C6H602 — HO = C6HE
Alcool acrylique, r.lher acrylique.
L'éther acrylique peut lui-même ùtre considéré comme l'oxyde d'un radical (CH*) qu'on avait d'abord nommé Vallyle en considérant l'essence d'ail conîme du sulfure A'allyle et qu'on doit maintenant nommer ucnjle. Or, dans cet éther comme dans les éthers correspondants des autres alcools, l'oxygène peut être remplacé par l'iode, le brome, le soufre,
C6H51 iodure d'acrvle.
r.^H'àBr bromure d'acrvle.
C^UoS sulfure d'acryle ou essence d'ail.
Par là on conçoit la possibilité de la production artificielle de l'essence d'ail. Cette production a été réalisée par MM. Cabours et Hoffmann, en traitant l'iodure d'acrjle iCH»]) par le sulfure de potassium.
L'essence d'ail a été aussi obtenue en traitant l'essence de moutarde par le sulfure de potassium. — Enfin, on la produit directement en distillant l'eau sur des gousses d'ail écrasées; une rectification au baiu-marie et une distillation dernière sur le potassium suffisent pour l'obtenir pure. — L'essence d'ail a été principalementétudiée par SL Westheim. B.
ALLANTE iBotanique), Ailantus, Desfont., de ailaiifo, nom malais qui signifie arbre du ciel. — Ce nom désigne un genre de plantes ou grands arbres de la famille des Xanthoxy lées ou Zanthoxylées.— C'nrac/. du r/enre : Fleurs uni sexuées, 5 pétales roulés en cornet à leur partie inférieure; 10 étaniines ou seulement '2-3, "J-5; ovaires courbés, entourés d'un disque plissé et présentant chacun un 6tyle latéral ; les fruits sont des samares membraneuses terminées en pointe.
L'Ailaiile glanduleux {A. glamlulosa, Desf.j est appelé aussi faux vernis du Japon, parce qu'on a longtemps cru qvi'il produisait le vernis dit du Japon qui est fourni par un sumac. C'est un grand arbre à cime étalée, qui s'élève à 20 mètres et plus. Ses feuilles composées imparipennées portent de 15 à 2!) folioles pointues et mesurent jusqu'à ii",60 et (j",Kl) de longueur. Ses fleurs sont bltmches, disposées en panicule ample, et répandent une odeur peu agréable. Cette espèce est originaire de la Chine et est arrivée en Europe par r.\ngleterre où elle fut introduite vers 1751 ; elle vient très-bien sous le climat de Paris où elle se développe avec rapidité. Son bois souvent veiné de vert est aussi beau que celui du noyer ; il est iilus ferme et moins cns^allt que C(!lui du chêne. On nliticiit par incision de l'écorce de l'allante un suc résineux qui acquiert luic certaine dureté. Ce bel arbre, parl'aitenicnl acclimaté en Fi ance, est un des ornements de nos parcs et de nos promenades publiques, par la majesté de son port et l'élégance et la richesse de son feuillage; si l'on joint à cela la rapidité de son développement, on concevra que son iniroduction et sa naturalisation en France soient uni' conquête précieuse. Sa croissance est de I mètre par an. — Dans ces derniers temps l'ailante glanduleux a pris une importance assez grande, qui s'accroîtra sans doute, i)ar suite de l'introduction d'un nouveau ver à soie qui se nourrit de ses feuilles (voyez SKiiicicuLTcnE et Vers a soie).
VA. élevé [A. cj-rctsa, Roxb.), autre espèce des Indes orientab.-s, a les feuilles persistantes et ne se cultive que dans les serres chaudes. G — s.
Al LE 'Zoologie). —Membre conformé pour permettre aux aniuiaux de voler. Chez le» oiseaux, l'ailo atteint sa plus grande perfiTiion ; c'est le membre antérieur dont la main est rainas«éi. imi un iii'iit;iion et qui porte de longui's ))lu-. me» à son boni postérieur. Chez les chauves-souris, l'aile e»t (brmén pai' ce niC'me niimhre dont les doigts grêles et ollongén en linginMics soutiennent un repli de la peau. — Cher le» InKcrieH, le» ailes sont distinctes de» membres destiné* à laniarchr'; il y en a une ou deux paires formées par une expannion npl.itie de la peau et iiniérées au do» du tborat 'voyez Oiskac, Ciifiiiioeri'.nES, I\si;cte).
AiLK (Bolaniquc^i. — On nounne ailes les doux pélalei latéraux de In corolle pa|iilloiuicée, qui représentent en effet aniez bii'ii le» ailes d'un papillon. Ordinairement CCH pétale* rerouvreul hi deux pétale» inréri(!ur», «OHyenl «oudés et constiluaiil In cnrihn- qui enveloppe le» orgunu* hciuel», cuinoïc UQC nacelle (dans lu j)uls du sen-