‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 344 sur 396 · x-u,Mu,. uu= ...>. 1 Jus l'un do l'autre ou de · texte numérisé non relu

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parents communs, et des individus qui leur ressemblent autant qu'ils se ressemblent entre eux {Kèfjnc animal, t. !, iiilroiluction). » La définition do Cuvier s'applique spécialement aux nn2»i(iu.r,bien qu'elle puisse sans inconvénient être étendue aux végétaux; mais il est évident

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pncr elaul nn ^ réunion imii\i n degré, la (l.iiniii plus compUui; (| nature de ce gri pècc dans les te lu réunion des i

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nu'elle ne saurait convenir en rien aux êtres du règne minéral, dont nous nous occuperons un peu plus loin. Lamarck, différant peu de G. Cuvier, considère 1 espèce, parmi les corps vivants (animaux et végétaux), comme la collection entière d'individus on tout semblables qui furent produits par d'autres individus pareils à eu.xet, par conséquent, qui forment race (Philosophie zoolofjime t I). En un mot, sous une forme ou sous une autre, 1 idée si clairement exprimée par Cuvier est celle que les naturalistes zoologistes et botanistes ont unanimement adoptée dans Vétat actuel de nos connaissances. Ainsi Adrien de Jussieu n'hésite pas à définir l'es/jéçe, en b.itanique : « La collection de tous les individus qui se ressemblent entre eux plus qu'ils ne ressemblent i d'autres et qui, par la "éiiération, en reproduisent de semblables, de telle sorte qu'on peut, par analogie, les supposer tons issus onginairenient d'un même individu {Cours elem. d hist nat.,

'^VaMieureiisement, cette définition ne résout pas toutes les difficultés que présente l'étude des f:'P-'«s «» "stoire naturelle. D'abord, au point de vue pr.itique, elle ne fournit aucun moyeu infaillible de reconnaître 1 espèce chez des êtres qui ne vivent pas à portée de nos observations et ne nous sont connus que par des dépouilles d individus morts ou de quelques individus vivants isolés Comment sTvoh-, en efiet, si tels et tels de ces êtres sont descendus oui ou non, de parents communs; nous n en pouvons pliis juger que par l'étude et l'appréciation de leurs ressemblance^; le meilleur trait de la définition de 1 espèce demeure insaisissable pour nous. De là viennent es divergences et les incertitudes des naturalistes quant an nombre des espèces, surtout en ce qui concerne celles que nous connaissons seulement par les collections ou les herbiers. Mais il faut avouer encore 'l"e «retrait fondamental de la définition de l'espèce, la filiation diesel, 66 par voie de reproduction, fùt-il partout appréciable, ne lèverait pas toutes les difficultés. Ainsi le loupelle chicn domestique sont accessibles à toutes nos observations, et tous les traits de la définition de l'espèce peuvent être lecherchés en eux; cependant les zoologistes no sont pas d'accoid h leur égard : les uns les réunissent dans une même espèce, les' autres en font deux espèces distinctes. La difliculté provient de ce que le chien domestique a subi entre les mains de l'homme assez de modifications pour que le vulgaire reconnaisse un tri^s-grand nombre d espèces de chiens domestiques ; que, dus lors, i e,t possible d'admettre le loup comme le type sauvage du ch;en car la louve et le chien, le loup et la chienne produisent ensemble et paraissent capables de faire ra-.-e, comme dnait Lamarck. Cependant le loup et le chien présentent des diflërenc^s aussi grandes que celles qui séparent beau- , coup d'espèces, et l'on ne saurait regarder leur aptitud ;\ produire ensemble comme une raison suffisante pou ^ les réunir dans la même espèce , puisque le cheval el rrf«e qui. à coup sur, sont d'espèces différentes, produisent le »i«/d et le bardeau. On a dû reconnaître, en effet, que les individus d'espèces différentes, mais tresvoisines, peuvent, chez les plantes comme che^ les animaux, produire ensemble des êtres d'une conformation intermédiaire, incapables de se propager ou ne pouvant tout au plus donner qu'une ou deux générations qui s eteignent par stérilité. Ces êtres anormaux, nommes h.h- Irts et ml/tis, ne se produisent guère d'ailleurs que sous l'iuffuenco de la volonté humaine ; i» pemc a-t-oii pu prouver que, dans la liberté do la vie sauvage, il se lasso de pareils croisements. Ces croisements étant néanmoins possibles, il en résulte une certaine incertitude relativement à un des traits les plus importants de 1 cspece.Ce qui rend cette incertitude bien plus grande encore, c est la puissance accordée i l'homme par son créateur, non pas seulemont de croiser les espèces, mais de modifier une même espèce dans les individus qui en sortent par générations successives. C'est en vertu de ce pouvoir que l'agriculture a créé tant de variétés ou »wes dans les espèces du chien, du cheval, du porc, de la chèvre, du mouton, du bœuf, du co,,, du canard, etc. A»^*' '^«'-^ ^'' à la volonté humaine, le. .s,, r.s V' ^;<"l^'S/c son modiliées en des variétés iuUnnnml ""■"'"■^'"'*«?v'' Inôs lès les variété-! animal. •., rll-s durèrent assez les unes des autres iourqlJèl-nkauv f s considère habituellement comme de véritaliUs ' .|"ies. „„„ i'.u.„in <!(.«

Tels sont donc 1rs difficiles P™Wè'"cs que le de des espèces donne i ivsoudre au n.aturahste. Aucun guida h iîlible no lui reste pour reconnaître ^\<^^^^^^^ ou ne sont pas de la même espèce ; c est I observ ation patiëuleTuû grand nombre détres analogues, 1 habitude

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de les comparer et d'apprécier leurs rapports qui, pou à peu, l'ûistruisent i résoudre ces problèmes. Mais combien'.'es résultats sont discutables et doivent changer avec l'état de nos connaissances ! Combien il serait présomptueux de prendre aucun d'eux comme une donnée sûre propre à justifier telle ou telle conséquence pratique ! Que penser des naturaliste? ou des politiques qui, à l'exemple de certains écrivains d'Amérique, ne craindraient pas de légitimer l'esclavage des noirs, en affirmant que le genre humain renferme plusieurs espèces dont l'une est faite pour commander aux autres ? 'Tout est incertain dans ce principe anti humanitaire; il est impossible de démontrer jusqu'à l'évidence qu'il y a plusieurs espèces humaines, et il faudrait au moins une évidence absolue pour se laisser conduire à admettre que le nègre, étant d'une espèce inférieure, est dévolu à l'esclavage sous la férule du blanc. La science, si elle ne conclut pas avec évidence à l'unité de l'espèce humaine, y incline plutôt qu'elle ne s'en écarte ; mais en tous cas elle ne peut, sur ce point, donner aucune certitude et ne saurait, par conséquent, fournir l'odieux témoignage qu'on veut lui arracher.

Une autre question moins grave au point de vue pratique, mais tout aussi importante au point de vue philosophique, doit être au moins indiquée ici ; c'est celle de la fixité on de la variabilité de l'espèce. « On n"a aucune preuve, dit Cuvier [Règne animal., Inlroduciion), que toutesles différences qui distinguent aujourd'hui les êtres organisés soient de nature h avoir pu être ainsi produites par les circonstances. Tout ce qu'on a avancé sur ce sujet est hypothétique; l'expérience paraît montrer, au contraire, que, dans l'état actuel du globe, les variétés sont renfermées dans des limites assez étroites, et aussi loin que nous pouvons remonter diins l'antiquité, nous voyons que ces limites étaient les mômes qu'aujourd'hui. » Linné, plus absolu encore, avait dit, un demisiècle avant, dans sa Philosophia botanica : u Nous comptoiis autant d'espèces qu'il a été créé de formes diverses à l'origine des choses Chacune des formes et structures actuelles dérive de celles que l'Être infini a initialement produites, et elles ont subsisté semblables à elles-mêmes à travers la suite dos temps. » Mais un peu plus tard, dans un autre ouyvagiilAmœnilatesacadem.), Je même Linné a des doutes; il se demande si i l'origine toutes les espèces d'un même genre n'ont pas constitué une seule espèce qui serait ensuite devenue multiple par des générations hybrides, c'est-à dire des croisomenis. liuffon, à la môme époque, concevait autrement la variabilité de l'espèce; di'S modifications graduelles devenues héréditaires sous l'influence des conditions environnantes peuvent donner, selon lui, des espèces nouvelles dérivées Jes espèces primitives, mais définitivement différentes Ce celles-ci. Lamarck a développé cette idée nouvelle dans sa l'Intosopliie znolorpque et a trouvé des disciples convaincus dans Geoffroy Saint-IIilaire et son école. L'idée de la fixité de l'espèce adoptée avec une certaine réserve par Cuvier a été, au contraire, accusée même jusqu'à l'exagération par Duméril (Erpétologie génirule), \rM de Blainville (liist. des se. de l'organ.)^ en zoologie ; )>ar A. L. de Jussicii {Gêner, plant.), en botanique. Il no convient nullement d'entrer ici dans une discussion pareille, et je me bornerai à dire que les idées modérées de Cuvier sur la fixité relative des espèces, exprimées dans le passage cité plus haut, sont aujourd'hui encore adoptées par la plupart dos naturalisées. Los lecteurs curieux de poursuivre la discussion que j'abandonne ici pourront consulter, outre les ouvragesque j'ai iM]\ cités, le résumé lucide et conscicnricux des vues des auteurt; sur Vesfièce, que Is. Geoffroy Saint-IIilairc a donné dans sim Histoire yi.'nérnle des règnes orgimiques{\. 11,2'' partie), ouvrage que la mort prématurée do son auteur laisse malheureusement inachevé.

Dans le règne inorganique, les difiicultés que comporte la question de l'espèce sont d'un autic genre. Les minéraux se présentent comme dis portloris de matière n'ayant ni forme ni structure c-srniii'llrment propres et ne se tenant par aucun lien de filiation, |)uisqu'ils no naissent jias de parenis Bemblables h eux. Aussi, dans ce règne, avant de définir l'espèce, il faut délinir l'individu minélalogique. Cette définition repose principiilemont sur la corislitulion rliinii(iuc et les formes crisinilines que préhOnlent les niinéraux ; mais, dans la plupart ili's anleurs, elle a (|uclquc' chose d'artificiel qui se leinmvi- nécessairement dans la définition do l'espèce niinéralo^iqnc ; il en »(;ra parlé au mot IliiGNl! uiiMtltAL {voyez Uaci;», Va- Mttis, nErnoiiucTioK), Ad. !•'.

ESPLCES (Pharmacie). — On appelle espèces des végétaux ou parties de végétaux ayant des propriétés physiques et un mode d'action analogues, .que l'on mélange après les avoir fait sécher et que l'on conserve pour l'usage. On en fait des infusions, des décoctions, pour tisanes, bains, lotions, gargarismes, collyres, injections, etc. Elles doivent être séchées avec soin et conservées à l'abri de l'humidité et de la lumière. 'Voici quelles sont les principales espèces :

E. toniques. — Ce sont, en général , des substances amères; elles sont presque inodores. Les plus souvent employées sont les sommités de chamédrys (petit chêne), de petite centaurée, les feuilles de ménianthe, la fumeterre, la gentiane, le quinquina, etc. Elles recèlent en général du tannin, de l'acide gallique, qui exercent sur les tissus organiques une impression fortilîante dans certaines maladies chroniques et dans les convalescences des fièvres de long cours. Dans ce groupe rentrent les substancedécorées des noms de stomach iques, antiscorbutiques, qîîs tiscrofuleuses, fébrifuges, dépuratives, astringentes, etc-

E. excitantes, dites aussi stimulantes. — Elles sont aromatiques. Ce sont les sommités de sauge, de thym, de serpolet, de mélisse, d'hysope, de menthe poivrée, d'absinthe, etc. ; les baies de genièvre, la racine de valériane, la cannelle, etc. Ces espèces recèlent une certaine proportion d'huile volatile, de la résine, du camphre, etc. On range aussi dans cette catégorie : 1° les apéritifs : racines de persil, de fenouil, d'asperge, d'ache, de petit houx, dites racines apéritives; 2" les sudorifiques : racines de salsepareille, de squine, de gaiac, de sassafras; 3» les anthelmint iques, surtout ceux qui sont aromatiques, tels que l'absinthe, la t.anaisic, la camomille romaine; les autres rentreraient plutôt dans la classe des toniques.

E. émollientes. — On y distingue les feuilles sèches de mauve, de guim.auve, de bouillon blanc, de séneçon, de pariétaire, etc., employées en décoctions pour usage externe; à l'intérieur, on emploie les infusions de fleurs de mauve, de violettes, de tussilage, de coquelicot, dites aussi espèces pectorales ; en décoction, les fruits dits pectoraux ou béchiques; ce sont les dattes, les jujubes, les figues et les raisins de Corinthe.

On a encore donné le nom d'espèces à des médicaments chez lesquels l'observation a démontré des propriétés spéciales et déterminées, ainsi : les semences froides : courge, citrouille, melon, concombre, avec lesquelles on pj-épare des émulsions adoucissantes; les farines émollientes : do graine de lin, de seigle et d'orge; les farines résolutives : de fenugrec, de fève, d'oiobe et do lupin blanc ; les E. carrninatires : fruits d'anis, de carvi, de coriandre, de fenouil, employées pour faire évacuer les gaz contenus dans le canal digestif.

ESl'ÉiiANCE MATUÉMATiQuii (Probabilités). — On appeUe ainsi, dans le calnil des probabilités, le produit de la probabilité d'un événement par le bénéfice qu'on attend de cet événement. Lorsque deux joueurs se mettent au jeu, leurs mises doivent naturellement être proportionnelles aux chances qu'ils ont do gagner. Celui qui a 3, 3... fois plus do motifs d'espérer qu'il gagnera, hasardera volontiers 2, 3... fois plus. A l'inverse, cehii qui a moins de chances de gain hasardera moins, ou bien, s'il s'expose à perdre une forte somme, ce sera en vue d'un bénéfice plus grand : or le bénéfice d'un joueur, c'est la mise de l'autre joueur. 11 suit de là que les joueurs doivent exposer des sommes proportionnelles à la probabilité qu'ils ont de gagner. Et c'est ce que. l'on énonce en disant que, diuls un jeu équitable, l'espérance matliémalique doit être la inêuic de inirt et d'autre.

Cette règle csl générale et no s'appliijue pas seulement aux jeux. Ainsi, lorsqu'un propriétaire assure sa maison, l'événcinent qu'il prévoit est l'inccndio, auquel cas on lui en payerait la valeur. Au contraire, l'assureur espère que la maison no brûlera pas, et que la primo sera sou bénéfice. Pour que le trailé soit juste, il faut que la valeur V do la m lison, mnllipliée par la probabilité qu'elle brûlera, soit égale à la prime 1' multipliée par la probabilité que la maison ne brûlera pas. Si l'on sait que sur 10000 maisons il en brtMo une, il faudra quo

vnleiu' do la mai-on. Bien entendu qu'on devra, de plus, avoir égard à l'intérêt du capital do la compagnio d'assurances, aux frais d'adminisirati ui et à son juste bénéfice. Il faut, en outre, que la compagnie opère sur un granil nombre do maisons, alin que les moyennes qui servent (In base au calcul so vérillent ; ce qui arrivera iudubitablcnient en vertu do lu lui des grands nombres, «i

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