèlre. On y introduit, par exemple, de l'eau £;omméc, puis on plonge l'instrument duns un vase b confenant de l'eau distillée. Au bout de peu de temps, on remarque luie augmentation notable dans le volume •du liquide que contient l'endosmoniètre, au point qu'il s'écoulera bientôt dans le récipient d ; on peut, en outre, s'assurer que la dissolution gonimeiise s'est étendue d'eau, mais en même temps l'eau distilléea perdu sa pureté; elle contient delà gomme. Il faut donc en conclure: 1° que deux courants se sont produits à travers la membrane, l'un qui portait l'autre vers la gomme, l'autre qui portait la dissolution pommcuse vers l'eau distillée; 2° le premier de ces courants éiait beaucoup plus rapide que l'antre, puisqu'une des masses liquides a pris un accroissement très-notable.
Cette propriété remarquable n'est pas exclusivement dévolue aux membranes organisées, elle s'applique aussi, quoiqu'à un moindre degré en général, aux lames poreuses de nature minérale, elle se manifeste d'ailleurs dans les circonstances les pUis variées, et dépeiid d'une foule d'influences : ainsi, si l'on a d'un côté d'une membrane de l'eau et de l'autre une solution d'acide tartrique, l'endosmose peut changer de sens quand on augmente la densité de la solution, et la densité restant la même, «ne variation de température peut produire encore le même effet. D'après MM. Matteucci et Cima, quand la membrane est une peau d'animal, ou la muqueuse de l'estomac, ou encore celle de la vessie urinaire, les résultats varient quand le courant d'endosmose pénètre par la face interne on par la face externe. Il arrive, en général, que le courant d'endosmose a lieu du liquide le moins dense vers le plus dense, et c'est ainsi que les liquides très-dilués qui sont dans l'estomac pénètrent dans le sang: de même les sels en dissolution très-étendue qui existent dans le sol pénètrent jusqu'à la sève des plantes au travers de leurs racines.
Dutrochet, qui dès 1826 l'avait minutieusement étudiée, en fit immédiatement l'application aux phénomènes physiologiques de l'absorption. La membrane absorbante opère par endosmose ; perméable à deux liquides, par exemple le sérum du sang et l'eau , elle se laissera plus rapidement traverser par l'eau, et le sang sera enrichi de ce liquide ; il y aura une aOsorptioyi. Puisque les phénomènes d'endosmose se modifient suivant la nature des membranes et suivant celle des liquides, on peut comprendre que les divers tissus organiques aient à l'égard de divers liquides une puissance absorbante très-variable.
Il résulte des travaux les plus récents sur l'endosmose des liquides, que : 1° l'endosmose n'a lieu qu'entre liquides pouvant se dissoudre réciproquement; 2° les deux liquides doivent mouiller la membrane ou la cloison qui les sépare; .3° il-, ne doivent pas agir chimiquement sur cette substance interposée ; 4° la direction du «ourânt n'est pas déterminée par la densité relative des deux liquides; 5° l'endosmose peut avoir lieu entre liquides différents do même densité ; 6° la température en s'élevant accélère les phénomènes d'endosmose; 7" l'endosmose persiste très-longtemps avec ime activité son tenue quand un des liquides se renouvelle d'une manière continue; 8° l'acide suif hydrique a la singulière propriété d'arrêter toujours et partout les phénomènes d'endosmose ; O" toute membrane desséchée ou altérée par la putréfaction est impropre à l'endosmose ; 10° le sens du courant d'endosmose entre deux liquides déterminés varie selon la nature de la membrane qui les sépare.
Un phénomène analogue, l'endosmose des gaz, a été découvert par M. Graham et étudié surtout par lui et par M. Bunsen. Les gaz les plus légers paraissent traverser plus facilement les corps poreux que no le font les gaz plus dense>. La loi des phénomènes est la suivante : les quantités de gaz qui passent d'un espace dans un autre à travers une paroi mince sont inversement proportionnels aux carrés de leurs densités. Ainsi, une vessie gonilée par l'hydrogène se dégonflera dans l'air, car l'hydrogène étant environ seize fois plus léger que l'air, il sortira quatre fois plus d'hydrogène de la vessie qu'il n'y rentrera d'air; au contraire, une vessie pleine d'air placée dans une cloche renfermant de l'hydi'ogèno se gonflera jusqu'au point d'éclater. Le courant d'hydrogène est celui d'endosmose, le courant d'air est celui d'exosmosc.
On a donné (luclquefois le nom d'endosmose dleclnqm au transport d'un électrolyte peu conducteur an travers <run corps poreux, alors que cet électrolyte est traversé
par un courant électrique ; le mouvement se produit de l'électrode positive vers l'électrode négative. C'est i M. Porret qu'est due la découverte de ce phénomène dont les lois ont été données par M. Wiedemann.
Consultez Dutrochet, Mémoires, tom. I ; — Longet, Traité de Physiologie, tome I, De l'absorption; — Uaiteucci. Leçons sur les phénom. phi/i. des curps vivants, ENDOSPERME (Botanique), du grec endon,en dedans, et sprniia, graine. — Nom donné par Louis-Claude Piichard an corps distinct de l'embryon qui forme avec ce dernier l'amande des graines d'un grand nombre de végétaux. Sonéiymologiequi lui donne une signification plus exacte que celle du mot périspenne , créé par Jussieu, et albumen, adopté par Gœrtner dans le même but, devrait le faire employer de préférence à ces deux synonymes, car l'un signifie autour de la graine et l'organe qu'il désigne n'occupe pas toujours cette position, et l'autre est le résultat d'une comparaison {qui n'est pas toujours juste) avec le blanc d'oeuf ou albumen des oiseaux. L'endosperme, quant à la position, peut être central lorsqu'il forme au centre de la graine une masse envii'onnée par l'embryon, comme dans les nyctaginées, la cuscute, etc. ; péripliérique quand il environne et caclie lembryon ; c'est le cas le plus ordinaire ; unilatéral lors- ([u'il est rejeté tout d'un côté et l'embryon de l'autre, comme dans les graminées. Quant à la substance, l'endospcrme peut être farineux, comme dans un grand nombre de gramtnées; oléagineux, dans les euphorbes; cartilagineux, dans la plupart des palmiers; corné, dans le café; mucilagineux, dans le liseron, le cocotier; enlin, quant à la forme, l'endosperme peut être plus ou moins lobé ou crevassé. La présence ou l'absence et la nature de l'endosperme ont servi, dans la méthode naturelle, à établir de bons caractères de distinction entre les familles, surtout dans les Monocotylédonées. G — s-
ENDURCISSEMENT DU TISSU CELLULAIRE (Médecine). — Voyez ScLÉRÊME.
ENFANCE, Em'ant (Physiologie), infantia, infans; du latin in, particule négative, et fari, parler; ne parlant pas. — Les Grecs désignaient aussi cet âge par un mot qui a exactement la même signification, nèpiotés. Chez nous, le mot enfance correspond aux deux mots latins infantia et pueritia, et désigne depuis la naissance, non-seulement jusqu'à sept ans, époque où la raison commence à poindre, mais même jusqu'à douze ou quatorze ans que commence l'adolescence. Aussi Halle avait il divisé l'enfance eu deux époques distinctes sous la dénomination de infantia, ou première enfance, et pueritia, ou seconde enfance (voyez Ages de l\ vie uoMAtNE).
ENFANTS (HïGiiîNE des). — <i Les soins que l'on donne à Fenfance, dit M. Rostan, décident de l'avenir ; s'il est convenablement organisé, ces premiers soins diversement dirigés peuvent faire du même individu un héros ou un lâche Thersite, un proto-type de force ou un exemple déplorable de faiblesse, un être d'une ititelligence supérieure ou une espèce d'idiot, voisin ou sinon au-dessous de la brute. » Ces préceptes, trop peu appréciés, trop souvent méconnus ou négligés, devraient toujours guider les pères de famille pour l'éducation physique, morale et intellectuelle de leurs enfants.
Il existe au sein des masses une ignorance profonde et funeste des lois de la physiologie, qui règlent le développement et la vie des êtres organisés et de 1 homme eu particulier. On ne se rend p.is assez compte de l'importance du milieu dans lequel vit et s'élève l'enfant, de la nourriture qu'il reçoit, de l'état de pureté, de sécheresse ou d'humidité de l'air (ju'il respire; l'air, cet autre aliment de la vie, cette autre nourriture du corps, dont les qualités bonnes ou mauvaises ont une influence si puissante sur l'avenir d'un âge dans lequel les maladies, les infirmités précoces et souvent la mort vieimciit altérer et tarir les sources où se régénèrent et se révivifient la foice, la puissance et l'énergie des nations. Le villageois sait que son blé sera maigre et cliétifdans un sol aride et sans engrais, qu'il aura une végétation luxuriante et énervée dans une terre humide et ombr.agée. Il sait bien que sa vache lui donnera du bon lait en quantité, s'il lui fournit une nourriture abondante, d'une bonne qualité; si elle n'a que du fourrage sec, en hiver, par exemple, /e lait sentira le fourrage ; c'at \e mot employé. Il sait que ses moutons doeivnl paître sur les coteaux, dans l'S plaines sèches plutôt que fraîches et humides, que c'est le moyen d'éviter la plupart des maladies qui frappent la race ovine. Toutes ces considérations sont piuu' lui une source de soucis continuels. Pour SCS enfants, c'est autre chose ; qu'ils aient froid