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FÉM

FELSPATH on FELDSPATH (Minùralogie), de l'alleraund Fe/, roclior, ou Feld, clianip, et S/uil/i, pierre fragile. — Ce nom s'applit|iiait jadis i une snbstance minérale d'un aspect brillant, de textnre et de cassure lanielleuses, se brisant facilement sous le marteau, se présentant souvent en fragments réguliers qui ont la forme de parallélipipèdes obliquangles composés de 4 faces perpendiculaires entre elles, brillantes, polies, et de 2 autres faces obliques, ternes et beaucoup moins nettes. Considéré alors comme une espèce minéralogique, le felspath admettait de nombreuses variétés : F. adulaire , F. vitreux, F. lamellaire, etc. L'étude de ces diverses variétés a révélé entre elles des différences plus grandes qu'on n'en supposait d'abord, et les minéralogistes considèrent aujourd'iiui chacune de ces variétés comme autant d'espèces distinctes qui doivent se réunir dans un même groupe, le genre Fclspath.

Le genre Felspatli peut se caractériser de ia manière suivante. Ces substances minérales ont une dureté peu inférieure à celle du quartz, et, par conséquent, rayent très-bien le verre; chauffées au moyen du chalumeau, elles fondent el se prennent en un émail blanc. Les felspaths se composent de silice, d'alumine et d'une autre base, le plus souvent la potasse, la soude. Ils se présentent habituellement à l'état cristallin, et offrent plusieurs clivages, dont deux au moins mettent à nu des faces également nettes et brillantes, et perpendiculaiies, ou k peu de chose près , l'une sur l'autre. Les formes cristallines des espèces de ce genre se rapportent à l'un des systèmes de prismes obliques.

Ce genre contient trois espèces principales, auprès desquelles se groupent quelques espèces moins importantes. Ces trois espèces sont : VOrthose, VAlbite et le Labrador ou Labradorite.

VOrthose (nommée aussi Felspath ordinaire, Orthoclas, Petunzé , Feh/iuth adulaire , etc.) se voit le plus souvent en parties lamellaires, translucides ou opaques, blanchâtres ou couleur de chair. Les cristaux d'ortliose que l'on rencontre quelquefois bien reconnaissables, ont pour forme primitive un prisme oblique à base rhombe, dont les angles mesurent 1 19" et Cl» ; la base est inclinée sur les pans du prisme de 67° et de 113". Cette espèce offre, en tous cas, 3 clivages, dont 2 assez nets et exactement perpendiculaires l'un sur l'autre. La densité de l'orlhose est de 2,5G; quant à sa composition chimique, c'est un silicate double d'alumine et de potasse, avec soude, chaux, magnésie (3AI20\SiO'-f (KO,NaO,CaO, MaO)SiO''). Les roches qui contiennent habituellement l'orthosc sont les granités, la leptynite , la pegmatite, le gneiss, la syénite, le porphyre, la syénitone, l'arkose et la myoscite ; c'est, exceptionnellement dans les fentes, les géodes, que l'on trouve l'orthose isolée. Le felspath adulaire est une variété d'orihose transparente et incolore; le pétuiize' pat, au contraire, une autre variété blanche et opaque dont l'éclat est utilisé pour la mise en couverte de la porcelaine (voyez Poi\cei.aine). On nomme pierre des Amazones (voyez Amazones) ou vert-céladon une troisième variété d'un beau vert; on connaît encore sous le nom de pierre de lune ou felspath nacré une quatrième variété d'une teinte vert-bleuàtre à reflets blancs nacrés, chatoyant dans l'intérieur de la pierre quand on la tourne devant ses yeux; enfin, on a appelle pierre de soleil ou aventiirine orientale une cinquième variété d'un jaune de miel, semi-transparente, scintillant d'une multitude de reflets d'un jaune d'or.

VAlbite (nommée aussi Clévelandite , Kieselsjiath, Eisspath, Deliorl blnnc, Télartine, Périrline, etc.) est, au contraire, im silicate double d'alumine et de soude associé à d'autres bases. Ordinairement de couleur blancliitre, ce minéral se trouve en cristaux dérivant d'un prisme oblique 4 base parallélogramme obliquangle, dont les angles sont de HU" 1/2 sur (W 1/2, tandis que la base est inclinée de Ci» et 1 15» sur les pans du prisme. On y observe 3 clivages, dont 1 plus facile que les antres et Inclinés entre eux, non de 91)", mais de 93° 1/2. L'Albite a pour densité 2, 'il ; et, parmi les b.Tsos associées ,1 la soude dans sa composition," il faut citer la potasse, la chaux, la magnésie (3AI«0',SiO'+{NaO,Kn,C;iO,MnO) SiO^). L'albilo est rare dans les rochrs gr:iriiiir|iics où rortliosc est si réiandiie; nu la rencnnlrc dans l'ciirilc, le granilone, la protopyno,lagué;;yne, le di<irilc; on p. ■ut rapporter à celte cspt^co la plus grande partie des felipiillis vitreux qu'on voit si connminénient en cristaux mince» et fendillés dans les roches Irnchytiques, et qui ont été aussi décrits comme une espèce spéci;ile sous le nom do Ityncolile. On peut rapprocher do l'albito VOli-

goclase, qui est un silicate double d'alumine , de soude et de chaux, ayant la même forme primitive, mais avec une base dont Irs angles sont de 115° 1/2 et 04" 1/2, et qui conduit à l'espèce suivante.

Le Labrador ou la Labradorite (nommée aussi felspath opalin), dont une variété, conmie sous le nom de )iierre de Labrador, est remarquable par des reflets presque aussi brillants que ceux de l'opale, et colorés ordinairement en bleu et en vert ou en jaune doré, se détachant sur un fond gris obscur ; c'est un silicate double d'alumine et de chaux avec soude , potasse et magnésie {3AP03,SiO'-|-(CaO,NaO,KO,MaO)SiO'j ; ses formes cristallines dérivent d'un prisme oblique à base parallélogramme obliquangle, de 1 1 !)" et 6 1 ", inclinée de (i5° et 115° sur les pans du prisme. On y reconnaît 4 clivages non perpendiculaires ; l'un d'eux est parfait, l'autre assez facile, et ils sont inclinés à 'J4° 1/2 l'un sur l'autre. Le labrador se dissout dans l'acide chlorhydrique ; sa densité est de 2,7 1 . Cette espèce de felspath se rencontre dans l'euphotide, l'hypersiliénite, la dolérite, le mélaphyi-e, le basalte.

Certaines substances minérales semblent, sinon de vrais feispaths, au moins des felspalhs mélangés à d'autres matières ou simplement altérés dans leur composition. Tel est le Pélro-silex, sorte de felspath comp.tcte de l'une ou l'autre des espèces précédemment décrites, mais mêlé à d'autres corps qui le colorent diversement; sa cassure est. cornée, cireuse ou écailleuse, et rappelle l'aspect des silex proprement dits; mais la fusibilité du pétro-silex révèle sa nature feispalhique. Le Jade ou felspath tenace, remarquable par sa ténacité et son aptitude à prendre un beau poli, et si employé dans l'industrie chinoise pour la fabrication des objets de décoration , est du labrador mêlé le plus souvent de diallage , quelquefois d'autres matières minérales ; certains jades sont des albites compactes plus ou moins pures. 11 fautencore citer comme variétés de roches felspathiques ['Obsidienne, la Perlile, la Retinite , la Ponce (voyez ces motsi. Enfin, le Kaolin est un véritable felspath décomposé provenant de l'altération de la Pegmatite,rochp. granitoïde formée de feispaths laminaires et de grains de quartz. En se dédoublant par la perte de sa base alcaline et d'une partie de l'acide silicique, le felspath s'est changé en un silicate alumineux, qui, s'iiydratant peu à peu, est devenu une argile blanche, onctueuse, friable , très recherchée pour la fabrication de la porcelaine (voyez ce mot). Cette précieuse poterie doit donc son origine uniquement à des feispaths employés sous deux états différents.

Le rôle des feispaths est considérable dans la constitution de la croûte solide du globe; ils prennent part à la formation d'un grand nombre de roches très-répandues; on estime qu'ils entrent pour 45 centièmes environ dans la composition de cette partie de l'écorce solide de la terre où nos investigations ont pu s'étendre. Il en sera donc fréqucnunent question dans d'autres articles. En raison même de cette importance, de nombreux travaux ont été publiés sur l'histoire de ce genre minéralogique. On consultera avec fruit Haiiy, Traité de Minéralogie ; — II. Abicli, Ann. des Mines; — Durocher, Ann. des Mines; — Alex. Brongniart, Archives du Mus. d'hist. nat.; — G. Rose, Ann. des Se. géolog. ; — Ch. Deville, Comptes rend, de l'Ac. des Se., t. XIX ; — Rivière, Bull, de la Soc. géolog. de France. Av. F.

FEMME (Antiiropologie). — Voyez Homme.

FEMMES MAR1.\ES (Zoologie). — Quelques mammifères marins, comme les phoques, les lamentins, les dugongs, ont paru aux naturalistes fournir une explication plausible des fables si connues des femmes marines, poissons-femmes et surtout des sirènes de l'antiquité. On a pensé que, vues do loin sur les flots, les femelles de ces animaux, avec leur tfite rondo, leurs épaules couvertes d'un poil court méconnaiss;ible à distance , et surtout leurs mamelles placées sur la poitrine, avaient pu en imposer à l'imagination des matelots et rappeler quoique peu les formes de la femme; lundis que les mâles donnaient naissance à la fable des triions.

ll'^MOliAL i Anatomie), du latin fémur, cuisse. — Se (lit (le ccrlaiiirs parties anatomi<|UOs qui se rapportentà la cuisse; ci'|irndant la ])lupai't de ces parties sont plutôt dosiguées par le mot crural (voyez ce mot).

FÉMUIt (Analoinie). — Mot latin conservé en français pour désigner l'os de la cuisse. C'est le plus long et le plus gros do tous les os du corps. Son extrémité supérieure présente trois éminenccs, dont l'une porte le nom de télé, les autres celui de trocimnter. La tctc du fémur

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