‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 331 sur 396 · EN F · texte numérisé non relu

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oiicliaiid; qu'ils soient à l'ardein- d'un soleil bi-ûlant ou trempés par dos pluies diluviennes; qu'ils soient couverts de bons vêtements ou d'une simple toile en hiver; qu'ils mangent quoique ce soit; qu'ils couchent dans la cave ou au grenier; qu'ils dorment peu ou beaucoup; qu'ils portent de lourds fardeaux au-dessus de leurs forces, tout cela ne fait rien; ils n'ont besoin ni de soins, ni de propreté, ni de précaution, ils doivent s'élever tout seuls. Pour l'ouvrier, pour l'homme du peuple des gi'andes villes, même insouciance ; ici, au moins, l'administration s'est préoccupée du travail des enfants dans les manufactures ; mais sa protection vigilante n'a pu pénétrer dans toutes les industries où le sort des petits ouvriers, des petites apprenties est trop souvent csposé à la spéculation coupable de certains maîtres insouciants; c'est là, par exemple, que l'on trouve ces malheureux enfants travaillant dans des caves sans air ou au milieu d'un air vicié par des émanations malsaines, dormant couchés péle-méle dans des soupentes étroites ou sur des fours chaufl'és continuellement, comme cela a lieu souvent chez les boulangers, les pâtissiers.

Ces considérations et bien d'autres qu'il serait trop long de présenter ici ont depuis longtemps éveillé l'attention des médecins et des physiologistes, et les lois de l'organisation leur ont appris à saisir les rapports de cause à effet qui prouvent leur influejice sur ces difformités et ces infirmités que nous avons sans cesse sous les yeux. Elles expliquent, par exemple, le nombredeces idiots, si considérable dans les campagnes qu'il n'est presque pas un village qui n'en offre un et quelquefois plusieurs exemples ; de ces ariêts de développement soit dans la taille, soit dans la proportion relative des parties du corps; elles rendent compte de ces types anormaux que l'on rencontre dans les faubourgs et surtout dans les centres manufacturiers, où trop souvent des habitudes vicieuses, des appétits précoces grossiers joignent leurs funestes influences aux autres causes signalées plus haut, amfcnent aprfcs eux la dégradation des manifestations intellectuelles, l'abrutissement et la dégéiiération de certaines populations signalée dans ces derniers temps par un grand nombre d'obser\ atours et de statisticiens (voyez Population, Kecrutemeni).

Il est impossible de donner ici des conseils relatifs à toutes les circonstances dans lesquelles les enfants peuvent se trouver placés ; nous signalerons les principaux et ceux surtout qui sont pratiques et à la portée de tout le monde. — La nourriture de l'enfant sera le lait de sa mère, à moins des nombreux obstacles qui s'opposent, surtout dans les grandes villes, à ce qu'il en soit ainsi. Le sein lui sera présenté peu de temps après sa naissance, si cela est possible. Il est difficile de régulariser les heures auxquelles on doit lui donner à téter; en général, plus on s'éloigne de la naissance, plus les intervalles devront ùtre longs ; il ne laut pas qu'un nourrisson soit toujours pendu au sein, c'est une très-mauvaise pratique. L'époque à laquelle on doit donner ;i manger à l'enfant est diflicile ù préciser, 'l'ant quïl profite et que la mère ne souffre pas, il ne faut pas se hàtor. On a vu des enfants ne commencer à manger qu'à un an ; d'autres exigent un supplément de nourriture à deux mois. Trois, quatre mois sont généralr'ment un bon terme. Ce supplément se composera de croûte de pain bouillie, de pâles bien cuites; l'antipathie que a l'on pour la bouillie de farine n'est justifiée que parce qu'on la donne trop peu cuite et mal préparée. Le sevrage est une quoition sérieuse. Un enfant délicat, maladif, qui n'a de recours contic la douleur que le sein maternel, ne devra Cire sevré qu'avec de grandes précautions et sur l'avis du médecin. Un enfant fort, vigoureux, sera sevré de dix à quinze mois. 11 est des circonslaiiccs qui forcent à sevrer un enfant plus tôt. 11 y a piai d'iuconénvient à cela lorsqu'il mange déjà ; s'il en était autrement, il faudrait avoir recour» soit à une autre nourrice, soit au bibiron (voyez ce mot), soit à le faire manger un peu, si cela était possible (voyez Allaitement).

11 est bien à désirer <|ue les enfants respirent un air pnr, c|u'il8 soient tenus chaudement. Répétons ici ce qui a été dit mille fois, que c'est une pratique meurprifcre de vouloir les exposer au froid pour leur donner do la force, de les vêtir à peine, de leur laisser les jambes, le col, la têto nus. Je gémi» lorsque je vois dans les rue» ou dan» les promimades publiques de malheureux enfant» appartenant à la classe aisée de la société, sans bas. Bans pantalons pendant les froids de l'hiver; victime» »o.;vejit de l'ignorance et de l'enliMenient de parent» i>eu étittiré», mais cutichés (le fausses idées, les

maladies et la mort viennent les arracher à leur tendresse, et il ne leur reste que des larmes et les plus cuisants regrets d'avoir dédaigné les conseils de la raison et du sens commun. Si l'on pouvait choisir, on éviterait d'élever les enfants dans les rues basses et étroites, au bord des mares, des étangs, des eaux croupissantes, des vallées profondes et humides, dans des habitations étroi tes, mal aérées, mal éclairées; on préférerait l'air des champs, surtout des montagnes, des collines, des plaines, des plateaux élevés. Hâtons-nous de dire que ces conseilssoiit quelquefois difficiles à mettre en pratique.

Pendant les premiers temps de sa vie, l'enfant dort presque toujours, à moins qu'il n'ait quelque souffrance dont il n'est pas toujours facile de deviner la cause ; il ne faut pas,aut.ant que possible, provoquer le sommeil en le berçant ou par les décoctions de pavot ; il sera couché chaudement dans son berceau, on aura soin de le soustraire à la lumière ou qu'elle le frappe seulement de face, afin que ses yeux ne prennent pas une direction vicieuse.

Les soins de propreté sont de rigueur pour les enfants ; la délicates.se de leur peau, leur vive irritabilité rendent indispensables pour eux les lotions, les b.ains, le renouvellement fréquent du linge, pour les tenir à l'abri des ordures qui les entourent à tous moments. L'emploi du maillot roulé ou seulement trop serré est aujourd'hui abandonné; nous n'en parlons que parce qu'il peut y avoir quelque coin reculé de nos provinces où on le retrouve encore : c'est un moyen détestable. Les bourrelets, lorsqu'on les jugera nécessaires, ce qui peut arriver dans les cas où la surveillance n'est pas incessante, devront être à claire-voie et être placés de manière à préserver le front. Les vêlements seront suflisammeut chauds, sans excès; médiocrement serrés et suffisamment larges ; on évitera de comprimer la tête, comme cela se pratiquait abusivement en Normandie, suivant les observations laites par Foville.

On aura soin de favoriser les évacuations et de les surveiller avec soin, surtout pendant la dentilion. L'enfant à la mamelle doit aller à la garde-robe une fois ou deux, trois au plus dans les vingt-quatre heures; ses matières doivent être jaunes, en consistance de purées si elles s'épaississent trop, si elles deviennent trop rares, on aura recours à l'eau miellée, aux petits lavements. C'est le moyen d'éviter la constijj.ition, toujours à craindre en vue des convulsions, des aflections cérébrales, etc. Si les matières devenaient trop liquides, plus ou moins verdàtres, c'est qu'il y aurait une souffrance intestinale,, un mauvais travail de digestion auxquels il faudrait remédier par de petits lavements, de cataplasmes émollients, des bains, un peu de retenue sur l'alimentation.

Il est un autre point bien intéressant dans l'hygiène des enfants, c'est ce qui regarde les fonctions du cerveau f le développement d'un organe se mesure par un exercice régulier, gradué, bien dirigé des fonctions dont il est chargé, sans excès comme sans privation ; cette donnée basée sur les lois de la physiologie, une fois admise on remarque d'une part que si, dans une certaine classe, on tombe dans l'aberration fâcheuse de créer de petits prodiges chez lesquels le développement trop précoce des facultés amène une fatigue souvent funeste de l'organe de la pensée, il faut avouer d'un antre côté, qu'au sein des masses les choses se passent tout différemment; ici la privation de culture intellectuelle laisse le cerveau dans un repos qui ne lui pei'met pas de se développer ciinvcnabli:nieiH ; la cuiiosité naturelle à l'ciirant éveillée pai' la vwrdesoljjelsestérienrs, curiosité iin'il est Ml il.' (I,; satisfaire pour rinlclligence des enfants, isi .-.inivini iV|iiimée par la niauvai.se volonté, la maii- \,ii>.' liuiiHiii un l'impatience des parents; les mauvaises fii'.|iiri:iaii"iis do voisius, d'enfants étrangers souvent vicieux, en surexcitant de mauvais penchants, font germer dans ces jeunes intelligences de petites passions de colère, d'envie, de jalousie, etc., qui ont une influence fâcheuse sur l'avenir physique et moral des enfants. C'est donc un point important à surveiller. Nous soumettons ces trop comtes réilexions aux pères de famille surloiit; et nous désirons qu'elles éveillent dans leur esprit l'envie d'éludier, de creuser ce sujet si intéressant peureux et que nous n'avons fait qu'ollleurer bien légèrement.

Trop souvent, ils négligent cotte partie si importante de leur missiiin et de leurs devoii'sl devoirs pourtant si im|)érieux et si sacrés! plus sacrés même quo ceux qu'ils remplissent la plupart du temps avec zèle et dévouement, en vue de l'avenir matériel do leur famille. Ce qui leur manque, co n'est pas le désir de bien faire.

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et de s'acqiiitier de leur tâche en honnête; gens; mais ils laissent allei- les choses par incurie, par inUiflërence , par défaut de lumières; disons-le aussi, par cette espèce d'entêtement en vertu duquel ils croient en savoir làdessus autant que qui qne ce soit, et que l'on ne doit s'occuper d'un enfant qu'à l'âge où va commencer ce qu'on appelle son éducation. Jusque-là, suivant eux, «lu'il fréquente la cuisine ou la chambre de ses parents, l'atelier ou le salon, qu'il soit en contact avec les serviteurs de lu maison, les gens à gages ou avec les gens bien élevés, il n'importe guère. Fatale erreur! dont les conséquences sont quelquefois d'autant plus à dcplorer, qu'on est loin de les rapporter en général à leurs vraies causes. Kous ne reviendrons pas sur ce qui a été dit au commencemeut de cet article pour ce qui regarde les enfants plus avancés en âge. Nous nous résumerons sous ce rapport en disant qu'il leur faut la modération dans le travail, une bonne nourriture, un coucher sain, de l'exercice et par-dessus tout les bons exemples de famille pour le développement intellectuel et moral. F-.n.

Enfants (Maladies des). — Indépendam^ | ment des maladies qui peuvent affliger : l'homme à toutes les époques de la vie, il 1 en est quelques-unes qui sont spéciales à , pi,

l'enfant, d'autres qui lui sont particulières, bien qu'elles puissent quelquefois attaquer I homme pendant le cours de son existence. Parmi les premières, on remarque Vetulurcissement du iissu cellulaire oa sclerême toute la série des affections qui tiennent à la *ntitioix, telles que les convulsions, le flux dwrrheique. Parmi les secondes, se présentent tous les exanthèmes fétriles, la petite vérole, la rougeoie, la scarlalme, puis la coo«e/ucAe,le croup, les aplilhes, les piieumoraes partielles, lobulaires,\esvers intestinaux, etc. 11 est question de ces maladies à leurs différents noms et au mot Dentition. Nous ne voulons dans cet article que présenter quelques considérations générales. A la naissance de l'enlant, il se passe dans ses fonctions un phénomène, tout nouveau; les organes de la respiration, inertes jusque-là, entrent en action, non pas lentement, successivement, mais tout à coup, brusquement ; par un mouvement instinctif les puissances musculaires de la poitrine dilatent le thorax, l'air se précipite dans les poumons, une nouvelle fonction commence, elle doit amener un changement notable dans la vie de ces org.anes; de la une des Cluses de la fréquence des maladies qui peuvent les aflecter ■ ainsi les petites pneumonies latentes succédant souvent à de simples bronchites, marchant d'une manière insidieuse et auxquelles succombent la plupart des enfants, moissonnés en si grand nombre dans les premières années de la vie. « Les trois cinquièmes au moins des enfants qui meurent dans les hôpitaux, depuis la naissance jusqu'à la fin delà première dentition, dit Guersant, sont victimes de la pneumonie latente, qui quelquefois devient chronique. » Si vous joignez à cela les stomatites, les angines de toute espèce avec ou sans croup, la cor/uelurlic, etc., vous aurez une idée des nombreuses maladies des organes de la respiration dans l'enfance. Nous ne fiTons que citer la cyanose ou nmtarlie bleue, qui tient à la persistance du trou interauriculaire (de Botal) après la naissance (voyez Cyanose) et que l'on peut considérer comme une conséquence de la respiration.

Les fonctions digestives qui viennent apporter un changement notable dans l'existence de l'enfant amènent aussi avec elles de nombreuses maladies; telles sont les coliques, les diarrhées surtout, (lueUiuefois des vo7mssemenls le carreau, etc. Mais de tous les systèmes rt organes le centre cérébro-spinal est celui qui détermine le plus grand nombre d'affections souvent très-graves : ainsi toutes les formes de maladies cérélirales, les convulsions, la daiue île saint Guy, les inflammations do l'une ou de plusieurs des parties de l'encéphale, V/ii/drncép/iale, etc. Parmi les maladies qui affectent le système locomoteur, O'i peut citer en première ligne le rarhitis, les tumeurs blanches, les luxations spontanées, liiifin les maladies qu'on pourrait appeler générales se résument presque toutes dans les nombreuses formes du lympliatisnie, depuis la plus légère, qui constitue à peine une maladie, jusqu'à la nuance la plus prononcée des scrofules. La thérapeutique des enfants ne présente rien de bien si)éci:d. Dans le traitement des maladies, ce sont en général les munies moyensquc ceux qne l'on emploie chez les adultes, seulement on doit Olre bien réservé dans i

l'administration des médicaments qui jouissent d'une certaine énergie; tels sont les toniques, les purgatifs, les vomitifs et surtout les narcotiques, qu'il ne faut jamais emploj'er sans l'avis du médecin. Dans tous les cas, les doses devront être beaucoup moindres et varier suivant l'âge : ainsi le quart ou le cinquième chez les tout petits enfants, le tiei-s un peu plus tard, la moitié vers huit ou dix ans, et ainsi de suite. F. — N.

ENFERMÉS (Zoologie). — Cnvier a donné ce nom à la cinquième famille des Mollusques acéphales testacés.

•A. - Solen, l'animal cl la corpnll.. (V. p

qui ont pour caractère distinctif un manteau ouvert seulement à la partie antérieure ou vers le milieu, pour laisser passer le pied, et prolongé postérieurement en deuï tubes ou siphons servant à la respiration et à l'expul-ion des excréments. Ces mollusques vivent généralement enfoncés dans la vase ou le sable, ou bien sous des pierres. Ils forment les genres Mije, Bijssomye, Hiatelle, Soletis, PhoUide ou Dail, Taret, Fistulane, Gastrochéne, Térédine, An-osoir, Clavagelle. divisés eux-mêmes en nombreux sous-genres.

ENFLE-BŒUF (Zoologie'. — Nom vulgaire donne, suivant Audouin, dans certaines provinces de France, au Carabe doré, nommé ailleurs Sergent, Vinaigrier, etc. Le motif de cette dénomination parait reposer sur une erreur grossière concernant les propriétés nuisibles du carabe lorsque les bœufs l'avalent avec leur herbe. Les anciens nommaient bupreste (mot grec qui signifie enflebœuP un insecte qui faisait ainsi enfler les bœufs qui le mange.aient par mégarde.Latreille a pensé que c'était quelque Méloé; mais, à coup sûr, ce n'est aucune espèce du genre Bupreste de Linné.

ENFLURE (Médecine). — On désigne ainsi d'une manière générale un gonflement, une tuméfaction morbide d'une partie quelconque, résultant soit d'un afflux du sauf, des humeurs, des liquides de toute espèce, soit de l'inflammation des tissus, de la formation d'un abcès, d'une accumulation d'air, de sérosité, etc. Au visage, elle prend le nom de boursouflure, lorsqu'elle n'est accompagnée ni de rougeur, ni de chaleur, ni de douleur; on l'appelle emphysème, lorsqu'elle est formée par l'infiltration de l'air dans le tissu cellulaire; œdème, lorsqu'elle résulte d'une infitration de sérosité ; inflammation , abcès, si elle présente tous les symptômes de cet état morbide, suivis ou non de la formation du pus, etc. (voyez les niots en italiques'. ,

EÏÏNFUMÉ (Zoologie). — Nont vulgaire des espèces du genre .implmbèiie parmi les Reptiles, et du Cliélodun l'aber parmi les Poissons.

ENGAINANT (Botanique). — Se dit du certains organes des plantes qui, à l'aide d'une sorte de gaine, en enveloppent d'autres. Ainsi , les feuilles sont cHflain«jifc< lorsque leur base enveloppe la tige comme une gaine ; telles sont

^^^i^tSns orchis. Que.que^is le pétiole seul (Il r ponuillc. — (I, eilrémité anléncurc <iu manteau vers la,i«cllêes?ïa bouche.- p. le pieU.- r. tubes ou sq-hou».

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