PRIX DU KILOGRAMME
If.llO 2 ,20
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ï,so
lf,50 3 ,50 2 ,60
On consultera utilement pour ce qui concerne les fromages : Maison rustiq. du xix" siècle, t. 3, I. IV. — Barrai, lion Fermier. — P. Joigneaux, Livrede la Ferme. — Encyciip. de l'Agricutt., V Fromage, — Félix Villeroy, Laiterie, Beurre et Fromages. Ad. F.
FROMAGEON (Botanique). — Nom vulgaire de la Mnuve à feuilles rondes ou Petite mauve {Malva rotundifotia. Lin.).
FliOMAGÉR (Botanique), ainsi nommé à cause de soa bois blanchâtre et très-mou ; nom vulgaire du genre Hombux, Lin.— Genre de p\a.ntes Dicotyle'dones diati/pétaies hypogi/nes, delà famille de&Steratliiice'es, type de la tribu des Bombacéei. Caractérisé par : un calice persistant, coriace, campanidé, entier ou h, 3-5 dents; pétales, 5, égaux, étalés ; étamines indéfinies soudés en I ou 5 faisceaux ; anthères à I loge; ovaire libre à 5 angles et à 5 loges, contenant de nombreux ovules; fruit : capsule cylindrique ou globuleuse s'ouvrant en 5 valves ligneuses, et contenant des graines enveloppées d'une bourre soyeuse conmie celle du coionjiier. Les fromagers, dont on cultive cinq ou six espèces, sont des arbres élevés, souvent munis d'aiguillons. Leurs feuilles sont digitées et leurs stipules caduques. Leurs fleurs sont ou terminales ou disposées en faisceau à l'aisselle des feuilles. Ces végétaux habitent presque tous l'Amérique méridionale. Le F. à à folioles [il. ecihn. Lin.) est un arbre qui peut acquérir jusqu'à 4(t mètres de hauteur. Il est armé d';uguillous épineux. Ses fleurs sont blanches et ses fruits concaves au sommet. Le F. de Maliiliur il). Malaharicum, de Cand.) se distingue par des feuilles palmées à 1 folioles, et des fleurs écarlates à l'intérieur. Le /'". à folioles dentelées {II. scrratum, de Cand.) a les feuilles longues, à 7-9 folioles lancéolées, aiguès, glabres et dentelées. Le F. globuleux, F. à fruits ronds {B. globosum, Aubl.), arbre plus petit que les précédents et qui croît spontanément i la Guyane, est dépourvu d'aiguillons. Ses feuilles sont palmées, entières, à U folioles. Ses calices sont glabres, mais SCS pétales sont laineux en dessous et plus longs que les étamines. Le duvet <|ui entoure la graine de ces arbres est employé pour reinhoiuTer les coussins et les canapés. Le peu de lorgueur de ses lilanients l'empêche d'être utilisé dans les filatures. Ou a |in'triKlu(|u'il était malsain de se reposer sur de» meillirs faits iivec ce duvet. Le tronc très-épais des frouKigeis sert quelquefois à faire des tonneaux dans lesquels on emballe le sucre. Plusieurs espèces de ces arbres forment, à cause de leurs étamiiK^s en 5 faisceaux, le genre Criodendron de Je <;aiidolle. G— 8.
FUOMENT (Agriculture). — Voyez Blé, Céiiéalbs, Ghains).
FiuiMi'.NT BAiiuii (Agriculture). — Nom vulgaire de rO/v/c à l(irf/et'iii(llorileum zcocritoii,Liu.). Ou l'appelle encore niz â'Allemnr/ni; etc. — Il existe aussi plusieurs variété» de froment harbu. (Voyez Blé.)
FRO
FRO
Froment des lNDES(Botanique agricole). — Undesnoms vulgaires du Maïs.
Fkome.nt de vache iBotauique). — Nom vulgaire du Mé/iiniiii/re des cham/js {Mel. arvense^ Lin.), nommé eucore Rougeole, Queue de renard. Blé de vnche.
FROMENTAL (Botanique).— Nom vulgaire de l'Arr?iénallière ou Avoine élevée (voyez Abbhéivathére).
FROMENTEAU (Agriculture .—Trî'sbun raisin quel'on trouve en Bourgogne et surtout en Champagne, et dont le nom varie à l'infini; ainsi c'est le Beuroi, Pinot franc gris, Plant gris, en Bourgogne ; en Champagne on l'appelle Fromenleau ; Malvoisie ou Auvernul gns, en Touraine ; Auxerrois, da.as la Moselle; Grand Tokai gris, sur les bords du Rhin. L'empereur Chiirles IV l'importa de la Bourgogne en Hongrie où on l'appelle Barallzin- TZùko. Ailleurs on l'appelle encore Ornaison grise. Muscadet, Froinaulé, Azerut, etc. Ce raisin se rapproche pour ses qualités du Pinot franc ou Noirien, mais il est plus doux, plus fin, et ne donne pas un vin aussi solide, aussi corsé. La grappe est plusserrée, il produit davantage; le grain est d'une couleur rouge claire à reflets bleus, et sa pellicule est plus fine que celle du Pinot noir.
FRONDE (Physique I. — Ordinairement formée par une petite bande de cuir ou de toile, ou par une espèce de réseau en corde, et terminée par deux cordons que l'on réunit parallèlement entre eux en les tenant à la main par leur extrémité. Suf le pli de la fronde, on met un projectile quelconque, ordinairement une piene, puis on fait tourner avec une rapidité croissante. Quand la vitesse est arrivée à son pins haut |:oint, on lâche l'un des cordons en retenant l'autre La pierre abandonnée à elle-même part d'abord en ligne droite dans la direction de l'extrémité de l'arc sur lequel elle se trouvait au moment oii la fronde s'est dépliée, puis, par l'effet de la pesanteur, elle décrit une ligne courbe infléchie vers la terie, comme le font tous les projectiles lancés dans l'air (voyez Inertie, Force centrifuge, Projectilfs). La fronde était l'arme ordinaire des soldats à pied dans .'antiquité et le moyen âge. Les Grecs, les Carthaginois, les Romains, et, â leur exemple, les Germains, les Francs, etc., curent des corps de frondeurs. 11 en existait encore au xiV siècle dans les armées espagnoles. Mais l'invention des armes à feu fit abandonner la fronde, ainsi que l'arc, les balistes, etc.
Fronde (Chirurgie) — On appelle ainsi un bandage dont la forme rappelle celle de la fronde dont se servaient les anciens. Il existe plusieurs bandages de ce nom; mais le plus connu est la Fr, du menton, que l'on emploie spécialement pour maintenir les fractures et les luxations de la mâchoire inférieure ou pour assujettir les appareils quelconques fixés sur le menton. Il se compose d'une compresse longuette, fendue par ses extrémités, dont chacune se trouve ainsi divisée en deux chefs jusqu'à 0'°,0ô à 0'°,0U de la partie moyenne ; celle-ci appliquée par son milieu au-dessous de la mâchoire inférieure, les deux chefs postérieurs sont ramenés verticalement sur le sommet de la tête, tandis que les deux antérieurs se réunissent obliquement vers la région occipitale. Plusieurs chirurgiens coupent la compresse de manière à former trois chefs, dont les postérieurs sont dirigés vers l'occiput, les antérieurs sur les tempes et les moyens sur le sommet de la tête. « Ce bandage, dit Riclierand, est le plus propre à maintenir l'os maxillaire immobile. » Il remplace avantageusement le chevfitre simple ou double.
La Fr, de la télé, désignée aussi sous le tiom de Uandai/ede Galien, se compose d'une compresse .assez large et assez longue pour embrasser le menton et les parties laténiles delà tf;te. On forme trois chefs de chaque côté, aux deux extrémités, et le plein étant appliqué sur le sommet de la tète, les chefs moyens tombant de chaque cCité sont n(jués sous le menton, les antérieurs passant sur les côtés du front sont conduits à l'occiput, et les postérieurs, ramenés en avant,sonl entre-croisés au front et fixés avec des épingles.
Ou emploie encore quelquefois la Fr. de l'aisselle pour remplacer le spica, la Fr. du genou, la Fr. de l'épaule, la Fr. du poignet, etc. f — N.
Fronde (liotaniquel. — On désigne sous ce nom les feuilles des fougères. Elles orfrent un grand nombre do variétés dans leur forme. Leur pétiole est ordiniiireuient assez long, le plus souvent canalicnlé à sa partie supérieure ; presque toujours elles sont simples, et profondément découpées. Mais le caractère le plus remarquable de-, feuilles do fougères, c'est le mode de dismbution des nervures; par suite de leur organisatiou
elles sont plus fines et plus nettes que dans les autres phuites; tantôt simples et naissant latéralemetit de la nervure médiane, le plus souventelles se bifurquent, s'anastomosent et forment des réseaux plus ou moins réguliers, quelquefois ce sont des arcades peu éloignées de la nervure médiane, etc. Ce mode de distribution des nervures a conttibué à caractériser les genres; et il est piesque toujours en rapport avec l'origine des org;mes reproducteurs. En effet, si l'on en excepte un très petit nombre, ces organes naissent toujours surun point de la surface inférieure de la feuille, correspondant à une nervure. On sait que ces capsules sont constamment situées sur la face inférieure des feuilles (voyez Fougères, fig. 1278). On domie aussi le nom de frondes aux lames ou expansions herbacées auxquelles sont réduits quelquefois un certain nombre de lichens et d'hépatiques, dans l'épaisseur desquelles sont quelquefois plongés les sporanges ; d'autres fois ceux-ci sont portés sur un pédicule.
FRONT (Anatomie), F;-o«sdes Latins. — Partie supérieure de la face, bornée latéralement par les tempes, en haut par l'origine des cheveux, en b is par la ligne horizontale des sourcils. Elle forme la ligne des sourcils. Ou y retrouve les os, les muscles, les vaisseaux, les nerfs, etc. quientrent dans la composition de la face. Le front est la partie du visage qui caractérise le mieux le développement desfacultés de l'âme etde la pensée ; un front droit, élevé, dans des proportions en harmonie avec les autres traits de la physionomie, annonce une intelligence, qui, en général, va en décroissant, â mesure que le front s'aplatit, devient plus fuyant; compaiez le type de l'Apollon du Belvédère avec celui d'un Nègre, d'un Hottentot; comparez ensuite celui du Hottentot avec celui d'un singe, et ainsi de suite. Mais le front ne fait pas seulement pressentir le développement intellectuel, il trahit aussi les sentiments de l'âme et de l'esprit ; lorsque Racine fait dire à Thésée :
il veut montrer que celui-ci est dupe de ses préventions contre Hippolyte, et qu'il ne sait pas lire sur ce front où se reflètent la vertu et la sérénité d'âme de son fils. Les rides du front marquent les profondes agitations d'une vie anxieuse : dans la joie, dans les épanchements de lasaiisfaction il se dilate, devient lisse, s'épanouit; il se contracte, s'abaisse, se sillonne de rides dans la haine, la colère. Un front haut, droit, osseux, dénote un ca.actère vigilant, un esprit ferme, opiniâtre. Renversé en arrière, il indique pre.-que toujours un esprit faible, pliant ou même flatteur. Est-il chauve, c'est souvent l'indice d'une certaine exaltation d'esprit. Mais lorsque les cheveux sont implantés jusqu'au milieu du front, ils décèlent une humeur sévère et peu sensible. La mobilité dont il jouit, contribue aussi à i'expiession des passions, et tandis que la joie et l'espérance se peignent sur un front serein et uni. le chagrin, la tristesse impriment â la peau et aux muscles de cette partie un caractère remarquable de flaccidité et de relâchement.
Le médecin sait tirer auési de l'état du front de bons signes dans les maladies. Dans la violence de la douleur, le front se creuse de rides longitudinales qui viennent se réunir i la partie moyenne et inférieure, vers la racine du nez ; il se ride aussi et reste sec dans les alTections spasuiodiques et convnlsives. La régioa frontale est le siège d'une très-vive douleur au début dos aftections catarrhales et bilieuses, on a remarqué que dans les premières elle se rapproche du nez, tandis que datis les secondes elle occupe le dessus des orbites. Des éruptions de toute espèce se remarquent quelquefois au front; dans les maladies graves, aiguës, il se couvre souvent d'une sueur froide, do mauvais augure; dans les syncopes, les défaillances, ce signe n'a pas la même valeur, à beaucoup près. F — n.
Front (Anatomie vétérinaire). — Région de la tête des animaux, bornée en bas par le chanl'rein et s'étendant en haut jusqu'au sommet de la tète ; il a pour base l'os frontal, les pariétaux, les muscles temporaux. Dans le bœuf il se termine su|)érieurenient par un bourrelet des deux côtés duquel surgis.sent les cornes Un front large, dans le cheval, est un des caractères d'une race intelligente eténergique, dans le bœuf il a d» plus l'avantage do présenter plus de surface au joug. Lorsqu'il est rétréci, bombé, il coïncide souvent avec un chanfrein et des n;xscaux étroits, et se remarque dans les individus communs et d'une nature molle et indolente.
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FRO
FRONTAL (MrscLE). — Quelques anatomistes donnent ce nom à la paitie charnue antérieure du muscle Occipitnfrontal.
Frontal (Nerf). — C'est la plus grosse des trois branches du nerf opinhalmique, détaché lui-même du nerf trijumeau, trifacial ou de la cinquième paire. Après avoir rampé le long de la paroi supérieure de l'orbite, il en sort en se partageant en deux rameaux qui vont se distribuer au front, la portion externe s'échappant par Je trou orbitaire supérieur.
Frontal ou Cohonal (Os). — Impair, symétrique, il est .situé à la partie inférieure du cnine et supérieure de la face, et présente deux parties distinctes, une frontale, l'antre orbilaire. Dans la partie frontale ou supérieure on remarque eu dehors la bosse frontale de chaque côlé et au milieu la bosse, l'échancrure et l'épine nas.ales, l'arcade surcillière et l'arcade orbitaire. En dedans la ligne médiane indiquant la ligne suturale des deux portions de l'os et qui est le commencement de la suture sagittale, la crête qui donne attache à la grande faux du cerveau ; sur les cotés les fosses coronales: toute cette face est creusée de digitations ou empreintes, et loge les lobes cérébraux. La portion oriitoice horizontale présente au milieu une grande échancrure qui offre sur ses côtés des portions de cellules abouchées avec celles de l'ethmoide, reçu lui-même dans celte échancrure. Celle-ci montre encore en devant l'orifice des sinus frontaux correspondant aussi avec l'ethmoide (voyez Frontaux [«('nus], sur les cotés une surface horizontale, concave, qui fait partie de l'orbite. Il s'articule avec plusieurs os du crâne et de la face, F— n.
FRONTALE 'Ar.TÉnE . — Elle constitue une des branches de terminaison de l'artère ophthalmique, branche de la carotide interne. Elle sort de l'orbite par la partie interne, remonte sur le front pour s'y distribuer.
Frontale (Veine) ou PiiÉPAiiATE. — Elle naît de toutes les parties du front, gagne le grand angle de l'oeil et la racine du nez, où elle prend le nom d'angulairi^, recuit les veines de l'aile du nez et descend obliquement sur la face 011 elle prend le nom de /acwfe.
FRONTAUX (Senp.'s). — On appelle ainsi deux cavités creusées dans l'épaisseur de l'os frontal, eutre les deux lames de cet os au niveau des bosses nasales, au-devant del'échancrureethmoidale. Une cloison mince et moyenne les sépare l'une de l'autre. Ils s'ouvrent dans les cellules antérieures de l'ethmoide, et communiquent avec le méat moyen des fosses nasales. Ils contribuent à augmenter l'étendue de ces cavités. Dans certains animaux qui ont un odorat très-fin, comme le chien, ils prennent un développement considérable.
FROTTEMENT (Physique). — Si un corps repose sur une table et qu'on veuille le faire glisser sur cette table, on remarque qu'il faut vaincre une résistance appelée froltenient. Il est naturel de penser que la cause du frottement réside dans ce fait, que les aspérités du corps et de la table s'enchevêtrent les unes dans les autres; moins le corps est rugueux, plus la table est polie et moindre est le frott nient. Les premières expériences précises sur la question sont dues à Amontons, qui les publia en 16!)!). Coulomb, en .1781, donna les lois complètes du frottement. Il distingue le frotiement au départ et le frotiement pendant le mouvement, et énonce les lois suivantes.
Le froltenient pendant le mouvement est :
1° Proportionnel à la pression qui s'exerce entre les deux corps qui frottent l'un sur l'autre;
'2° Indépendant de l'étendue des surfaces en contact;
3' Indépendant de la vitesse du mouvement.
Le frottement au départ est supérieur au frottement pendant le mouvement pour ls;s corps compressibles; il lui est égal pour les corps très-durs. Pour trouver ces lois. Coulomb faisait glisser une caisse A (/?^. 1303) sur deux madriers B. Dne corde attachée à la caisse et passant sur la poulie C soutenait le plateau D contenant les poids destinés à déterminer le mouvement. En remplissant de poids la caisse D, on faisait varier la charge. Il observait le mouvement de la caisse qui était uniformément varié, ce (|ui prouvait que le frottement est indépendant de la vitesse. Il faisait varier la surface par laquelle la caisse s'appuyait, et recouvrait les madriers et le fond de la caisse de substances diverses.
Les méthodes employées pour étudier la nature du mouvement étaient fort imparfaites, ce qui engagea le général Morin à étudier de nouveau la question. Son appareil ne diiférait de celui de Coulomb, qu'en ce que la poulie G ifiij 1-lOi) portait latéralement un disque de cuivre recouvert de papier. En étudiant le mouvement de rotation de ce disque, il était facile d'en conclure le mouvement de translation du traîneau. Devant le disque est un mouve-
I,.- fnili. Miriit ;iM il.'ji.u t (■ I (le iii.-|ui' :
I* Proportionnel à l,i pression ;
2* ludépcnUaut du l'élc'iiduc dv» burfuct.'» eu cunluct.
Fig- »04. Fig. 1305.
ment d'horlogerie faisant décrire un cercle à un pinceau imbibé d'encre de Chine. Si le disque 0 est immobile, le pinceau trace dessus le cercle ABC (fit/. 13ii6), mais si le disque tourne en même temps, c'est-à-dire si le chariot A se déplaçant fait tourner la poulie C, la courbe décrite est ABC. M. Morin a pu, d'après cela, vérifier que le mouvement du traîneau était uniformément varié, et il a constaté l'exactitude de toutes les lois de Coulomb. De plus, il a cherché le coefficient de frottement dans différents cas. Le coefficient de frottement est le rapport constant dans chaque cas qui existe, d'après la première loi, entre la force de frottejuent et la pression du corps frottant sur le corps frotté. Nous donnons plus loin un tableau des principaux résultats.
D'après ce qui précède, le frottement est une cause de déperdition de travail, et, par suite, l'on doit dans toute machine éviter sa production autant que possible ; cependant MM. Beaumont et Mayer ont tenté une application industrielle do cette déperdition de force en s'appuyant sur ce fait, que tout frottement développe de la chaleur. Leur appareil consiste essentiellement en deux cônes concentriques, dont l'un est garni de tresses do chanvre on do coton lubréliées d'huile, et l'autre, en cuivre rouge, est en contact avec le liquide qu'il s'agit d'échauffer. Par des moyens particnliers, l'on peut régler la pression de l'un des cônes sur l'autre, et, selon les cas, c'est l'un on l'antre qui est mobile. Cotte idée d'utiliser la chaleur dégagée par le frnttomeut est fort ancienne, mais il a toujours fallu rahauiloMiier, paire (pie le travail mécanique qu'il faut iléu'ldpper pour jiroduire par le frottement une quantité de chideur notable est beaucoup trop considérable par rapport au résultat obtenu. 11 faut juimlro it cela que le développement de ilialenr no se produit que quand il y a usure sensible des pièces frottantes. Il y n donc lieu d'abandonner, au moins quant iV présent, les travaux faits dans cette voie.
L'étude de la chaleur développée par 1b frottement trouvera sa place à l'article TiiÉoiiti; MÉCANiyUE dk la
CIlALEVn.
Il arrive aussi quelquefois que l'on donne le nom du frottement à lu résistanco au roulement (voyez ce mot,'.