‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 343 sur 396 · ERO · texte numérisé non relu

ERO

grec airô, je soulève, je lève. — Petit instrument formé d'une tige de l'er, quelquefois d"or ou d'argeiit, longue de 0°',1- à 0",15, et dont chacune des extrémités est terminée par un crochet acéré. La partie moyenne, au lieu d'être arrondie, est quelquefois plus ou moins aplatie; dans tous les cas, elle est plus épaisse et s'en va en diminuant de volume vers ses extrémités. On se sert de l'érigne dans les dissections délicates, et dans quelques opérations chirurgicales pour soulever, écarter certaines parties que l'on veut ménager, ou pour mettre à découvert celles qui sont sous-jaccntes. On se servait autrefois d'une érigne montée sur un manche, et qui, par conséquent, n'avait qu'un seul crochet. Quelquefois, on ajoute à l'érigne double dont il a été question plus haut une chaînette fixée à sa partie moyenne par un petit anneau, et terminée par un troisième crochet. Museux , chirurgien de Reims, a fait construire des pinces qui portent son nom, et dont les branches sont terminées par un crochet, ce qui constitue une double érigne. On s'en est servi avantageusement dans la résection des amygdales.

ERINE (Botanique), Erinus, Lin. ; nom donné par les Grecs à une sorte de campanule. — Aujourd'hui c'est un genre de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes, famille des Scrop/iuMc»iees, tribu des Digitalres. Caractères : corolle à tube court, bilabiée, à lobes inférieurs recouvrant les deux supérieurs dans la préfloraison ; capsule sillonnée s'ouvrant en deux valves. VE. des Alpe9 {E. alpirius. Lin.) est une jolie plante vivace gazonnante, à feuilles spatulécs, dentées. Ses fleurs, disposées en grappes, sont purpurines, blanches ou bleuâtres, et répandent une odeur agréable. Cette espèce croit dans les montagnes de la France niérii!i'Minl'\ en Suisse. en Espagne, etc. Nommée vuiLiainiiM'iii )' I I >•■.

ERIOCAULON (Botanique), Lin.; Un li. „,

laine, kau/os, tige. — Genre de plantes M'jh ■ -, . / ,. j pe'rispermées , type de la famille des Ei-iocanlunées, voisine des Restiacées. Il comprend des herbes dioïques, à feuilles radicales, linéaires, aiguës, à feuilles caulinaires, engainantes ou nulles. Leurs fleurs sont réunies en capitules globuleux, accompagnées de bradées formant invoiucre. Los espèces de ce genre, au nombre de cent trente environ, habitent les régions tropicales. Elles paraissent ûtre très-abondantes en Australie. L'Europe n'en possède qu'une seule, récoltée en Irlande. La plupart pourraient servir comme plantes d'ornement, si l'on en croit les voyageurs qui les ont observées vivantes. Trois ou quatre espèces seulement bont cultivées dans quelques serres d'Europe. Bongard, puis IMarlius, ont étudié d'une façon toute spéciale ce genre intéressant, ainsi que la famille des Eriocnilonées.

ERIOCAULONÉES (Botanique).— Voyez EniociuLON.

ERIODE (Zoologie), Eriodes, Is. GoolT. ; du grec eriodés, laineux. — Genre de Mammifères de l'ordre des Quadrumanes^ détaché du genre Atè/eoii Singes de l'Amérique. Ils n'ont pas les narines percées sur le côté, comme cela a lieu pour les singes du nouveau continent, mais inférieuremont comme ceux de l'ancien. Us se distinguent en outre par l'absujice d'abajoues et de callosités; leur queue est longue et pienante, et ils ont vingt-quatre molaires. Leurs formes sont grêles et leurs membres longs; leur pelage est laineux et doux au toucher. Ils liabitent les forêts primordiales, celles du Brésil principalement, et ils se réfugient au sommet des arbres les plus élevés, à l'approche de l'homme. Ils poussent, pendant tout le jour, des cris particuliers que les voyageurs représentent en disant (|uo la voix do ces animaux est sonore et claquante. Geoffroy en comiitc trois espèces : \'E. arachnoïde {E. aruclmoides, GeolV.), privé de pouce aux membres antérieurs; l'A', à lutjercule {E, luljerifer, Geoff.), à pouce rndiincntaire; et l'E. hénidndylc (E. Iieaxuluclylcs, Geoll.), qui porte à chaque main un petit pouce onguiculé.

ERIOOENDRO.N (l!ntanique,),de Cand.; du grec erion, laine, et dondron^ arbre, i cause du duvet qui entoure les graines. — Genre de plantes Di<oh/léd<incs dia/i/pela/es liypogynes, famille des SIeicu/iacées, tribu dos Uornlmcdes. Garaclère.s : éi aminés soudées eti un tube divisé nu sommet en 5 faisceaux; capsule ù 6 loges renfermant do noinbrcn.ses graines entourées do duvet. L'/i. à fleurs liiincuscs (/i. /ciaitllwrum, il<: Cand. ; Uombax crinnllias, Cav.) est un arbre élevé ; »on tronc est hérissé d'aiguillons; ses fleurs sont grande», laineuse» oi écarlntes. IJan» l'E. à autliircs torlueuset E. anfracluosuni, dm Cand.; Ilvmltax ptntandrum, Lin.), elles sont petites et couvertes do poils

soyeux. Cette espèce vient des Indes orientales. La première croit au Brésil.

ERIOGONOM (Botanique), du grec e™«, laine, poil, et ^0H«, articulation, parce que les plantes sont souvent couvertes de poils et que les tiges sont articulées. — Genre de plantes Dicotylédones diatypélalei hypogi/nes, famille des Polygone'es, voisin de celui des Renouées dont il se rapproche beaucoup ; établi par Michaux pour une plante qui croît dans les sables arides de la Géorgie et de la Caroline, il renferme aujourd'hui une trentaine d'espèces. Ce sont des plantes vivaces, à feuilles radicales, serrées, les caulinaires en forme de coins; fleurs blanches ou jaunes; calice campanule; 9 étamines; semence triangulaire. On en cultive quelques espèces dans les jardins botaniques.

ERIOPHORE (Botanique), Eriophorum, Lin.— Voyez

LiNAIGBETIE.

ERIPHIE (Zoologie), Eriphia, Latr. ; du grec eriphion, petit chevreau. — Genre de Crustuce's, ordre des Décajjot/eî, famille des Hrachyures, section des Quadrilatères, établi par Latreille pour quelques espèces qui ont le test presque en cœur, tronqué postéi'ieurement ; les antennes externes longues et insérées entre les cavités oculaires et les antennes médianes. La forme de leur test les rapproche des tourlourous (gécarcins!. On trouve sur nos cotes i'E.spinifron^-, Savig. {C(ncer spinifrons, HevbiV, dont le front et les serres sont épineux, les doigts noirs. IVl. 11. Lucas l'a rencontré sur les côtes d'Algérie.

ERISTALE (Zoologie), Eristalis, Lin. — Genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Ailiéricéres, tribu des Syrphides, ressemblant par leur lèvre aux abeilles. Leurs antennes sont placées sur une éminence, rapprochées, et leur dernier article est arrondi. Ces insectes sont velus de soies plumenses, et leurs ailes sont écartées au repos. Ils se tiennent dans la boue des égouts ou dans les immondices; leur corps est très-résistant, c.ir une très-forte pression est souvent insuffisante pour les écraser. On nomme E. entt'lé [E. tenax, Lin.) une espèce qui revient toujours à la place où elle volait lorsqu'on l'a chassée.

Les larves de ces insectes ont reiju le nom de Vers à ijueue de rat, parce qu'elles sont en effet munies d'une queue annelée, de O"',!^ de long, qui, remontant à la surface des eaux stagnantes, quand l'animal est dans la vase, lui permet de respirer l'air en nature.

ERMITE (Beunard l'). — V. Bernard l'hepsutb.

EllOblUM (Botanique), Erodium,V\lér\\.\ du grec" erôdioi, héron ; allusion à la forme des carpelles en bec de héron. — Genre de plantes Dicotylédones dialypélales hypogynes, famille des Géraniacées, L'Héi'iti< r l'a établi pour les espèces du genre Géranium, de Linné, pourvues de 10 étamines, dont 5 stériles. On con.pte environ une soixantaine d'espèces d'érodiura croissant dans les régions tempérées. On cultive comme plantes d'ornement, YE. bec de grue (£. gruinmn, Willdw), hrrbe annuelle, à fleurs bleu-violet, et \'E. carné [E. incarnatum, L'Hérit.), herbe annuelle du Cap, dont les fleurs sont grandes, rusées, un peu jaunes au centre. On trouve aux environs de Paris, \'E. à feuilles de ciyuè {E. liiuluriinn, L'Ilérit.), et l'E. musc/ué [E. moichatinn, Willdw). L'un a les filets des étamines entiers, et l'autre les a bidentés. La dernière espèce est aussi caractérisée par une odeur de musc trèspronuncée. On l'employait autrefois en médecine comme stimulant et auiispasmodiquo.

El OI'IIILE (Botanique, fe'(v);;/(î7rt de G., du grec^cos, génitif de ear, printemps, et pliilco, j'>aime, parce qu'on la rencontre sur les murs, ae.x premiers jours du prijilemps. — Genre de plantes Dicotylélones dia'ypétales hi/pogi/ncs, ùmViUc. des Crucifères, tribu des Aljyssinées, très-voisin des Uraves dont de Candolc l'a détaché [voyez Dravi:s).

EROSION (Médecine), du latin erodere, ronger. — On appelle ainsi une destruction partielle, plus ou moins lente de nos parties, déterminée par une cause virulente ou physique; quelques médecins la définis^int : action do toute substance médicamontouse ou virnlrnlc, qui, appliquée sur une partie quelconque du coip-., la détruit en la rongeant; pour d'autres enlin, c'est l'ailiou d'une substance corrosive sur les tissus. Quoi qu'il en soit , l'érosion peut être considérée comme une plaie supi'ilk-irlle (voyez ce mot).

EUO lYLIO (Zi'O ogie), Erolylus, Fab. — Genre à'In- .ïccJfs, de l'ordre des Coléoptères, section des Télramèrci, famille des Clavipalpes, particidier A l'Amérique, caractérisé par : dos auiouues grOks, tcrminiies ou massue,

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lin corpà arrondi et bombé, la tète convexe, les mâclioii es cornées, le prototborax transversal, profondément échancré en avant. L'espèce type est l'E. géant {E. gignntevs, Fiih:); il a environ 0,020 à 0,022 de long; les antennes et la têle noire, le corselet noir luisant. De Cayenne. •

ERPÉTOLOGIE (Zoologie), du grec herpeton, reptile, et /ogos, science. — On a donné ce nom à cette partie de la zoologie classique, qui s'occupe spécialement de la structure et des diverses espèces de Reptiles (voyez ce mot). Les ouvrages fondamentaux d'erpétologie sont : de Larépùde, Hist. nat. des Quadnip. uvip. et des Sc>petits, 1790; — Alex. Brongniart, Mém. dcssav. e'trang. de l'Institut, 1803; — Daudin, llist. nat. des Reptiles, Hist. nat. des Rcnnettes,elc., 1802 et 1803; — G. Cu- Vier, Règne animal, 1817 et 1829; — Merrem, Tentamen System, amphibioium, 1820: — Ua.T]aa, Re/ tiles d'.iniériqne, en anglais, 1825 ; — Wagler, Syst. nat. des Amphibies, en allemand, 1830; — Duméril et Brbron, Erpétologie générale, 1834 à 1850.

ERPÉTON (Zoologie), Erpetum, Lacép. ; du grec erpein, ramper. — Lacépëde donna ce nom à un genre de Serpent dont le premier spécimen fut trouvé dans la collection du stalliouder de Hollande, lors de l'expédition française de 1792. 11 a ie corps irrégulièrement cylindrique, la tète apl.atie, large derrière, allongée et pointue en avant, revêtue de gi andes plaques polygonales ; sa langue est rétractile dans un fourreau. Ce qui le distingue principalement, ce sont deux prolongements mous et flexibles, revêtus de petites écailles, qui s'avancent de chaque côté du museau et semblent remplir pour cet animal les mémos fonctiojis que les antennes des insectes ou les tentacules des mollusques. On ne connaît que l'E. tentacule de Lacépèdo; encore ne l'a-t-on jamais vu vivant. Ou croit qu'il vient de la Guinée. 11 mesure O^.O^ de long, et 0",007 i 0",Oli.S pour les tentacules.

ERRATIQUES (Blocs, Dépôts) (Géologie). — Voyez TnANSPORT [Terrains de).

Ebbatiqdes (Zoologie). — Mauduit a désigné ainsi les oiseaux qui émigrent ponr chercher leur nourriture, lorsque celle qu'ils avaient dans un pays vient à leur manquer (voyez MlGBATIO^).

ERREURS DES OBSERVATioxs (Astronomie). — Voyez Moyenne.

ERRHINS (MÉDicAMESTs) (Matière médicale). — D'après l'étymologie grecque de ce mot : en, dans, rhin, liez, un médicament errhin est celui quelconque que l'on met dans le nez; comme un des etfets les plus constants de cette médication est Vetemunient, nous renverrons au mot SrEn^BTATomE ( de s/ec/m/are, éternuer souvent).

ERS (Botanique), du latin eivitm, lentille. — Nom vulgaire que l'on donne au genre Lentille appartenant à la famille des Papi/lonacées , tribu des Vidées. Plusieurs botanistes font rentrer ce genre dans le genre Vicia (voyez Lentille).

ERUCA (Botaniques Eruca, Tourn., altéré d'urica, dérivé du latin uro, je brille : à cause de ses propriétés acres et excitantes. — Genre de plantes DicotyléJnnrs dialypétales ligpoggnes, famille des Crucifères, tribu des Brassicées. 11 est désigné vulgairement sous le nom de Roquette {de Rochelta, ton nom italien). Caractères : silique cylindrique, avec le style persi.stant, conique ou cnsiforme ; graines globuleuses; cotylédons embrassant la radicule. La Roquette cultivée. Raquette des jardins (£. saliva. Lin.) est une plantû annuelle indigène, i feuilles lyrécs, lisses, et à fleurs bleuâtres en gr;ippcs qui ont l'odeur de la fleur d'oranger. Cette espèce est potagère ; on la cultive comme le chou. Son âcrcté se perd par la culture. Les anciens vantaient la roquette comme fortifiante et stimulante.

ERUPTION (Médecine), du latin erumpere, sortir avec impétuosité. — On désigne par ce nom l'apparition des diirérents exanthèmes de la peau, caractérisés par des plaques plus ou moins larges et plus ou moins saillantes, des vésicules, des boutons, des papules, etc., précédés ou accompagnés le plus souvent d'un mouvement fébrile , appelé pour cette raison fièvre éruptive. La majeure partie des éruptions ont uik- niarclie régulière, déterminée, ayant des périodes trancliécs; ainsi on distingue la période û'inculnilion, Yéruption proprement dite, le déclin de la inaliidie suivi presque toujours do desquamation ; telles sont la raiiole, la rougeole, la scarlatine, Vurticaire, le pempliigus, etc. Quelquefois les éruplioiig n'ont pas de caractèi'es déterminés, elles ne se rattachent 4 aucun des groupes nosologiques connus, eiles ont une marche irrégulièie, on les appelle alors

anomales, fugaces, anormales, etc. Il en est qui sont symptonintiques et se développent dans le couis des maladies aiguës, qu'elles ne compliquent pas ordinairement d'une manière fâcheuse. Enliu, il en est qui sont critiques ei. terminent le cours d'une maladie antérieure. Les éruptions peuvent être générales ou partielles. F — n. |

ERVUM (Botanique). — Nom latin du genre Lentille.

ERYNGIliM (Botanique». — Voyez Panicact.

ERYO.N (Zoologie, Fo-s)les), Eryon, Desm. — Genre de Crustacés, de l'ordru des Décapodes, famille des Macroures, formé d'après une espèce fossile, VE. de Cuvier E. {Cuvierii, Desm.), la seule connne, trouvée dans le calcaire feuilleté. Margraviat d'Anspach. Sa carapace est large, ovale, et fortement découpée au bord antérieur; sa queue courte, terminée par des écailles natatoires. Les pieds de la première paire sont longs comme le corps, et munis de pinces à doigts minces, longs et peu arqués. 11 a de O^jlO à 0", 12 de long.

ERYSIMUM (Botanique), Ergsimum, Gœrtn.; du grec eryo, je sauve : à cause des propriétés médiciiKdes importantes que les anciens lui attribuaient. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales liypogi/nes, famille des Crucifères, tribu des Sisyinbriées. 11 est désigné vulgairement sous le nom de Velur, mot gaulois qui vient lui-même du basque vellior, signiliant cresson. Caractères principaux : calice conniveut fermé ; siliquos tétragones; cotylédons plans; radicule dorsale. Ce genre appartient ;\ l'Europe et à l'Asie moyenne. Il comprend environ une soixantaine d'espèces. Ce sont des herbes généralement annuelles ou bisannuelles. L'es- 1 èce la plus importante est VE. officinal ou Herbe au chantre; elle rentre maintenant dans le genre Sisym» brium (voyez'ce mot), de la méine famille. VE. de Sainte- Barbe {E. barbarea, Lin.; barbai eu vulgaris, R. Br.), vulgairement Herbe de Sainte- Barbe, Barbarée, Rondot te, est une plante vivace, à fleurs jaunes disposées en thyrse terminal. Cette espèce est indigène. On l'emploie dans certains endroits pour l'assaisonnement des salades. L'E. alliaire(E. a lliari a. Lin.), ainsi nommé à cause de son odeur d'ail très-prononcée, et dont Adanson a fait un genre sjjécial, est une herbe à fleurs blanches, petites, en grappes terminales. Cette espèce, commune dans nos champs, au bord des fossés, s'emploie souvent comme l'ail. Depuis quelque temps, on cultive dans les jardins une très-jolie espèce, le Vélar de l'etrowslu ,t. ;)■trofskianum. Eab. et Mey.) , dont les fleurs soiri as^ez grandes et colorées d'un beau jaune orangé. Elle est du Caucase. G — S.

ERYSIPÈLE ou Erésipéle (Médecine), en grec erysipeias. — La plupart des auteurs fout dériver ce mot du grec eruô, je tire, et pelas, proche ; cette éty mologie nous paraît fautive et nous aimons mieux celle qui le fait venir de ereuthô, futur, ereusô, je rougis, et du mot peu usité pela, peau; cette opinion émise par M. Alexandre, auteur du Ùictionnaire gnc- français, est celle de l'Académie qui écrit de préférence érésipèle. Toutefois, la majorité des auteurs employant le mot érysipèle, nous nous conformerons à l'usage.

L'érysipèle est une atïection inflammatoire exanthématique, caractérisée par une rougeur ]ilus ou moins vive non circoijscrite, de la peau, gonfleinont, dureté, le plus souvent avec fièvre, et se terminant ordinairement par résolution. On peut distinguer r£. simple ou vrai, VE. phlegmoneux, VE. œdémateux.

§ I. VE. simple ou wa; débute par l'ensemble des phénomè/ies qui servent de cortège i\ toutes les maladies aiguës, tels que malaise, courbature, céphalalgie, porto de l'appétit, fièvre, quelquefois nausées,vouiissemeiitSj etc. Cependant quelques signes spéciaux indiquent au médecin la nature de l'alfcctioii qui va se caractériser; sur un point quelconc|ue des téguments, le malade éprouve une sensation de brûlure, d'engourdissement, quelquefois une douleur incommode, une démangeaison plus ou moins vive ; bientôt paraît une rougeur légère ; elle s'étend par degrés, devient plus intense, diminue ou disparaît sous l'inqjression du doigt; elle est irrégulière, non circonscrite; la peau est gonflée, luisante, dêulourpusc, chaude; les mouvements de la partie qu'elle recouvre sont douloureux, dilliciles et môme impi>ssibles; un synipiome rcmarquahie, signalé surtout par (Jhomel, c'est l'engorgement inflaimnaloire des ganglions lympliati(|ues du \oisinago de la partie malade; il précède souvent de plusieurs jours l'inv.-vsion do la maladie; le pouls est accéléré, la bouche piteuse, sabmralo, la céphalalgie intense, le sommeil est nul ou agité, etc. Cet appareil de phénomènes morbides est généralcmont eu rapport avec l'in-

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tensitédumal. Auboutde cjuatreou cinq jours, IVTy^ipéle commence à pâlir, la tension, le gonflement diminuent, la peau se ride, devient rude, ce qui annonce la desquamation prochaine qui arrive vers le septième jour; la fièvre cesse, la convalescence arrive. Voilà ce qui se passe dans les cas les plus simples; mais cette maladie est do celles qui présentent des irrégularités nombreuses, et les auteurs ont cru devoir grouper chacune d'elles pour former des variétés se rattachant : 1° Aux phénomènes généraux. Ainsi on observe quelquefois tout un appareil Se symptômes alaxiques on aihjnamiques ; le plus souvent la maladie revêt la forme bilieuse, avec embarras gastrique; cette variété est souvent épidémique. 2" Aux p/iénoménes locaux. L'érysipèle peut être miliaire ou eczémateux, phli/ctémtde ou bu/leux, pustuleux, vésicuteu.t (voyez Zona) ; chacun de ces noms indique la modification qu'il désigne. 3° Au siège de ta maludie. Rarement l'érysipèle est fixe, le plus souvent le mal gagne de proche en proche, on dit alors qu'il est serpiçjineux ; d'autres fois il se porte surun point plus ou moins éloigné, on le nonimeamii</n«/, très-rarement il est universel. Mais une variété, qui à elle seule, par sa fréquence, constitue l'immense majorité des érysipèles observés, c'est celle qui ali'ecte la face et le cuir chevelu; il commence en général au nez, ou aux joues ou aux oreilles, gagne successivement les paupières, le front, le cuir chevelu, le col; la tuméfaction est quelquefois énorme; il a souvent la forme phlijcténoide ou vésiculeuse, etc. En général, il est grave et se complique quelquefois de l'inflammation des méninges ou du cerveau. 4° Les variétés tenant à lamarche de la maladie constituent VE. vague ou serpigineux, V E. ambulant {il a été question déjà de ces deux variétés), et VE. intermittent ou pe'riodique ; on a vu, en effet, la maladie revenir de nouveau au même point plusieurs fois, à des intervalles plus ou moins éloignés; d'autres fois et surtout à la face clic offie une certaine périodicité coïncidant avec telle ou telle époque de l'année. 5° Enfin le -mode de tenninaisùn de la maladie présente quelques irrégularités remarquables; la résolution a lieu le plus souvent; cependant on a vu la maladie se terminer par la suppuration, la gangrène, l'ulcération. La suppuration est tme terminaison grave dans l'érysipèle du cuir chevelu, à cause du décollement du péricrâne qui est à craindre. La gangrène, qui tient moins à l'intensité de l'inflammation qu'à un état général mauvais, peut être grave à cause surtout de cette dernière circonstance.

Le pronostic de l'érysipèle simple chez les adultes n'a une gravité réelle que lor-qu'il siège à la face et au ru'r chevelu, ou qu'il survient dans le cours d'une malacic grave. Mais chez les enfants, où on l'observe très-souvent, il fait périr les deux tiers de ceux qui en sont affectés, et même chez les nouveau-nés, les professeurs Moreau, Paul Dubois et Trousseau disent n'avoir vu aucun cas de guérison.

L'érysipèle s'observe à tous les âges de la vie, mais surtout à l'âge adulte ; celui do la face survient plus souvent chez la femme que chez l'homme ; le tompéranjent sanguin y |)rédisposc. M.M. Chomel et Blache pensent qu'il est plus fréquent au printemps et en atitomne ; ce qu'il y a de certain, c'est qu'il parait se développer épidèmiquement sous l'influence de constitutions atmosphériques particulières, que leur diversité rend difliciles à bien préciser. Le plus souvent, on ne peut signaler aucune cause spéciale de la maladie; cependant l'insolation, une blessureavec solution de coniinuiié, particulièrctnent lorsque l'on s'expose à l'air froid, des frottements réitérés, etc., peuvent la déterminer; mais il faut toujours, dans ce cas, supposer le concours d'une prédisposition individuelle intérieure. Cette maladie ne parait pas coniagiouso; cependant M. Grisolle émet un doute à cet égard.

^Le traitement de l'érysipèle simple doit varier comine la niiiladio mémo. Dans les nuances légères, boissons délayante», repos, dièlo plus ou moins absolue, teni|iératurc douce, (piclqucs laxiiiifs. Si l'on a afl'aire à un individu sanguin, dans la force de l'âge, si le pouls est dur, développé, on joindra h ces moyeirs une ou plusieui's saignées. On s'abstiendra, en général, de toules applications topiques sur la peau du malade ; on rejettera aussi quelques moyens vanté» mal à propos, tels que l'eau froide en fomentations, le camplircen poudio, l'alcool cainpliré étendu d'oau, une solution do nitrate d'argent, etc. Totrs ce» moyetrs peuvent être diurgercux. Le vébiraloire appliqué au centre même do l'éi'ysipèlii, pr'é-

coiiii-é jiar Dupiiylrcn, n'a pus répondu â ce qu'on en

attendait. On a vanté aussi les onctions avec l'onguet.t mercnriel, avec la pommade au nitrate d'argent (M. Jobert); la compression à l'aide d'une bande, lorsqu'elle est possible, etc. Tous ces moyens doivent être employés avec prudence, et toujours sur la prescription du médecin. Dans ces deimiers temps, on a eu l'idée de recouvrir les sui'faces érysipélaterrses d'une couche de collodium pour les soustraire au contact de l'air; il faut attendre, pour se prononcer sur ce mOyen, de nouvelles observations qui viennent corroborer celles qui ont été déjà rapportées. On a quelquefois arrêté la marche de l'érysipèle serpiginenx, au moyen d'un vésicatoire ou de la cautérisation parle nitrate d'argent. Les indications spéciales que réclament les diverses complications qui peuvent se présenter rentrent dans le traitement de chacune de ces complications; nous ne pouvons en parler ici.

§ IL h E. phlcgmoneux est celui qui attaque nonseulement la peau, mais encore le tissu cellulaire souscutané, à une profondeur pins ou moins grande; les membres en sont ordinairement le siège; quelquefois il en envahit un tout entier. Les symptômes sont plus accusés que dans l'érysipèle vrai, mais toujours en rapport avec l'étendue et la profondeur de l'inflammation; la rougeur, le gonflement sont plus prononcés, il y a plus de tension; la partie malade est très-sensible au toucher. Si l'inflaiumation est profonde, les symptômes marchent et s'aggravent rapidement) surtout si les parties affectées sont pourvues d'aponévroses, de gaines, de tendons, comme cela a lieu aux mains, aux pieds; alors il y a un véritable étranglement et tous les accidents qui en sont la suite; la maladie entre dans une nouvelle phase; il en sera question au mot Phlegmon.

§ m. L'B. œdémateux, au lieu de présenter la tension de l'érysipèle phlegmoneux, oiîre la résistance de V œdème ou de Vemplnjsème (voyez ces mots) ; la peau est unie et brillanlc, et si on la compi-ime avec le doigt, elle en conserve très-longtemps l'empreinte. Il se ter- .nine souvent par gangrène; alors la douleur devient vive, on observe «ne teinte louge, luisante, bientôt plonrbée. Cette uKiladie se développe souvent aux jambes des liydropiques , lorsqu'on y a fait des mouchetures. Lorsque l'œdème a précédé l'érysipèle, le traitement doit se confondre avec celui de la maladie principale; seulement, on pourra avoir recours à quelques faibles résoUitifs, tels que de l'eau blanche légère, de l'eau de sureau, etc. ; mais si l'inflammation de la peau a coïncidé avec le développement de la sérosité, on combinera l'emploi des résolutifs avec les émoUients, suivant les symptômes qiri prédoniiner-ont.

Médecine vétérinaire. — Les différentes variétés dont nous venons de parler peuvent se présenter chez les animaux domestiques, et nous renvoyons le lecteur à ce qui a été dit. Mais nous devons parler do l'E, gangreneux,nommù aussi, suivairt les temps et les contrées, feu céleste , mal rouge, feu Saint- Antoine, érysipèlt épizootique ; cette variété, rare chez les solipèdes igenre cheval), est observée principalenrcntclrez les bêtes à laine et le porc.Elle se distingue, comme son nom rindique,parco qu'elle se termine par la gangrène ; elle est caractérisée par une i-ougeur violacée de la peau, des vésicules remplies d'un liquide séreux, une fièvre violente. Bientôt survient la gangrène; il se pr-oduit un emphysème généi-al, et la mort ar'rivo pr-omptement. C'est surtout chez les bêtes à laine que la maladie pr-éserrte cette intensité et marche aussi rapidement. Oir admet généralement la contagion de cette affection. Le traitentent,qui, en général, n'a pas été suivi d'un grand succès, devra consister dans l'usage des boissons arontaliqires, anrèr-es, toniqrres ; à l'extérieur, le Uniment airnrmniaeal, Ii's elrlorrrres, le feu, dans le but de miiililier les siirrao-s env:ihii's ]i:\v lu gangr-ène; mais l'emploi de ces moyerrs est dilhcile, à cause do la contagiorr qui finit par atteirrdi-e un grand nombre de bêtes du nrême troupeau. ]•' — N.

ERYSIPllE (Botanique), Ergtiphus, lledwig fils, d'un mot grec qui signifie rouille. — Genre do Champignons, do l'ordre des Gastéromycètes. Il se pré.sente sous lu forme do filamerrts, les uns roides, divergents, plus ou moins dressés, de couleur le plus souvent ferrugineuse ou noire; les autres, plus visibles, couchés, blancs ou gr'is, et composant des taches sur les feuilles et les tiges des plantes vivantes, ombragées et humides. Les jardiniei-s noitrmcnt meuiiiVrce chanrpignon par'.isit';. Mèrat, dans sa Elorcdcs environs de i'aris, décrit vingt espèces de ce gen^e. El'cs portent, on général, le nom de la plarrte sur laquelle elles vivent. Oir rt'a p;is de procédé bien arrêté pour éviter ces productions (jui départent les

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plantes et les attaquent quelquefois au point de les faire périr. Toutefois, on a proposé de remuer la terre ou de la remplacer par une de meilleure qualité, afin d'activer la végétation des plantes attaquées. Los érysiphes peuvent se priipager par la greffe (voyez Blanc).

ERYTHÈME (Médecine), du grec erythema, rougeur. — On appelle ainsi une inflammation superficielle de la peau, caractérisée par une rougeur et une clialour anormales dans une certaine étendue, se manifestant sous la forme de taches superficielles, d'une étendue variable, disparaissant sous la pression du doigt. Ces taches, rarement d'une grandeur moindre que la paume de la main, peuvent occuper divers points; elles couvrent quelquefois un membre tout entier. Si la maladie esta cet état de simplicité, elle se termine au bout de six ou huit jours par résolution sans laisser de traces, si ce n'est quelquefois une légère desquamation. Les auteurs ont admis plusieurs variétés de cette affection ; ainsi VE. fagaXi V Ë. lœve, VE. intertrigo, VE. pernio, ce dernier causé par l'impression du froid, etc. Enfin, des variétés plus graves sont : 1° L'E. populeux, à tacites plus circonscrites, moins irrégulières, plus petites (diamètre d'un centime), ressemblant à des papules. Leur marche est rapide; elles s'éteignent sans laisser de traces. Ou l'observe au cou, à la poitrine, au bras, surtout au dos de la main ; il attaque surtout les individus à peau fine, les femmes, les jeunes gens. 2° L'E. tubercu/eux, noueux, a des symptômes généraux plus marqués ; il y a quelquefois malaise, un peu de fièvre; les taches .sont un peu plus grandes, ovalaires, d'un rouge assez vif, circonscrites, offrant au centre un soulèvement de la peau ; bientôt toutes ces plaques deviennent de vraies tumeurs, d'un rouge obscur, quelquefois grisâtre; elles peuvent atteindre le volume d'un petit œuf. Cependant ces petites tumeurs pâlissent, s'afïaissent, et la résolution s'en fait en une douzaine de jours. Comme toutes les phlegmasies de la peau, l'érythème peut être déterminé par le froid, un foyer de chaleur intense, des substances étrangères ou des sécrétions irritantes, etc., par ie travail de la dentition. Il n'est jamais contagieux, et n'est pas une maladie grave. Le traitement consiste d'abord dans l'éloignementdes causes externes qui ont pu le produire, puis dans l'emploi des boissons rafraîchissantes, d'un régime doux, des bains tièdes. S'il tient à quelque cause interne morbide, le traitement sera dirigé dans le sens de cette cause.

ERYTHRÉE (Botanique), Erythrœa, Renealme ; du grec erylhros, rouge : allusion à la couleur des (leurs. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales hypoqynes , famille des Genliane'es , tribu dos Chironiées. Caractères: calice à 'i-S divisions; corolle en entonnoir à i-5 lobes, contournée au-dessus du fruit; étamines, 4-5, insérées dans la partie supérieure du tube ; anthères dressées, saillantes, contournées en spirales. Les espèces de ce genre, au nombre d'une trentaine environ, sont des herbes à feuilles opposées, sessiles, et à fleurs

Fip. 973. — Erjlhi

petite cciilaiir^e.

ordinairement en cymes dichototiics. L'/f. centaurée (E. centaurium, Pers. ; Genlinna centaurium. Lin.), plus connue sous le nom de Petite centaurée, est une jolie plante indigène. Ses fleurs roses no seraient pas déplacées dans nos parterres. Cette espèce a été tièsprécoiiiséc comme tonique, stitnulante et fébrifuge, vermifuge, sous forme d'iufusiou de ses fleurs. Ces pro-

b ERY

priétés sont dues à la matière muqueuse et au principa amer qu'elle contient. G — s.

EnvTiiniE (Zoologie), Erythrœus, Latr. ; du srec erytiii-os, rouge. — Genre d'Arachnides, de l'ordre des Trachéennes, fatiiillo des Holdtres, tribu des Acarides, voisin des Trombidions, dont ils ont les antennes-pinces et les palpes, mais s'en distinguant parce que leurs yeux ne sont pas portés sur un pédicule et que leur corps n'est pas divisé. Ces arachnides, très-petites, sont d'un beau rouge carmin et sont vagabondes, elles se trouvent sous les pierres, dans les lieux secs. Elles vivent probablement, dit Latreille, d'autres acarides et d'insectes très-petits, qu'elles saisissent avec leurs palpes terminés par un crochet. Ce genre, que l'atiteur cité plus haut, avait représenté par le Trombidion phalangwides {E. phalangioides , Latr.), a pour type aujourd'hui VE. rurieole de Dugès, que l'anteur a obseï vé aux environs de Montpellier; il est d'un rouge carmin, les palpes et les pattes incolores; on le découvre à peine à la vue simple. VE. pariétin {E. parietinus, Herm.) a une couleur vermillon et les pattes d'une couleitr uniforme. Quant au T. phalangioides, Dugès le regarde comme tine larve d'un vrai trombidion, et non plus comme une érythrée.

ERYTHRIN Zoologie), Er,î/'Armi(S,Gronovius; du grec erythros, lougt^. — Genre de Poissons, de l'ordre des Malacopte'ryyieni abdominaux, famille des Chipes, qui habitent les eaux douces des pays chauds. VE. du Malabar (E. nmtubaricus, Gronov.), qui est l'espèce type, a des mâchoires à dents nombreuses, fortes, pointues; l'ouverture de la bouche très-grande ; le corps et la queue allongés et comprimés latéralement , couverts d'écaillés très-dures. Il n'a pas de nageoire adipeuse. Sa chair est recherchée.

ERYTHRINE (Botanique), du grec ery/Z/cos, rouge, à cause de ses fleurs ordinairement d'un rouge vermillon. — Genre de plantes Dicotylédones dia/yprtales périgynes, de la famille des PapilionacéeSjXùhu des Phaséolées, voisin des Dolics. 11 est remarquable par les belles espèces qu'il renferme, dont plusieurs sont cuKivéespour l'ornement de nos jardins. Ce sont de petits arbres, des arbrisseaux, rarement des plantes annuelles, à rhizome souterrain, à feuilles penni-trifoliées, avec desglandules au lieu de stipelles. Stipules petites, distinctes du pétiole. Quelques-unes des espèces sont cultivées avec succès dans notre pays, même à l'air libre, et font un bel efl'et. A la fin de la saison, on enlève les tiges soutei^ raines que l'on rentre comme les tubercules des dahlias. VE. crétede coq [E. crista galli. Lin.), arbre fort élevé du Brésil, a les rameaux pourvus d'aiguillons, ainei que les pétioles. Dans nos cultures, ce ti'est qu'un arbrisseau qui atteint à peine 2 mètres. Ses folioles sont glabres, ovalaires; ses fleurs, rouges purpurines, longues de 0",05, sont réunies en grappes terminales magnifiques. VE. corail {E. corn//o(te(rfTOn, Lin.), vulgairement Bois immortel, Arbre à corail, s'élève atix Antilles à 3 ou 4 mètres. Ses fleurs, disposées en épis pyramidaux, longs de 0'",I2 à 0°',I5, sont d'un beau rouge de corail. Une variété donne des semences mi-parlie noires et d'un beait rouge, assez semblables â Vabriis (voyez ce mot), mais plus grosses. L'E. des Indes {E. indica, Lamk) s'appelle aussi vulgairement Morongue-mariage , .Irhre immortel; il porte des fleurs d'un beau rouge, pendantes, serrées, nombreuses, disposées eti épi très-long. On rapporte à la infime espèce le Kttara de Bruce. Cet auteur lait à propos de cet arbre ttnc remarque curieuse, si elle est vraie ; il prétend que ses semences servaient autrefois, en Abyssinie, pour peser l'or, d'oii serait venu le nom de karat appliqué ;\ un certain poids de ce métal et la manière (Je restituer ;\ tant de karats. De li\ ce mot aurait passé dans l'Itide. Les caractères de ce genre sont : calice tubuleux , à litnbe tronqué ; étendard oblotig, dépassant les ailes et la carène; étatnines diadclphes ou monadclplies; gousse itidéhiscente; graines luisantes, presque toujottrs marquées de rouge et de noir. Los indigènes en font des br.acelels ou des colliers.

ERYTIIROMC (Botanique], Erythrnnium, Lin. ; du grec erylhros, rouge : â cause de la couleur dos fleurs et des taches des feuilles. — Getire de platues Monocolylédoncs périspermées , famille des Uliacéev, tribu'des Tulipiicécs. Caractères : périnnlhe i"! ti divisintts, les 3 intéiieitres accoitip;ignées chacune do 2 callosités i leur ba^o; 3 stigutates; capsule globuleuse, à 3 angles et 3 loges. Les espèces de ce genre sont des plantes bulbeuses de l'Iîurope méridionale et de l'Amérique du Nord. VE. dent de chien {E. dens cants, Lin.,

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ainsi nommé à cause de la forme de l'extrémité de ses caîeiix), nommé aussi Viou/le, est une belle espèce vivace, d'ornement, qxii donne au printemps, àl'extrémité de sa tige, une belle fleur d'un pourpre rougeàtre, ou blanche ou lavée de rose en dedans et rouge en dehors. Cette plante croît dans les montagnes de l'Europe. Gmelin l'a trouvée en Sibérie, et a raconté que lesTartares se nourrissent de ses bulbes.

ERYTHROXYLE (Botanique), Erythroxylon, Lin.; du grec erijthros, rouge, et xylon, arbre, à cause de la couleur rouge du suc de son fruit. — Genre de plantes T)icofyléclo7ies diali/pétales hypoçiynes, tjpe de la famille des Erythroxylées, rangée dans la classe des He-ipéridées de M. Brongniart. Caractères : calice gamosépale à 5 dents; 5 pétales onguiculés, accompagnés d'une écaille ; 10 étaminos monadelphes ; fruit drupacé, à un seul noyau un peu anguleux. Les érythroxyles sont des arbres et des arbrisseaux des régions tropicales. Leurs feuilles sont alternes, entières, persistantes. Leurs fleurs sont quelqui'fois odorantes. L'Ê. à feuilles de miUeperttiis (E. liypcririfulium, Lamk), nommé aussi Bois des dnmes et Bais d'Iiiii/e, est un arbre à rameaux tuberculeux. Il est originaire de l'ile Bourbon. VE. de Cnrthugène [E. aveolalum. Lin.), ou Buis miijoi\ a les fleurs blanches répandant une odeur de jonquille. Ses fruits mous, à suc rouge, acidulés, sont laxatifs. Son écorce est tonique et ses feuilles entrent aux .Antilles dans la composition d'un onguent propi-e aux maladies de peau. Le bois des érythroxyles est dur, solide et trës-estimé (voyez Cocv [Eryihroxylon]). G— s.

ERYX vZoologie), Erys, Daudin. — Genre de Repiiles, de l'ordre des Ophidiens, voisins des Rouleaux. Leur corps est cyhndrique et de grosseur uniforme dans toutes ses parties ; la mâchoire supérieure proéminente ; les dents, les écailles et les yeux petits; la pupille verticale; la langue courte, épaisse et échancrée. Us sont inoffeusifs et timides; ils .«e plaisent dans les lieux secs et arides où ils se nourrissent d'insectes et se cachent dans le sable. L'espèce la plus commune est VE. turc {Boa iurcica, Daud.), nommé aussi E. de la Théhaîde. Il est long de 0'°,t;5, jaune taché de noir.

ESCALLOMA (Botanique), Escallonia, Mutis; dédié au voyageur Escallori, qui en trouva le premier une espèce dans la Nouvelle-Grenade. — Genre de plantes Dicoly- Icdones dialypétnles pe'vigynes, famille des Saxifragées, type de la tribu des Escaïlonie'es, dont quelques auteurs ont fait une famille. Il comprend des arbres ou des arbrisseaux propres à l'Amérique tropicale, et an nombre d'une trentaine d'espèces. Leurs feuilles sont persistantes et leurs fleurs blanches, roses ou pourpres. VE. des monts Organs {E. orr/nransis, Caidii.) est un joli

arbrisseau d'ornement. Ses tiges et ses ramoanx sont d'un rouge brun ; ses fleurs sont d'un beau rose et disposées en corymbes terminaux. Il est originaire du Brésil. Le beis des espèces de ce genre est estimé pour sa dureté. Les feuilles de VE. à feuilles de myrte {E. myrtilloklei. Lin.) sont amères et s'emploient en médecine au Pérou et au Chili.

ESCARBOT (Zoologie), Hister, Paik. — Genre A'Insecles, de l'ordre des Coléoptères, section des Peniamères, famille des Clavicomes, tribu des Histéroides. Ses caractères principaux sont : antenni s toujours découvertes, coudées et terminées par un globule de trois articles; corps carré; tûte transverse ; mandibules avancées, étroites, pointues ; quand la tête est inclinée, la bouche est cachée par le présternum; corselet transverse et profondément échancré pour recevoir la tête. Ces insectes sont toujours noirs et vivent dans la boue ou le fumier; quelques-uns dans le bois ou les fourmilières. Les larves se tiennent aussi dans les champignons.

Ce genre est le type de la tribu, et assez nombreux en espèces. Nous ne citerons que VE. des cailatres (W. caduieritius, Païk), de 0"',007 environ, et VE. quadrimaculalus (Paik), qui, outre la coideur noire du précédent, porte quatre taches rouges. Ces espèces sont communes aux environs de Paris.

EscA»B0T DORÉ. — Voyez CÉT0I^E.

Esc*nDor DE LA FARINE; c'cst le Tenebrioii meunier (T. tnolitor, Lin).

EscARBOT TIREUR. — Ou a donné ce nom tantôt au Bradine pétard {H. crepita/is, Fab.j, tantôt au B. pislolet, [B. sclope/n, Fab.).

ESCARBOUCLE (Minéralogie). — « Ce mot, dit Alex. Brongniart, est la traduction reçue du latin carbunculus, petit charbon, nom que les anciens ont donné, ii ce qu'il parait, à beaucoup de pierres qui avaient la propriété de présenter uue couleur rouge de feu lorsqu'elles étaient exposées à une vive lumière. « Il parait bien démontré que la plupart de ces pierres précieuses d-;vaient être des grenat», et particulièrement ceux qui sont d'un rouge de feu ou violàtres, d'une belle teinte veloutée et que l'on a désignés sous le nom de yrenat syrien , grenat or/ra/à/. D'un autre côté, Pline dit qu'il y avait dans les Indes des escarboucles qui, étant cxcavécs, contenaient un setier (environ 01,50) ; il est clair que ce n'étaient pas de véritables grenats.

ESCARGOT (Zoologie), Hélix, Gmel. — Nom vulgaire des Hélices terrestres et entre autres du Limaçon des vignes {Hélix pomatia. Lin). Voyez Hélice.

ESCARPOLETTE, Balançoire (Mécanique). —Siège suspendu ;\ l'extrémité de deux cordes, et sur lequel on se place assis ou debout pour se balancer dans l'air.

I/cscarpolelle en mouvement lournc autour d'une ligne horizontale comme d'un axe, et constitue un véritable balancier. Son mouvement doit ttro entretenu i, cause lies frottements qui finiraient par l'arrêter plus ou moins rapidement; les impulsions lui sont données, soit par un nide, soit par la personne inêmo qui so balance et (|ui se ' tlonl alors deboui. Pour obluiiir eu dcuiicr résultat, lors-

que l'escarpolette s'est élevée et qu'elle est sur lo point de rcdescendro vers la verticale, cette personne se replie sur elle- mémo alhl de descendre, autant que possible, sou centre de gravité, et, parsuito, le ceiilre d'oscillation dn sy<lème, et d'accroître ainsi la dislanee de ce centra à l'axe du balancier. Arrivée dans la verticale, la niOmS pcrsoiiuo so relève dans un but opposé, pour rosier ainsi

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tint nue roscarpolette monte, et se re|.lier de nouveau cnlhcvétiqne^ en ce que les premiers produisent immedès qu'elle commencera à revenir sur ses pas. Pendant diatement des escliarcs, tandis que les autres ne déterlademi'oscillation descendante, le centre de gravité du minent qu'une légère cautérisation. Les pnncipanxescha-

système décrit un arc de cercle dont le rayon est le plus grand possible; la vitesse acquise en arrivant dans la verticale dépend de la longueur de cet arc et, sans les frottements, serait capable de faire parcourir au balancier dans la demi-oscillation ascendante, un arc précisément égal au premier, car on sait qu'abstraction faite du frottement, un corps qui descend d'une certaine liauteur, acquiert une vitesse capable de le faire parvenir à la môme liauteur. iMais pendant celle ascension, le centre de gravité s'est rapproclié de l'axe, le rayon de l'arc qu'il décrira en ré.alité est donc moindre, et, pour que l'arc parcouru reste égal au premier ou du mouis corresponde i la même hauteur, il faut que l'angle que fait le balancier avec la verticale soit plus considérable. A cbaque oscillation de l'escarpolette, l'amplitude de cette oscillation doit donc augmenter jusqu'à ce que l'effet soit neutralisé par les Irottements qui tendent, au contraire, à la réduire.

F.SC.\ROLE, Sc\noLE (Horticulture).-- Variété de la Chicorée endive (Cichorium endiviei. Lin.), à feuilles larges et peu dentées [Endivia lalifolia) (voyez Cmco-

ESCHARE (Médecine), en grec eschara; 1 Académie écrit <?scacce ; plusieurs écrivent cscare on eschuic. — Lorsqu'une porlion quelconque des parties molles est frappée de mortification par un caustique, par une contusion très violente, par une compression continuée pendant un certain temps, cette portion morte, qui sera tôt ou tard éliminée par l'action vitale des parties voisines, porte le nom d'escliare. Les causes externes signalées plus liant n'agissent pastoujours seules; quelques-unes sont souvent f.ivorisées par une disposition particulière que l'on rencontre surtout dans les maladies adynamiques, dans le scorbut, dans les cachexies. Lorsque les malades sont obligés de garder le litpendant loi gtemps, il se forme sur les hanches, sur le coccyx, etc., des eschares d'auiant plus étendues, d'autant pins profondes, qu'elles sont entretenues par l'état de prostration du malade, par l'impossibilité où il est de changer de position, et souvf^nt par les déjections qui, malgré tous les soins de propreté, sont trop souvent en contact avec les parties malades. 11 ne tarde pas à survenir une inflammation qui hâte l'élimination des portions frappées de mort ; l'eschare ou plutôt les eschares sa détachent, car il y en a souvent plusieurs; une suppuration abondante accélère l'épuisement des forcesdu malade et contribue îihàterune catastrophe que la maladie principale ne faisait que trop prévoir. Le traitement d'un pareil état ne consiste guère que dans des palliatifs plus ou moins efficaces; les causes qui ont déterminé et qui entretiennent de pareils accidents rendent leur cure le plus souvent impossible. Les soins de propreté, le changement de position du malade, quand cola se peut; i cela enjoindra, dans le principe, les emplâtres de sparadrap, de diachylou; plus tard, les lotions émollientes, anodines, lorsqu'il y aura de la douleur ; enfin la décoction de quinquina, l'eau chlorée (.')t> grammes de chlore liquide pour 1 000 grammes d'eau), les ong'ients digestifs, styrax et les poudres de quinquina, de charbon, pour absorber la suppur.ation.

Les eschares qui sont produites par les caustiques, par le feu, lar une contusion violente, laissent après leur chute des plaies plus ou moins profondes dont la cicatrisation est d'autant plus longue qu'il y a une plus grande perte de substance; ou n'oubliiu-a pas non plus que cette icrte de substance même, nécessitant pour la guérison le lapprocliement des parties, rend les cicatrices vicieuses et avec rétraction. Du reste, leur traitement ne diffère pas de celui des autres plaies. F— N.

IsciiAUK (Zoologie), lischnra, Lanik. — Genre d animaux malins de petite taille, i corps mou, protégés par une sorte de polypier presque pierreux, :V expansions aplaties en l!imes"l"raciles, raineoses et couvertes decellules,disp03ées eu quinconce, et dans cb.acune desquelles vit un de ces animaux. Cuvicr les avait classés dans les l'o/i/i'cs [/oophi/tcx] ; HM. Miine-Kdwards et Audouin ont montré que te s'ont des Mollu^qne.i liaiiciers de l'ordre des P.rijnznairi's. Ils vivent au fond des mers. L'E. filiiict' tLi'mk), de nos côtes, a jusqu'i I mètre d'expansion it lope des milliers d'aiiimaiix.

KSCIlAU()TIQl'i;s;Médecine\— Substances caustiques qui. appliquées sur les parties vivantes, brûlent, désorganisent les tissus et produisent des eschares, d'où vient leur nom. Les raédicam nls escharotiques ditïèrcnl des

.otiques sont : la potasse caustique, le nitrate d'argent, les alcalis purs, en général, tels que r;mimoniaque liquide, la soude, le chlorure d'antimoine (beurre d'antimoine), l'alun calciné en poudre, la plupart des acides minéraux concentrés, le nitrate de mercure, etc. On peut joindre h cette liste quelques escharotiques composés : ainsi la poudre de r.oiisselot, la p;vte arsenicale du frère Côme, la pâte épilatoire de Plenck (toutes ces préparations ont pour base l'arsenic), le caustique de Vienne, avec la potasse et la chaux, la pâte de Canquoin au chlorure de zinc, etc. D'après la nature des substances qui viennent d'être énumérées, on conçoit qu'il faut être d'une prudence extrême dans l'emploi de ces remèdes et bien connaître leur énergie et leur puissance désorganisatrice.

ESCOMPTE (Banque). — L'escompte est la retenue opérée sur la valeur d'un billet par le banquier auquel on veut l'échanger contre de l'argent comptant avant l'époque de l'écliéance.

L'escompte commercial d'un billet est bien facile a calculer; c'est le montant de l'intérêt que produirait la

somme marquée sur le billet, si elle était placée depuis le jour oti l'escompte se fait jusqu'au jour de l'échéance à un taux conventionnel, qu'on appelle le taux de l'es- CLinple.

Par exemple, si le taux de l'escompte est de 6 p. 100 par an, un billet de 1 500 francs payable dans trois mois sera échangé contre de l'argent comptant par le banquier, moyennant une retenue ou un escompte de 22',aO. Ce résultat s'obtient en appliquantles règles relatives à l'intérêt simple. , ■ c

Ainsi, pour calculer l'escompte d'un billet de .V", il faut multiplier cette somme par le taux de l'escompte pour lOU francs, multiplier le produit ainsi obtenu par le nombre d'années et de fractions d'année à courir jusqu'il l'échéance, et diviser ce dernier résultat par 100.

Cet escompte commercial est aussi appelé escompte en dehors. Nous n'entrerons pas dans le détail des simplifications de calcul qui s'y rapportent. Nous allons indiquer une autre manière de compter l'escompte, qui paraît plus naturelle et plus équitable, mais dont l'usage n'a pas prévalu, sans doute- à cause du calcul un peu moins simple qu'elle entraîne.

Pour que l'opération de l'escompte ne fût poiir le banquier qu'un simiile prêt ordinaire, il laudrait que la somme donnée eu échange du billet, placée il intérêt jusqu'à l'échéance du billet au taux de Tescompte reproduisit la somme portée sur le billet ; de cette manière, au jour de l'échéance, le billet aurait la môme valeur que l'argent reçu en échange, puisque ce dernier aurait produit un intérêt égal à la somme exacte qui a été retenue.

La somme y i donner par le banquier en échange d un billet de A'", payable dans un nombre d'années et de fractions d'année marqué par t, serait (si i repré ente le taux de l'escompte pour 100 francs pendant un an) fourni par l'équation :

'('+iFo)='

i = or (=i d'aimce, Af = i3C0f y=UT:f,i3.

L'escompte no serait que de 22',n, tandis que, suivant la règle usuelle, il est de 22',50.

11 est probable que ce qui a fait préférer la règle de l'escompte en dehors ^ la précédente qu'on appelle règle de l'escompte en dedans, c'est ([ue l'escompte en dehors est proportionnel au montant du billet, au taux de l'escompte et au temps encore i courir jusqu'à l'échéance, ce qui n'a pas lieu pour l'escompte ni deilimx. D'ailleurs, la différence est faible par rapiiort à l'escompte lui-même; on a dû choisir la forme qui se prête le [dus simplement au calcul. ^: .

ESCOL'RCEOi») (Agriculture). — On appelle mnsi une v.ariélé à'orqe dont les grains , disposés sur six rangs réguliers (/ïr/. ind, pag. 88»), restent couverts de leurs balles après la maturité. L'épi est court, régulier, s egrèno facilement lorsqu'il est mur; cette variété talle beaucoup, est précoce, supporte les nivcrs rigoureux ; elle ne verse pas. Comme orge d'hiver, elle est la plus cultivée en Fr.ince. Elle demande un sol substantiel.

ESCULINE (Chimie) (CX^HHO'»). — Produit neutro comenu dans l'écorce du marronnier Uesculus hjpocas-

ESO i

tanum), d'où lui vient son nom dVsciiline. On l'obtient en traitant par l'ean rcî'corce ràpce ;> l'avance, et en ajoutant à la dissolution filtiL^c de l'acét: te de |)lomb. Le précipité bl?nc qui se forme est mis en suspension dans

J'eaii et soumis à l'action d'un coûtant d'hydioglno sulfuré, qui précipite le plomb à l'état do sulfure et met l'esculvic en liberté. La liqueur filtiéo et convenablen.etil concentrée laisse peu à peu cristalliser l'esculinc. Co corps rentre dans la catégorie dis f/Zucasides, c'cst-idire ce ces corps tels que la salicinei la populine, etc., qui, sous l'iiinuencc des acides, donnent, en prenant de l'eau, du glucose et un nouveau produit do composition moins complexe. Ainsi Vesculiiie, au contact de l'acide chlorliydrique ou de l'acide sulfurique dilués, se convertit en glucose et escu/élinc, L'esculine se présente sous la forme d'un corps solide, cristallin, sans odeur, de saveur anitre, solublo dans l'eau et donnant une dissolution incolore quand le rayon lumineux la traverse, et d'un redet bleuâtre (|uand il est rédéilii. Elle entre en fusion à lG(r, et, si on rliaulVc plus fortement, elle éprouve une décomposition totale et fournit encore de Vcsculétitie. L'esculinc, découverte par Sœscke, dans le Giiitlandiuii- Moriiir/a, aété étudiée |>rincipakincnt par Trommsdorfl".

ESCULIQUi: (ACiml (Cliimie) (Ca"Ilîsois). — Corps acide produit par l'action de la potasse sur la saponine (C^IP'^O'") qu'on extrait liabitucllemeiit des marrons d'Inde, il a beaucoup d'analogie avec les acides gras. Il a été isolé par M Frémy. I).

liSOCKS (Zoologie). — Ciivicr nomme ainsi la deuxième famille àa l'nissnns de Vonlrc. i\vf, Maluo/iili'ri/f/ipns ah- (loiiiinaux, qui ont les caractères suivants : mùchoires garnies de forte» dents ; la supérieure sans lèvre ; orilice disoperculi'S Irès-grund; pas do nngeoiro adipeuse; la dorsale opposée A l'anale; intestins courts et sans m;cuiu, llk sont voraccB. Culte f.iinillu comprend une

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douzaine de genres, dont les principaux sont les genres n roche t , Microslome , Chauliude, Slomie , Orphif, Demi-Bi'r, Exocet, Mormi/re, etc.

ESOPHAGE (Analomie). - Voyez (Esopuage.

ESPADON (Z okigie), Xi/j/iins, Lin. — Genre de Pois- .io?is, de l'ordre des Acanthople'rygiens famille dos Scomhéioules. Son nom rappelle que les os de la tète se prolongent en une lame comprimée, tranchante des deux côiés comme la lame d'une épée. Cette lance est longue comme un tiers du corps. La mâchoire inférieure se termine aussi en une pointe aiguë, mais beaucoup plus courte : elle n'est que le neuvième de l'animal. On n'en connaît qu'une espèce; \'E. commun {X. gladius, Lin.) ; il a le corps allongé, les dents sont remplacées par des granulations, et il a quatre branchies très-ouvertes et à double feuillet. Ses pectorales sont en forme de faux et attachées si bas, qu'on les prendrait pour les ventrales absentes. La dorsale qui occupe tout le dos commence par une pointe très-haute; puis les rayons diminuent, deviennent trè-s-courts et se relèvent "près de la queue. L'anale est de même; la caudale est profondément divisée en deux lobes aigus. Sa peau est rude, bleu foncé sur le dos, blanc argenté sous le ventre. Bien que ce poisson ait des muscles puissants, que sa taille dépasse souvent 4 mètres (on en a vu de G à 7 mètres), et son poids 150 kilogrammes, et qu'il soit bien armé,

il n'est pas vorace et fait peu la guerre aux autres habitants de la mer ; sa nourriture consiste principalement en plantes marines. Sa chair, quoique un peu sèche, a a été recherchée de tout temps, et la queue était le morceau le plus estimé des Romains; aussi le péchet-on activement dans toutes les mers, et surtout dans la Méditerranée, aux environs de la Sicile, oii on le poursuit, comme la baleine, à coups do harpon. 11 a la singulière habitude de frapper de son arme tranchante les carènes des navires dans lesquelles elle se brise souvent après avoir pénétré à une assez grande prolondcur. Une espèce de Lerne'e (crustacé) vit quelquefois en parasite dans sa chair, et l'irrite au point de le rendre si furieux, qu'il échoue sur le rivage. F. L.

ESPARCETTE (Botanique .igricole).— Voyez S.vinfoin.

ESPALIER (Horticulture). — Les arbres fruitiers reçoivent d'autant mieux l'inlluence des rayons du soleil que leurs rameaux sont étalés ou, comme disent les jarliKTS, palissés sur un plan. Mais lorsque ainsi palissés, ils sont, en outre, adossés à un mur dont la réverbération augmente encore la quantité de chaleur qu'ils reçoivent, le développement et la maturation des fruits se font dans des condiiions particulièrement favorables. On nomnie espalier le mode de culture (|ui consiste ;\ palisser les arbres fruitiers contre les murs. La culture en espalier convient surtout dans les contrées où la température est insuffisante pour faire mûrir certaines sortes de fruits; tel est le cas pour la région septentrionale et pour la région moyeimc de la France. Dans les contrées chaudes, les espaliers n'ont le plus souvent aucune raison d'être, et en donnant trop de chaleur aux fruits, ils peuvent avoir de sérieux inconvénients.

Les princii)ales conditions qu'il faut observer en conslrtiisant les murs en espaliers ont été indiciuées au mot Meus. Il convient de placer ici des indications sur le mode de palissage qu'il est à propos d'adopter pour fixer les arbres ccmlre le mur. Le modo le plus convenable est le palissage à la lo(/ue, parce qu'il permet de pratiquer le dressage des branches de la manière la plus parfaite. Il consiste dans l'emploi de Iragmenis d'étolTe de laine do li"",0'i à ()"",()G de longueur sur ()"',03 environ de largeur. On les plie en deux, puis, prenant les branches dans l'es- |H vr d'i'i harpe ainsi formée, on fixe les deux extrémités !!■' Il l"|tir cniiire le umr à l'aide d'un clou ù pointe un |iiM .iliiiise, à largo tête et d'une longueur d'environ II"', 0.1 ;i ii"',(j;,. Ces clous scroiit enfoncés ii la profondeur de ()'",()2 ft 0"',ni, à l'aide d'un marteau spécial dont H tôle, fendue sur un des côtés, peut faire l'oflicc de tenaille pour enlever les clous lors du dépalissage. Les loques peuvent scivir plusieurs fois; cha(|ue amiée, après le dépalissage, on les l'ail bouillir dans l'eau, nHu de détruira

ESP

les œufs d-i:v^ectcs nui.Ml.les <,u'ollcs ronfomicnt souvonl en ^ès-graiido<i>.aniilé. Le ralissage. à la loqi.e n est cependant possible que snr les nuu-s recouverts d iine coiicie

Se plâtre d'au moins lir(l3 d'épai.seur, afin q»?.le;^;'°"; t^ - puissent Être culonces par-

tout sans obstacle. Si quelque circonstance locale forçait de renoncer h couvrir le mur de cet enduit, il faudrait adopter alors le palissiiyi-du lreil/(ige, qui se pratique en fixant, à l'aide de ligatures, les rameaux et les brandies snr un treillage en bois ou en fer établi préalablement contre le mur. L"s treillages en m de fer oflrent l'avantage d'une grande économie, sans entraîner aucun inconvénient dont les treillïiges en bois soient exempts. Quant aux dispo- " ■'"■■ sitions spéciales de l'es-

palier et à la manière de conduire les arbres palissés, il en sera traité dans l'article spécial à chaque espèce.

Conire-esimlier. — On nomme conire-espnlier le mode de culture des arbres fruitiers qui consiste à les pal:sser snr des treillages en plein air et sans mur. Les contreesnaliers se prêtent à toutes les formes auxquelles on soumet les arbres palissés en espaliers, et ils ont acquis depuis quelques années une grande importance en Horticulture. Nous avons pu remplacer par des contre-espalurs doubles en cordons verticaux les anciennes formes des arbres en plein air; nous sommes parvenus amsi à doubler le produit sur une surface donnée et à obtenir le produit maximum huit ans plus tôt et avec beaucoup moins de difficulté (voyez PoiniEB). A. du Br.

ESPARGOUTE (Botanique;. — Voyez Spergule. ESPÈCE (Sciences naturelles), du latin .■ipecies, apparence et espèce. - Dans la langue vulgaire, on désigne comme de même espèce (ce qui, dans l'origine, a voulu dire de m(>me appnrence) les êtres qui se présentent ?.ux veux sous les traits d'une ressemblance aussi complète que possible. Cependant, il est des différences que 1 expérience nous apprend i\ ne pas considérer comme les caractères d'une e-pèce particulière; ainsi on n a nu. e d'fficulté à admettre (|ue les hommes bruns et les blonds sont d'une seule et môme espèce, que le cheval bai et le cheval pie ne forment pas deux espèces distinctes. On admet donc que l'espèce n'est pas fondé.! sur une identité absolue d'aspect et implique encore ccrtanies variétés dans les formes. Mais lorsqu'on s'étudie à rechercher à quelles limites s'arrêtent les différences que peuvent offrir les êtres d'une mèmeespèce, on rencontre des dithcultés considérables; car on s'aperçoit que le sens du mot espèce varie suivant les personnes qui l'emploient. Quelques exemples feront comprendre ce que je veux dire. Pour un homme du monde, pour un chasseur, le chien byrt'jue et le cliien épar/neul représentent chacun une espèce distincte de chiens; pour un iigricnlteur, le Owiif liniou'!in.c\ le /.u-//' charolais sont de deux espèces diflérentcs, le chou ca'ms ci \a cJiou- fleur ne sont pas de la m'''me espèce. Et cependant le langage vulgaire désigne aussi comme des espèces distinctes le rnt, la souris, le /air, le mulot, qui sont bien plus éloignés entre eux que le; êtres qui viennent d'être indiqués, puisque ceux-ci ne sont après tout que des variétés produites par 1 industrie humaine, taudis que le rat, la souris, le loir et le mulot ont été créés dillercnts les uns des autres. Pour mettre de l'ordre dans cette confusion, les natu

la nécessité de définir le groupe d'êtres icrait le nom d'e«/«»'. Mais, il faut en lélinition est difficile à trouver, car Ves- 'loupc naturel créé et non une simple ^ir„i,,(.]h- (Irircs semblables i tel ou tel i„ii (ir l'rs|,.r,. suppose une connaissance iH' Miiu:, ne r:ivinis encore de la véritable i,n|ir |..ihl,ini niai. G. Cuvier adéfini l'es-

.m;, ,,,r ■ „ On doit définir l'fspi'ce,

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