DELA FU A^CE
HGILEUX.
Aubépiue.
Paliure épineux.
Prunellier sauvage.
AubèpiiiC.
Poirier sauvage."
Prunellier sauvage.
Nerprun cathartique.
Poirier sauvage.
Erable champêtre.
Grenadier.
Houx commun.
Chêne kermès.
Pommier sauvage.
Erable de Montpellier.
Hélre.
Mûrier blanc.
Charme.
Olivier sauvage.
Orme.
2» TEl,l,il>'
s SALiMS.
Tamarii de Narboune.
Taniarix de Narboiiue.
Argousier.
Arroche halime.
Argousier.
3» SOLS s
■LICEUX.
Aubépine.
' Paliure épineux.
Pruuellier sauvage.
Aubépine.
Poirier sauvage
Prunellier sauvage.
Nerprun cathartique.
Pu.rier sauvage.
Prunier de Ste-Lucie.
Prunier de Sle-Lucie.
Charme.
("irenadier.
Epine-vinetle.
Chêne kermès.
Orme.
Erable de Montpellier.
Oranger des Osages.
Mûrier blanc.
Olivier de Bohème.
Olivier sauvage.
Argousier.
Olivier de Bohême.
4» SOLS c
ALCAinES.
Aubépine.
Paliure épineux.
Prunellier sauvage.
Aubépine.
Nerpruu cathartiipie.
Prunellier sauvage.
Prunier de Sle-Lucie.
Prunier de Ste-l.ucie.
Epiue-vinette.
Erable de Montpellier.
Orme.
Chêne kei mes.
Obvier sauvage.
Un grand nombre de ces essences ligneuses ont déjà été indiquées dans cet article; je dirai quelques mots de chacune de celles dont il n'a pas été parlé jusciu'ici.
V.irroclte hidime (Alriplex /mlimus, Lin.) est un arbrisseau de l'°.50 que l'on multiplie par des graines et des, boutures, i feuillage glauque argenté et persistant. VEpine-vinette [llericris vu/yaris, Lin.) est un arbrisseau épineux que l'on reproduit par graines et par drageons; il donne des fruits assez estimés. V Erable de Montpellier [Acer Monspessulanum, Lin.), arbre trèsrametix, à feuilles persistantes, que l'on multiplie pur semis. Le Grenadier commun [Vunica granatum. Lin.), bel arbrisseau à fleurs rouges de couleur de corail et à fruits très-délicatS; on le multiplie par semis et par drageons. Le Nerprun cathartique [Rluuntius catliarticus. Lin,), arbrisseau à baies purgatives; se multiplie par semis. L'tjtivier de Bo/ictne, Ctialef, Arbre du paradis [Ela'ognus angnstifoliu. Lin.), est un arbrisseau do 3 à 4 mètres, d'un blanc soyeux, à petites fleurs très odorantes ; il se reproduit par graines et par boutures. ISOlivier sauvage {Olea europœa, Lin), arbre capable de s'élever jusqu'à 20 mètres, donne un bois très-estimé
à cause de son incorruptibilité; on le multiplie par semis
ou pardj-ageons. L'Oranger des Osages (Uuclura uuranliacu, Nutt.), originaire de la Louisiane, s'élève à 12 luètres environ et n'a pas encore été beaucoup employé en France; on le mulliplie par boutures de tronçons de racines. Le Paliure épineux [liliumnus pnliurus. Lin.) est un aibrisseau de 3 mètres, muni d'aiguillons acérés à la base de ses feuilles et que l'on trouve abondaumient dans les terres arides du Midi. Le Taniarix de Narhonne (Tamarix gallica. Lin., se multiplie par boutures; c'est un bel arbrisseau à feuillage très-petit, avec de jolies fleurs en épi rose (voyez Haie)
E. — Oicr.Ains.
On culiive pour la production de l'osier plusieurs espèces de saules, dont les principales sont : VOiier jaune ou Saule osier {Su/ix •;itetlina. Lin.), l'Osier blanc ou Saule viminat. Saule à longues feuilles. Saule des vanniers {Salix viminalis. Liii.); le Saule hélice [Salix hélix. Lin.); VOsicr rouge ou Saule pourpre .Salix purpureo. Lin.) (voyez Osier, Oseraie).
II. Essences ligneuses i-;xoTiQtJES. — Bois d'absinthe, Bois amer. Bois d:: Quassie, nom donné à divers bois de végétaux du genre Quassie, dont la saveur est remarquablement amère. — Bois d'Acossois, Bois bapliste. Bois à la fièvre. Bois de sang, Bots sanglant, noms divers du bois du Millepertuis en arbre [Hjipericum sessdif'oliunt).
— Bois d'agouti ou d'agatii, bois d'iuie espèce de Gatlilier, le Vilex diuaricata, et de l'Aschinomene grandiftora. — Bois d'aigle, d'aloés, d'agalloche, de Cularnbac, nom de VAgalloche ( Excœcariu officiiiurum) et de VAquilaria; le bois de l'agalloche se brûle en Chine et au Japon comme aromatique. — Bois d'Anon, c'est le Robinier des haies {HoOinia sepium). — Bois d'amande, c'est le Marila racemosa et le Laurus pichurum. — Bois d'amarante, bois des Swietenia mahogoni et Senegalenjrw, sortes d'acajous. — Bois d'amourette, deux espèces de Uimeuses [Mimosa ienuifolia et Mimosa tamarindifolia). — Bois d'anis, bois du Laurier avocat (Laurus persea], d'un Limonier (Limonia madacascariensis . — Bois d'anisette, espèce de Poivrier, le Piper aduneum.
— Bois d'arc, le Cytise aubours. — Bois d'argent, espèce de Prûlée{Protea urgetilea), arbrisseau de l'Afrique australe. — Bois d'aronile, de ronde, de rongle, c'est l'Erythroxyluin hiurifolium. — Bois d'aspuluth, c'est l'.lipalathus ebenus. — Bois de Chypire , de cygne, noms vulgaires deV Aspalathus ebenus, d\.i Cordia gerascanthes et du Cupressui disticha. — Bois de benjoin, nom des badamiers à l'ilo Maurice. — Bois de bitte, nom que l'on donne dans les Indes à une espèce de Sophora, le Sophora helerophylin. — Bois à boutons, nom de divers végétaux exotiques du genre Céphuhinthe. — Buis bracelet, nom donné dans les Antilles au Jacquimlla armillaris, dont les graines ont été employées à faire des bracelets. — Bois du Brésil, Brésillet, nom du Cœsalpinia brasitiensis, sorte de bois de teinture. — Bois de Campéche,d' bide, de\!i Jamaïque, de Nicaragua, desang, c'est le nom d'un bois de teinture très- employé, VHsematoxylum campechianum. — Bois cannelle, on en connaît plusieurs sortes; le blanc vient d'un Co««p///t'/' [Cunnclla alba) et d'un Laurier {Laurus capiulifurmis]; le gris est V Elœocarpus serratu; le noir est le Drymis iVinteri. — Bois carvé, de lardoire, Bois louslau, c'est le bois du Fusain (Evonymus europœus), — Bois à cassave. Boisdoux, c'est VAralie en arbre [Aralia arborea). — Bois de cèdre; suivant les contrées, ce nom est donné à divers buis qu'il serait impossible de citer tous ici. — Bois de chandelle, de lumière, diverses espèces de bois résineux et de bois légers employés pour faire des torches. — Bois de ckeral, Bois major, c'est à Haïti, VErythroxylum hiwancnse. — Bois de Chik, c'est le Cordia myxa, — Bois de corail, nom d'une espèce d'Erythrine. — Bois dentelle, c'est le Lagetta liiitearia, dont le liber forme une couche de libres Unes, semblable à une gaze. — Bois de fer, nom que leur dureté a valu à plusieurs essences: à la Guyane, ce .sont des Robiniers; aux Antilles, un Nerprun; dans la Malaisie, un Metrosideros, etc. — Bois de Panama ; on donne vulgairement ce nom à des éclats de bois très-enjployés aujourd'hui dans l'économie domestique pour le nettoyage des étoiles, parce qu'ils rendent l'eau savonneuse et alcaline; ces éclats proviennent d'un arbre du Piirou et du Chili, nommé Quitlay dans le pays et que Poiret a nommé Qiiiltaja siiponaria et Molina, Q. smegmadermos. Cet arbre est de la famille des Rosacées (voyez Bois, Emploi des iio,s).
ESS
ESS
ESSENTIEL Bolaniqiie, Médecine). — Cette épillii-'te s'applique à ce qui concerne l'essence d'nne chose : ainsi en»>é(lecine,on dit qu'un symptôme est essentiel lorsqu'il est caractéristique, lorsqu'il est tiu signe patliognomoniqus d'une maladie. Une maladie essentielle est celle qui ne dépend pas d'ime autre, dont l'existence ne se rattache à aucune affection locale ou générale dont elle ne serait qu'un symptôme; car, dans ce cas, elle serait dite, par opposition, maladie si/mptonialique.
En chimie v'gétale, on appelait esseotiels certains principes des végétaux, tels que des huiles essentielles, des sels essentiels. Les huiles eisenlielles existent piincipalement dans les plantes aromatiques; on les en sépaie par la distillation, et elles sont la cause de leurs principales propriétés (voyez HiiiLiis essentielles). Mais il n'en est pas de même des sels ditsessenf/e/i'.La plupart sont extraits par incinération de certaines plantes, comme l'absinthe, la centaurée, etc. D'autres sont préparés par macération ; tel est le sel essentielde Lagar.iye (extrait sec de quinquina), d'un usage assez fréquent. Ce nesontdniic pas véritablement des principes immédiats; ceux-ci ont été détruits par la combustion lorsque c'est ce moyen que l'on a employé. Ainsi on brûlait ces plantes, on lessivait leurs cendres et on obtenait par l'évaporation des sels brunis par un icste d'huiles empyreumaiiques et de m.atières charbonneuses, qui, croyait-on à tort, conservaient encore les vertus de la plante.
ESSi-UiE (Médecine). — Les médecins arabes ont donné le nom à'essera, sora à une affection exanthématique, car.actérisée par des taches seiisiblementélevées au-dessus du niveau de la peau, plutôt livides que rouges, dures, presque blanches à leur rentre et accompagnées de démangeaisons insupportables. On lui a donné aussi le nom de porcelaine, parce que, dans les endroits malades, la peau présente un poli et une sorte de demi-transparence qui lui donne un peu l'aspect de la porcelaine.
Kaycr la regarde comme une variété de l'Urticaire.
ESSO.MTE (Minéralogie). — Voyez Kanelstein.
ESSORAGE, ESSOREUSES (Technologie). - On appelle essorage l'opération qui consiste à enlever du linge ou d'une étoffe la totalité de l'eau qu'on peut en séparer avant de les porter au séchoir. Le plus souvent et particulièrement dans l'économie domestique, on se sert de la torsion: mais ce procédé est très-nuisible à la solidité du linge, qui peut souvent se déchirer quand la torsion est mal conduite.
On se sert assez fréquemment aujourd'hui, dans l'essorage, d'appareils fondés sur la force centrifuge et qui sont analogues ;'l ceux que l'on emploie depuis bien plus longtemps dans les ateliers pour le séchage des étoffes. Notre ligure représente une essoreuse très-simplement
disposée. Un axe vertical reçoit d'un moteur quelconque et d'im système d'engrenages convenables un mouvement de rotati<jn plus ou moins rapide. Cet axe porte un tambour dont toute la surface est percée d'ouvertures, ou mieux encore est formée par une toile métallique. Le linge étant placé dans le tambour, et la machine étant mise en niouvemiiit, la force centrifuge détache les gouttclctles d'e vu qui s'échappent ensuite nar les ouvertures de l'enveloppe.
Pour le séchage des étoffes, on emploie des machines fondée» sur le» mêmes principes, et <|ui ne diffèrent de la précédente que par les dimensions et par un système particulier d'engrenages de.ttinés à doimcr facilement
un mouvement de rotation extrêmement rapide, lorsque le tissu est piès liu terme de sa dessiccation.
ESTAMPAGE (Technologie). — Opération mécanique qui a pour objet la fabrication de pièces présentant des reliefs, qu'on applique ensuite comme ornement sur des objets de diverses natures. Ce procédé plus simple et plus économique que la gravure ou le repoussé permet de livrer au commerce, à des prix extrêmement minimes, des ornements d'un très grand éclat.
Les procédés de l'estampage sont analogues, au point de vue mécanique, à ceux de l'em'ooutissage (voyez ce mot). Ils reposent sur les mêmes principes, et sont exécutés par les mêmes machines : balanciers, moutons, etc. Nous empruntons au Dictionnaire des arts et mamifactures de M. Laboulaye les con-idérations suivantes, tirées elles mêmes d'un rapport fait à la Société d'Encouragement par M. Amédée Durand.
Tout le monde sait que, pour transformer en un objet donné de sculpture une forme plane de cuivre, on profite de sa malléabilité pour obtenir ce résultat. La malléabilité est la propriété que possède le métal de se tendre et de so raccourcir ; mais ces deux effets, même avec l'auxili.aire des recuits, ne peuvent s'obtenir (pie dans des conditions de progression dont on ne peut franchir les limites sans s'exposer à voir le métal se déchirer, et dans d'autres se plisser, comme le fait un papier à filtre placé dans un entonnoir. Pour maîtriser ces deux otTets, la pensée concevrait l'idée d'un moule dont les formes se pioiionceraient progressivement et proportionnellement, et arriveraient ainsi à ces beaux reliefs de sculpture que nous avons sous les yeux. Mais un tel m 'u\c ne saurait être réalisé dans l'état actuel de notre industrie, et c'est à des équivalents que l'estampage a été obligé d'avoir recours. Voici en quoi consistent ceux-ci.
Un moule de fer e.st placé sur le tas du mouton; on sait que le poinçon qui entre dans ce moule est un morceau de plomb ((u'on y a coulé. Rien n'est plus simple que d'atténuer .avec un outil les saillies de ce poinçon, qui sont trop fortes pour qu'elles ne déchirent pas la feuille de cuivre; mais, d'un autre côté, les creux du moule correspondant à ces saillies, n'offrant plus au glissement sur elles-mêmes des molécules de plomb qui forment le poinçon une résistance suffisante, la feuille de cuivre se trouverait sollicitée à prendre de l'extension dans des proportions qui dépasseraient ses limites de malléabilité. Pour obvier i cet inconvénient, on a encore recours au plomb, et on en verse en fusion dans les creux du moule, dont ou redoute la trop grande profondeur pour le commencement de l'opération. Ou voit dès lors que progressivement les creux du moule arriveront à présenter à la feuille en estampage toute la profondeur, par la substitution de morceaux de plomb graduellement moins épais, et finalement par leur suppression.
Les moyens qui viennent d'être indiqués et qui sont fondamentaux dans cette industrie, ne sont pas les .seuls employés et, sans parler encore de celui de tous qui mérite au [ilus haut degré d'être sigiuvlé en raison de son importance et de sa nouveauté, nous dirons qu'un auxiliaire est fourni au plomb par le cuivre lui-même qu'il est destiné A façonner.
Ces combinaisons de plomb coulé, atténué dans sa forme et frtipjié au marteau, ne satisferaient pas à la condition essentielle d'une fabrication industrielle, la célérité. Il n fallu recourir à un moyen plus économique de rendre la résistance du enivre décroissante, à mesure que deviennent plus petits les détails des surfaces non façonnées. Pour cela, on commence par placer sous le mouton plusieurs pièces superposées; puis on en diminue le nombre; puis encore on a recours ;i un antre moyen pour augmenter partiellement la résistance du métal dans les places où les ruptures sont le plus A craindre; il réside dans la superposition momentanée de quelques morceaux de feuilles de cuivre. Ces doublures, qui ont (pielquefois des dimensions très-restreintes, ont reçu le nom de clteniises; elles ont, en effet, pour obji't d'opposer une résist.ance efficace aux déchirures, et (li^ former une transition indispensable pour obtenir certains détails do relief auxquels le métal se refuserait de prime abord.
Ce que nous avons dit des effets obtenus dans l'industrie de l'eslauipiige de la plasticité du plomb serait incomplet, si nous ne parlions juis de l'application fort remarquable (|u'on en n faite pour assembler le poinçon do plomb avec le mouton, qui est en fonte de fer, et l'y
EST
EST
fixer de la manitre la plus solide. Ici, point de vis de pression, ni (!e clef, ni auinn de ces moyens qu'on emploie avec les matières résistantes ; le plomb s'y refuse, et ce n'est pas trop de le saisir par toute l'étendue de surface que les besoins du travail laissent disponible.
Voici ce qui a lieu : le mouton, comme nous venons de le dire, est en fonte de fer à sa partie inférieure terminée par une surface plane; cette surface reçoit au moyen du tour des rainures circulaires concentriques, plus larges au fond qu'à l'entrée, et présentant ainsi la partie creuse de l'assemblage dit en queue d'aronde. Pour compléter cet assemblag,e, il suffit de laisser tomber le mouton sur le plomb coulé dans le moule et refroidi, pour que par la plasticité de ce métal la seconde moitié de l'assemblage soit produite, et que les languettes circulaires en queue d'aronde viennent se mouler dans les rainures indiquées précédemment. Si un seul coup de mouton suftit à produire cet assemblage, on conçoit que tous ceux qui lui succèdent ne font que le consolider.
ESTOMAC (Anatomiel, ventriculus Ak& Latins, gtistcr des Grecs. — Ce mot désigne, en général, la principale dilatation de la cavité digostive et, par conséquent, celle où s'accomplissent les actes les plus essentiels.
Chez l'homme et les animaux qui lui ressemblent, la poitrine est séparée du ventre par une cloison transversale de nature musculaire, nommée le diaphragme (d(ap/i)Yi.sso, je sépare) : l'oesophage traverse celtecloison un peu à gauche du plan médian du corps, et l'estomac, qui lui fait suite, se trouve placé au-dessous d'elle, dans la portion gauche et supérieure du ventre. C'est une pche membraneuse formée par nne dilatation du canal digestif; sa forme est toute spéciale et ne peut être exprimée que par une figure; c'est une sorte de sac ovale {fiij.'ôW\ contourné de gauche à droite et suivant une
!il ol monlianl les pliî ,'e sa mn-
courbe à convexité inférieure. L'orifice par lequel y arrive l'œsophage a reçu le nom de cardia (xœpôîa, cœur); il est situé un peu au-dessous de la pointe du cœur, mais on est séparé par le diaphragme. En face du cardia se voit la portion la plus dilatée de l'organe, ce qu'on nomme le grand cul-dn-snc stomacal. L'autre extrémité de l'estom:ic est plus étroite, forme le petit cul-dc-snc et se rétrécit encore brusquement pour se terminer au pylore {îxy>.<)jp'j;, portier), orifice par lequel l'estomac communique avec les intestins.
La muqueuse de l'estomac mérite une attention particulière; épaisse et veloutée, elle est enduite d'abondantes mucosités : de nombreux vaisseaux sanguins rampent sous elle et lui donnent une grande vitalité. De pins, elle est très-bien organisée pour une absorption énergique, et les veines qui la parcourent jouent le plus grand rôle dans ce phénomène. Knfiu cette mCme muqueuse est le siège d'une sécrétion toute spéciale; elle fournit p,ar toute sa surface un suc digestif très-important, d'iuie acidité très-nette, et que l'on nomme le suc r/asiri(/ue (yao'fip, estom.ac). On attribue généralement cette sérrétion aux follicules de la muqueuse stomacale, organisées d'une manière spéciale et tippropriées à cette fonction nouvelle.
L'estomac des autres mammifères ressemble, en général, h celui de l'homme; cependant il varie avec le mode d'alimentation; moins vaste et plus court chez les carni-
(t) I.'fslumnc cl le duodénum dans l'cspùcc huitminc. — œ, œsoiihage. — ca, cardia. — pij, pylore. — f:h, canal hépaliqllc. —vIj, vésicul.! Iidiaire avec 60n canal cystiqiie. —ce, canal chulcdoquc ahoalissunt dans le duodénum, tout à côte de J'urihce du canal pancréatique cp.
vores, il multiplie sa surface et la complication de ses renflements chez les herbivores; le dernier terme de cette modification est le quadruple estomac des ruminants, qui est formé par la panse, le rumen ou bonnet, le/'ew;/-
let, la caillette (voyez RuMI^A^Ts, Rumination). On trouve chez les oiseaux trois dilatations stomacales : c'est d'abord, sur le tr.ajet de l'œsophage, une première poche nommée Xa jabot ; puis, un peu plus loin, une légère dilatation à parois épaisses et glanduleuses et que l'on appelle le rentricule swcentiirié; enfin, tout à côté de celui-ci et parfois confondu avec lui, une troisième cavité très-musculeuse et très-forte désignée sous le nom de gésier. Celte complication atteint son maximum chez les oiseaux granivores. Chez eux, le jabot est considérable et sert de ré.servoir aux grains avalés par l'animal ; le gésier est extrêmement fort et sert à triturer ces matières que l'oiseau ne peut soumettre à une trituration buccale. Le ventricule succcnturié sécrète im suc gastrique et représente à ce point de vue le véritable estomac. Simple chez les reptiles, l'estomac, chez les poissons, est très-variable dans sa forme, ses dimensions et l'épaisseur de ses parois. L'estomac présente encore de nombreuses modifications dans les autres embranchements ; leur détail dépasserait les bornes qui nous sont assignées dans cet .article.
Pour les fonctions de l'estomac, voyez l'.article Digestion.
ESTRAGON (Botanique), corruption du latin dracuncnlus. — Espèce de plante du genre Armoise (voyez ce mot) {Artemisia dracunculus. Lin., dérivé dedraco, dragon, à cause de la racine qui fait plusieurs tours comme le corps du dragon). On la nomme vulgairement Dragone, Herbe dragon., Serpentine, Fargon. C'est une plante herbacée, haute de 0'",70 environ. Ses feuilles sont alternes, lancéolées, charnues. Ses fleurs petites, jaunâtres, sont en capitules globuleux, disposés en grappes paniculées. L'estragon vient dans l'Europe méridionale et orientale. Toutes ses parties ont une odeur agréable et une s.aveur aromatique piquante. On emploie cette plante comme condiment et assaisonnement. Elle a des propriétés stom.achiques et antiscorbutiques. On la propage de graines. On la sème en mars, et la récolte a lieu en juin. Les pousses peuvent être cueillies tous les quinze jours, lorsque ces plantes sont dans des circonstances favorables.
ESTROPIÉS (Zoologie). — Geoffroy avait donné ce nom aux Papillons désignés par Linné sous le nom de Papillons plébéiens urbicolcs; dans la classification du Règne animal (Latrcille), ils forment le genre llespcrie (voyez ce mot).
ESTURGEON (Zoologie), Acipenser , Lin., en latin Stiirin. — Genre'de Poissons, de la sous-classe des Chondroptérggiens , ordre des Sturinniens. L'esturgeon a la forme généi';ile dos squales; son corps est allongé; son museau prolongé en avant, avec la bouche petite et fendue endossons, à dents cartilagineuses. La lèvre supérieure, divisée en deux lobes, porte de ch.aque côte quatre barbillons déliés, vcrmiformes, qui attirent le petit poisson à portée de l'esturgeon, lorsque celui-ci est caché au milieu des roseaux. Ses opercules sont recouverts d'un grand nombre de stries saillantes et dures, convergeant vers un point central. Le dos et les cû:és de l'animal portent des lignes longitudinales de plaques
(2) e, l'œsopliaçcc. — pn.la panse, —h, le bonncl. — f. le feuillel. -c, UicdilUtt;. - ;'. le pylore.
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