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AIM

reur). On nomme aussi ailes, des lames membraneuses qui se dévelopi)ent dans certains fruits, tels que ceux du frêne et de l'orme.

D'autres organes peuvent être encore dits ailés quand

ils présentent ces sortes d'appendices en forme d'ailes

(les tiges, les feuilles, les stipules, les graines, etc.). G — s.

Aile (Anatomie). — On donne ce nom à diverses parties

du corps : ailes du nez, ailes de l'oreille, ailes de l'os

j sphénoïde, etc.

AILERON (Zoologie). — Extrémité de l'aile formée, chez les oiseaux, par les pennes ou longues plumes, au nombre de trois, quatre ou cinq, qui s'insèrent à l'extrémité de l'aile; c'est aussi le fouet de l'aile.

AIJIANT (Physique). — Nom domié primitivement à un minerai de fer jouissant de la propriété d'attirer le fer, et ultérieurement étendu à des barreaux d'acier auxquels on a communiqué artificiellement la même propriété.

L'aimant naturel ou pierre d'aimant est formé par une combinaison de fer et d'oxygène Fe'O'- appelé fer oxi/dulé maynétique; il est d'un noir brillant, et dojé d'un aspect métallique. C'est un minerai très-riche, donnant du fer d'excellente qualité. On le trouve en Suède, en Norwége, à l'île d'Elbe et aux États-Unis. Il était connu des anciens qui en avaient décou\ert abondamment dans une région de la Macédoine et dans les environs d'une ville de l'Asie Mineure, toutes deux appelées Mag/iesia, d'où les noms de pierre magnétique, de vertu magnétique employés par les Grecs pour désigner l'aimant et sa propriété d'attirer le fer, d'où également le nom de magnétisme attribué à la branche de la physique qui traite des aimants, ainsi qu'à la force qui réside en eux.

Les AIMANTS ADTiFiciELS, quo l'on fait ordinairement a\ec des lames ou barreaux d'acier trempé, jouissent des mêmes propriétés que les aimants naturels et même à un degré beaucoup plus élevé, et comme on peut leur donner toutes les formes désirables, ils sont à peu près les seuls usités.

Lorsqu'on plonge un aimant naturel ou artificiel dans de la limaille de fer et qu'on l'en retire, on le voit en entraîner avec lui une quantité notable distribuée à sa surface d'une manière plus ou moins régulière et formant des filaments qui sont tous implantés sur le métal. Cette disposition de la limaille en filaments est encore beaucoup plus marquée si l'on place l'aimant horizontalement sur une table et qu'on le recouvre d'une feuille de papier sur laquelle on répand avec un tamis la poudre métallique.

Le fer n'est pas seul attiré par l'aimant ; le nickel et le cobalt aux températures ordinaires, le manganèse à — 20° le sont 'également, quoiqu'à un moindre de.uré. Les autres métaux sont presque absolument insensibles à son action (voyez Diamagxétisme), mais aussi ils ne s'opposent nullement à la transmission de cette action. L'aimant attire le fer, le nickel... au travers de l'eau, du verre, du bois, etc., comme au travers de l'air ou du vide.

La limaille de fer qui s'attache à l'aimant n'est jamais distribuée uniformément à sa surface; elle en occupe plus particulièrement les deux extrémités, qu'on appelle jiolcs de l'aimant. La partie moyenne n'en retient ])as d'une manière sensible et forme la réginn ou ligne neutre (fig. 'th, 70, 77).

Si nous mettons un barreau de fer doux au contact ou

Yi~. 7(1. - Almmil .irllndot. on fur t choral.

simplement en présence do l'un des pôles d'un aimant, non» le voyons acquérir lui-même la propriété d'attiier la limaille.

Le fer doux s'aimante ainsi par influence avec une grande facilité; mais dès qu'il est sousiiait à l'action do l'aimant il perd avec une égale facilité ses propriétés nouvelle» et Iransiloire». Le fer écroui, l'acier, et surlout l'acier trempé, sont plu» rebelle» à riiifliienre nuignétiquu; mais aussi ils un conservont une uiodillculion dura-

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blc. La force coercilirc, cài)i;ce de résistance passive au développement des forces magnétiques dans ces corps, s'oppose à leur disparition quand s'est éloignée la cause qui les a fait naître. C'est de l'existence de la force coercitive que vient la possibilité de transformer les barreaux d'acier trempé en aimants permanents.

L'action que les aimants exercent les uns sur les autres n'est pas moins remarquable que leur action sur le fer. Tandis que le fer doux est attiré également par les deux pôles d'un aimant, si nous présentons à ceux-ci l'un des pôles d'un second aimant, nous verrons se produire dans l'un des cas une attraction, dans l'autre une répulsion. Les deux pôles d'un même aimant jouissent donc de propriétés cOM^coù'e*', l'un repousse ce que l'autre attire. De plus, dans tous les aimants, les pôles semblables se relioussent, les pôles riissemblaUes s'attirent.

Cet antagonisme des pôles se manifeste encore dans 1 action de la terre sur les aimants. Suspendons par son milieu un petit barreau ou aiyuille ainmntée à un fïl ou mieux sur une pointe métallique; en quelque position qu'elle se trouve, elle tournera sur son point d'appui, s'il est nécessaire, pour prendre dans l'espace une direction déterminée voisine de la direction du méridien, le même pôle constamment tourné vers le nord. Nous aurons une Ijoussole. Le pôle qui se dirige vers le nord s'appelle ^ji'î/e ncrd ou pôle austral ; celui qui se dirige vers le midi s'appellepô/esurfou/^û/eio'e'ai (voyez BoissoLE, Aiguille aimantée). Cette direction des aimants par la terre a été pendant longtemps expliquée par l'hypothèse que la terre serait elle-même un aimant dont les pôles austral et boréal seraient situés à peu près sur son axe et dans le voisinage de son centre, le premier dans l'hémisphère austral, le second dans l'hémisphère boréal. Le pôle austral de l'aimant mobile se dirigerait vers le pôle boréal de l'aimant terrestre ou de la terre.

Si l'on rapproche deux aimants égaux par leurs pôles opposés jusqu'à les faire toucher, on voit les propriétés magnétiques de ces deux pôles décroître peu à peu et disparaître plus ou moins complètement. Les forces antagonistes se neutralisent ou, comme on dît, se dissimulent, sans disparaître réellement ; car, si l'on sépare les deux aimants, on voit ces forces se manifester de nouveau avec leur intensité primitive. Réciproquement, si, après avoir plongé un aimant dans de la limaille et avoir reconnu (|ue les forces magnétiques y sont extérieurement nulles dans la partie moyenne, on brise cet aimant dans cette partie, on voit apparaître aux points où la rupture a eu lieu, deux nouveaux pôles contraires, en sorte que chaque fragment forme un nouvel aimant complet avec ses deux pôles et sa ligne neutre. Ce phénomène ayant toujours lieu, quelque court que soit l'aimant, on en conclut que les forces magnétiques restent groupées autour des particules mêmes de l'acier, et que les forces contraires de deux particules voisines se neutralisent mutuellement d'une manière d'autant plus complète que l'on s'éloigne davantage des pôles pour se rapprocher des parties centrales de l'aimant.

La forme que l'on donne aux aimants varie suivant l'usage auquel on les destine. Si l'on se propose d'étudier leurs propriétés générales, on les forme do barreaux d'acier de dim ensions en rapport avec la force qu'ils doivent avoir. Dans les boussoles, on les fait généralement de lames d'acier très-minces taillées en losanges très-allongés; mais, comme ces divers aimants ne peuvent jamais supporter i-nl'mcnt, b. chacun de leurs pôles, qu'un poids |i.'ii . 1 \.\ i'ir-.(|u'on désire augmenter leur force portante, <'ii I - ir.iiiiiic en /'!■/• f'; c/ieiY;/ de manière à rapprocher 1 cmi; de I autre leurs deux extrémités, qui, agissant simultiiiiément, mullipliint inului'lli>ment leur puissance. Los aimants en fer ;Y (lnval vmi d'ailleurs d'une conservation plus facile que les ainuuils droits.

La puissance d'un aimant, quelle que soit d'ailleurs sa forme, croit avec ses dimensions; mais, dès que les barres d'acier dépassent un certain volume, il devient difficile ili' les aimanter ; on préfixe aloivs les composer de barres plus minces que l'on aimante isolément et que l'on su-

perpose ensuite pour en former des faisceaux. Il est bon que les barres du ccnire soient un peu plus longues que

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