ÉTR
Les étoiles filanles prennent le nom de bolides, lorsqu'elles présentent un disque appréciable. Les grandes pluies d'étoiles filantes sont souveot accompagnées de quelques bolides. L'apparition des bolides est elle-même quelquefois- suivie de chutes de pierres météoriques ou d'aérolithes (voyez ce mot). E. R.
ÉTOUPE (Économie domestique. Chirurgie). — On appelle aiusi une espèce de filasse ou de bourre grossière que l'on sépare par le pcignar/e du lin ou du chanvre, au moyen du séran (voyez Peignage, Sékan). On ^'en sert pour faire des matelas grossiers, pour garnir des sièges de fauteuils, de canapés, des ballots, pour boucher les fissures des futailles, etc.
En chirurgie, on se servait autrefois des étoupes pour panser les plaies, pour faire des coussins de remplissage dans les appareils de fractures. Aujourd'hui on ne les emploie plus guère que dans la chirurgie vétérinaire.
En bolanv/iie, on a comparé à de l'étonpe, et, par suite, on a quelquefois appelé de ce nom, certains flocons filamenteux, que l'on trouve soit au collet, soit dans le fruit de quelques plantes.
ETOURDISSEMENT (Médecine).— C'est un état pass.iger et de courte durée, dans lequel existent un trouble et^une suspension de l'usage des sens et des organes locomoteurs ; les objets extérieurs paraissent tourner ou se renverser, la vue s'obscurcit, il y a quelquefois des tintements d'oreilles. Il peut être un symptôme précurseurde l'apoplexie, de Vépilepsie (voyez ces mots). Lorsou'il est très-fugace et qu'il n'est .accompagné d'aucun autre accident, il est ordinairement sans importance. Cependant c'est quelquefois un avertissement qu'il ne faut pas négliger, surtout chez les personnes disposées à l'apoplexie.
ETOURNEAU (Zoologie), Slurnus, Lin. — Genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux, famille des Conirostres. Leur corps très-allongé a des formes sveltes que font valoir leurs mouvements rapides et gracieux; leur tête petite porte un bec aussi long qu'elle et de forme conique; les ailes sont pointues et atteignent les deux tiers de la queue ; celle-ci est peu longue, élargie et légèremeut échancrée ; les pieds portent quatre doigts, dont un pouce long et robuste, tandis que les autres doigts sont médiocres. Les couleurs de ces oiseaux sont en général sombres, métalliques et variées de mouchetures claires. Ce genre, que Linné avait créé très-vaste, s'est réduit successivement par la formation de nouveaux genres A ses dépens; mais il est peu d'oiseaux plus connus que l'espèce type, VE. vu/f/uire, généralement nommée Sansonnet [S. ii»/<;i)-/,s. Lin.). Chacun a vu son plnmage noir, à reflets métalliques, violacés et verdàtres, tacheté en dessus de nombreux points d'un blanc roussàtre; on sait que, soci.ible et docile, il s'habitue facilement à la captivité, s'apprivoise sans peine et se plait à répéter dans un gazouillement grave et articulé dans le genre de la parole humaine, les phrases et même les refrains qu'il entend habituellement. Pétulant, familier et affectueux, le sansonnet débite son petit répertoire avec une loquacité grave et fanfaronne qui en fait un hôte fort amusant. On le nourrit avec une sorte de pitée faite de grains de chèncvis écrasés et piles avec de petits morceaux de viande; il accepte d'ailleurs volontiers une foule de menus débris de la table du maître, surtout la salade, les petits fragments de bœuf, de volaille. On peut conserver un sansonnet en captivité pendant huit àdix ans. A l'état libre, les étourncaux vivent en grandes bandes, qui chaque année dès le mois de février reviennent dans nos climats pour habiter toute la saison le canton qui les a vus naître. Ces bandes se font remarquer par le tourbillonnement continuel des oiseaux qui volent ainsi réunis, et aussi par les cris perçants et contii lu.ls qu'ils lancent dans les airs. Durant le jour ils se dispcrstut un peu, mais ils se; réunissent on grand nombre pour tiller s'abriter dans les marécages; leur cri, qui retentit alors, ainsi que le matin avant de se séparer, est un gazouillement aigu et prolongé, fort peu harmonieux. Les limaces, les vers, les petits insectes, certaines graines végétales et certains fruits constituent leur nourriture habituelle. Ver» la fin do mars, la ponte se fait au fond d'uii trou d'arbre ou do mur, dans un nid grossièrement préparé, parfois même dans celui d'un pic- vert ; elle se compose do cinq ou six anif» d'un vert cendré, longs de O^iOïS; la couvée reste longtemps avec la mère; le miile, et la femelle ont vaqué tour à tour aux soins de l'incubation. C'est Bculemcnl fort avant dan» l'autonmo que les bandes d'ôtourncaux nuillcut nos climats. On prend ces oi-
seaux au filet, au piège; on les tue facilement au fusir, car si l'un d'eux est frappé, les autres restent autour en criant, en sorte qu'il est .aisé d'en atteindre alors une grande quantité. La chaire de cet oiseau n'est pas mangeable ; elle a un goût désagréable.
On connaît une autre espèce d'étourneau propre à l'Europe méridionale, c'est VE. unicnlore (S. unicolor, La Marmora) de Sardaigne; on admet encore dans ce genre plusieurs espèces étrangères. F. L.
ETRANGLEMENT (Médecine), SIrangu/alio, des Latins. — On appelle ainsi un état de constriction de certaines parties du corps, soit par un agent physique extérieur, comme un lien .ippliqué autour du col, soit par une compression accidentelle déterminée par des p.arties peu extensibles, qui empêchent le développement d'avitres parties, frappées d'inflammation, par exemple, et qui déterminent une série d'accidents plus ou moins graves, comme cela a lieu dans les hernies étranglées. Nous renverrons au mot S/rangu/ntion, pour ce qui a rapport à l'étranglement par constriction du col, et au mot Hernie pour l'étranglement, suite d'une hernie non réduite.
h'e'Iranglement peut arriver lorsqu'une partie, prenant accidentellement un développement plus ou moins considérable, et étant enveloppée ou par une forte aponévrose ou par une gaîne fibreuse, se trouve comprimée d'une manière dangereuse ta rapport avec la sensibilité et l'importance de l'organe étranglé, ou avec la résistance et la ténacité du corps qui le comprime. Dans ce cas, le développement de la partie enflammée ne pouvant se faire, il en résulte non-seulement des douleurs très-vives, mais encore l'imminence d'accidents quelquefois trèsgraves dont la gangrène est le dernier terme avec toutes ses conséquences ; le meilleur moyen d'éviter ces accidents, c'est le débridement au moyen d'incisions plus ou moins répétées , qui permettent à la tuméfaction de se dévelopjier librement. F — n.
ÉiRANGLtMENT INTERNE (Médecine). — Voyez Iléus.
ËTRÈPE ou ExEnPE (Agriculture). — Sorte de houe de défrichement, disposée de façon à couper entre deux terres les racines des ajoncs, genêts, bruyères et autres arbustes qui couvrent les landes et les terr.aiiis non cultivés (voyez EcoBeAGK, Labour, Sol).
ETRIER (Anatomie). — On appelle ainsi un des o-rselets de l'ouïe, .ainsi nommé à cause de sa forme (voyez Oreille).
ETiiiEn (Chirurgie). — Sorte de bandage que l'on fait surtout après la s.aignée du pied, loi-squ'on a ouvert la saphène. Comme pour la saignée du bras, on laisse pendre un bout de la bande et on fait des circulaii;es alternativement, en commençant par le cou-de-pied et en remontant sur le bas de là jambe. Lorsqu'il ne reste plus que quelques centimètres, on fait avec les deux bouts une rosette au-dessus de la malléole externe.
Etrieb (Hippologie). — Nom bien connu par lequel on désigne l'aiipui sur lequel le cav.ilier pose son pied lorsqu'il est à cheval i voyez Hippologie).
Etrier américain (Agriculture). — On nomme .ainsi un petit appareil fort bien conçu pour fixer le contre de la charrue contre l'âge sans entailler ce dernier, et en lui laissant, p.ar conséquent, toute sa force. L'étrier américain se compose d'une barre do fer (A) courbée en forme d'U, à angles droits, et dont les deux extrémités libres, taillées en pas do vis, s'engagent dans une pla-
Fiir. lOOn -L un» .1" pUniinj .lo lonio F.r. lOOl. - Cm.lre M par l'ag» ci-enolooi'.aMUiieoiii inoii.lciiirl'i!li-ior. oumojen ilo 1 clrior amoncam.
que de fer (B) épaisse de 0°,003 environ sur 0°,03 do large. Dos écrous (C et D) servent .^ maintenir ces extrémités dans la plaque, et l'on a ainsi un véritable collier en fer, que l'on H.xc autour do l'agc pour y maintenir eu
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même temps lecoutre, comme on le voit dans la figure; le coin o sert à caler le contre île façon i lui donner la position que l'on juge convenable. L'âge porte à sa face supérieure et à sa face inférieure une plaque de fonte crénelée transversalement, que l'on voit figurée isolément ci-contre {fig. 1004), et qui sert à maintenir les branches horizontales de l'étrier. Cet appareil si simple et si solide est adopt.' aujourd'hui par l'immense majorité des constructeurs de charrues ou d'araires.
ETRILLE (Hippologie), en iMin slrigil.— Instrument dont on se sert pour enlever ce qui s'attache au poil du cheval (voyez Hippologie).
Ethille ou Poetlne (Zoologie), Portumis, Fab. — Genre de Crustacés, ordre des Décapodes, famille des BracAwwres, Cuvier, et des Cyc/on,étopes, de M. Milne- Edw., caractérisé par un test plus large que long, arqué en avant et garni de cinq dentelures de chaque- côte pour les espèces qui vivent sur nos côtes; des yeux à pédicules courts ; et les dernières pattes aplaties en forme de rames. Ces crustacés qui sont comestibles nagent bien et s'avancent dans la haute mer ; ils sont très-carnassiers et se nourrissent généralement de cadavres d'animaux ; ils périssent rapidement hors de l'eau. VE. commune (P. puber, Lin.) est velue ; son front est découpé de petites pointes ; sa chair est très-estimée. L& Petite E. (P. con-ugatus, Penn.), plus petite que la précédente, habite, comme elle, les cotes de l'Océan et de la Slediterranée. Les espèces étrangères sont beaucoup plus grandes. ,
ETUI (Botanique). — On donne ce nom à la couche qui entoure immédiatement la moelle dans les tiges h- ■•neusesdes végétaux dicotylédones. On le nomme, pour cette raison, étui médullaire. Hill est le premier qui ait parlé de cet organe formé de longs vaisseaux parallèles qui s'étendent dans la longueur du tronc. Ce sont des trachées pouvant se dérouler, même lorsque le bois est vieux. Mirbel a démontré que la distribution des vaisseaux de l'étui médullaire variait dans les diflérentcs espèces. D'après Palissot de Beauvois, la forme de l'étui que remplit la moelle est en rapport avec la situation des feuilles. Cet observateur a prouvé ainsi « que dans !e frêne, par exemple, où les feuilles sont opposées deux à deux, l'aire de la coupe transversale de la moelle est obloDgue; que dans le laurier rose, où les feuilles naissent trois à trois à la même hauteur autour de la tige. Taire est triangulaire; que dans le cliénc où les feuilles sont alternes et en hélice, de façon qu'il faut cinq feuilles pour f;iire le tour complet de la tige, l'aire est pentagone.» ETLIS (Zoologie). — Ce nom désigne chez les insectes \.\ première paire d'ailes, celle qui s'insère à l'anneau inoven du thorax tontes les fois que ces ailes coriaces, druis une partie ou dans la totalité de leur étendue, ne servent plus au vol, mais sont spéci.nlement affectées i recouvrir pendant le repos, comme le feraient des étuis, Ips secondes ailes repliées sur elles-mêmes; le mot éltj- Ires est employé plus généralement par les naturalistes, à la place du mot éluis. .
ETUVES (Médecine, Hygiène). — Au mot Bmn, il a .■■té question des étuvcs ordiniiires chez les anciens et 1 liez les modernes. Dans ces derniers temps, on a établi d.-s salles d'étuves d:ins les principales stations d'eaux minérales, avec vestibule fnisiut l'ollice de teptdariuin, dus gradins, et parfoi-, dis locaux contenant dcsboiiesde vaptHir pour bain total ou pour bain partiel. On y a même dans quelques étuves, établi des vestiaires, des cabinets avec lits de repos; telles sont les stations d'Amélie-les-Bains, de liagnères, de Luxeuil, etc.
EUCALYPTE (Botaniipie), Eticahjl'tus, L'Hérit. ; du greceu, bien, et kaluplù. jecouvre, parce que le limbe du calice se détache comme un couvercle. — Genre de plantes Di/cott/léduties diali/pétitles péngynes, famille des Myrlncée's, tribu des Ij-ptoxpermées. Caractères : calice presque globuleux, se détachant circulairenient comme un opercule au moment de l'épanouissement ; pétales soudés au calice et tombant avec lui; etamines indéfinies; ovaire libre; capsule à 3-4 logos, et renfermée dans le reste du calice. Les espèces de ce genre au nombre d'une centaine, sont des arbres souvent très-élevés et résineux de l'Anstralic. Leurs feuilles sont persistantes coriaces, onlières, et leurs (leurs, solitaires ou disposées en ombelle, sont iblanches ou d un jaune pâle. VE. gir/(rtt,s,iuc{E. roliusta, Smilh) atteint (inchiuffois plus de V) mètres. On lui donne le nom à'.icnjuu de la Nouvelle-Hollande, à cause de son bois très-beau qui s'emploie dans l'ébénisterie^. Ce bois donne, cil outre, une matière tinctoriale. L'E. i-ésiiufcre [E.
resitiifera, Smith) donne une gomme-résine. Son écorce est subéreuse et sert à couvrir certaines habitations. D'antres espèces donnent encore du tannin et une huile essentielle. Les eucalyptes peuvent se développer en plein air dans le midi de la France. VE. glohuhis de Tasmanie, Gommier bleu de la Tasmanie, est un joli arbre d'ornement lorsqu'il est jeune ; il se fait remarquer par la couleur glauque, bleu de Suède tirant sur le vert de mer, que présentent ses feuilles. C'est un arbre très-rustique et dont la croissance est d'une rapidité extraordinaire. C'est peut-être bien le géant des forêts. M. lianiel en cite un qui avait environ 300 pieds anglais de hauteur (91 mètres) et 00 pieds {il mètres) de circonférence à sa base; on estimait que son tronc présentait 800 anneaux concentriques. Le même voyageur dit qu'après quatre ou cinq ans, cet arbre atteint 25 à 30 mètres de hauteur. On a déjà tenté quelques essais de semis soit à Londres, soit ;\ Paris, ils ont donné des résultats encourageants. Un exemplaire né au Jardin des plantes et mis en pleine terre, a grandi de un mètre par mois de juin à fin septembre. {Revue culon. Décembre 1801, pag 515.) G- s.
EUCLASE (Minéralogie), du grec eu, bien, et klaetn, briser. — Minéral peu commun, d'un blanc bleuâtre ou verd.itre, qui se présente en cristaux vitreux, prismatiques, courts, striés verticalement, et sujets à se diviser en lames par la plus légère percussion. Cette fragilité, ou plutôt ce clivage si facile, explique le nom que porte ce minéral, et que^lui adonné Hauy. Les formes cristallines de l'euclase dérivent d'un prisme rhomboîdal oblique, dont les pans sont inclinés l'un sur l'antre à 114» 50' et forment, avec la base du prisme, un angle de 123° 40'. Poids spécifique : 3,10; dureté, 7,5; elle raye le quartz, et se laisse rayer par la topaze. L'euclase, considérée chimiquement, est un silicate d'alumine et de glucyne; elle est inattaquable .lux acides, et fond au chalumeau en un émail blanc. Cette espèce minérale se trouve au Pérou et au Brésil dans des quurtzites micacées et talqueuses. Elle est susceptible de recevoir un beau poli ; est ordinairement d'un vert tendre, passant au bleu de saphir le plus brillant ; mais elle se divise si facilement, qu'elle ne peu- être employée par les lapidaires. Elle est du reste extrêmement rare.
EUCOMIS (Botanique), Lhérit. ; du grec eucomos. qui a une belle chevelure ; à c;uise de la belle touffe do feuilles qui couronne sa grappe. — Genre de plantes Monocotijlédones périspermées , famille des Ltliacees, tribu des Hyacinthinées . Ce sont des plantes herbiicées, bulbeuses, à feuilles radicales, larges, lancéolées, d'où sort une hampe à grappe simple, couronnée par une touffe de feuilles ; le fruit est une capsule coriace, à trois an-les ailés. Elles sont du cap de Bonne-Espérance. On cultive, pour l'ornement dans nos jardins, VE. couronne (E renia, Alton ; Basitea coroiiala, Juss.)dontla hampe, haute de (r,20i 0"',25, est garnie, en automne, de petites fleurs verdàtres, et l'is. ponctué {E. punctata, Lhérit.) dont les fleurs sont disposées en grappes très-longues. Le genre Basilée de Jussieu a été réuni i celui-ci. EUDIALYTE ^Minéralogie), du grec eu, bien, et diali/em dissoudre. — Minéral lamelleux, de couleur violacée rongeât. e; densité, 2,90; raye l'apatite (phosphate de chauxl,se laisse rayer par le feldspath; cristaux dérivant d'un rhomboèdre aigu dont l'angle est 13° 2i . Cette substance est un silicate d.>, zircone, de soude et de chaux, avec oxyde de for, oxyde de manganèse et un peu de chlore i l'état de chlorure. On a trouvé l'eudialyte au Croinland. dans des roches de gneiss.
EUDIO.MÈTIîF.S (Chimie). — Ce sont des app.ireils destinés ;'i faire l'analyse des gaz au moyen de leur combinaison mutuelle, sons l'influence de l'étincelle électrique. Le pins répandu et en même temps le moins exact est celui de Voila avec lequel on opère sur l'eau. Il sn compose [fig. 1005) d'un cylindre de verre fort épais i. mastiqué dans deux montuies de laiton A et B, munies chacune d'un robinet. Un tube do verre gradué EO se visse au fond de la cuvette D. Pour faire usage de cet
appareil, on enlève EO et on plonge le reste de 1 instrument dans l'eau ; il se remplit ; on ferme alors le robino' IV et on fait reposer l'eudiomètre sur une planche percée, disposée dans la cuve à eau de façon que le piedlb.iigne dans l'eau; ce pied a la forme d un entonnoir renversé et permet d'introduire un mélange gazeux dans A et B par le robinet ouvert R. Le gaz est intmduit sous un volume détern«né M'aide d'un mesureur. On fei'me alors B. On remplit d'eau lacuvelle D. et l'on visse le tube EO plein d'eau. On mot la monturcB en communication avec
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ramiatnre extérieure d'une bouteille de Leyde, et l'on approclie le bouton de cette bouteille de l'extrémité t d'une tige de cuivre mastiquée dans un tube de verre v. L'étincelle jaillit au sein du gaz qui détone. On rouvre R, puis
Fig. 1003- - Eiidiomélre de Voila. Fig. 1006. - Eiidiomaro
a mciciirt".
R' ; le résidu gazeux se rend dans le tube gradué EO, où on le mesure. L'étincelle électrique s'est produite entre l'extrémité de la tice t, qui se trouve dans l'intérieur de
l'eudiomètre, et la monture A dont cette tige est isolée parle tube de verre i',- cette monture communique par une lame métallique à la partie B, qui est elle-même reliée p.ir une cli.Vme à l'arm.ature extérieure de la bouteille de Leyde. On peut remplacer avec avantage l'emploi d'une bouteille de Leyd ■ par celui d'une machine d'induction de Ruhnikorft'. L'électropliore suffit souvent à produire la détonation.
L'eau contenant des gaz en dissolution, ceux-ci se dégagent au contact d'une atmosphère raréfiée, comme celle qui se produit généralement dans l'eudiomètre après l'esplosion ; on ne peut donc avoir des résultats exacts en opérant sur l'eau ; il faut opérer sur le mercure.
Le plus employé des eudiomèlres à mercure avant ceux de MM. Regnault et Doyère était celui de Gay-Lussac. C'est une simple éprouvette fort épaisse A [fig. 1006), que traverse il sa partie supérieure une tige de fer terminée par deux boules a, b. L'étincelle électrique jaillit entre h et une boule c placée à l'extrémité d'un tube cd qui plonge dans le mercure. Il faudra donc mettre l'une des armatures de la bouteille de Leyde eu communication avec le mercure de la cuve, et l'autre avec le bo\iton a. Au moment de la détonation, les gaz subissent une trèsforte expansion qui tend à les faire sortir de l'eudiomètre; d:ins l'appareil de Volta, le robinet R s'opposait à cette sortie ; dans celui de Gay-Lussac, il y a une soupape e qui peimet bien au gaz d'être introduit, mais qui l'empêche de sortir.
L'eudiomètre de Mitscherlich, celui de Bunsen, n'ont rien de remarquable; il n'en est pas de même de celui de M. Regnault dont nous empruntons la description au traité de chimie de ce savant.
0 La figure 1 0(17 donne la projection géométrique de la face antérieure; la ligure 1008 montre une section verticale faite p.ar un plan perpendiculaire à cette face; enfin la figure 100!) donne une vue perspective de l'ensemble.
« L'appareil se compose de deux parties que l'on peut réunir ou séparer i'i volonté. La première, le mesureur, sert à mesurer les gaz dans des conditions déterminées de température et d'humidité ; dans la seconde, on soumet le gaz aux divers réactifs absorbants; nous lui donnerons, à cause de cela, le nom de laboratoire.
« Le mesureur se compose d'un tube oè,de 0°',015 à O'",020 de diamètre intérieur, divisé en millimètres et terminé en haut par un tube capillaire recourbé bcr'.
!.) (Section pcrpcniitcutair
l.'cxtrémilé inférieure de ce tube est mastiquée dans une i un tub(! droit Ht ouvert aux deux bouts, do même dianièpiècc en fonte /'V/' 4 deux tubulures n, i, et munie d'un tre que le tubo ah et divisé éjçalemout en millimètres; la robinet H. Dann la seconde tubulure i se trouve mastiqué I robinet R est il trois voies j et semblable à ceux dont on
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fait usage si fréqucninipiit dans les appareils dpstimjs à la mesure de la dilatation dos gaz, dans les tlicrmomètres à air et dans le volnménomèire. On peut donc établir k volonté lescoinmunications entre les donx tubes ab, i/i, ou faire communiquer seulement avec Textérieur l'un ou l'autre de ces tubes.
« L'ensemble des deux tubes verticaux et de la pièce en fonte forme un appareil manomctrique renfermé dans un manchon de verre cylindrique pq, p'q', rempli d'eau que l'on maintient ;\ une température constante pendant toute la durée d'une analyse. La température est donnée par un thermomètre T. L'appareil manomélrique est fixé sur un support eu fonte zz' muni de vis calantes.
(I Le tube laboratoire se compose d'une cloche de verre gf ouverte par le bas et terminée en haut par un tube capillaire recourbé fer. Cette cloche plonge dans une cuve à mercure t; en foute de for, dont les figures lOOS, 1009 et 1010 donneut une idée exacte. La cuvette U est fixée sur une tablette que l'on peut faire monter à volonté le long du support vertical de l'appareil , au moyen de la crémaillère rie qui engrène avec le pignon denté o, mis en mouvement à l'aide de la manivelle B. LerochetA permet d'arrêter la crémaillère, et, par suite, la cuve U dans l'une quelconque de ses positions. Un contre-poids fixé au rochet facilite la manœuvre ; suivant qu'on le tourne d'un côté ou de l'autre, le rochet engrène ou n'engrène pas avec le pignon.
Il Les extrémités des tubes capillaires qui terminent le laboratoire et le mesureur sont mastiquées dans deux petits robinets en acier >•', dont les extrémités rodées s'ajustent exactement l'une sur l'autre. Ces deux robinets sont exécutés avec un soin tout particulier. L'un des robinets se termine par un cône saillant et une surface plane; le second porte également une surface plane et un cône creux, qui s'appliquent exactement sur la surface plane et le cône saillant du premier. Pour avoir une fermeture complètement hermétique, il suffit de presser ces deux parties l'une contre l'autre, au moyen d'une pince que l'on serre avec les vis après interposition d'un peu de caoutchouc fondu ou d'un corps gras quelconque.
« Le tube laboratoire est mainteiui dans une position verticale invariable, au moyen d'une pince u garnie intérieurement de bouchons, et que l'on ouvre ou ferme facilement quand on veut ôter le tube ou le mettre eu place. Le mesureur alj est traversé vers b par deux fils de platine opposés, dont les extrémités s'approchent à une distance de quelques millimètres à l'intérieur de la cloche, et dont les autres extrémités sont fixées avec un peu de cire sur le bord inférieur du manchon. C'est à l'aide de ces fils que l'on détermine le passage de l'étincelle électrique dans la cloche; l'eau du manchon n'y fait pas obstacle, si l'on provoque l'étincelle avec une bouteille de Leyde. »
Il est inutile, après cette description, d'insister sur le mode d'emploi de l'appareil.
M. Doyère emploie pour l'analyse des gaz trois pipettes d'Ettliug, modifiées par lui et ayant la forme indiquée par la figure. Il lui faut, de plus, une cuve à mercure, .analogue par la forme à celle de l'eudiomètre de M. Regnanlt, et qui, grâce à sa profondeur, permet l'i-'umersion complète de la bj'an- » che ilil de la pipette.
^ Quand l'on veut opérer, on comnicncG par remplir de mercure jusqu'au niveau l l'une dos pipettes qui servira de transvaseur; puis on introduit la partie /.:/ sous la cloche contenant le g.tz à expérimenter. On aspire p;irl'autreeNtrémilé de la pipette, ce qui fait pénétrer le gaz dans la boule B; on descend / dans le mercure, on aspire encore, du mercure pénètre en ikl, et le gaz se trouve emprisonné dans l'instrument entre deux colonnes do mercure. On ferme avec le doigt l'extrémité qui a servi à.-vspirer; on transporte la branche W dans une éprouvette graduée placée sur le merctu'o, et l'on peut ainsi mesurer le gaz sur lequel on vaopérer. On
Fig. 1010. — Eutliomcire de H. Ouyère.
reprend alors le gaz avec une pipette semblable contenant un liquide absorbant, si l'on veut opérer par absorption, ou ayant dans sa boule B doux fils de platine mastiqués, si l'on veut opérer par détonation. Dans l'eudiomètre de M. Doyère, qui est formé, comme on le voit, d'un assez grand nombre de pièces distinctes, des pr'êcautions sont prises pour mesurer exactement le volume et la pression des gaz sur lesquels on opère. H. G.
EUFRAISE (Botanique). — Voyez Euphraise.
EUGÉNIE (Botanique), Eugenia^ Micheli ; dédié au prince Eugène de Savoie. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétates péiigijnes, famille des Myiiacées, tribu des Myrtées. Caractères : calice à 4-6 lobes ; corolles, 4-5 pétales; étamines nombreuses en plusieurs rangées, insérées sur un disque épigyne ; ovaire infère à 2 lobes ; baie globuleuse couronnée par le limbe du calice. Les espèces de ce genre, au nombre de près de deux cents, sont des arbres et des arbrisseaux de l'Amérique méridionale et de l'Asie. Leurs feuilles sont opposées, entières, ponctuées; leurs fleurs sont blanches et leurs baies noires et rouges. VE. de Micheli {E. Mtclielis, Lamk), appelé aux Antilles, oii il est cultivé. Cerisier de Cnyenne, a les baies cannelées, écarlates ; elles sont comestibles. VE. piment [E. pimenta, deCand. ; Myrtus pinfnla, Lin.) est un arbre de 10 mètres, originaire des Antilles. Il fournit le piment oa poivre anglais. Plusieurs autres espèces intéressantes rentrent dans le genre Jambosier (Jambosa, Rumph.) (voyez ce mot).
EULOPHE (Zoologie), Euhplius, Geoff. ; du grec eu, bien, et laphos, aigrette. — Genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères, section des Tà-ébrants, famille des Chalcidiens. Caractérisés par : un corps mince et long; la tète plus courte que le corselet ; des antennes de dix articles terminées eu massue ; des pattes moyennes et un abdomen presque linéaire. Ils sont petits, forment de nombreuses espèces, et leurs larves vivent en parasites sur d'autres insectes. VE. randcornis, Lat., de 0'",002, est vert brillant. Sa larve, qui est apode, vit aux dépens des chenilles.
EUiMOLPE (Zoologie), Eumolpus, Latr.;du grec eunioljios, harmonieux, à cause de son aspect gracieux. — Genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Cycliques , tribu des Chrysomélines (voyez ce mot), très-voisin du genre Gribouri ; il s'en distingue, d'après Latreille, par les derniers articles des antennes presque triangulaires, ou en forme de cône renversé et légèrement aplati. Ce genre a d'ailleurs subi des modifications par suite d'une étude plus approfondie des espèces qui y avaient été inscrites, et qui présentent entre elles des différences assez grandes. Chevrolat en a formé plusieurs genres nouveaux dont un ag.ardé le nom d'Eumolpe, mais ne contient que des espèces américaines.
L'insecte dont il est question plus loin, sous le nom d'Eumolpe de la vigne, rentre dans le genre Bromius de cet auteur, qui appartient de môme à la tribu des Cltrysomélines. Il a été adopté par la plupart des zoologistes, et entre autres par Dejean, qui y rapporte quatre espèces, dont deux des Indes Orientales et deux d'Europe, l'Eumolpe obscure et V Eumolpe de la vigne.
EuMOi.PE iiE i..\ VIGNE (Agriculture), Eumolpus vifis, Fabr., ou Bromius vitis, Clicvrolat. — C'est une espèce d'Insecte coléoplcre, bien connue des vignerons sous les noms de lléche. Coupe-bourgeon, Piquebroc, Lisette, Gribouri de la vigne. Diablotin, Ecrivain, qu'on lui donne selon les pays. Ce petit insecte, long de 0"',tlO(;, a le corps cylindri- (pio avec le corselet noir, finement ponctué, et les élytres d'un rouge brun.; la tûte, qui est très-petite, est presipie cachée sous le bord antérieur du coi'selet, et porte des antennes filiformes, .isscz longues, formées de douze articles dont les nuit premiers noirs comme le corselet et la tête, les qiuitre derniers rouge brun comme les élytres ; les pattes, les hanches, les cuisses et les tarses noirs .ivec les jambes rouges; tout le corps est voilé d'un duvet grisâtre, assez court. Cet insecte vit sur la vigne, connue son nom l'indique, et y commet, à l'état de larve et k l'état parfait, des dégâts (|ui deviennent parfois funestes aux vignobles. Ses mœurs ont été étudiées par Audouin, et sur-
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tout dans ces derniers temps, par M. le baron Paul Tlicnard; ces deus observateurs avaient principalement en vue de reconnaître les moyens de combattre cet ennemi des vignobles. C'est au printemps, en avril et mai, qne l'on trouve communément les euniolpes sur les premiers bourgeons de vigne qui viennent de s'épanouir. Us viennent, en eflet, de subir leur dernière transformation et montent sur les ceps pour se repaître et s'appareiller avant la ponte. A cette époque, ils se tiennent sous les feuilles dont ils rongent le parenchyme en y découpant des espèces de fentes étroites et contournées dont les nervures demeurées intactes rattachent seules les bords ; ces fentes ressemblent grossièrement
dans leur ensemble à des caractères d'écriture, ce qui explique le nom vulgaiie à'Hciivaiti, que donnent à l'insecte beaucoup de vignerons de la Bourgogne. Cette destruction d'une partie du parenchyme des feuilles encore jeunes ne saurait être quelque peu étendue sans que la vigne en ressente un préjudice sérieux. A la lin du printemps, les femelles d'eumolpes descendent déposer leurs œufs au pied des ceps, ou sous les feuilles les plus basses. Dix jours après, ces œufs donnent issue il de jeunes vers blancs, arrondis, qui se lixent au collet des pieds de vigne et passent l'hiver sous le sol, rongeant la surface des racines et dévorant les radicelles ou brins du chevelu. Ces dégils, ajoutés h ceux de linsccte parfait, rendent la vigne languissante; ses feuilles se font remarquer par une coloration jaunâtre; lis pousses ne prennent aucune vigueur, se desscrluni mi ,iv(Mtent partiellement nu lieu de doinier les 11' m^ i i l( s Irniis qu'on en pouvait attendre. Kn outre, les niinir, .1. u:iis reproduits d'année en année abrègent la vie de la platite et peuvent, suivant M. Thenard , la réduire d'un tiers. L'eumolpe peut donc devenir, en se multipliant, un fléau pour les viguobli'S, et c'est ce que savent trop bien les vignerons de la Bourgogne, du Languedoc, du Roussillon et des bords du Var, dont les plnintes ont fait tant de fois appel aux naturalistes et aux ngronoines. On trouve assez communément l'eumolpe dans d'autt'es contrées vilicoles, comme les coteaux d'Argenleuil, les vignes des environs de Paris, les treilles de Fontainebleau, et même les vignobles du Bordelais, sans (|u'il ait sérieusenu'ut attiré l'attention des vignerons de ces p;iys. Pour comiiléter ces renseignements succincts sur les inieurs de l'euinolpe. il faut ajouter que, comiui! bi'aiicoup de coléoptères des genres voisins, ce petit insecte, dès (|u'il peut soupçonner quilque danger, se hiisse tiinil)i.'rdub feuilles qu'il est en train de dévorer sur la tcniT où il reste queli|ue temps faisant le mort, les membres ramassés, et se confondant par ses couleurs avec les pciiles boules de terre qui l'environnent, ou, se glissant sous la lace inférieure dus feuilles qui louchent la tt'ric,il s'y tient caché fort
longtemps. Sa défiance est extrême, le moindre bruit sutïit pour l'éveiller.
Les moyens de destruction imaginés contre l'eumolpe de la vigne reposent nécessairement sur la connaissance de ses mœurs, et s'attaquent à l'insecte parfait ou à la larve. Les eujnolpes ,'i l'état parfait étant beaucoup plus apparents que les vers tapis au pied des ceps, les vignerons se sont attachés à pratiquer une sorte de chasse au printemps, et Audouin a décrit celle qu'il a vu faire dans le Maçonnais : « On place ordinairement sous les ceps une corbeille d'environ 2 pieds (0'°,(J0) de diamètre; en même temps, un ouvrier imprime au cep de petites secousses brusques qui font tomber les écriuaius dans le panier qu'on a garni de quelques feuilles fraîches, auxquelles ils s'attachent lorsqu'ils reprennent leurs mouvements. On les tue ensuite en les jetant dans l'eau bouillante. On recueillit ainsi très-prompterneni, dans le vignoble du bois de Loize, près d'un million d'eumolpes.» Audouin signale ensuite, comme plus convenable que la corbeille du Maçonnais, un appareil qu'il a vu employer aux environs de Montpellier; c'est une sorte d'entonnoir en fer- blanc, très-évasé et muni sur un côté d'une échancrure en fente, où l'on peut introduire le pied de vigne; la partie rétrécie de l'entonnoir est fermée par un petit sac de toile où se recueillent les eumolpes. On peut d'ailleurs modifier à son gré et selon ses besoins le récipient où viennent tomber les insectes; le procédé, au fond, est toujours le même, mais il est d'une pratique plus ou moins prompte, plus ou moins eflicace. Ainsi ou peut se contenter, comme le faisait M. Delarose (de Saint-Laurent) pour chasser les aliises, de recueillir les eniuolpes au moyen d'une tablette en zinc ou en ferbhuic, de 0"',60 de longueur sur 0°',40 de largeur; .'i bords légèrementrelevés, pour retenir un corps gras dont on l'enduit,etoù les insectes demeurent attachés, et deprésenter successivement cette palette à chaque pied de vigne que l'on secoue. Un précepte important de cette chasse aux eumolpes révèle en même temps un curieux trait de leurs mœurs; on est obligé de prendre grand soin de marcher, en y procédant, de façon à projeter son ombre sur les pieds de vigne que l'on vient de nettoyer, car il suffirait de cette ombre sur les pieds encore intacts pour effrayer beaucoup de ces petits animaux qui se cacheraient à terre et échapperaient au ch.asseur.
La destruction des eumolpes à l'état parfait est un moyen plus facile, mais moins avantageux que la destruction des larves, car il s'.attaque à l'insecte après lui avoir laissé tout le temps de commettre une part considérable du dégât : il me semble préférable de faire périr les larves au pied des ceps dès le premier éveil de la végét.itioQ. C'est ce que paraît réaliser d'une façon satisfaisante la méthode récemment mise en œuvre par M. le baron P. Thenard. « Llans ma pratique, dit-il, je me suis arrêté aux tourteaux de colza et de navets, préparés à une température maximum de 80° cent., et avec le moins d'eau possible (I ou 'I p. 100 au plus). Chaque année, le tiers du domaine en reçoit 1 200 kilogrammes par hectare. Le tourteau, préalablement réduit en poudre sousdes meules d'huilerie, est employé du 15 février au 15 mars, au moment où on conmieuce h donner le premier coup à la vigne. Chaque vigneron en emporte tous les matins dans sa hotte 50 kilogrammes pour -^ d'hectare. Il est essentiel que le tourteau soit semé par petites portions et pioché aussitôt; sans cette ptécantion, en effet, restant lougtenqis en contact avec l'humidité du sol, il pourrait perdre dans l'atmosphère la plus grande partie de l'essence ili' tiiiiuliirile (|u'il est susceptible de donner. Dès lors, il n'agirait plus que comme engrais. « C'est, en effet, l'essence do mout.arde contenue dans les tourteaux qui tue les larves, et voilà pourquoi il ne faut p.as trop d'eau, et pourquoi la température ;i laipielle ils ont été chauffés ne doit pas excéder 80". A ces deux conditions seulement , l'huile essentielle de moutarde sera demeurée intacte. Voici quelques chifi'res donnés par M. Thenard, pour faire juger des résultiits obtenus par lui an point de vue agricole, le prix moyen des 1 000 kilogrammes de c. Iza étant de ll',5() :
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moyen mm (Ik 40 rr.
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Ces chiffres se rapportent aux fails observés par M Tlienard, en Bourgogne (dOparlenient de la Coted'Ori; je les cite ici conimo des renseignements fournis par l'expérience. • „„ a „
On pourra consulter sur l'eumolpe de la vigne : Audouin, /nsee^ nuis, à la vigne ; - Paul Thenard^ J<mr„al
'^^UMÈNE [Zoologie), Eumer.es, Fab. ; du grec eumcnés, doux *- Genre d-/«sfc(eç, de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-aiguillon, famille des Diplopteres tribu des Gu^piaires, se distinguant par : un corps très-elance -, des mandibules formant un bec long et étroit; des antennes filiformes; des ailes supérieures, à cellule radica e, et le premier segment abdominal en forme de pi-dicule. Ils sont de taille moyenne et vivent isoles dans les pay^ rhinris L'esDèce tvpe, qui habite le midi de la France, estr£'W«e^^ jaunes. Les autres espèces sont peu nombreuses.
EUMÊRODES (Zoologie). — Famille établie par Duméril'pour les reptiles Sauriens, que Ciivier a compris dans les familles des Lacertiens, des Iguamens et des Geckotiens. ^ ,, . ,, .,„
EUNICE (Zoologie), Eunice, Cuv. — Genre d AnneMe, errantes, de Tordre des Dorsihvanchei, famille des Eunidens. Leur corps est linéaire et presque cylindrique composé d'anneaux très-courts et tres-noinbreiu; parfois 400. Ils ont cinq grandes antennes et «ne tête distincte avec deux yeux. Li. de Ho'osse lE. Harassa, Edw.) porte des cirrlics tentaculaires derrière la nuque. VE. sanquine [E. sangmnea , Cuv.), d'un rose vineux, vit dans des tubes sablonneux et se brise par la violence de ses contractions, quand on la saisit L'F. française {E. qallicn. And.), très-petiie, se Irouve sur les coquilles d'huître. VE. géante {E. gi- «a>îtoi,Cuv.}est lapins grande des annélides connues; olle a plus de r,25 de long, et habite la mer des Indes. Les espèces précédentes viventdaus les eaux de la Manche. EUNICÉE (Zoologie), Eunieea, Lamou. — Genre de Zooplwtes, de la classe desPolgpes, ordre des P. a polyliiers famille des P. corticaux, tribu drs Ceratophxjtes, du grand genre Gorgonia. de Lin.). Ses caractères principaux sont : polypier rameux et .irborescent; écorce cylindrique parsemée de mamelons saillants d'où sortent les polypes rétractiles et à tentacules allonges, avec des branchies à rameaux épais. Ils sont d'un fauve rougeâtre et vivent attachés aiix rochers ou à des corps marins On en connaît une dizaine d'espèces particulières aux régions intertropicales. Telle est VE. antipate des Indes [Gorgonia nntipatlies, Seb.).
EUPATOII'.E (Botanique), A'Mpa/orium, Tourn.; d tuvator, roi de Pont, qui, le premier, mit en usage une des espèces. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales veriqmes, famille des Coynposées, type de la tribu des \Eupaloriacées et de la sous-tribii des Eupatoriees. Les eupatoires, au nombre d'une centaine d espèces, sont des plantes à feuilles le plus souvent opposées à capitules de fleurs violacées, et disposes en corymbes ou en panicules. Ils habitent particulièrement les régions tempérées de l'Amérique. La seule espèce qui croisse en Europe, et qu'on trouve abondamment aux environs de Paris, est VE. chanvrin (E. cannahinum. Lin.), •linsi nommé à cause de ses feuilles qui ressemblent à "celles du chanvre. C'est une jolio herbe vivace qui croit dans les endroits humides, au bord des étangs. Ses tifies sont striées; les segments de ses feuilles sont lancéolés, terminés en pointe, et ses fleurs iBut d'un pourpre pale, quelquefois blanches; ses akènes ont 3 angles peu prononcés. Les racines de cette paute, aromatiques, à saveur piquante et amère, ont éti; jadis employées comme purg.-itives. Ses feuilles ont pa.«é pour apéntives vulnéraires L'eupatoire chanvrin f-iurnit une teinture noire, quand on le traite par le sulfate do fer; elle est jaune par l'alun. Parmi les autres espèces d'eupatoires, lapins importante est r^^i/a-zin'ii (voyez ce mot). On cultive dans les p.artorres VE. powiire (E. purpureum,Lin.), plante du Canada, qui produit un elTct agréable par ses tiges pourpres et ses fleurs purpurines. Caractères du genre : capitules muliilloies; réceptacle nu; involucre à écailles sur une, deux ou plusieurs séries; corolle dilatée à la gorge; anthères non saillantes; akènes anguleux ou striés; aigrettes à soies scabres. G — s.
Eui'ATOinE (Air.niMoiNE) (Bolanique).— Voyez AicnE-
MOINH.
EUPHOHBE (Botanique), Euphorbia, Lin.; dédiiC à Euphorbo, médecin de Juba, second roi de Mauritanie, (jui, le premier, emiiloya une des espèces. — Genre de
plantes nicot'/lé'hnes dinlypétales hypogynes,iype de la famille des Eiipkorhiacées. tribu des Euphorbiees. Les euphorbes, dont on connaît près de quatre cents espèces, sont des plantes à suc laiteux, acre, très-ubondant dans toutes leurs parties. Leur tige, ordinairement herbacée, est d.-ius un certain nombre d'espèces, charnue comme celîo des cactées. Leurs feuilles sont alternes ou nulles. Ces plantes habitent principalement les régions tempérées de l'hémisphère boréal. Parmi les espèces épineuses, on distingue VE. des anciens {E. antiquorum, Lin.), ainsi nommée parce qu'elle a été regardée comme l'espèce dont les ;inciens faisaient usage.) Sa tige anguleuse, portant des épines brunâtres, s'élève à 2-3 mètres. Ses fleurs très-petiies, sont jaune-verdàlre. Elle croit eu E'vpte et dans les Indes orientales. Le suc de cette pbiite est très-vénéneux, et la gomme-résine qu'on en obtient, nommée Euphorbium, constitue un violent purgatif. La vapeur qui s'en exhale cause une grande irritation à la muqueuse des fosses nasales. On retrouve les mêmes propriétés dans certaines espèces voisines. Li. officinale {E. officinarum. Lin.) a la lige munie de 'J-IO angles, et manque de feuilles. Ses épines sont géminées, coniques et très-dures. Le suc de cette espèce, connu dans le commerce sous le nom de gomme d'euphorbe, lorsqu il est concrète, est de la même nature que celui de 1 espèce précédente. Parmi les euphorbes charnues et sans épines, on cultive pour l'ornement VE. tête de Méduse {E. caput Medusœ, Lin.). Ses tiges épaisses poussent plusieurs jets latéraux et se tortillent. On les a comparées ainsi aux serpents de la tête de Méduse. Cette espèce croît au cap de Bonne-Espérance. h'E. épurge, grande Esule (E. lutliyris. Lin.) a la tige glauque, haute de 1 mètre environ. C'est une plante dont le suc laiteux, très-abondant, a été emplové quelquefois à l'extérieur contre les maladies de la" peau. Ses graines contiennent une huile très-purgative qui pourrait être employée comme l'huile de cioton, mais à plus hante dose. VE. citaracias. Lin. (du grec cliarax. palissade, parce qu'on s'en servait pour les clôtures), a les tiges nombreuses, arrondies, velues; les feuilles coriaces," linéaires, lancéolées, .aiguës. Les appendices de ses involucres sont rouge-brun. Cette espèce se trouve dans la région méditerranéenne. Pour les autres espèces indigènes (que l'on trouve aux environs de Paris), voyez 'f'niiïMALE, Réveille-matin.
Caractères du genre : fleurs monoïques, les mâles et les femelles réunies dans le riiéme involucre ; involucre (considéré comme calice par Linné) divisé en 4-5 lobes entiers ou frangés ; appendices extérieurs (pétales de Linné) glanduleux, pétaloides, quelquefois bicornes; fleurs mâles accompagnées d'une bractée; une étaniine articulée sur un pédicule; fleurs femelles; pédicule accompagné quelquefois d'un calice très-court, et terminé par un ovaire à 3 loges et 8 styles bifides, avec 6 stigmates; capsule longuement pédonculée, à 3 coques, à déhiscence élastique. " ®"
ECPHORBIACÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones (voyez Eupuorbe), qui a pour caractères:
Fis. 1013. F'S- ""•'•
0,g.inei de la truclilicalion J'une eiiphcrbiacée (euplioibe des marais}.
neurs mono.qirs <.u .lio.i|..is ; calice i 4-.VG lobes quelnefoisnul luiniiiniiMi.i-.iientd'appendicesglanduleux
,rnilleul-iirial. ,rn „:,ie égal à celui des sépalcsou
nuls -^laudn '"â auti:iie. eUroiles : ovaire supère à 2-3 logos ou plus ; ovules solitaires ou géminés pendants ; frutt
,0.4. .„nor.sce,.ce ..««t «" « -"[f .t^^^inl^i^î^s poui- montrer la situation des lleurs qn il ■ ^""-""■=, ,■''»■ !^^la„.Julcux al.ornan. avec autan.. I.M, Vbraneusesoubracteesalabasc csii^M. ^^^^
"roTi^Uiî'e «""rn'ic BOpVr" -i, Bl-aclée.- p, l'cJ.cell.. f Filet articule sur le pedicelle. — a Aulheie.