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ordinairement capsulaire, chaque péricarpe partiel se séparant avec élasticité en 2 coques, ou quelquefois indéhiscent; graines accompagnées d'arille. Leseuphorbiacées sont des végétaux à suc laiteux, à feuilles stipulées, à fleurs ordinairement accompagnées de bractées. Ces plantes, dont on connaît environ quinze cen(s esoices, habitent les régions chaudes situées entre les tropiques, principale-

ment en Amérique. Au sudde l'Afrique, les espèces qu'on y trouve sont des plantes grasses. En Europe, le nombre des euphorbiacées s'élève à peu près à cent cinquante. C'est dans cette famille (genre Croton) que se trouvent les purgatifs les plus violents. Le suc laiteux des euphorbiacées est acre et caustique. L'endosperme de la graine est drastique dans le ricin. On ne tire parti pour l'alimentation que du manioc (voyez ce mot) ijalropa). Genres principaux : Eupliorbe [Eui>lujrbia, Lin.); Excœcaiia, Lin.; Hura, lÀn.; Mercurialis, Lin. ; Manioc, CassaveiJatropa, Kunth) ; Bvis {Bnxus, "Tourn.). — Travaux monographiques: Adrien de Jussieu, De eiip/t07'biaceis [X^Qi] ; Rseper, Enum. eiipliorb. (1824). — Bâillon, Etud. du groupe des Eupborbidc, 1 vol. gr. in-S». Atlas,Paris, 1858. G — s.

EUPHOTIDE (Minéralogie). — Roche composée, formée de diallage et de feldspeih labrador. Ces deux substances sont en gros grains que 1 on peut distinguer aux caractères suivants : le diallage est cristallisé et laniplleux ; le feldspath, au contraire, a une cassure esquilleuse; sa teinte varie du blanc grisâtre au bleu ou au vert. Le Uiinéral le plus fréquent dans cette roche est le talc ; il s'y rencontrée l'état de petites lamellesqui, pénétrant l'élément feldspathiquc, s'en distinguent dilfidlement à la vue; mais, pour les faire apparaître, il suffit de chauffer la roche; par la calcination, elles deviennent brunes, tandis que le feldspath conserve sa couleur primitive. L'eupbotide se rencontre en Corse, dans les Alpes, au mont Genèvre. On la trouve aussi dans les Vosges; elle contient alors du fer carbonate.

EL'PHRMSE, EUI'RAiSE (Botanique), Euphrasia, Lin.; du grec eiipliminOy je charme ; allusion à la vertu ophthalmiquo qu'on attribuait à une des espèces. — Genre de plantes Dicoli/le'do/tes ynmopétidcs hyporjijnes, famille ùei Scrophu/aj-i)iik:<!, tribu des Itbinanihées. Caractères : corolle à '2 lèvres, l'une supérieure, large, bilobée, l'autre inférieure, étalée, trilide; anthères à lobes terminés en une pointe; capsule à 2 logrs contenant de nombreuses graines. Les espèces de ce genre sont des herbes à feuilles dentées et ;\ fleurs en épis unilatéraux. Elles habitent les régions tempérées, priucipalinient de riiémlsphèrc austral. L'espèce la plus importante est \'E. officinale {E. officinulis , Lin.), nommée vulgairement Cnsse-lunettes, Langeole, Luminet. Ses fleurs .sont blanches, veinées de rose et marquées d'une t.ache jaune qui, ressemblant à un œil, lui a valu autrefois sa réputation de planti' opliihiihuique.

EUI'ODES Zonlngie),dugrcceK, bien,etdugénit./)(;'/6.?, pied. — raniilled'///.yccte, ordre des Co/i-o/j/^'j'e*, section des Télramrres, h corps 'oblongs, remarquables surtout par des cuisses trés-dévcloppé<'S et caractérisés en outre par : des antennes filiformes insérées devant les yeux, les articles de» tarses tous garnis de pelotes, sauf le dernier et l'abdomen grand. Ils sont ailés et se tiennent souvent sur les lige» des plantes et surtout dos liliacées. Latroille divise celle fiiniillc en deux tribus : ics Snyridei et le» frincéridef:.

EUUITE (Minéralogie). — Roche composée, formée de

1016. Fleur femelle, —p. Sommet du pédiccllci|ui la porli.— e. Calice. — o, Ovaire. — j, Siigmalet.

ion. Une cuquc c iélilréc, vue il u celé interne. On n|icir..il U ((raine {/ à travers I ouverture pur laquelle pénétraient seit taiftfeaux nourrieiem.

10l9,r,of|uo»énar(;e,npri;»lndéliiscenceeir(*mi»»ionilela graine.

loi». Ornine.

ir.îO. I,« mi^me eoup^'C verlicnlenicnl. — r, ïe(;umeNt«. — ;i, rcri»pi'rnn;. — c, tjiiiiryon.

trois éléments, quartz, feldspath et mica. Sa composition est la même que celle du granité ; mais le grain est trèsfin et les éléments indiscernables à la vue. Le mica y est un peu moins abondant que d.ins les granités. On y trouve quelquefois des tourmalines.

EURYALE (Zoologie), Euryale, Lamki nom emprunté à l'antiquité héroïque. — Genre de Zoophyles, de la classe des Ecliinodennes , ordre des E. pédicelle's, famille des Etoiles de mer ou Astéries; les enryales sont, eu effet, des étoiles de mer, à cinq branches; mais chacune de ces branches se divise de façon à offrir une disposition arborescente, souvent fort compliquée. Cette ramification est assez déliée dans l'une des espèces pour lormer autour du corps de l'animal une sorte de chevelure ;\ forme de serpents, qui a valu à cette espèce le nom de Tète de Méduse. On la trouve dans la Méditerranée, et Rondelet l'a décrite sous le nom à' Astérie arborescente. D'autres espèces ont été cueillies dans la mer des Indes, sur les diverses côtes de l'Amérique, et dans l'océan Pacifique.

Ce même nom à'Euryale a été donné par Pérou à deux espèces de Méduses des mers du Sud.

EunïALE (Botanique), Euryule, Salisb. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétules hypoyynes, famille des Nymphœacées. Ce sont des plantes aquatiques, herbacées, armées d'aiguillons, à feuilles grandes, nageantes, orbiculaires, peltées, à fleurs bleues purpurines. Ji'K. fécoce {E. ferox, Salisb.) est du Népaul et de la Chine, où on le cultive à cause de son rhizome qui est comestible et de ses graines rafraîchissantes, renfermées dans une baie ovoïde.

EUllYLAIllE (Zoologie), Eurylaimus, Horsefleld; du grec eiirys, large, et hiinios, gosier. — Genre d'Oi.seaaj.", de l'ordre des ftisserenux, famille des Dentirosires, voisin des coqs de roche, propres à l'archipel des Indes. Ils ont, comme les manakins et les coqs de roche, deux doigts extérieurs réunis sur un tiers de leur longueur; mais ils sont surtout caractérisés par un bec très-fort, très-déprimé, démesurément large , avec une pointe un peu crochue et légèrement échancrée, plus court que la tête et très-fendu. Leurs ailes sont assez courtes, et leurs pieds robustes, à ongles forts. Leur forme générale est lourde et ramassée; mais leur plumage est à fond noir éclatant et varié de couleurs vives; tous ont un collier de couleur très-tranchée. Ils sont insectivores et se tiennent sur les bords des lacs et des rivièTes, suspendant leurs nids aux branches de la rive. L'espèce type est \'E. de Java (E. javanius, Horsef.), long de fl^jSOjlàdos, tête, ailes et collier noirs, et ventre rosé. 11 vit à Sumatra et à Java. 11 y eu a encore environ huit espèces.

EURYNOME (Zoologie), Eurynomius, Penn. — Genre de Crustucéi, ordre des Décapodes, famille des Brachyures. Ils ont pour caractères : une carapace bosselée ayant à sa base une forme triangulaire; un rostre triangulaire divisé en deux cornes également triangulaires; des yenx petits ; le troisième arlicledespattes-ni.àchoires fortcmtml développé en dehors ; un abdomen de sept articles. On n'en connaît qu'une espèce, l'E. rugueux (E. aspera, Penn.), qui vit à une grande profondeur sur les côtes de France et d'Algérie.

EVACUANTS (Matière médicale). — Médicaments dont l'administration donne lieu à la sortie, ix l'expulsion d'une humeur ou d'une autre matière plus ou moins liquide. Les évacuants peuvent être divisés en plusieurs classes : 1» les éméliques qui provoquent le vomissement; 2" les purgatifs dont l'effet est d'amener des évacuations alvines; 3° les diurétigues qui augmentent la sécrétion des urines; 4° les sudorifiijues ou diapliorétiqttes qui excitent la transpiration et la sueur ; 5° les expectnrants (|ui ont pour but de provoquer l'excrétion des crachats, etc. L'cll'et que l'on attend de chacun de ces niédicaïuents, c'est de développer l'activité, d'accélérer le mouvement de l'app.areil organique et de provoquei une augmentation dans la sécrétion normale qui s'y effectue. En étudiant cette action, le médecin borne trop souvent son ;illcntion i observer ce qui se p.isse sur un point isolé du corps, il ne considère que ce qui a trait ji l'évacuation qu'il a en vue, les autres efltts produits par le médicament lui sont indill'érrnts; cependant ces pliénoinènes, qu'on pourrait apprler secondait es, ont leur importance, dont il faut tenir compte, bien loin do les négliger, avec d'autant plus de raison que qiielquefoii l'elïet principal ipie l'on attendait n'a pas lieu, et qu'il s'en produit un autre; il ne faut donc pas trop s'attacher i\ la distinction qite, d'après les auteurs, nous a\ons établie plus haut. V — .>'.

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