‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 345 sur 396 · ESQ · texte numérisé non relu

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la compagnie assure un trf's-grand nombre de maisons (voyez TontineI.

il est aisé de se convaincre, à l'aide de ce principe do l'espérance malliématique, que rancienne /oto'i'e n'était pas un jeu équitable. En effet, sur les 90 numéros, il en venait 5 à cliaque tirage; la probabilité de gagner un ex- Imit était donc — ou ^. Il aurait fallu, par conséquent,

. ue 7-tG=-^M, ou que la somme G, promise au ga-

int, fût égale à 17 fois sa mise M, c'est-à-dire que, ;r lie franc exposé sur un numéro, on aurait dû gagner .' francs, si ce numéro venait à sortir; de plus, il au- I ait fallu, dans ce cas, rendre la mise, et il revenait ainsi au gagnant 18 francs : au lieu de cela, on ne lui donnait que 13 francs. Pour les amhes, le gain de la loterie était encore plus considérable. Les 90 ntiméros fournissent, m elTet, 90X89 ou SOlO ambes ou arrangemenis 2à '2; c'est le nombre total des chances, mais puisqu'on tirait f, numéros, il venait à chaque tirage 5X4 ou 20 arran- L iiicnts; c'étaient les chances favorables. La probabilité c/cxtraire un ambc détermiuéétaitj^=-^. Il aurait

:ic fallu que g^G^^M, ou que le gain fût de

1 fois la mise. Or, on ne donnait que 8i fois la mise ;

; liénéfice de l'administration était de plus des |. Il

Liait encore plus considérable pour le terne, le quaierne

■ Ir qune. Ainsi la loterie méconnaissait complètement

n avantage le principe de l'espérance mathématique.

i.i' principe n'est pas toujours suffisant pour régler les \ entions qui dépendent en partie du hasard. Il faut ■ indre la considération de Vespe'rance morale. On ap-

ii' ainsi le rapport de la somme que l'on s'expose à . L-iier ou à perdre, et de la fortune des joueurs. Ainsi i. ii\ personnes jouent 10 francs à croix ou pile. Si l'une |i>sséde 100 francs et l'autre 10000 francs, la première risque -^ de son avoir, et la seconde seulement ^êrr- LC' 1' -ultat, gain ou perte, sera bien plus sensible pour le 1 nraier joueur que pour le second.

\ oici un autre exemple : Si un particulier assurait ' litre l'incendie une maison de 3000ii0 francs, moyennant qu'on lui payât une prime de 300 francs, le contrat 1 l'urrait Être conforme au principe de l'espérance maiii'inatique, et pourtant le simple bon sens montre qu'on no saurait approuver un pareil jeu, car, pour un trèsi •■lit bénéfice, ce particulier s'exposerait à un très-grand niai, la perte de 3U0000 francs en cas d'incendie. Mais ' une compagnie assure aux mêmes conditions plusieurs l'riétés, l'espérance morale justifie le contrat, parce

' , d'une part, la somme des primes forme un bénéfice luel par lequel elle peut s'exposer aux chances d'in- 'lie, et que, d'un autre côté, le capital d'une compa-

]'■ surpasse généralement celui d'un simple particulier.

A ce principe se rattache d'ailleurs une remarque ingMiieuse due à BulTun. Lorsqu'une personne possédant nu capital de lOOiiO francs, par exemple, s'expose à une i liiuice qui peut lui faire gagner ou perdre 1 000 francs,

■!iin ou la perte rapportés à sa fortune définitive sont V et jT^; : la seconde fraction surpasse la preiini rc, de sorte que la perte ainsi esiiinée surpasse le t:ain. Ainsi , même dans les jeux équitables, le résullat définitif serait toujours une porte. L'évidence de ce principe devient frappante, quand on expose une forte somme. Celui qui, possédant 0000 francs de rente, en joue la moitié, s'expose ft avoir 3000 francs de rente, ou bien 9000 francs. Dans le second cas, il ne pourra pas doubler SCS jouissances; dans le premier, il sera forcé de les réduire à moitié.

Ces divers exemples doivent convaincre que les prhicipes du calcul des probabilités s'accordent bien avec ceux du raisonnement ordinaire; et l'on peut dire avec Laplace que ce calcul n'est, au fond, autre chose que le bon sens réduit en chifl'j'es ou en arithmétique (vojez PiioBAnii.iTÉs iCulcul des). E. R.

ESPIiOr (Znologie). — Espèce de Poissons, dit aussi Mt'lcl hiuenguet (voyez Mélet).

ESQUILLE (Chiruigie). — IVtit fragment qui se détache d'un os fracturé, dans les fractures comminutivcs. Les esquilles sont plus ou moins volumineuses, plus ou moins étendues. Lorsqu'elles sont libres et entièrement détachées de l'os fracturé, il faut les enlever, en les détachant avec précaution des parties molles auxquelles elles tiennent encore, et ne jamais les arracher avec violence. Ce précepte d'enlever les esquilles détacliées de l'os est basé sur ce que, ne pouvant plus en espérer la consolidation, elles ne feraient que déterminer des accidents

en agissant comme corps étrangers. En général, il faut, lorsque l'on veut les extraire, pratiquer des incisions assez larges pour n'en laisser aucune, parce que colles qui auraient échappé s'opposeraient à la guérison et pourraient déterminer plus tard des abcès, des fistules ou d'autres accidents graves.

ESPRITS (Pharmacie). — On donnait assez généralement ce nom à des médicaments liquides résultant de la distillation de l'alcool sur une ou plusieurs substances aromatiques végétales ou animales; quelquefois, c'étaient simplement des dissolutions dans l'alcool de divers principes niédicamcnteus et surtout do principes aromatiques. On les appelait aussi quelquefois eaux spiriiueuses. Aujourd'hui, on les désigne sous le nom à'akoolats. Ou trouve indiqués dans les traités de pharmacie les E. alcooliques de cochléaria, de genièvre, de lavande, de citron, de framboise, de castoréum, etc. ; \'E. carminaiifàe Sylvius ; alcool distillé sur les racines d'angélique, d'irapératoire, de galanga, sur les baies de laurier, les semences d'angélique, de livèche, d'auis, sur la cannelle, l'écorce d'orange, le girofle, le gingembre, la muscade, le mais et les feuilles de romarin, de marjolaine, de rue et de basilic ; VE. huileux aromatique; alcool rectifié distillé sur des écorces d'orange et de citron, la vanille, le macis, le girofle, la cannelle, le sel ammoniac (chlorhydrate d'ammoniaque), l'eau de cannelle simple, le sous-carbonate de potasse, etc. Toutes ces substances médicamenteuses simples ou composées ont des propriétés pénétrantes, actives, qui souvent stimulent fortement nos organes. Elles conviennent particulièrement pour relever les forces abattues, dans les syncopes, dans certaines afl'ections spasmodiques, etc.

On a encoredonnéle nom d'es/)ri';4à plusieurs substances extraites par la distillation.

E. de corne de cerf. — C'est une espèce d'huile enipyreumatique obtenue par la distillation de la corue de cerf.

E. de Mindére'rus. — C'est l'ace'tate d'ammoniaque (voyez ce mot).

E. de nitre. — C'est Vucide azotique affaibli (voyez Azotique [Acide]).

E. de nitre dulcifié. — C'est un mélange de 3 parties d'alcool à 85° et 1 partie d'acide azotique à 34°. Employé conmie diurétique.

E. de sel. — Acide clilorhydrique dissous dans l'eau. VE. de sel dulcifié est un mélange de I partie d'acide chlorhydrique et de 2 parties d'alcool.

E. de succin. — C'est l'acide succinique huileux que l'on obtient par la distillation du succin.

E. de Vénus. — C'est le vinaigre radical ou acide acétique concentré, que l'on obtient par la distillation de l'acétate de cuivre.

E. de vin. — Tout le monde sait que c'est l'alcool obtenu par la distillation des matières qui ont éprouvé la fermentation spiritueuse.

ESQUINANCIE (Médecine), en grec sunanché. — Pour les médecins, ce mot est synonyme à'angitie; pour le vulgaire, il sert à désigner un mal de gorge très-violent (voyez Angiine).

ESSAIM (Économie rurale). — Voy. Abeilles, Ruche.

ESSAIS (Chimie). — Ou désigne en général, sous le mjmd'essais, des expériences faites sur une petite échelle et qui ont pour but de déterminer la nature et les proportions des éléments constitutifs d'une substance donnée. Dans quelques cas, C's essais ne diffèrent pas d'une analyse chimique ordinaiie; c'est ce qui a lieu, par exemple, dans la recherche relative à la teneur d'un minerai. D'autres fois, on applique des méthodes spéciales, dirigées de façon à signaler d'une manière rapide la présence de certains éléments ; tels sont, par exemple, les essais au chalumeau. Enfin, il y a un grand nombre do cas dans lesquels l'essai a pour objet de doser un seul des éléments qui entrent dans la substance, l'opération laissant volontairement de côté la détermination des matières associées ;■! l'élément unique dont il s'.agit. Ainsi, par exemple, la plupart des matières chimiquos employées dans l'industrie et les arts : acides, alcalis, chlorures décolorants, etc., renferment, associées avec la matière utile, des matières étrangères souvent fort complexes. Il est clair que, pour que les transactions commerciales ayant pour objet ces substances aient une basa équitable, il faut que le prix soit calculé d'après le poids réel de la matière utile. C'est li lo but particulier des essais commerciaux, et ce but ne serait qu'imparfaitement atteint, si les procédés d'expérience n'étaient pas réduits à un degré d'uniformité et de simplicité qui les

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rende accessibles à tout le monde. Lo lecteur trouvera décrite, à des places diverses, dans le Dictionnavc, la manière de faire les essais des acides, des potasses, des nian>'ané5es, etc. Nous ne parlerons, dans cet article, que des essais de monnaies et bijoux d'or ou d'argent. On sait que les monnaies sont an titre de 900 millièmes, c'est à-dire qu'elles doivent renfermer neuf dixièmes de métal fin, l'autre dixième pouvant être un métal quelconque, mais étant en réalité <Ui cuivre, qui est plus propre que tout autre à donner à la pièce le degré de dureté convenable. La vaisselle et l'.argenterie sont au titre de 95l> millièmes; les bijoux, au titre de 800 millièmes. Il y a en outre une tolérance de 2 millièmes en plus ou en moins pour les monnaies, et do 5 millièmes en moins seulement pour la v;iisselle. l'argenterie et les bijoux. On n'a pas fixé, pour ces derniers articles, de tolérance en plus, se fiant naturellement à l'intérêt des orfèvres, qui les empêche de dépasser le titre légal.

Les essayeurs, dans les hôtels des monnaies, sont de deux sortes : les uns, chargés de contrôler la monnaie, agissent comme agents directs de l'État et s'assurent que. les pièces livrées par le directeur de la fabrication ont le titre légal et correspondent, par conséquent, à la valeur du franc, qui est la base de notre système monétaire; ceux qui sont chargés de contrôler l'argenterie et les bijoux agissent aussi au nom de l'État, qui les nomme; mais ils sont rémunérés par les personnes qui font contrôler, d'une manière proportionnelle d'ailleurs à la valeur des objets garantis. Ce sont les essayeurs du comiuerce. Quand ils ont constaté que les objets soumis à leur appréciation ont le titre légal, ils y impriiueut une mar(|ue ou contrôle, qui est, pour lo public, la garantie oflicielle du titre.

Nous allons indiquer succinctement les méthodes employées par les bureaux de garantie, en distinguant les essais d'argent des essais d'or.

1" Essais d'arrjent. — On se servait autrefois, d'une façon exclusive, de l'ingénieuse méthode de la coupellation. KUc consiste dans l'emploi d'une cnipdle ou capsule poreuse faite de cendre d'os, dont nous donn ms ici

Fig T.'i. — Coupclli'. Fi;. 9S0. — MouUe.

une coupe verticale. On place dans cette coupelle un poids déterminé do l'objet à essayer avec une quantité additionnelle de plomb, et on introduit la coupelle dans

la moufle A du fourneau do coiipellalion, dont notre figure doimo à la foi» une vue et une coupe. Ce fourneau a la disposition ordinaire dos foin-neaux ft réverbère. La moufle, formée d'un demi-cylindre, s'appuie par son extrémité ouverle à la porte li, et par sa partie fermée l'Ile repose sur lo support S, qui est enclavé dans la partie postérieure du fourneau. On conçoit que, si le loutncau est chargé de combustible de G en L, lu mnun(! sera portée à une tr(a-liniile température, et, comme cUo présume des f-mlcs, il s'établira dans son intérieur

un courant d'air nécessaire à l'opération elle-même. Voici, en elTet, les phénomènes curieux qui se passent dans la coupellation. Sous l'action de la température élevée, l'alliage d'argent et le plomb fondent; ce dernier s'oxyde, et l'oxyde de plomb fond h son tour. Si le cuivre eiit été seul avec l'argent, il se serait oxydé sans doute, mais l'oxyde n'étant pas fusible serait resté sur la coupelle. L'oxyde de plomb joue à son égard le rôle de dissolvant , et les deux oxydes ainsi fondus sont absorbés par les parois poreuses de la coupelle. Quant à l'argent, comme il est inoxydable, il demeure sous la forme d'un bouton (bouton de retour), qu'il suffit de peser pour avoir lo poids d'argent fin contenu dans la portion de l'alliage soumise k l'expérience. Cette intéressante méthode est employée sur une grande échelle, pour retirer l'argentdes minerais de plomb argentifères; l'oxyde de plomb formé s'écoule par des entailles pratiquées sur la grande coupelle employée dans cette circonstance, et fournit ainsi une partie de la lithnrge employée dans le commerce.

Comme méthode d'essai, la coupellation n'est pas irréprochable. En effet, le bouton peut renfermer des traces de plomb d'une part, et d'un autre côté une portion de l'argent peut être entraînée, soit par l'oxyde qui passe à travers la coupelle, soit par celui qui se volatilise. Gay- Lussac, qui remplit pendant de longues années les fonctions d'essayeur à la Monnaie de Paris , et qui imprima à ce service le cachet de précision qui le distinguait à un degré si éminent, fit adopter un s\ stème d'es^ai par la voie humide, qui est infiniment supérieur au précédent et que nous allons faire connaître.

Le principe de la méthode est la précipitation de l'argent d'une dissolution argentifère parle chlorure de sodium. Il se forme dn chlorure d'argent entièrement insoluble, et qui présente d'ailleurs cette propriété fort utile, que, si on agite le vase où il s'est formé, la liqueur s'éclaircit, surtout si elle est un peu chaude, par la réunion dos grumeaux constitutifs du précipité. D'après cela, voici comment on opère : On prend un poids déterminé de l'alliage à essayer et on le traite par l'acide azotique. Il se foriue de l'azotate d'argent et de l'azotate de cuivre, que l'on verse avec une certaine quantité d'eau dans un flacon. On prend ensuite une dissolution normale de chlorure de sodium, et on en verse des volumes successifs dans lo flacon, en ayant soin d'agiter i chaque fois. Tant que la liqueur se trouble, c'est qu'il y a encore de l'argent, et, quand on arrive à un point tel qu'une nouvelle goutte de chlorure ne produise plus rien, c'est que tout l'argent a été précipité. Sachanr d'une part (|u'il faut OB'',(;i 14 de chlorure de sodium pous précipiter 1 graïutne d'argent, et connaissant d'ailleurle titre et le volume de la dissolution employée, on conçoit qu'on peut en déduire exactement le poids de l'art gont contenu dans l'alliage. Pour pouvoir opérer avec plus de préci-^ion, on se sert de deux dissolutions. L'une est la dissoluiion normale, telle que dans un dizième de litre il y ait la quantité de sel nécessaire pour précipiter I gramme d'argent. L'autre est la liqueur décime qui renferme une proportion dix fois plus forte d'eau. C'est cette dernière qu'on emploie vers la fin de l'expérience ; l'une et l'autre d'ailleurs sont versées à l'aide de burettes graduées.

Hsfctis d'or. — Les alliages d'or et de cuivre sont essayés par la coupellation; mais, comme on peut y supposer l'argent , on en ajoute toujours Uiie certaine quantité; cette opération prend le nom à'inquartation.

Le boulon de retour est recuit, laminé et roulé en forme de cornet (/),7. 'JS2), qu'on introduit ensuite dans un matras d'essai {fig. 983) avec do l'ncide azotique. L'argent est seul attaqué; l'or conserve la forme du corni't primitif; on le lave avec soin, et linidiUH'ut on le fait chaulTer dans la inoutle et on le pèse. On obtient ainsi le poids de l'or contenu dans l'alliage en essai.

I.e-i essais d'or se font générnlemcnl par 06f,;)0; mais la quantité d'argent et de plomb varie avec le Fig. 935. r^j. 93; litre de l'alliage 4 essayer. Voici les proportions les plus ordin;iireine]it employées

Argent. Plomb.

1° Moiiniiic au litre de 000/1000 U',ii 7sr

î» Or au titre (le 950/1000 1, 33 4

3» Or «u lilrc de 750/1000 1, 35 10

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ESSARTAGE (Asnciiltm-e). — Mode de di-friclienient d'un sol couvert de bois et de broussailles, qui consiste à arracher et à brûler sur place lout ce qui pourrait entraver la marche do la charrue (voyez FniciiEi. 1 ESSENXES (Chimie). — Ou dojiue ce nom aux huiles volatiles odorantes qui se trouvent toutes forniées dans les tissus de certaines plantes, ou qui proviennent d'un dédoublement par voie de fermentaiion d'un produit organique préexistant dans le véi;élal. Lus essences sont, en général, un peu coloiées eu jaune ; leur point d'ébullition est compris entre 130° et Ï00° : ellos sont habituellement constituées par deux principes diflérents : un liquide qui est l'huile essentielle proprement dite; l'autre,

solide; on le nomme i/ea»-o/)/("«c. Quelquefois ce dernier est en quaniité telle, que l'hnile essentielle en demeure concrète. Les huiles esseniiclles font tache sur le papier ; mais cette tache disparaît eu chaulTant, tandis que les huiles grasses font une tache qui persiste. Elles sont qnclquelois solubles dans l'eau, mais toujours en petite quantité, plus solubles dans l'alcool. Quelques essences absorbent l'oxygène de l'air et se résinifient en partie. Quelques-unes se chargent d'une grande quantité de gaz acide clilorliydrique sec et donnent naissance à une espèce de camphre artificiel. Leur conipositio]i est trèsvariable ; à ce point de vue, on pont les diviser en plusieurs classes.

hydr

Essx

Essence de téréhculhine r.20ni6. .

(le citron C">H8...

- d'orange C-Oit 16. ,

d'élémi C'OHS. .

de seiiicvn- r.20H16 .

do copahu CIOHS. ..

de cubibe dOH».. .

desîbiue t.-2»inlî. .

de poivre CI5H12. .

de laurier r.20H16. .

de bouleau C2"U16. .

qui sout des hydrurcs

ou qui les engendrent.

Essences non

classées.

[hydrurc

elle (hydr

vie).

r.l'HGû?...

r.isnsoî...

ençendrant (l'hvdrure

d'an^s^■|c) '. C16H80*. . .

de cuiMMi. conlcnaiil l'hy-

drure de cuminvio) C»HI20î..

de girofle .' (C20H12O1).

de piment f.20ni2O4. .

de mouiardc (.8h3azS2;.

d'ail r.6H5S

de raifort C81|16.u2s.

de menthe r,20H2002. .

de cèdre r,3!iH2602..

de sassafras CIOUSOS. . .

d'absinthe »

de roses C'H»

de lavande .

de camomille C2"H1602

de rue r.2»U20O2

de Ihvm

de ja

lit des arbres résineux., {pimts inan'lima), du zeste des citrons., [citrus medicn).

du zeste d'orange.... {citrufi aurantium).

de la résine elemi {jjarflina summifcrn) .

baies de genièvre... {jwiipfriis commuttisi.

Iiaiime de copahu \coimifern rMcinaih).

fruits de cubêbe [piper cu/jeoa).

baies de sabinc fjuniperiis sabiua),

ipiper iiigrum] .

tronc de (oco/ea).

disiillatioa du goudron

fourni par t'écorce

du bouleau [betiila nOia).

fourn. par les amandes

amères au conlact

de l'eau

[ctii'iaiiiO'Hinn cauiicUa),

[pimp-inella ainsum) .

[ntmimtm cymmum).

des boutons des (leurs

du [carynpjnjîlus aromntïcns),

des graines du {capsicum aniiuum).

des gousses de [stnapis nltjra).

des racines de [tillium sativion).

, [raphanus sativus).

mentha piperita) .

du cèdre de Virginie, {abies cedrus).

Uaurus sassafras) .

(absintkium vulgare),

des espèces du genre [rosa].

des sommités fleuries du [lavandula spica).

ninthenits nobiiis),

[ruta graveoîcns).

'Unjmus miUjaris).

de la racine de valériane.* {ntiteriana o/Jicinal'S).

des zestes du [r.itrus limetta).

[Ityssopus ofJîrinaUs .

{TOSiuarinus offirÀnalis),

[jasminum officinale,.

Le mode d'extraction des essences est très-vai iable, suivant les cas. Dans quelques circonstances, la pression suffit, comme poitr l'essence de citron que lais'ient échapper les zestes des citrons quand on les comprime. D'autres fois, il faut recourir à la distillation en présence de l'eau ; la vapeur d'eau eutraine l'essence et la dépose dans le serpentin refroidi de l'alambic, d'oii elle s'écoule dans le récipient. Lorsque, les huiles volatiles sont plus légères que l'eau, ou les recueille dans un récipient de forme particulière, nommé récipient /lomiliii (fi;/. !),S4). A mesure que l'essence arrive dans le serpentin, elle déplace un volume d'eau égal au sien, qui s'échappe par le bec a. Quand l'huile volatile n'existe qu'en petite quiintité dans la plante d'où on veut l'extraire, et qu'elle resterait dissoute dans l'eau qui se condensera avec elle dans le serpentin, on aime mieux, pour ne pas employer une trop grande proportion d'eau et éviter pourtant les inconvénients du cbHulTagc i feu nu do l'alambic, faire circuler de In v.ipeur d'eau au conlact do la plante chaulléo ellemême au bain-marie, de manière A ce que la température de distilhition de l'essence ne dépasse pas 100°. Enfin, quand l'essence, d'ailleurs peu abondante, est trts-délicatc et (in'elle pourrait Olre altérée par la distillation, on l'extrait par pression en employant une liiiilo grasse dans laipielle en parvient, par plusieurs opi'rtitioiis, .'i en ini:orporer une très forli; proportion. On

élimine ensuite l'huile grasse par un dissolvant approprié, alcool ou éther. Les essences ont été principalement étudiées par MM. Blanchet, ^ell, Dumas, Péligot, Licbig, Pilla, Laurent, Geihardt, Cahours, Wôhler, Deville. B.

ESSENCE d'Okif-nt (Zoo'ogie). — On nomme ainsi, dans le commerce, une matière nacrée qui entoure la b.tse des écailles de certains poissons et avec laquelle on fabrii|''' ;' ■ i':iii-~is perles. L'nb/e est le poisson sur lequel on I p: Mrniièrementcettcsubslance (voyez Able,

PlUl! /.-..> ,.

E.-.hl.\(.,l,h, fUnXEUSES (Arboriculture). — Les forestiers et les arboriculteurs emploient ce mot pour désigner les espèces d'.arbres, d'arbustes ou d'arbrisseaux que l'on cultive en fiirclu ou en 4&is, en plnnlalirm!! li'iiliijncmtmt . en linies vives oa eu o^enncf. Le même mot a été adopté par les artisans qui emploient le bois et s'étend alors ;\ un grand nombre d'arbres ou arbrisseaux étrangers. Nous donnerons ici seulement, d'après Girnrdin et Du Brouil, l'indication des essences forestières habituellement cultivées ou qui peuvent eirc cullivécsen France, renvoyant au mot FonÉrs et à chaque nom d'arbre ou d'arbrisseau pour les divers détails qui les concernent. Nous joignons à cette première série do reiisoignenients une liste des principales essences ligneuses exo:iqnes mentionnées par les voyageurs ou connues des colons sous des noms de pays dilïérents des véritables noms biilaniques.

1. Essences LicM-tsKSFOKESTiiiiti-s. — Nous diviserons In liste di' tes essences d'après le niinle de culture qui leur convient le mieux et le gem-e de sol (lu'elKs ré:lainent; ces divisions une fois établies, nous suivrons d'ailleurs l'ordie al|ihabétiiiiie, en sépaïaui, lorsqu'il y aura intérêt

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les essence? à bois résineux des essences non rùsineiises et les espèces indigènes des espèces exotiques.

\. — Ar.nr.ES oc akerisseaux de fdtaiiî. g 1. — Suis argileux, compactes ou glaiseux. Espèces indigènes à feuilles caduques.

N" 1. Bouleau blanc oa Bouillavd {Behtla alba^Un.): liauteur, 13 nièires; circonférence, 1 mètre; se multiplie par semence (40 Icilogrammes par hectare) et réussit sous le climat du nord de. la France, dans tous les terrains et à toutes les expositions, sauf celle du midi. Eu futaie, ou doit l'exploiter à l'âge de 40 à 50 ans; bois tendre, nuancé de rouge, fin et serré, prenant Jjien le poli et assez élastique; il est employé pour la saboterie, la menuiserie, l'ébénisterie, le tour; il sert aussi pour le chaufifage des foui-s et la fabrication de la poudre de guerre.

N° 2. Cliéne rouvre ou à glands sessites (Quercus rolui-. Lin.) : liautenr, jusqu'.^ 35 et 40 mètres ; circonférence, 3 mètres ; multiplication par semence (r20 décalitres par hectare), sans recepage. Cet arbre aime les climats tempérés; le froid et le chaud en excès lui nuisent également. En futaie, il est bon à exploiter entre 100 et 200 ans d'âge ; bois dur, brun et compacte, très-précieux pour les constructions civiles et navales et pour les arts mécaniques; excellent combustible; l'écorce fournit un tan très-estimé.

K" 3. Chéiie pédoncule on à glands pédoncule's. Chêne commun (Quercus pedunculata, Holï.) : hauteur, 45 ii. 50 mètres; circonférence, 3'",50; se multiplie comme le précédent, mais croit moins lentement et exige un climat plus tempéré encore. Bon à exploiter à l'âge de 140 à 150 ans, il donne un bois dur, propre aux ouvrages de l'ente et i la menuiserie.

iNo 4. Uêlre des bois. Fayard, Foyard, Fau, Fouteau [Fagus sylvatica, Lin.)': hauteur, 25 à 30 mètres; circonférence, l^.SO à 2 mètres; multiplication par semence (120 décalitres par hectare), sans recepage; se plaît dans les climats tempérés. En futaie, il s'exploite à l'âge de 140 â ICO ans; bois dur, mais moins élastique et moins résistant que le bois de chûne, irèsrecherclié pour la boissellcrio,lasaboterie et pour la confection des pieux à pilotis ; c'est un excellent combustible.

.N» 5. Orme commun ou champêtre [Ulmus campesiris. Lin.) : hauteur, 20 à 25 mètres; circonférence atteignant parfois 4 et 5 mètres; multiplication par semis ; âge d'exploitation, 100 à 110 ans. Bois dur, jaune, m.irqué déveines foncées; particulièrement estimé pour le charronnage, pour les ouvrages destinés à demeurer sous l'eau et pour le chauffage. L'Orme torlitla/'d est une variété de l'orme commun, dont le bois doit à ses libres entre-croisées sans cesse une élasticité et une dureté incomparables ; on le multiplie par semis, bouturage et marcottage.

N» G. Orme jic'donculé {Ulmus pedunculata, Foug.) ; en tout analogue â l'orme commun, au point de vue forestier.

Espèces exotiques à feuilles caduques.

N" 7. Bouleau à canot {Betula papyrifera, Micli.),de l'Amérique du Nord : hauteur, 20 mètres; se multijilic par scniis; climats tempérés; bois tendre, très-nerveux v,t d'un grain brillant, excellent pour l'ébénisterie et le cliaufr;igc ; écorce épaisse, flexible et résistante, très-employée dans son pays natal pom- faire des boites, des eTuis, etc. Encore très-rare en France.

N° 8. Chine blanc chùlaignifr i Quercus prinos palus- Iris, Mich.), de l'Amérique du Nord ; hauteur, 30 mètres; BC multiplie par semis, sans recepage; bois dur, trèsestimé pour le charronnage. Encore rare en Fratice.

N" U. Erable noir (Acer nigrum, Mich.), de l'Amérique du Nord : liauteur, 15 à IG mètres; se multiplie par semis; pays montagneux; bois dur, noirâtre, trèseslimi; pour le clianflagc. Encore rare en France.

N" 10. Ildire rouge (l'mjits frrruginea, VVilld.),de l'Amérique du Nord: hauteur, 20 mètres; se multiplie par semis, sans recepage; climat froid; bois dur, très-fort et très-compacte, avec im auliiir irès-niince, propre auv mêmes usages quo celui du liètro de» buis, mais de meilleure qualité. Encore rare en France.

Egpècct indigêncf à boit rékineux.

N' 11. Viiid'Alcp, Pin (lu J(frusatem, Pin blanc {Pinus

halepensis. Ait.) : hauteur, Ifi mètres; multiplication par semis (20 kilogramnips par hectare), sans recepage, ou par greffe herbacée sur pin sylvestre ; climat méridional j âge convenable pour l'exploitîition, "0 à 80 ans; bois contourné très-solide, à croissance lente, bon ponr les constructions navales et pour le chauffage des fours.

N° 12. Sapin commun ou de Normandie (Ahies pectinata, de Cand.) : hauteur, 50 mètres; multiplication par semence (31 kilogrammes par hectare) ou par boutures; climat septentrional; âge convenable pour l'exploitation, 110 à 120 ans; bois très-droit, très-léger et très-vibrant, très-estimé pour les constructions navales, la charpente, la menuiserie, la layeterie et aussi pour la fabrication des instruments de musique à cordes; cet arbre produit la te'rébentliine dite de Strasbourg.

N" 13. Sapin épicéa [Abies excelsa, de Cand.) : hauteur, 20 à 2(i mètres; multiplication par semence (15 kilogrammes par hectare) ou par boutures; climat septentrional; âge d'exploitation, "0 à SO aiis; bofs senibhible à celui du précédent et propre aux mêmes usages. Cet arbre produit la poix de Bourgogne .

Espèces exotiques à bois résineux.

N° 14. Pin du lord Weymouth [Pinus strobus,\j\n.), de l'Amérique du Nord: hauteur, 30 à 35 mètres; se plait dans les climats tempérés; bois propre à beaucoup d'usages et surtout aux constructions navales pour les mâtures.

N" 15. Sapinette noire [Abies nigra,'Po\T.), àiVXtaérique du Nord : hauteur, 20 à 25 mètres ; bois très-propre aux construciions uavales et à la charpente. Encore rare eu France.

g 2. — Sols de consistance moyenne (argilo-calcaires , argilo-siliceux).

Espèces indigènes à feuilles caduques.

N" 16. Alizier commun ou blanc, Allouchier, Drouillier [Cratœgus aria. Lin.) : hauteur, lO mètres; circonférence, 1 mètre; se multiplie par semence mêlée en petite quantité aux graines des autres essences ; âge d'exploitation, 25 à 30 ans; bois dur, très-résistant et d'un grain très-serré, capable de prendre un tiès-beau poli et de recevoir la teinture ; on l'emploie à fabriquer les alluchons de moulin, les manches d'outils délicats, les flûtes; on en tire un excellent charbon. On doit placer auprès de l'alizier commun \' Alizier de Fontainebleau (C. lutifolia, Lamk) et V Alizier des bois o\i Aigrelier (C. tormiiialis, Lin), qui, au point de vue forestier, lui sont tout à fait analogues.

Bouleau blanc, déjà cité au n" 1 .

N" n. Charme commun {Carpinus betulus. Lin.): hauteur, 15 mètres; circonférence, 1",40; multiplication par semence (30 kilogrammes par hectare i; âge d'exploitation, 1)0 .ins; bois blanc, résistant, pesant et .serré, propre :iu charronn.tge agricole; excellent combustible, il donne un charbon employé dans la poudre de guerre. Chêne rouvre, déjà cité au n" 2. — Chêne pédoncule, cité au n" 3.

N. 18. Chêne tauzin ou angoumois, Chêne noir, Chêne brosse [Quercus toza, Bosc.) : hauteur, 20 à 24 mètres; multiplication par semis, sans recepage ; climat méridional; bois dur, noueux, propre aux constructions et au chauft'age.

N° 1!). Frêne élevé [Fra.rinus excelsior. Lin.) : hauteur, 35 i 40 mètres; multiplication par semence (52 kilogrammes par hectare), sans recepage; climat tempéré, exposition au nord; âge d'exploitation, lOO â llO ans; bois blanc, à veines longitudinales, remarquable par son élasticité, employé pour le charronnage, les échelles, les manches d'outils, l'ébéiiislerie commune.

Hêtre des bois, déjfl cité au n° 4.

N° 20. Merisier [Prunus nuiiim, Lin.) : hauteur, 10 à 12 mètres; multiplication par semis ; climat tempéré; bois dur, roussàtre, f;icilo â travailler, recherché pour l'ébénisterie, la menuiserie, la tabletterie.

Orme champêtre et Orme tortillard, déjà cités au n" 5. — Orme pédoncule, cité au n° C.

Espèces exotiques à feuilles caduques.

N" 21. Chêne blanc [Quercus allia, Mich.), de r,-\uiéri(|ne du Nord ; hauteur, 53 à 2G mètres; climat tempéré ; bois analogue à celui du chêne pédoncule. On peut citer ntq)rcs do cette espèce le Chêne à fe'Mlles en /aux [Q. falcatu,Mich.) Qllo Chêne à /'euilles lyi ces tQ. tyraluf

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