C»H5O,HO,2(S03) + C4H602 = HO,HO,2S03 -|- ÎC'W'O
Ac, sulfoi
Acide sulfurique hydraté.
Elher
On le voit, il doit se dégager de l'eau et de l'éther dans les proportions nécessaires pour reronstitner l'alcool. D'autre part, l'acide sulfurique régénéré peut reproduire indéfiniment les mêmes phénomènes. Les corps éthérifiants, autres que l'acide sulfurique, sont : l'acide pliosphorique, le percblorure de phosphore, l'acide chlorhydriquô; en général, les acides persistants; le chlorure de zinc, etc.. Ainsi, avec l'acide chlorhydrique, on obtient l'éther chlorhydrique ; quelquefois, pour les éthers simples, on opèie par double décomposition. Ainsi
CIH5I -1- KS = r>H5S + Kl
Pour la préparation des éthers composés, on peut faire intervenir, pour produire l'élhérification, un acide puissant en même temps que celui qui doit s'unir à l'éther simple. <\lnsi
c»H6û2 + so3,uo + KO,ao3 = omo.aoi + ko.sos + 2uo
Osalale de potasse.
oxalique.
La similitude des réactions indique de grandes analogies entre les éthers composés, les amides et les corps 'jras saponiflables. Citons-en un exemple : soumis à une action hydratante prolongée, celle des alcalis hydratés, les éthers donnent :
C*H50,Cl''H303 -I- 2H0 = CIIHSOS.HO -|- CM1«02 Ether benzoïque. Ac. beuzoïque. .\lc. viuique.
Les amides donnent :
AzH2C14H5Û2 -f 2U0 = Cl'H303,HO
AzH3
Beu
lide.
Ide
benzuiquc. iliaque.
Les corps gras donnent : .S
taoHisos + 2H0 = C"l|S03,110 + cmitfi
Mono- Acide Gly-
beuzoycioe. benzoïque. cériue. B.
ÉTHEns (Thérapeutique). — Les éthers appartiennent par leurs pwipriétés médicales à la classe des médicaments di/pisilt/os aiitisiuismotUques ; ils forment un groupe très-naturel, qu'on pourrait peut-être séparer des autres antispasmodiques sous le nom d'aitcxl/itsiques ; leur action physiologique est rapide, énergique; portés dans l'cslomac, ils font éprouver à l'instant une chaleur vive, brûlante, qui pourrait déterminer une inflammation, si on avait recours trop souvent il leur usage. Chez quelques personnes, l'éther produit des accidents nerveux, qui doivent dans ces cas le faire rejeter. D'autres fois, et c'est le plus souvent, il calme les mouvenienis nerveux, apaise souvent les convulsions et suspend rapidement les accidents causés par l'ivresse. On l'administre aussi avec succès dans certsiines névroses des organes de la respiration et de la digestion ; îunsi dans l'asthme, dans les crampes d'estomac, etc. Nous ne parlons pas ici du phénomène physiologique de ï'éthérisntio» (voyez ce mol).
Appliqués sur la peau, les étiiei's produisent d a'oord
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un refroidissement trfcà-marqiié, dû à leur vaporisation rapide ; cette propriété est surtout remarquable dans les étliers clilorhydrique et azotique. Bientôt survient une réaction superficielle avec développement d'une chaleur ti'fes-passagère. Ils excitent aussi puissamment les mu- '^ueuses nasale et pharyngienne, et, comme ils sont très- ; latils, leurs émanations sont souvent utilisées dans les vas de syncopes, de spasmes, de débilité.
L'éther sulfiirique est presque le seul employé en médecine ; quelques médecins font usage parfois des éthers cblorhydrique, nitrique et acétique; du reste, ils paraissent avoir les mômes propriétés ; ils se donnent aux mêmes doses et sous les mêmes formes. On fait entrer, dans une potion, l'étlier à la dose de 0'',âOà2gi'ammcs, ou bien 10 à 20 grammes de sirop d'éther. Les perles d'étlier du D' Clertan sont un bon médicament ; elles ont Tavantage de porter l'éther directement dans l'estomac sans déterminer dans la bouche et dans l'arrièregorge cette irritation si désagréable pour certaines personnes. On donne le nom de /ù/tieur d'Hoffmann à un mélange exact, par parties égales, d'alcool et d'éther; la dose est un peu plus forte que celle de l'éther seul.
ETHIOPS, ^THiops (Chimie), du grec aithops, noir, ou aithiops, ntgre. — Nom donné par les anciens chimistes à certains corps composés métalliques, principalement à cause de leur couleur. On appelait Etinops martial un oxyde noir de fer, ou plutôt une combinaison de deux parties de peroxyde avec une partie de protoxyde. — h'Èthiops per se, ainsi nommé par Boerhaave, n'est autre chose que du mercure excessivement divisé, et que l'on a pris longtemps pour du protoxyde de mercure (Fourcroy). — On a donné le nom d'Ethiops minéral à un protosulfure de mercure entre les particules duquel il existe une petite quantité de soufre interposé.
ETHMOlDIi (Anatomie), du grec etUmos, crible, et cidos, forme. — Nom donné i un des huit os qui composent le crâne, parce que sa lame supérieure est percée d'un grand nombre de trous ; il contribue à former la base du crâne et la voûte des fosses nasales.
ETHUSE (Botanique). — Voyez jEthuse.
ETINCELLE électhique (Physique). — Passage brusque accompagné de bruit et de lumière, d'une certaine quantité d'électricité au travers des corps mauvais conducteurs.
Lorsque ces corps sont solides, ils sont brisés par l'étincelle, et de là naît le bruit qu'elle fait entendre dans ce cas ; ce résultat peut être aisément reproduit au uioyea du perce-verre. Une lame du verre C peut y être
Kif. «96. - P(
placée entre deux pointes métalliques a et /> placées en regard l'une de l'autre. Si on fait communifpier l'armatiire cxtéricuro d'mic bouteille de Leydc .avec la pointe inférieure, et qu'on appriclic j'armaluro intérieure du bouton A do la pointe supérieure, l'étincelle qui Jaillit entre le» deux pointes traverse h: verre cl le brise.
Lorsque les corps sont liiinides ou gazeux, ils sont refoulés Vivement sur le passage de rétinccllo, et l'oscillalion brusque qui en résulte dans la masse lUiidc produit encore lo bruit qui se fait entendre. Ce sccnid pliénonil;ne peut Wre mis en évidmre au moyen du lliernio lu^ilrc do Kinnersley doiil nous donnons ici la gravure.
Au moment où l'étincelle p.arc entre les deux boules /i et b, le liquide est refoulé dans le gros tube A, et son niveau s'élève fortement dans le tube B communiquant avec le premier par son extrémité inférieure; il peut
Fi^. 99C.-Tbermomêt)-e de Kinnerstey.
Mortier électrique.
même être projeté violemment hors de l'appareil. Le mortier électrique {fig. 91J7) peut servir au même usage. 11 se compose d'un petit godet en bois M, traversé par deux tiges de cuivre dont les extrémités intérieures b et c sont écartées de quelques millimètres l'une de l'autre. Le godet est fermé par une petite balle de bois A, qui est projetée par l'expansion subite que prend l'air de la cavité de l'appareil sous l'action de l'étincelle.
En mêiue temps que ces phénomènes ont lieu, le gaz est porté à l'incandescence sur le trajet de l'électricité, d'oii nait la lumière de l'étincelle ; cet eflet est lui-même accru généralement par le transport de parcelles incandescentes arrachées aux deux corps entre lesquels part l'étincelle. L'éclat et la couleur de celle-ci varie, en eftet, d'une manière très-sensible avec la nature de ces corps, en même temps que l'on voit à leur surface des tracer évidentes de ce transjwrt.
D'après les recherches de M. Masson, le pouvoir éclairant de l'étincelle électrique croît proportionnellement à sa longueur, et proportionnellement à la quantité d'électiicité qui passe. Partout dans l'air et entre des boules de laiton, l'étincelle est blanche, légèrement violacée; le cuivre rouge lui donne une teinte verdàtre. Dans l'hydrogène, elle est pourprée comme dans l'air raréfié ; dans nn récipient presque vide d'air, l'étincelle est remplacée par des lueurs violacées qui remplissent presque toute la capacité du récipient. Le lecteur trouvera à l'article Induction les curieux efl'ets de lumière que produit dans les gaz raréfiés, l'étincelle de la bobine de M. Ruhmkorff. Uans les cabinets de physique, on garnit ordinairement dos tubes ou des ballons {/ig. 998, 999), d'une série de petits losanges d'étain placés bout ft bont, séparés l'un de l'autre par un intervalle de 1/2 à 0°',00l, et dont ii's <leux extrémités sont mises en communication .avec iliiix montures en cuivre. Quand on fait passer une déc liaivi' électrique au travers do ces espèces de chapelets mélallitines, un petit point brillant apparaît entre chaque liisaiigc, ce qui produit d'assez beaux effets dans l'obscurité. Ces appareils portent le nom de tubes ou globes étincelants.
La forme de l'étincelle est très-capricieuse ; pour peu que sa longueur dépasse 0°',01, elle est brisée en plusieurs points, ainsi qu'on le voit dans les éclairs qui ne sont que des étincelles électriques produites sur une immense échelle (voyez ToNNEnnu, Okace). Sa durée est inappréciable, bien que l'impression qu'elle produit sur la rétine soit quelquefois très-persistante, lin disque divisé en segments noirs et blancs, tournant dans l'obscurité avec une rapidité aussi grande qu'on puisse lo faire, parait immobile au moment où l'étincelle l'éclairo, et les segments sont aussi nets quo s'il était réellement au repos. Lo mCme effet est produit par les éclairs simples; si certains éclairs, ayant quelquefois plusieurs liouesde
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loneiieur, font paraître les bords des segments un peu flou "ce qui ind que que le disque a eu e temps de se dé- Sl-tcer" -ëremen pendant leur durée, c'est que ces éclairs Eomposés de plusieurs autres qui se succèdent bout à
se recouvre d'une poudre métallique excessivement fine, fe métal a été volatilisé. Le m6me effet a heu quand on ^^t passer la décliarge à travers une fte-mmce feuille d'or battu, recouverte d'une carte «"F '^.1"^"%°" t^^'i'; levé des découpures, représentant ordinairement le prohl de Franklin ^fig. 100 ), et couverte elle-mCme d'une feuille
m^^Ss^r^
f,g.998.-T.Ae.Uncela„l. Fig. 999. Globe élincehnl.
Ijout, à des intervalles sensibles, quoique excessivement ■MPPTOcl.és. L'électricité se meut, en effet, avec une yiosse nui dépasse probablement kOOOOO lieues par seconde. La circulation instantanée ù^ôiectricité qui accompag.ie le départ de l'étincelle donne lieu i des phénomènes d un faut intérêt, que nous pouvons classer en quatre groupes. ''%TmécLques. - Nous avons cité la mpture dos corps solides mauvais conducteurs, produite par le passage de l'étincelle, l'expansion des liquides et des gaz, •arrachement et le transport de particules métalliques ^ou'ajouterons seulement ici que si, au heu d une lame le vci-ri, nous plaçons une carte dans une position presque ertcàlè entre les deux pointes dn perce-verre écartées •une de l'autre de quelques centimètres, la carte est percée d'un uou situS pre'sque vis-à-vis de la pomte par aquelle sort l'électricité négative, quand on opère dans 'air tandis que dans le vide ce trou se produi a égale dUtànce des deux pointes-, ce qui indique pour les deux électricités une inégale facilite à traverser ^^"-
Effets calorifiijucs et lu,mneux.—Sh au moyen ae Vexatatera- universel [fy. 1000), on fait passer une forte
Vtz !*>""■ — i-icii.il.ur (111 ,l.rii,ir^eur universel.
décliaree électrn|uo h travers un fd métallique trts-fin, al recouvert d'un papier blanc, le 111 disparaît et lo papier
Fi;. 1001. — Porlrail de Fiaiikl
de papier blanc. L'or volatilisé passe au travers des découpures et vient imprimer en violet sur le papier le por rait du physicien américain. C'est à cet e élévation énorme de température qu'est dû l'éclat de l'étincelle.
l'/rels maanvliques.— La circulation de l'électricité autour d'un barreau d'acier naturel l'aimante, et, si était aimanté i l'avance, elle peut déplacer ou renverse ses pôles. Ce fait a été signalé, pour ^i, P'-em^-re fo's, pa. Franklin, en juin 1751, dans une lettre adressée à P. cÔllInson, puis découvert de nouveau par MM. Arago et Savary, soixante-dix ans plus tard.
Effet/ chimiques. - L'étincelle peut enflammer les corps combustibles (éther, alcool, soufre, résine...) ; elle fait détoner un mélange decliloreou d'oxyg.'.ie avec 1 hydro.'tne. Ces faits pourraient être attribues à la chaleur dégagée sur le passage de l'électricité; mais on peut par des séries d'étincelle^s, reproduire tous 'c^^P'^f °";;^"«^ chimiques auxquels donne lieu la pile voyez ce mot)
Effets physiologiques. - Chaque fois qu'une étincelle part sur un point quelconque de notre corps, nous ressei ton en ce point une piqûre quelquefois douloureuse accompagnée, si l'étincelle est forte, d'une contraction des n Sscles subite et involontaire. La décharge d une boute 1 e de Leyde au travers des deux bras les con racte violemment, et l'effet peut s'étendre jusqu'à la poitrine ; Idédiarge d'une batterie, dans les mêmes conditions, spi'aU dangereuse et pourrait môme occasionner a mort ; l'électricité passant, au contraire, au travers d un bras et d6 a jambe du même coté serait moins à craindre n ais ferait bondir lo patient. On répète souvent cet e pipérience entre plusieurs personnes se tenant par la m^^u cène ui est h l'une des extrémités tenant, par son nn'ture externe, une bouteille chargée don ele lait to cher l'armature interne par la personne P'-^^ée à 1 exrén té opposée de la chaîne. Les extrêmes sont les plus vive ent secoués; le milieu l'est moins, parce qu une nart"è de l'électricité passe par les pieds et par le sol.. ■^ Tous ces phénomènes, que nous pouvons reproduire en peut avec nos machines, se développent sur une im- ^ niense échelle pendant les o^seHvoyez ce mot). C'est Otto de Guericke, l'inventeur de la première machine électrique, qui, le premier, observa l'étincelle. Mais ce fut Cunéus de Leyde nui reçut la première commotion violente, qui l'effraya si fort, et, après lui, les physiciens qui eu tentèrent l'essai; mais on se familiarisa promptement avec ce phénomène, et, peu de temps après, l'abbé Noilet essayait, conjointement avec Morand de l'appliquer an traitement des paralysies. •*'• y-
KTIOLEMF.NT (Botanique). — Ce mot sert ;\
désigner une altération particulière qu'éprouvent
les plantes, lorsqu'elles sont privées de la qu.in-
tilé d'air et de lumière dont elles ont besoin
pour végéter. Les plantes alors poussent des
ÎEOs longues, ellilées, blanchâtres, ou tout au
moins d'une coloration moindre que dans leur
■ état ordinaire; elles deviennent, ainsi que les
feuilles, plus tendi-es, pUis aqueuses, ont peu do
saveur e de sucs nutritifs. La culture a prol^^té
^cette propriété de l'éM0K;,n..,ur.wr^^^^
plus tendres et moins .Icres e- dillv c. | a, es
de certaines plantes que 1 on a utilisées pour
IMimeutatioii; à cet ok-x on a eu recours à des moyens
an iTckls pour faire blanchir lo céleri, la clucorée, la
ETO