INDICATION DES SURFACES
Chêne sur chêne (fibres parallèles à la traction)
( — perpendiculaires à la traction)
(bois debout sur bois a plat)
Chêne sur orme (fibres parallèles)
Orme sur chêne ( — ,.'•,•■••:
(fibres perpendiculaires) ..••■
Frêne, sapin, hêtre, sorbier, sur chêne (libres parallèles)
Cuir laniié sur chêne (cuir à plat)
(cuir de champ)
Cuir noir corroyé sur chêne (fibres parallèles) ..:•-■
(fibres perpendiculaires)
Natte de chanvre sur chêne (fibres parallèles)
Corde de chanvre sur chêne ( — ) ■
Fir sur chêne (fibres parallèles)
Fonle sur chêne (fibres parallèles) • • • • • • •
Laiton sur chêne ( — )
Cuir de bœuf sur fonte • ;
Cuir noir corrojé sur partie de fonle (a plat. • • •
Fonle sur foule [''.'..
Chê.fe",'om'e':eharn;e, fër.'fonleïbron'zé'gbssaùl deuV àdcuV l'un sur l'autre
Calcaire oolithique sur calcaire oolithique
Muschelkalk — — !!!!!'.",'.!
cÉ - - (boisduiJjv'»;:!):::::::::::::::::
Fer — —
Muschelkalk (sur muischulkalk)
Calcaire oolithique ( — )
Brique ( —
Fer ( —
Chêne ( —
n,62 0,54 0,43 0,3S 0,fi9 0,57 0,53 0,61 0,43 0,74 0,47 0,50 0,8»
l'action pur lu<|Uoll« ils conli-rfon avuc une Cille do l " "' ' «"f ^'j^'^'/J ^7^^^^
lierre los'cris des goals, des pics, ''''^ '>'«^'';f; .f^f': le mI H M^!^^ o, (ItEH.OB.crioN ,/« plantes.) et de diirérei.ts petits o seniix, ou inftme quel luefo.» le J"^?" .^..V'y "' Lg (ZoolORio), du latin fnwes vorare, débruit de leur» vols- oi. emploie ce "'oyei. pour le. oima- j ^^^^^^^fy^/Z^^^froU^ar cette é.ymologie que ce n,ot ger à s'approcher deepiége» qu'on leur tend. | vorci ataiiun». w y
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doit comprendre un grand nombre d'animaux pris dans différents groupes, teisqiie des Mammifères, des Oiseaux, des Insectes, etc. C'est donc une dénomination pou facile à appliquer parce qu'elle n'est jamais d'une exactitude absolue. Cependant Vieillot a cru devoir établir une famille d'Oiseaux à laquelle il a donné le nom de Frugivores, faisant partie de son ordre des Sij/vaiiis, tribu des Zi/godacly/es. Ils comprennent les genres Touraco et Musophage.
FRUIT (Botanique', du nom latin fruclus, en grec, carpos. — Organe temporaire des plantes phanérogames qui contient les germes des graines ou ovules, et en dernier liea les graines elles-mêmes, au moment où l'on dit qu'il est nair. Cet organe est une des parties de la fleur, qui lui survitet fournit après que celle-ci est flétrie un développement qui fiivorise et assure celui de la graine contenue dans le fruit. Le véritable fruit n'existe donc que chez les plantes qui ont des fleurs, celles que Linné a nommées plantes à noces évidentes, plianérot/atnes (du grec ptianeros, évident, et gamein, se marier). Chez celles qui se reproduisent sans fleurs, chez ces plantes à noces mysiértcnses que le même Linné appelle cryptogames, il existe des organes, comme l'urne des mousses, conmie la sore des fougères, (|ui renferment les corps reproducteurs, et que par analogie ou nomme quelquefois les fruits de ces plantes. Mais il y aurait de grands inconvénients à consacrer l'extension du terme de fruit à des organes aussi différents; il serait impossible de donner du fruit une description générale. Les botanistes ont donc conservé au mot fruit son sens habituel en l'appliquant exclusivement à l'organe des plantes plianérogamesoùlagrainese développe et devient bonne àgermer. Pour se faire une idée exacte du fruit, il faut remonter à l'organisation de la fleur, la bien connaître (voyez Fleur) et avoir une idée nette des phénomènes qui s'y passent pendant la floraison (voyez Reproduction des plantes). On saura dès lors que la fleur s'est épanouie surtout dans le but de répandre sur le stigmate, ou partie supi'M-ieure du pistil, le pollen, ou poussière fécondante développée et nnlric dans les anthères. — Dès que le pollen, tombé sur le stigmate, a exercé sur l'ovule son action vivifiante, la fleur commence à se flétrir; les anthères, le stigmate, le -style disparaissent le plus rapidement, ils tombent desséchés ; les filets des étamiues, les pétales persistent souvent plus longtemps, mais ils finissent par mourir, et si on j-(/ les retrouve longtemps en-
core à leur place, ils y sont desséchés et flétris. Le calice, plus durable, se flétrit enfin et tombe à son tour; quelquefois cependant il survit • et croit avec le fruit. Ces din vers débris de la fleur, qui persistent plus ou moins autour du fruit, ont reçu le nom à'indnvia; (dépouilles). Parfois le style persistant forme au soninietdu fruit unepoinie j qui l'a fait désigner alors par ).' l'épilhète à'apicu/é. Au milieu de cette destruction successive des organes de la fleur, l'ovaire seul se développe avec le» ovules qu'il contient; il forme dès lors le péricarpe (péri, autour ; carpos, fruit), et les ovules passent ù I état de graines; le péricarpe contenant les graines porte le nom do fruit.
On nomme donc fruit la portion ovarienne du pistil, développé!; par la fécondation. On nomme pcruarpe l'ovaire même, c'csl-A-dire le* parois du carpelle, développé dans le fruii. On non)inc graine l'ovule qui s'est di'veloppé ù mesure que la jeune plante ou Vcintirgon «'organisait sous ses enveloppes.
Le ;/f'ricnr/<e est réelleineiit la feuille carpcllaire, puisqu'il est constitué par la paroi de l'uvairo, et (pie celuici doit Ctio conçu comme une feuille réfléchie sur cllumfime ver» sa face supérieure et protégeant Uts bourgeons modifié» que nous avons nommés les ovules. Cette détermination de la natiU'C du carpelle fait pressentir sa btructuru; ce Bcra celle d'une feuille. On y trouve, en effet, une lame du i)areucliymu rccouverle sur ses doux
(I) Coupe dculini'c >> iniinlriT l> ilruclure ilu |>éricarpc.— id, tulure (luriale (!<; In feuillr rnr[M.'llarrc . — -vf. luture ventrale, — t, epicarpc. — m, mvi<irar|ie, — », euducarpe. — • m n, paricarp«. — y, coupe d'uue grame.
faces par une couche d'épiderme. Mais comme, dans le développement des divers fruits, ces trois parties se modifient parfois extrêmement, ou leur a donné des noms distiuctifs. On reconnaît donc dans un péricarpe : 1° l'épicarpe (épi, sur), couche épidermique extérieure qui doit être considérée comme l'épidenue de la face inférieure de la feuille carpellaire; 2" le niésorarpe [mésos, qui est au milieu), portion moyenne et parenchymnteuse du péricarpi', qu'il faut regarder comme le parenchyme de la feuille carpellaire; '.i" ['endocarpe {endon, en dedans), couche épidermique intérieure, t.apissant la loge oii se trouvent les ovules ou l'ovule unique; c'est l'épidernie de la face supéneuie de la feuille {fig. I3(ili).
Dans plusieurs espèces de fruits, le développement ne modifie pas la nature du péricarpe, il reste herbacé ou plutôt foliacé ipois, haricot, baguenaudier); mais plus souvent ses diverses parties s'altèrent et donnent au fruit un aspect spécial et une structure qui, au premier abord, semble lui être exclusivement propre, h'épicurpe est, des trois parties du péricarpe, celle qui se modifie le moins, elle s'épaissit fréquemment, mais conserve sa nature épidermique, c'est la peau du fruit. Le mésocarpe s'épaissit très-fréquemment, change de natureetse transforme peu à peu en une chair succulente qui constitue nos fruits charnus comestibles; oli a parfois donné au mésocarpe charnu le nom de sarcocarpe {sarx, sarcos, chair). La cerise, l'abricot, la pêche, la pomme, la poire, le melon, nous offrent des exemples de fruits comestibles i cause de leur mésocarpe charnu. L'endocarpe se présente souvent comme une fine membrane qui tapisse l'intérieur de la loge; mais parfois il prend une consistance cartilagineuse, comme ou l'observe dans la poire, la pomme, où il forme la partie résistante qui contient les pépins ou graines; plus souvent l'endocarpe devient complètement ligneux et forme ce qu'on nomme un /ioi/om; la graine, nommée i'amande, est contenue encore dans cette enveloppe ligneuse, La cerise, la pèche, la prune sont des fruits à noyau dont l'organisation est bien connue : on y trouve, une pellicule externe qui est l'épicarpe, une chair qui est le mésocarpe, enfin un noyau dout le bois est un endocarpe ligneux, l'amande est la graine unique que renferme le fruit. Quelques fruits à endocarpe ligneux sont moins faciles à comprendre : la noix se compose, d'un brou qui est l'épicarpe uni au uiésocarpe, d'un bots qui est l'endocarpe, et d'une gr.aine singulièrement figurée, qui est la partie comestible de ce fruit. L'auiande est à peu près organisée de même ; le bois mince qu'on y rencontre est aussi un endocarpe, La nèfle offre cinq noyaux dont c hacuu est de la même nature que celui de la prune ; mais dans la nèfle il y a cinq carpelles soudés au lieu d'un seul. L'endocarpe devient dans certains fruits charnu et succulent, grâce à un tissu additionnel qui se développe dans ses loges ; l'orange et le citron sont organisés de cette manière : au dehors, nue peau formée de deux couches : l'une, extérieure, mince, jaune, c'est l'épicarpe; l'autre, plus intérieure, blanche et comme feutrée, c'est le mésocarpe; la partie charnue et succulente, divisée eu quartiers, est l'endocarpe divisé lui-même en loges nombreuses et rempli d'un tissu nouveau développe pendant l'accroifsenient du fruit. Paifois le niésocarpe semble participer seul au développement du fruit; ainsi dans le melon, le potiron, à peine recuunalton les traces de l'épicarpe et do l'endocarpe ; le mésocarpe verdoyant et acerbe à l'extérieur, succulent, charuu et sucré à l'intérieur, forme presque seul le péricarpe.
Souvent on reconnaît à la smi'ace du fruit les sutures que possède le carpelle. On se souvient que celui-ci offre iino suture ventrale qui résulte de la soudure des deux bords de la feuille carpellaire, et une suture (/oc va/'/ qui représente la nervure médiane de cette feuille. Dans les fruits formés d'un seul carpelle, ou disliii;;ue souvent runoetl'autro /(j. l;)()(i), comme dans la gousse du puis, la pêche, la prune; dans lus fruits multilociilalrcs :\ pla^'cutation axile, \i;& sutures ventrales des carpelles sont au centre du fruit et par conséquent invisibles, et les sutures dorsales peuvent seuli^s paraître à leur surface; dans les fruits également multicarpcllés, mais à placeutation pariétale, les carpelles ayant leurs bords & la surface du fruit, celui-ci peut montrer en môme temps les sutures ventrales et dorsales alternant les unes avec les autres. Dans beaucoup do fruits secs, ces sutures se séparent à maturité, et le péricarpe s'ouvre pour laisser échapper les graines. Co phénomène a reçu le nom de iléhtscence du péricarpe; on nomme déliisrents le» fruits qui le présentent; indéliisrents ceux où on ne l'observe pas; les fruits charnu» sont tuu» indéliiscunis.
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Outre les modifications de tissus, l'ovaire peut en éprouver d'autres encore pendant la fructification. Dans les fleurs à plusieurs carpelles, on en voitsouvent avorter un certain nombre, de laçon que le fruit n'en montre plus autant que la fleur. Le marronnier d'Inde a un ovaire triloculaire, et chaque loge renferme deux ovules à placentation axile, de ces six ovules un seul se retrouve dans le fruit qui semble en nifinie temps ne posséder qu'une seule loge. Le développement du fruit est parfois accompagné d'un amincissement progressif et d'une destruction plus ou moins complète des parois ou cloisons qui séparaient les logi-s. Quelques fruits, au contraire, forment, durant leur développement, de favses cloisons qui subdivisent leurs loges primitives en fausses loges. Le placenta, en participant au développement du péricarpe et en concourant à celui de la graine, prend souvent une disposition plus compliquée; il forme à l'intérieur de la loge un corps saillant que certains auteurs nomment aussi ;™/)//Oi/.er»7e(/ro/j/iOi', nourricier îspei-mn, graine), de ce corps naissent des prol( ngements en même nombre que les graines et dont chacun en alimente une; ce sont les funicules [funiculus, petite corde), aussi appelés podosperme {pous, podos, pied'.
En résumé, le péricarpe se modifie dans sa structure pendant la fructific;ition, soit par une transformation des tissus de l'épicarpe, du mésocarpe ou de l'endocarpe; soit par l'avortement d'une partie des loges ou des ovules; soit par la destruction des cloisons interloculaires; soit par la production de fausses cloisons donnant lieu à de fausses loges. De ces modifications dans la structure du péricarpe pendant le développement et de la variété même de sa disposition première suivant les espèces végétales, résulte une grande multiplicité de fruits, que l'on a cherché à classer pour les étudier plus facilement. Adrien de Jussieu en a donné un classement facile et très-naturel que je vais exposer ici brièvement. Ce classement repose :
r Sur la simplicité du fruit ou sa complication par le concours de quelque partie de la fleur développée avec lui ou servant même à le souder aux fruits voisins ; 2" Sur l'indéiiendance ou la soudure des carpelles ; 3° Sur l'indéhiscence ou la déhiscence des péricarpes ; 4" Sur le nombre des graines que renferme chaque carpelle.
A l'aide de ces caractères, Adrien de Jussieu forme parmi les fruits trois grandes divisions que désignent les noms do.f'ruils simples, fruits mtllmcwpes, fruits agrégés. La première est de beaucoup la plus nombreuse, je vais les définir toutes trois, et les étudier une à une.
1" Division .-Fruits simples. — Ces fruits n'ont pas d'autre enveloppe que le péricarpe, et ils sont formés par le pistil d'une seule et même fleur (cerise, prune, tête de pavot, etc.). .
2"« DiiUion : Fruits anthocarpés. — Ces fruits ont pour enveloppe, outre le péricarpe, des parties accessoires indépendantes de l'ovaire, mais développées ;ivec lui, le plus souvent un calice libre et persistant ou un involucre; ils proviennent encore des pistils d'une seule fleur {fruit de la belle-di-nuit, de l'if, etc ).
3»" Division ; Fruits agrégés. — Ces fruits, bien que réunis en une seule masse, proviennent de plusieurs fleurs et représentent toute une inflorescence dont les ovaires se sont soudés, ou directement ou indirectement, par l'interposition de quelques parties persistantes des fleurs (mûre, ananas, figue, cône, etc.).
1" Division : Katiis simples.
On les partage en deux classes : !• les fruits apocarpés lapo qui indique la séparation), formés de carpelles libres et séparés; 2° Wa fruits syncarpés (i.!/«, qui indique la réunion), formés au contraire de carpelles soudés en une seule masse.
!'• Classe : Fi-uils simples apocarpés.
Fruits simples, constitués par des carpelles indépendants et isolés entre eux. — Los uns sont indéhiscents, les autres déhiscents.
i" Section : Fruils simples apocarpés indéhiscents.
Fruits simples, apocarpés, dont le péricarpe no se fend pas suivant, ses sutures i l'époque do la maturité. — Tous les fruits charnus, étant indéhiscents, rentrent dans cette section; plusieurs fruits secs i maturité viennent aussi y prendre place.
a. — Fruits simples, apocarpés, indébisceats, charnut* 1" Espèce : Drupe. — On nomme drupe un fruit apocarpé, iiidélliNcent et charnu, dont l'endocarpe forma un noyau ligneux, ordinairement monosperme (monos, seul); c'est-à-dire contenant dans sa loge une seule graine ; exemples : cerise, prune, abricot, pêche, amande, noix, etc.
j, Fruits simples, apocarpés, indéhiscents, seci.
2°" Espèce : Achoine. — On appelle achaine {a privatif; chainein, s'ouvrir) un fruit apocarpé, indéhiscent, à péricarpe sec et mince, renfermant, dans sa loge unique, une seule graine bien indépendante du péricarpe; exemples : fruits des renoncules, du grand soleil, des chardons, du sarrasin ou blé noir, etc.
■à"" Espèce : Cariopse. — On a longtemps nommé graine nue, et l'on nomme maintenant cariopse, un fruit apocarpé, indéhiscent et sec, monospernie comme l'achaine, maisdont le péricarpe s'est soudé aux téguments de la graine en se développant, et est complètement confondu avec elle ; exemples : les grains du blé, de l'orge, de l'avoine, des céréales en général.
4°" Espèce : Samare. — C'est un fruit apocarpé, indéhiscent et sec, mouosperrae ou oligosperme {otigos, un
Fij. 1S07. — A, samate d'on orme
petit nombre), dont le péricarpe se prolonge autour de la loge en une lame membraneuse, mince et diversement découpée ; exemples ; fruits de l'érable faux-platane, de l'orme.
2°" Section : Fruits simples, apocarpés, déhiscents. Fruits simples, apocarpés, dont le péricarpe s'ouvre spontanément suivant leurs sutures, lors de la maturittS. — Cette section ne contient que des fruits dont le péricarpe est sec lorsqu'il est mùr.
5°" Espèce : Follicule. — On nomme depuis longtemps follicule un fruit à péricarpe foliacé qui, à maturité, se dessèche et s'ouvre seulement p.ir sa suture ventrale; il contient ordin;iiiement un assez grand nombre de graines, ce qu'on exprime en disant qu'il est polyspermetjaO' li/sl beaucoup); exemples:
fruits de l'ellébore com- „j% mun, de l'ancolie, du pied d'alouette ou daupliinelle, et de beaucoup d'autres rononculacées.
G"» Espèce : Coque. — On donne le nom de coque à lin fruit apocarpé, sec et déhiscent, dont l'endocarpe est ordinairement ligneux et crustacé, qui s'ouvre à la fois par ses sutures ventrale et dorsale, et renferme un petit nombre de graines I fruit oligosperme) ; exemple :
fruit de la Iraxinelle.
7»» Espèce : Oousie ou léqiime. — On désigne par ces deux noms indifféremment un fruit apocarpé, sec et déhiscent, dont le péricarpe foliacé s'ouvre par sa suture ventraie et qui renferme un assez grand nombre de graines; cxenipl''s = fruit du haricot, du pois, de la fève et de toutes les légumineuses.
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Cette espèce de fruits admet «ne variété importante. Souvent, pcMidanl le développement du fruit, de fausses cloisons perpendiculaires à sa longueur le divisent en une série de fausses loges. Lorsqu'au niveau de ces fausses loges le péricarpe se resserre et devient articulé, de façon que chacun puisse se détacher successivement, le légume est lomentacé ou prend chez certains auteurs le nom de /ooien^um; exemples : les fiuits des sainfoins, des coronilles.
Avant de terminer cette étude des fruits apocarpés, il est essentiel de faire remarquer que s'il est des fleurs, comme celles du pois et de l'abricotier, qui ne produisent qu'un seul fruit apocarpé, il en est beaucoup d'autres qui, pourvues de pistils nombreux, produisent un grand nombre de fruits apocarpés groupés sur un même torus ; la renoncule, le fraisier, l'églantier eu ofl'rent des exemples.
Souvent une même fleur possède plusieurs pistils et donne plusieurs fruits apocarpés bien distincis; mais parfois le réceptacle ou torus se développe avec eux et les unit en une seule masse qui est une sorte de fruit multiple, bien qu'en réalité il ne se compose que de fruits simplesapocarpés, drupes, achaines,etc., groupésensemble. C'eslainsique laZ/oKcestun réceptacle charnu trèsdéveloppé et portant à sa surface de petits achaines bien séparés; la frcim/juise est un produit du même genre, mais sa partie succulente est formée par les fruits accolés, qui sont de petites drupes, taudis que le réceptacle coninmn est pelit, sec et tibreux.
2'"' Classe : Fruits simples, syncarpés.
Fruits simples, formés par la réunion de plusieurs carpelles soudés ensemble. Leur structure dérive de celle des ovaires à plusieurs carpelles réunis. On peut ici, comme dans les fruits apocarpés, distinguer les fruits indéhisccnls et les fruits ttéliiscents.
l" Section : Fruits simples, syncarpés, indéhiscents.
Ces péricarpes ne s'ouvrent pas à maturité, les uns sont charnus, les autres secs.
a. — Fruits simples, syucarpés, iDdéhisceats, charnus.
i"" Espèce : Pomme ou mélonide. — C'est im fruit syncarpé, indéhiscent et charnu, formé de cinq carpelles soudés, infères par rapport au calice et adhérents à cette enveloppe floiale qui se confond avec l'épicarpe et se développe avec lui. L'endocarpe est cartilagineux (pomme) ou ligneux (nèfle), le niésocarpe très-charnu; exemples: pomme, poire, nèfle, sorbe; la pnmtne est un fruit tout spécial à certaines espèces de la famille des Rosacées.
On nomme aussi nucutnine une pomme à endocarpes ligneux, c'est-à-dire à noyaux nmltiples, qui n'est plus réellementque la réunion de plusieurs drupes en un seul fruit. Si l'on adopte ce nom, la nèfle est une nuculaine.
y"' Espèce : llexiiévidic. — On a donné ce nom, eu souvenir du jardin des lli spérides, à un fruit qui a pour type l'orange, et qu'on peut délinir un fruit simple syncarpé, indéhiscent et charnu, formé de carpelles nombreux et divisé en plusieurs l(jges à endocarpe charnu, pulpeux et succulent, l'épii arpe et le mésocarpe ne formant plus qu'une peau coiiace. Ce fruit provient d'un ovaire libre et supèro par rapport au calice; exemples, orange, citron.
Kr" Espèce : l'éponide. — Ce nom désigne le fruit des Cucurbilacées, comme le melon, le potiron, elc. C'est un fruit syncarpé, indéhiscent et charnu, à une seule loge par dcHtruction de» cloisons; celte cavité, incomplètement tapissée par l'endocarpe, porte attachées à sis parois des graine» nombreuMs. Le niésorarpe forme une chair épaisse à la surface de laquelle on distingue avec peine un péricarpe; excniples : melon, potiron, concombre, courge», etc.
Il"" Espèce: haie. — Ce nom s'applique en général à tous le» fruit» syncarpés, indéliiuceuts, charnus ou wc», i)ue des particularités reinarqnablis n'ont pas fait di»linguer par un des noms qui précèdent. On emploie In nom de Laie, Bans autre désignation, lorsijue le péricarpe est charnu; exemple» : rai»in, groseille», tomate.
b. — Frullt timplo, Bynciir|>éi, iiidéhitccoti, leci.
\'i" Eipècc : lime si)rhe. — Le même nom de Imie <lé- •iguBul le» fruits syncarpé», indéliiBCunls en général,
s'applique à ceux d'entre eux dont le péricarpe est foliacé ou lignonx; on y ajoute seulement l'épithète de séclie, qui rappelle la nature du péricarpe.
. 1309. — Coudri
, truil (1) (grand, nalur.).
13'"' Espèce : Gland. — Fruit syncarpé, indéliisrent et sec, provenant d'un ovaire infère, pluriloculaire et polysperme ; le péricarpe montre à son sommet les dents très-petites du limbe, il porte à sa base un involucre écailleux (chêne!, foliacé (noisetier), ou semblable à une sorte de péricarpe (châtaignier), et que l'on nomme une cupule; exemples : fruits du chêne, du hêtre, du noisetier, du châtîiignier, etc.
Plusieurs fruits syncarpés secs vérit.iblemcnt indéhiscents, c'est-;i-dire dont les loges ne s'ouvrent pas à maturité, subissent une sorte de déhiscence qui consiste dans la .sépar.ition de leurs car|)elles lors de la maturité du fruit. On observe ce phénomène dans le fruit des mauves, ccluide lacapucine, celui des ombellifères; dans ce dernier cas, au lieu de se détaclier complètement, les carpelles restent suspendus à l'axe du fruit décomposé en autant de filets qu'il y a de c;irpelles, ce qui av;tit valu à ces sortes de fruits le nom à peu près abandonné de créinocurjie.
2°" Section : Fruits simples, syncarpés, déhiscents.
Ce sont des fruits composés de plusieurs carpelles, et qui à maturité s'ouvrent d'eux-mêmes pour laisser échapper de leurs loges les graines qui s'y sont développées. Ces péricarpes ne sont jamais charnus.
H"' Espèce : Capsule. — Ce nom très-général comprend tous les fruits syncarpés déhiscents qui ne présentent pas les caractères spéciaux des deux espèces suivantes; exemple: fruits des Solanées, des Liliacées, des Scrofularinées (gueule de loup), des Campanulacées (clochette, liseron des haies", des œillets, des pavots, etc.
Tantôt les capsules s'ouvrent suivant leurs sutures p.tr des valves aussi nombreu.ses que leurs carpelles et qui leur ont valu le nom de capsules valvicides ; tantôt Ki déhisceuce s'elTectue par l'écartement des dentj placées au sommet, ce sont alors des capsules denticides; tantôt, enfin, la déhisceuce se borne à l'ouveriure d'un ccriaiu nombre de pores ou trous arrondis pratiqués vers la partie supérieure ilu péricarpe, ces sortes de capsules sont dites pnricides. Parmi les capsula riilcicides on distingue encore trois variétés de déhisceuce : on nomme déhisceuce sc/iticide celle où la sé|);ir.ition a lieu suivant les sutures ventrales de façon que les cloisons se dédoublent et les carpelles se séparent pour s'ouvrir; on app lie déhisceuce septifrage celle où les cloisons restent au milieu du fruit sans se séparer tandis que les valves se détachent; on appelle, <'nlln, déhisceuce loculicide, celle où la séparation s'effectue suivant les sutures dorsales, de telle façon que les fentes correspontlent aux loges et non plus aux cloisons.
I.'i'"* Espèce : l'yxide. — Fruit syncarpé, déhiscent, s'ouvrant i't maturité p,j. uio, -c»ii«, par une fente circulaire et horizon! aie, de rrui'im(ii,ouvuii(S). telle fiiçon que la moitié supérieure du péricarpe forme une sorto de couvercle 4 la p.irtie inférieure; aussi ces fruits ont-ils reçu le nom d(^ liollrs à savunuelle; ex.: fruits des jusquiamo», du mouron, ctc,
(IJ Coiidricr uuiscticr, fruit. — ce, cupulo. — f, fruit, (t) fl, cloiiuu. — V, V, valve».
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16" Espace: Siliqiie et silicule. — La silique est réellement une capsnle à denx Iciges, s'ouvrant par deux valves opposées qui restent suspendues à la partie supérieure du fruit et laissent voir une fausse cloison portant sur chacun de ses bords des graines alternes ; ex. : le fruit des crucifères comrue le chou, la giroflée, le colza (fig. 1310), celui de la chélidoine, etc.
Dans certains cas, la silique, très- raccourcie et élargie en même temps, est à peu près aussi large que longue, comme on le voit dans le thlaspi, par exemple; on Im donne alors le nom de silicule.
2"= Division : Fbiits amuocaepés.
Le nom même qui sert à désigner ces fruits rappelle que certains organes de la fleur en font partie. On observe, en effet, qu'un des vcrticille* de la fleur, et c est ordinairement le calice, bien qu'indépendant de 1 ovaire.
moins allongé autour duquel sont disposéesdes écailles plus ou moins épaisses,en général ligneusesà maturité, et dont chacune porte deux graines nues à sa base. On a coniparé chaque écaille à une feuille carpellaire qui ne serait pas repliée sur elle-même. Tantôt ces écailles sont indépendantes les unes des autres (sapin); tantôt moins nombreuses, elles se soudent en une seule masse (cyprès) qui parfois même devient charnue et simule une baie (genévrier).
Tableau de I
persiste, se développe, prend une consistance plus ou moins dure et forme autour du péricarpe une enveloppe extérieure bien distincte, mais qui semble réellement un second péricarpe. Un petit nombre de fruits seulement offrent cette structure. Jai déjà cité, comme les plus vulgaires, ceux de l'if, de la belle-de-nuit.
3« Division : Fncixs agrégés.
• Les fruits agrégés ne comprennent pas seulement les fruits proveiuint d'une seule fleur, mais bien ceux de toute une inflorescence, soudés entre eux directement ou par l'intermédiaire de quelques parties accessoiras . On peut distinguer parmi eux :
Lasorose ifig. \'A\'l) formée par la réunion de plusieurs fruits charnus que les folioles du calice développées et cliarnues comme eux ont servi à souder en une seule masse; ex. : fruits du mûrier, de l'ananas, de l'arbre à pain.
Le sycdne, c'est l'inflorescence même désignée sous ce nom (voyez Inflorescence), et transformée par le développement en un fi uit dont la partie comesiible est le réceptacle charnu qui loge dans sa cavité centrale les véritables fruits très-petitset très-nombreux ; ex. : la figue.
Le cône ou sirobile {fig. 1313), fruit des pins, sapins, cèdres, cyprès et autres arbresnommés pour cela même
Pi(f. J3H. — Soroje A« rin.-inas, mainte du bomiuel d» Icuillo tenrnnc l'axe tnictilèic.
conifères, (voyez ce mol) ; il se compose d'un axe plus ou
(I) A, fruiide l'if coinraun. — 11, le m*mc coupe*. — C, partie iotéricurc du calice durcie avec lo fruit véritable cache dans la ptrtie précédente.
5 Follicule.. Aucolie.
déhiscents \ 6 Coque. ... Fraxiuelle.
- Gousse. . . Haricot.
indéhisceuls..
!8 Pomme. .. Pomme.
9 Hespéridie Orange.
{ÇlPéponide.. Melon.
11 Baie Raisin.
( ! 2 Baie sèche.
*^"- 13 Gland Chêne.
1\i Capsule. Pavot.
15 Piixide. .. Jusquiamc.
16 Silique. .. Giroflée.
Anthocarpés Belle de-nuii
117 Sorose.... Ananas.
18 Svco'ne Figue.
19 Cône Pin.
La classification des péricarpes qui vient d être exposée s'est lentementélaborée dans la science depuis Linné. Ce grand classificateur essaya un des premiers cette œuvre encore aujourd'hui si imparfaite en présence de l'incroyable diversité qu'il a plu au Créateur de jeter parmi les fruits. 11 reconnut 8 formes générales : 1° la Capsule, fruit sec, à plusieurs graines, souvent à maturité • 2' la Silique, fruit sec à 2 valves avec des graines attachées aux deux bords ; 3° le Ugutne, fruit membraneux à 2 valves, avec des graines fixées sur un seul bord; 4- le Follicule, fruit à une seule valve s'ouvrant longttudinalement d'un seul côté; 5° la Drupe, fruit charnu à noyau; G" la Pomme, fruit charnu contenant une capsule- 7° la Baie, fruit charnu contenant des semences nues- 8» le Sirobile, chaton changé en fruit. Cette ébauche dont les traits essentiels sont demeurés dans !a science, fut perfectionnée déjà par Gajrtner. Le plus grandprogrës qui aitété accompli en botanique sur cette question dillicile est dû à Louis-Claude Richard; c est lui qui le premier prit pour principe de la classihcation des fruits, l'étude de l'ovaire comme fondement de celle du fruit. Ach. Richard compléta cette classification qui a servi de type aux travaux exécutés depuis sur ce sujet. DeCaiidolle, de Mirbel, Desvaux, Liuk, Lindley, Agardh, Spreiigel et enfin Adr. de Jussieu ont remanié les groupes de Ach. Richard sans introduire aucun principe nouveau et sans pouvoir s'écarter beaucoup au fond de cette classification primordiale. J'ai donné dans cet article la division adoptée par Adrien de Jussieu, parce quelle m'a paru d'une netteté incontestable et qu elle a été exposée pour la première fois par son auteur dans un Cours élémentaire devenu classique aujourd'hui.
Un .trticle spécial est consacré à la graine (voyez Graine).
Vxnges- des fruits. — Le fruit est un des organes des plantes les plus compliqués dans leur texture, et lorsqu'il est charnu, il contient beaucoup de principes nutritifs; aussi les fruits occupent-ils toujours une place importante dans l'alimentation de l'homme. Suivant le degré de civilisation, l'homme se nourrit do fruits venus spontanément, ou do fruits cultivés p.ir lui ; c est dans ce dernier c.-vs seulement que ce genre d aliments prend une place importante. L'art do cultiver les fruits est devenu dans certains pays une occup.ation des plus intéressantes et des plus lucratives (voyez Jardin fruitier), et l'on peut dire que la France sous ce rapport tient le premier rang. Des succès que l'on obtient dans cet art curieux sont dus, non-sculoment aux cflorts des hommes, mais aussi aux faveurs du climat; c'est à 1 uue et &
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l'autre de ces deux causes que la France doit sa supé» riorité. La plus grande partie des fruits cultiv(?s pour la table et amenés par la culture à une exquise délicatesse appartiennent à la classe dis Bosncée.<:. i!e beau groupe du règne végétal nous donne : ia fj'.nmboise et la fraise, la pomme, la poire, le coing, la nèfle, puis la cerise, la prune, l'amande, l'abricot et la pèche. Los groseilles proviennent d'arbrisseaux d'une petite famille spéciale {Grossii/arices), la grenade est donnée par une autre petite famille {Gronalees). La vigne qui fournit nn de nos meilleurs fruits, le raisin, est le type de la petite famille des Ampélvlées. La famille des Aurimlincées nous fournit l'orange, la bigarade, le citron ou limon. Les figues, les mûres sont iiroduiies par des arbres de la famille des Urticées ou Morées. Celle des Quercinées produit la châtaigne, la noisette, celle des Berbérideex, l'épine-vinette, et celle des Oléiicée.s l'olive, un des plus précieux fruits du bassin JHéditerr.anéen. Pour compléter cette liste des fruits d'un usage vulgaire en Europe, il faut signaler la figue de Barbarie venue sur un cactus, les tomates, les aubergines que portent certaines espèces de Solanées et surtout les fruits volumineux du groupe des Cucurbitacées, le melon, la courge, la citrouille ou potiron, le concombre, le giraumont, la pastèque. Tous ces fruits de nos contrées européennes sont empruntés à des plantes phanérogames Dicoty/éelones. Les contrées tropicales, plus riches en Monocotiz/édones, leur doivent les dattes, les cocos produits par des espèces de palmiers, les bananes, les ananas; puis un grand nombre d'autres fruits produits par des plantes Dicotylédones, l'avocat (Laurus perseai, le fruit gigantesque de l'aibre à pain [Artocarpus incisa), la badiane {Il/icium aniso lum), le gombaut ou gombo {Hibiscus esculentus), le cacao (Theohroma cacao), l'abricot d'Amérique {Mammea americana), le mangoustan (Garcinia tnanyostana), la mangue oumango {Mangifera indien), la pamplemousse (Citius deciimana), les goyaves (genre Psidiiini), etc.
Dans ses études intitulées les Ouvriers Européens, M. Fr. Le Play a indiqué le rôle des fruits dans l'alimentation des classes laborieuses de l'Europe. Ils n'ont pas, d'après lui, la même importance que les légumes, ot sont en général des objets de luxe plutôt qu'un article indispensable de la nourriture. Rappelant d'ailleurs combien la culture des f uits serait avantageuse et facile dans les plus doux climats de l'Europe, il lait remarquer que.chez les peuples méridionaux, une abondante culture de fruits est une excellente mesure de l'intelligence, des habitudes du travail et de la recherche du bien-être. Les fruits de la région tempérée de l'Europe et des parties méridionales exigent en général d'être perfectionnés par la culture ; les uns sont succulents (fruits à noyaux ou à pépins), les autres farineux (châtaigne, amande, noisette, noix). Ceux-ci ont une grande importance dans l'alimentation des peuples du midi de la France, de l'Italie, de l'Espagne. La région septentrionale de l'Euiope ne peut plus donner les fruits délicats que la culture obtient sous un ciel plus doux ; mais la nature y produit abondamment, durajU l'été court et fécond propre à ces contrées, des fraises, des ronces, des airelles sauvages que les populations recueillent à l'envi, que l'on niange fiais et dont on prépare des conserves précieuses pour l'hiver. L'observateur auquel j'empriuite ces i enseignements signale le rôle intermédiaire à celui des légumes et à celui des fruits, que Jouent les fruits volumineux des Ciiciirlilncées ; tontes les populations en consomment quelque espèce. Presque partout c'est le concombre; mais on voit B'y joindre le potiron dans la zone centrale, puis, dans le Midi, le melon, la pastèque qui se consomment en quantité considérable dans la Kussie méridionale, en Hongrie, dans la Turquie d'Europe, en Grèce, en Italie et on Espagne. Ad. F.
Au point de vue liyr/iihiir/iie, les fruits pris dans le gens restreint de 1 1. moi on économie domestique, ne constituent p.i-, une :iliinr'ntation habituelle pour les population», une nourritun^ ileiit on peut faire nn usage spécial ot Journalier, mais comme accessoires agréables, à cause des produits sucré», acides, aromatiques, astringents, etc., qu'ils contiennent eu qualités variables suivant leur degré de maturité, la culture qu'ils ont reçue, la nature dij< végétaux qui le» produisent, ils fornienl uncdespirties le< plus importantes et le» plu» recherchées du régime alimentaire. Ainsi le» fruits amylacés, tels que les pois, les fèves, le» haricots, le» lentilles, le mais, len dif- 5ércnt» millet», le sarrasin, etc., Ie»fruit»du châtaignier et de quelque» autres arbres donnent une nourriture abondante, «aine et précieuse pour un grand nombre de po-
ptilations; mais on lui reproche en général de fatiguer les personnes délicates et de développer des gaz pendant le travail de la digestion. Les fruits oléagineux, noix, noisettes, amandes douces, cocos, olives, forment une partie très-accessoire dans l'alimentation; ils ne sont pas toujours d'une digestion facile. Mais la classe la plus nombreuse et la plus intéressante de fruits, ce sont les fruits aqueux sucrés ou sucrés acidulés ; les nommer tous serait beaucoup trop long, nous ne citerons que les principaux, ce sont : les cerises, les raisins, les fraises, les framboises, les pêches, les abricots, les prunes, les mûres, les oranges, les figues, les dattes, les jujubes, les ananas, les pommes, les poires, les goyaves, les fruits de l'avocatier, les mangoustans, les bananes, les fruits de l'arbre à pain, etc.; si l'on joint i\ cela toutes les variétés et sous-variétés que la culture a produites, on aura une quantité innombrable de fruits qui ne fait que s'augmenter tous les jours. Cette libéralité de l'auteur de toutes choses est un bienfait pour les populations au milieu desr quelles se produisent en si grande abondance, les fruits que nous venons de nommer; la nourriture qu'ils don nent répare bien mo nsque toute autre, surtout celle des fruits succulents; mais au^si ces populations brûlées par un soleil dévorant, n'ont pas besoin d'une nourriture abondante et forte, et il est nécessaire qu'ils rafraîchissent leur sang par l'usage des fruits aqueux, sucrés, acidulés, qui n'exigent pas en général un grand travail des org.ines digestifs; si l'on en croit les recherches du docteur Beanmont, résumées par M. le professeur Trousseau (T/ièse du Concours d'Iiygicne, 1837), les fruits sont les plus digestibles de tous lès aliments qui ont été expérimentés. On a bien adressé â ce régime quelques reproches, surtout pour les enfants, qu'il prédisposerait aux aflections lymphatiques; mais les vices attachés à l'abus et à la mauvaise qu.alité, necontrebalancent pas les avantages qui résultent d'un usage raisonnable. A côté de ceux que nous venons de nommer se rencontrent les fruits astringents tels que les nèfles, les coings, les cormes, quelques espèces de poires, etc. Le principe astringent qu'ils contiennent leur donne des propriétés moins débilitantes, aussi les trouve-t-on plutôt dans la zone tempérée oii leur qualité nutritive a pour auxiliaire .'■ur les voies digestives le principe même que nous venons de désigner.
Nous aurions à parler encore des fruits au point de vue de la matière médicale et de la toxicologie ; mais les bornes de cet article ne nous permettent pas de développer cette partie de l'histoire des fruits. Du reste, on trouvera à l'article qui concerne chacun d'eux, ce que nous pourrions en dire ici.
FRUITERIE (Conservation des fruits). — La conservation des fruits est une question intimement unie à celle du jardin fruitier, nous verrons à cet article que celui-ci doit fournir pendant chacun des mois de l'année, la plus grande quantité possible dos meilleurs fruits. Il est vrai qu'on peut obtenir ce résultat en plantiint un nombre égal d'arbres mûrissant leurs fruits pendant chaque mois de l'année ; mais ce moyen sera insuffisant si l'on n'emploie pas un mode de conservation qui place dans les conditions les pins convoiinblesles fruits dont la inatuiité peut être retardée jusqu'au piiiiieiii|is, et même jusqu'au commencemeni de l'été, époque à laquelle les variétés les plus précoces commencent à donner de nouveaux produits. Cette question offre donc un grand intérêt, nonseulement pour celui qui consonune les fruits qu'il produit, in.ais encore pour celui (|ui en fait un objet do spéculation, puisqu'ils ont d'autant plus de valeur qu'on peut les vendre plus lard.
Les soins de conservation ne s'appliquent guère qu'aux fruits qui mi^rissent en hiver. Le but est, I" de les soustraircà l'influence des gelées qui le» désorganiseraient complètement; 2" de faire que In maturation s'ell'ectue si lentement, qu'on arrive à la prolonger, pour inio partie des fruits, jusqu'à la (in du mois de mai de l'année suivante; car, quoi qu'on fasse, la décnmpositinn succède toujours assez rapidement à une maïuiilé complète. Ce double résultat est obienu d'une inaiiièic^ plus ou moins complète selon te mode de construction du local oi'i ces fruits sont réunis, et auquel on donne le imm ôe fruitier ou mieux de fruiterie, puis aussi selon les soins qu'y reçoivent les fruits.
De la fruiterie. — L'expérience a démontré que la fruiterie donne des résultats d'autant plus satisfaisants, qu'elle remplit plus complètement les six conditions suivante» : — 1" Une température constamment éy.ilc. V.n cITct, c'est surtout par les changements de températura
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qui dilatent ou raréfient les liquides renfermés dans les fruits que la fermentation peut y être excitée et l'organisation intérieure à peu près détruite. — 2' Une temppralure (le 8 ou 10° cetitir/rudes au-dexsus de zéro. Une température plus élevée favoriserait trop la fermentation. Si elle était abaissée au-dessous de zéro, la fermentation ne pouvant avoir lieu, la maturation resterait complètement stationnaire. — 3° Que la fruiterie soit comp/étfment privée de l'action delà lumière. Cet agent accélère la maturation en facilitant les réactionscliimiques. — ioÇup l'atmosphère de la fruiterie ne renferme que la quantité' d'ox;/gçne rigoureusement nécessaire pourijit'oti puisse y pénétrer sans danger, et que l'on y conserve tout Faciile carbonique dégagé par les fruits. On sait, en effet, que la présence de l'oxygène est indi^pensable pour que la fermentation et par conséquent la maturation puissent avoir lieu. En en diminuant la proportion, on rendra donc Kl maturation moins prompte. Quant à l'acide carbonique, il semble, d'après les expériences de Couverchel, concourir assez puissamment i la conservation des fruits. — 5° Que cette atmosphère soit plutôt sèche qu'humide. L'humidité est aussi une des conditions nécessaires à la fermentation dans les fruits; elle diminue la résistance des tissus et favorise l'épanchement des liquides; il est donc convenable d'éviter son accumulation dans la fruiterie ; mais il ne faudrait pas toutefois que ce local fût par trop sec, car les fruits, perdant alors par leur surface une quantité notable de leurs fluides aqueux, se rideraient, se dessécheraient et ne mûriraient pas. — 6' Que les fruits soient placés de telle sorte qu'on diminue autant que possible la pression qu'ils exercent sur eux-mêmes par leur propre jioids.
Cette pression, si elle est continue, détermine la rupture des vaisseaux et des cellules vers les points où elle s'exerce; les divers fluides se confondent, et ce raél.uige favorise les ré.ictions.
Voici maintenant comment nous proposons de construire la fruiterie pour qu'elle remplisse ces conditions. On choisira un terrain très sec, un peu élevé et ^-^ placé à l'exposition du nord. Les dimen- ; sions du local seront déterminées par la ; quantité de fruits à conserver; celui dont v \ nousdonnonsleplanetrélévation(^9. 1314 ^--^^^ et 1315) présenteune longueur intérieure "
de 5 mètres, sur 4 de large et 3 d'élévation. On peut y placer SOdO fruits, en admettant que chacun d'eux occupe un espace de 0",in carrés. Le plancher est à ()",70 au-dessous du sol environnant ; si le terrain est bien sec, on pourra descendre jusqu'à I mètre. Cette disposition permettra de défendre plus facilement l'atmosphère de la fruiterie contre l'influence de la température extérieure. Pour empêcher l'eau des pluies de s'accumuler dans le sol placé près des murs et de s'infiltrer jj dans la fruiterie, on donne à la surface environnante (A, /ïy. I3i4)une pente opposée aux murs. Ceux-ci sont en outre construits en ciment jusqu'au-dessus du sol. La fruiterie est entourée de deux murs (A et B, fiq. 1315) laissant entre eux un espare vide et continu (C) de 0",50 de large; cette couche d'air iuierposée entre les deux murs est un excellent moyen de soustraire l'intérieur à l'action de la température extérieure. Ces deux murs, présentant chacun une épaisseur de 0"',33, sont construits avec une sorte de mortier ou pisé, formé de terre argileuse, de paille et d'un peu do marne. Cette matière est préférable à la maçonnerie ordinaire, d'abord parce qu'elle est moins bon conducteur de la chaleur, ensuite parce <|u'olle coûte moins cher. Ces murs sont disposés de telle sorte, que le sol du couloir (C) soit au niveau de celui de la fruiterie.
L'enceinie est percée de six ouvertures, trois dans le mur extérieur et trois dans le mur intérieur. Celles du mur oxiéricur, semblables aux ouvertures du mur intérieur, sont pratiquées en face de celles-ci. Ces ouvertu • res se composent, pour le mur extérieur: 1* d'une double porte (D, fig. 131&): la porte extérieure s'ouvre en
dehors, celle de l'intérieur en dedans et se ploie en-deux, dans le sens de sa largeur, comme un contrevent. Lors des fortes gelées, on tasse de la paille dans le vide laissé entre ces deux portes; 2° de deux guichets (E) de O'n,50 carrés, placés de chaque côté, s'ouvrant à I°',50 du sol, et fermés par une double cloison dont l'une s'ouvre en dehors et l'autre en dedans. L'espace compris entre ces deux cloisons doit être aussi soigneusement rempli de pnille au commencement de l'hiver.
Le mur intérieur présente une porte (F) et deux guichets (G) ; m.ais ici la porte est simple; les guichets sont aussi fermés p.ar deux cloisons: celle du dehors est à coulisse, celle du dedans s'ouvre en dehors. Aussitôt que les fruits sont réunis dans la fruiterie, on doit, pour empêcher l'air du couloir de pénétrer dans l'intérieur, coller des bandes de papier sur les jointures des guichets. Ces guichets sont destinés seulement à laisser pénétrer dans l'intérieur l'air et la lumière, afin de pouvoir net toyeretaérerfacilement la fruiterie avant d'y rentrer la récolte. Nous verrons tout à l'heure qu'il est facile de se débarrasser de l'humidité intérieure, déterminée par la présence des fruits, sans qu'il soit besoin d'avoir recours à des courants d'air.
Fig. 1316.- Ptin de U fru.!.
lit U ligne GU Je la Ggure 13li.
Le plafond (h,fig. 13i4) se compose d'une couche de mousse, maintenue par des lattes, et recouverteen dessus et en dessous d'une couche de balifodage; le tout présentant une épaisseur de (>",:i.'î. Ce mode de construction est indispensable pour empêcher l'influence de la température extérieure de se faire sentir i travers ce plafond. Ce plafond est suniioiité d'unetoitnre ench.tume, épaisse d'au moins (l'°,3 1. On réserve dans cette toiture une luc.irne (C) ([ui permet d'utiliser le grenier. Cette lucarne doit être soigneusement fermée.
Le sol de la fruiterie est parqueté en chêne. Les parois et même le plafond doivent recevoir un lambris da sapin. Ces précautions concourent encore & mainteDir
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dans l'intérieur une tpnipi'rature égale et une BlniOî-pliirc exemple d'Iiiiniidité. Toutes les parois sont garnies, depuis li",50 du parquet jusqu'au plafond, de tablettes en sapin destinées à recevoir les fruits. Elles sont placées à 0™, 25 les unes des autres, et présentent nue largeur de 0".à(l. Afin qu'on puisse voir à la fois tons les fruits rangés sur ces tablettes, on donne aux plus élevées (D, fig. ISlfi) une inclinaison de 45° environ. Celte pente diminue à mesure que l'on descend, jusqu'il ce que, arrivéesà \'',hn dusol, les tablettes (E, fir;. 1314) se trouvent placées horizontalement. Toutes les tablettes inclinées en avant présentent la forme d'un gradin (A, /î?. I3l(i); chaque degré offre une largeur de (l"',I(l environ, et est muni d'un petit rebord de U",02 de saillie Afin que l'air puisse circuler librement de bas en haut entre ces tablettes, on laisse libre le derrière de ch.icun des degrés disposésen gradin. Quant à ceux placés horizontalement (B), on atteint le même but en les formant à l'aide de feuillets larges de 0'°,IO, et suffisamment espacés entre eux. Ces diverses tablettes, fixées contre le lambris à l'aide de tasseaux, sont soutenues en avant par des montants (D), placés à l",.SO les uns des autres. Des traverses (El,attachéessur ces montants, supportent des tringles horizontales (Y) ou obliques et taillées en crémaillère (G), suivant la disposition des tablettes, et sur lesquelles s'appuient ces dernières sur toute leur largeur. Ah centre de la fruiterie nous avons réservé une table (I, fig. 1314) longue de 2 mètres et large de 1 mètre, isolée des tablettes par un espace d'un mètre. Le dessus de cette table, destiné à recevoir momentanément des fruits, est entouré d'un rebord semblable à celui des tablettes. Le dessous p^t pourvu de trois tablettes horizontales disposées comme les précédentes.
Il arrive parfois qu'on peut éviter une notable partie des frais de construction de la fruiterie Si, par exemple, on peut disposer d'une cave placée sous terre, ou mieux, d'une grotte creusée dans le roc, on en profite pour y établir la fruiterie. On n'a alors às'occuperque de l'aménagement intérieur, qui doit toujours rester le même. Toutefois il est indispensable que cette cave ou celte grotte soit parfaitement sèche et bien abritée de l'influence de la température extérieure.
Soins h donner aux fruits dans ta fruiterie. — Le succès de la conservation dos fruits dépend encore des soins qu'on leur donne dans ia fruiterie. A mesure que les fruits y sont rentrés, on les dépose sur la table, que l'ona couvcrted'une petite couche de mousse bien sèche. Là, on trie, et l'on met à part chaque variété ; on sépare avec soin tous les fruits tachés et meurtris qui ne se conserveraient pas, puis on abandonne les fruits sains sur la table pendant deux ou trois jours afin de leur laisser perdre une partie de leur humidité. Après ces quelques jours, on répand sur chaque tablette une petite couche de mousse sèche ou de coton, on essuie les fruits doucement avec un morceau de flanelle, et on les range en laissant entre chacun d'eux un espace de 0",01, et en réunissant ensemble les variétés semblables. Lor.siiue tous les fruits sont ainsi disposés, on Kiisse les portes et le» guichets ouverts pendant le jour, à moins qu'il ne fasse un temps humide. Huit jours d'exposition à l'air Bont nécessaires pour enlever aux fruils l'humidité surabondante qu'ils renferment. Après quoi on ferme hermétiquement toutes les issues, et les portos ne sont plus ouvertes que pour le service intérieur.
Jusqu'à présent, on n'a employé d'autre moyen, pour enlever l'humidité répandue par les fruits dans la fruiterie, que de déterminer des courants d'air plus ou moins intenses. Ce procédé présente des inconvénients .assez graves. Et d'abord, on permet ainsi à la tenipéralure intérieure de s'équilibrer avec celle du dehors, ce qui produit le plu» souvent un cliang(!mentdc température nuiflblo dans la fruiterie. U'ini autre c6lé, on inlrodult à 'intérieur un air beaucoup moins chargé d'acide carbonique: ce qui n'est pas moin» fdcheux; puis les fruit» se trouvent momentanément éclairés, ce qui liAlc aussi leur maturation. Enfin, ce procédé, tout vicieux qu'il est, ne
peut encore être mis en pratique qu autant que la température extérieure n'est pas au dessous de zéro et que le temps est sec. Or, comme pendant l'hiver le contraire a presque toujours lieu, il s'ensuit que l'on est obligé d'abandonner les fruits à l'humidité nuisible de la fruiterie. Pour faire disparaître cette cause de non-succès, nous conseillons l'emploi du chlorure de calcium, qu il ne faut pas confondre avec le chlorure de cliaux (voyez CalciiJM). Cette substance, d'un prix très-modique, a la propriété d'absorber une si grande quantité d'humidité (environ le double de son poidsi, qu'elle devient déliquescente après avoir été exposée, pendant un certain temps, à l'influence d'un airhumide. On peiitdouc facilement s'expliquer comment ce sel, introduit dans la fruiterie en quantité suftisanle,absorberaconstamment l'humidité dégagée par les fruits, et maintiendra l'atmosphère d.ans un étal de siccitéconvenable. La chaux vive présente bien aussi, en partie, la même propriété d'absorption de l'humidilé, mais son emploi n'offrirait pas les mêmes avantages; car, cette matière se combinant très-promptcment avec l'acide carbonique, elle absorberait tout ce gaz, dont la présence est nécessaire à la conservation des fruits. Pour employer le chlorure de calcium, on construit une sorte de caisse en bois doublée de plomb (A, fig. 13n),présen-
Fig. )3t7. — Appareil pou
tant une surface de 0",50 carrés, et une profondeur de C", 10. Elle doit être élevée à 0", 40 du sol environ, sur une petite table (B) présentant, sur l'un de ses cotés, en C, une pente de O'",03. Au milieu, du côté le plus ba.i de la caisse, on réserve une peiite ouverture ou déversoir D. Ce petit appareil étant placé dans la fruiterie sous l'un des bouts de la t.ible (J, fig. 1315), on y répand du chlorure de calcium bien sec, en morceaux poreux et non fondus, sur une épaisseur d'environ 0",08 ; à mesure qu'il se liquéfie, le liquide s'écoule par le déversoir et tombe dans un vase de grès placé au-dessous. Si la quantité de chlorure employée est entièrement liquéfiée avant la consonmiation totale des fruits, on en .ajoute une nouvelle dose. 11 suffira d'environ 20 kil. de ce sel, employé en trois fois, pour enlever à la fruiterie toute l'humidité luiisible. Le liquide qui résulte de cette opération doit être soigneusement conservé dans des vases en grès, couverts avec soin jusqu'iV l'année suivante. A cette époque, lorsque la fruiterie est de nouveau remplie, on verso ce liquide dans un vase en fonte, on le place sur le feu, et l'on fait évaporer jusqu'à siccité. Le résidu est encore du chlorure de calcium, que l'on peut employer chaque annéi! de la même manière.
La fruiterie doit être visitée tous les huit jours, pour enlever les fruits qui comnieuceiit à se gâter, meltro à part ceux qui sont mûrs, et renouveler au besoin le chlorure de calcium.
Cnnscrvatimi des raisins frais. — Les raisins peuvent également être conservés frais. Voici quels sont les procédés employés par les cultivateurs de Thomery. Et d'abord ils s'eflbrcent d'en garder une certaine portion, le plus tard possible, sur les treilles. Ils choisissent pour cela les grappes des deux cordons supérieurs des murs exposés au levant. Ces r.aisinssont moins aqueux, et par conséquent moins sensibles au froid ; ils les en défendent d'ailleurs en les abritant avec des feuilles de fougère sèches et même avec des paillassons. Ils en con.servent ainsi parfois jusqu'à Noël.
Quant aux giappes (|u'ils veulent g.ardcr au delà de cette époque, ils procèdent ainsi : Le» raisins destinés à être consoivés jusqu'en mai sont choisis sur les espaliers parmi les grappes qui ont été le mieux abritées contre l'humidité atmosphérique. On prend celles qui ont éti
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soumises au ciscllcment et dont les grains sont les plus gros et les moins serres. On les récolte du l'^au 15 novembre. Le local où le raisin est conservé est ordinairement une pièce dépendante de l'iiabilaiion et exclusivement consacrée i cet usage. Des tablettes superposées et offrant une largeur de 0",80 environ couvrent les murailles depuis le sol jusqu'au plafond. Au milieu et h 0"',HO des tablettes latérales, une autre série de tablettes s'élèvent également jusqu'au plafond. Ces tablettes se composent d'un cadre en bois rempli par un grillage en lil de fer. C'est sur ce grillage, couvert d'une légère couche de feuilles de fougères cueillies vertes et séchécs à l'ombre, qu'on étend les grappes de raisin. On les visite sauvent et l'on enlève avec des ciseaux les grains qui commencent à s'altérer. Cette sorte de Iruiierie présente les inconvénients suivants : on est souvent obligé d'y introduire de la chaleur pour la défendre des froids de l'hiver: de là des changements nuisibles de température. L'accumulation de l'humidité force, d'un autre côté, à l'aérer de temps en temps, et produit le même résultat dans un sens inverse. Enfin, si les courants d'air résultant de cette aération sont trop considérables, le raisin se dessèche, se ride et perd, sinon sa qualité, du moins sa valeur commerciale. Nous pensons donc qu'il y aura plus d'avantage i remplacer ce local par la fruiterie dont nous avons donné la description au commencement de cet article. Il n'y aurait qu'à changer la disposition des tablettes de façon à les approprier t cette destination spéciale. Il faudrait aussi n'user du chlorure de calcium qu'avec prudence, dans la crainte de faire rider le raisin.
Lorsqu'on n'aura à conserver qu'une quantité peu considérable de raisin, la même fruiterie pourra servir à la fois et pour les raisins et pour les autres fruits. Les grappes seront alors étendues sur des tablettes spéciales, ou bien ou leur donnera les dispositions suivantes qui auront pour efl'et d'économiser la place. Chaque grappe sera d'abord fixée par la pointe dans un petit crochet en fil de fer, disposé en S. Ainsi attachées, elles seront moins exposées à pourrir, parce que les grains auront une tendance à s'écarter les uns des autres. On accrochera ensuite le côté opposé de IS autour d'un ou plusieiu's cerceaux superposés suspendus eux mêmes au plafond de la fruiterie, et rendus mobiles par de petites poulies. Si l'on veut conserver ainsi une plus grande quantité de raisin, on pourra, pour perdre moins d'espace, remplacer les cerceaux par des châssis en bois longs et Larges de 1",33. Ces châssis sont garnis de tringles, séparées les unes des autres par un intervalle de U^jSO, et portant d'un côté de petites pointes destinées .'i suspendre les crochets des grappes. Ces châssis sont aussi suspendus au plafond de façon ;\ en occuper toute la surface, et se meuvent également de haut en bas comme les cerceaux. Toutefois les raisins ainsi suspendus se rident davantage et perdent plusde leurs qualités que ceux que l'on conserve étendus sur des tablettes.
M. Rose Charmeux, de Thomery, a imaginé depuis peu d'années un mode de conservation des raisins qui
Fig. 1319. - Coi.serijlion le! rjiiini friii pir le piociJc îloii! Cli
donne de bien meilleurs résultats que tous les procédés employés jusqu'à ce jour. Voici en quoi il consiste : Préparer un local ayant toutes les qualités do la fruiterie décrite plus haut. Fixer contre toutes les parois inté-
rieures de ce local une série de petits râteliers analogue à celui indiqué par la figure 13l8et disposés par lignes superposées distantes l'une de l'autre de 0°,.'i(i; établir au centre de ce local un support destiné à recevoir la plus grande quantité possible de ces râteliers. Placer dans chacune des entailles A de ces râteliers une petite bouteille B remplie aux trois quarts d'eau ordinaire à laquelle on ajoute une pincée de charbon de bois réduit en poudre C, pour empêcher l'eau de se putréfier. Récolter le raisin à l'époque ordinaire en choisissant les grappes les plus belles, les plus saines et qui ont été soumises au cisellement, Couper les sarments qui portent deux grappes et placer la base de chacun de ces sarments dans une des bouteilles, ainsi que le montre notre figure. Ces raisins sont visités tous les huit jours; on supprime chaque fois avec des ciseaux les grains altérés et l'on surveille l'action du chlorure de calcium dont on use comme nous l'avons expliqué plus haut. M. Charmeux conserve ainsi une partie notable de ses chasselas et même des raisins frankinthal jusqu'en avril.
Le succès de cette opération est tel qu'à cette époque les grains des raisins ne sont pas plus ridés et la rafle de la grappe est aussi verte que le jour oii on les a détachées du sol.
Conservation des fruits sans le secours de la fruiterie. — Lorsqu'on n'a pas de fruiterie à sa disposition, ou lorsque la récolte a été trop abondante, on peut également les conserver eu les mettant dans des jarres ou des tonneaux. Ce procédé, moins parfait que le premier, donne cependant encore des résultats satisfaisants. On prend alors les précautions suivantes :
On choisit des vases neufs, on les sèche soigneusement ; puis on place au fond une couche de chaux éteinte ou de charbon en poudre, mélangée d'une certaine quantité de sulfate de fer aussi en pondre, et destinée à absorber l'oxygène. On y range avec soin les pommes et les poires, observant de placer la queue en haut pour la première couche, et en bas pour la seconde, en alternant ainsi jusqu'à l'orifice du vase. On ajoute de nouvelle chaux ou du charbon après qu'on a placé chaque couche de fruits, pour combler les interstices que ceux-ci laissent entre eux. Lorsque le vase est «empli, on le ferme hermétiquement, et on le place dans un lieu sec et non exposé à la chaleur et surtout aux changements de température. A. DU Br.
FauiTS [Ar/jres et arbrisseaux fruitiers). — Les arbres fruitiers ont .acquis une grande importance par les fruits qu'ils fournissent si abondamment et qui concourent à notre .alimentation soit directement, soit en servant à la f.ibrication de l'huile, puis des boissons fermentées, le cidre et le vin. — On peut adopter pour les arbres et arbrisseaux fruitiers la classification suivante basée sur le mode d'emploi de leurs produits.
Cla
• ificatû
.\rbres à fruits l Yi^ne.
propres J Pommier,
aux boissons fer- j Poirier.
meutees [ Cormier,
Fruits à pépins.
Arbres à fruits oléagineux j N'i-iset
Fruits nuculaires.
Fruits à osselets..
Fruits en capsule., Fruits eu léijume..
Olivier.
Noyé
I Cerisier.
' Abricotier, I .\manilier.
I Cornouiller,
Jujubier, k Pistachier.
' Vigne.
Groseillier.
Framboisin
Epine-viiicll
Figuier.
Figuier li'lr
Cormier.
Châtaignier.
Caroubier,
ulier.
La culture des arbres à fruits de table et l'usage de leurs fruits, qui, au dire des historiens, étaient presque
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au
FUC
inconmis dans les Gaules avant l'invasion des Romains, n'ont cessé, depuis cette époque, de s'étendre davantage, et cet aliment est devenu, depuis longtemps, un objet de première nécessité.
Avant l'établissement des chemins de fer en France, la culture et le commerce des fruits de table n'avaient d'importance que dans le voisinage immédiat des grands centres de population. Partout ailleurs , ces produits, d'un transport difficile, auraient manqué de débouchés, faute de voies de communication assez rapides. Aussi, dans les localités même les plus favorables à cette culture par leur sol et leur climat, la production des fruits était limitée par les besoins de la consommation locale; et dans les années de grande abondance une partie notable de ces produits était perdue faute de moyens d'exportation, tandis que d'autres contrées, moins favorisées, en étaient complètement privées. Ce fâcheux état de choses tend heureusement à disparaître. Depuis que des voies ferrées sillonnent toute la surface de notre territoire, les fruits sont facilement transportés des lieux de production vers les centres de consommation, situés souvent à do grandes distances. Aujourd'hui, chacun de nos départements peut prendre sa part des produits de tous les autres. Les pèches et les figues de la Provence et du Roussillon arrivent à Paris et i Lille, et les pommes de l'Auvergne et de la Normandie sont consommées à Marseille. Pour montrer le progrès rapide que fait le commerce des fruits, nous plaçons ici les chiffres suivants qui nous ont été obligeamment fournis par l'administration du chemin de fer d'Orléans. Ce chemin de fer a transporté à Pa-
En 1852, 900 tonnes do I 000 kit. de fruits frais. En 1858, 2 329 tonnes — —
La quantité de fruits transportés a donc plus que doublé dans l'espace de cinq ans. Non-seulement les chemins de fer ouvrent à nos fruits la voie du commerce intérieur, mais ils en font l'objet d'une exportation considérable. L'Angleterre, le nord de l'Allemagne, la Russie, achètent chaque année une grande partie du produit de nos vergers. Sous celt(? utile influence, laculturedes arbres fruitiers prend, depuis quelques années, un accroissement immense et devient une industrie nouvelle et réellement lucrative. Les plantations s'étendent sur tous les points; les pépinières, insuffisantes, se multiplient p.irtout, et, si l'on favorise ce mouvement en lui imprimant une direction convenable, il n'est p.is douteux que notie territoire, si favorable .^ la production des fruits par son sol et son climat, ne devienne bientôt le jardin fruitier du nord de l'Europe. Toutefois, cette culture ne donnera des bénéfices réels qu'aux conditions suivantes :
1° Adopter pour ces arbres un mode de culture et de taille tel qu'on obtienne sur une surface de terrain donnée la somme de produit la plus considérable, et que le produit maximum soit réalisé le plus tôt possible. Pour cela, renoncer à cette culture de fantaisie adoptée par certains amateurs qui, ne voyant dans l'arboriculture qu'une distraction, se créent à plaisir des dillicultés, torturent les arbres en leur imposant les contours les plus bizarres et sncrilicnt ainsi le fond à la forme.
2° Ne produire que des fruits de première qualité lorsqu'ils ont à franchir de gr.tndes distances pour arriver au lieu de consommation. — En effet, ces produits, ayant une valeur intrinsèipic assez élevée, pourront encore être vendus à un prix suffisamment rémunérateur, quoiqu'ils arrivent au consommmateur chargés de frais de transport et d'emballa;;e. Si au cnntniire ces deux dernières dépenses, qui restent toujours les mêmes, quelle que soit la qualité des produits, s'appliquent à des fruits médiocres, il n'y aura plus proportion entre leur valeur réelle et les frais dont ils seront grevés. — Leur prix de vente sera alors insuflisanl pour le producteur.
3" No cultiver dans chaque localité que les sortes de fruits qui y acquièrent louti.s leurs 'lualités sans exiger des soins minutieux. On pourra réaliser alors un bénéfice ni:t plus élevé. Ainsi on choisira un climat analogue à relui de l'Anjou pour le» poires. Une atmosphère liu- /nide comme celle do la Normandie et de certaines régions de l'Auvergne pour les pommes. Le Midi et surtout le climat de l'olivier pour les fruits précoces, tels que raisins, fruits à noyau, figues et fraises. Ils pourront être obtenus là, sans soins trèscoilteux , longtemps avant l'époque à laquelle apparaissent les produits similaires du Centre et du Nord. A. du Bn.
FRCTESCENT (Botanique), du latin Frittex, arbrisseau.— Se dit d'un végétal ligneux, rameux dès sa base à la manière des arbrisseaux. Une plante est dite *<(«*frutescente, lorsque la partie inférieure de sa tige seule est ligneuse. Une plante frutiqueuse est celle qui, étant herbacée, tend à devenir frutescente.
FUCACÉf.S (Botani(|ue). — Nom du premier ordre de la famille des Hi/dropliytes (Algues), établi en 1813 par Lamouroux dans son Essai sur les genres de plaides mari7)es non articulées. Pour M. Brongniart, elles forment une famille de l'ordre des Aplospore'es, classe des Algues. Cet ordre a pour type le genre Fucus dont on désigne souvent les nombreuses espèces sous le nom de Varechs. Plusieurs de ces algues ont des usages importants. Les unes renferment une matière sucrée, la plupart donnent d'excellents engrais. On en extrait de la soude et de l'iode. Genres principaux : Fucus, Laminaire , Turbinaire , Chorde , Furceltaire , Osmxindaire.
FUCHSIA (Botanique), Fuchsia, Plum.; dédié i. Léonard Fuchs, fameux médecin et botaniste bavarois, — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes de la famille des CEnotherées. Les fuchsias sont des arbrisseaux à feuilles opposées, ordinairement denticulées. Leurs fleurs sont disposées en grappe ou solitaires, axillaires, pendantes et le plus souvent colorées d'écarlate très-vif. Ces plantes habitent les deux .Amériques. On en connaît aujourd'hui plus de cinquante espèces dont une quinzaine environ sont cultivées dans les jardins. L'horticulture en a obtenu une assez grande quantité d'hybrides et de variétés. L'une des espèces les plus anciennement connues, est la F. coccinée {F. coccinea. Ait.), arbrisseau s'élevant jusqu'à 2 mètres et dont la tige est très-rameuse. Ses fleurs sont très-gracieuses avec leur calice d'un rouge écarlate et leurs pétales violets. Cette espèce est originaire de la terre de Magellan. Ce n'est guère que depuis IS"22 que ces jolies espèces du genre se sont répandues dans nos jardins. Les autres espèces cultivées les plus connues sont : la F. éclatante {F. falgens, DC.), du Mexique, à tubes rouge-vermillon clair, corolle vermillon foncé ; la F. à feuilles dentées i,F. serratifolia, R. et Pav.), fleurs rose carminé, corolle vermillon clair; la F. corxjmliifcre [F. corijmbiflora, R. et Pav.), à fleurs terminales en longues grappes pendantes, rouge carminé, etc. Les variétés sont extrêmement nombreuses et le Bon Jardinier n'en cite pas moins de 85.
Le fuchsia, arbuste de serre tempérée, exige de la lumière, de l'humidité, une terre légère plutôt que substantielle; ainsi moitié terre de bruyère, moitié terre franche, et un peu de terreau de feuilles. H ne faut pas les tenir exposés à une ch.aleur trop vive; il est même préférable de les tenir en serre froide. Vers le mois de novembre, on fera bien de supprimer une partie des branches et do rapprocher do la tige celles que l'on conserve, et si l'on tient h ce qu'ils ne s'élèvent pas, on peut même rabattre les tiges !\ peu de distance du sol. Au printemps on aura des pousses vigoureuses, qu'on dégagera pour lui donner un aspect gracieux et ne pas l'épuiser. Indépendamment des ouvrages modernes, ou consultera avec fruit l'ouvrage du père Plumier, intitulé : Nova plantaruni americanarum gênera, 1713. On y trouvera une très-bonne description de cette plante,que l'auteur avait découverte. C'est au milieu des forC-ts du Mexique, du Pérou et du Chili, qu'on l'a surtout rencontrée dans des lieux humides et ombragés. Une seule espèce nous vient de la Nouvelle-Zélande.
Caractères du genre : calice coloré à tube cylindrique, ;\ H lobes; pétales no dépassant pas la longueur du calice, 8 étamines; ovaire à 4 loges; baie à 4 loges, puliieuse ou presque sèche et renfermant de nombreuses graines.
FUCOIDES (Botanique fossile). — On a désigné par ce nom et par relui de Fiinlrs tous les végétaux fossiles qui paraissent avoir Mpparlenu au grand groupe dos .1/i/wK. M. Ail. l'.nmtiniart pense que, en raison des formes peu n';j;ulièn'^; v\. s(Uiveut inconstantes de ces plantes, (jui iLiidiut ililhoile leur correspondance aux principaux geiu'es admis .-ictuellcment dans cotte famille, en raison de ce que l'on est ^ivé dos caractères fournis par la fructification et par la structure anatoniique dos frondes, il faut réserver le nom Ai: Fucdidcs aux espèces qu'on no peut pas ranger presque avec certitudo dans des genres détcrminé.s, et placer les espèces dont les formes sont mieux caractérisées dans les genres Fucitci, Lajminnrites, Knrrtdrs, Drlessérttes, etc. Plusieurs sont des végétaux marins et fournissent à la géologie de très-bons
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caractères. On en trouve dans les terrains crétacés inférieurs, et nit^me dans des terrains plus anciens et jusqu'aux calcaires de transition, mais plus rarement ; puis on en rencontre d"antres dans les terrains tertiaires, surtout dans les calcaires.
FUCL'S (Botanique), du grec phuJws, algue. — Genre de plantes marines, de la division des Cryptogames amphiqpnes, classe des Algues, famille des Fticacées, établi par Linné, et qui a subi depuis une foule de moditications dans la classification et le nombre des espèces qu'il comprend. Tel que l'ont adopté Lyngbye et Agardli, ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces ;'i lige s'élevant ordinairement d'un empâtement. Leurs rameaux sont ailés et partages par une nervure; les fructifications qui les terminent se présentent sous la forme de tubercules. Leurs différentes parties sont couvertes de houppes de poils blancs. Les fucus ont une couleur olive, qui varie de teinte suivant l'âge. Leur dimension ne dépasse guère plus d'un mètre. Ces plantes sont très-abondantes sur les côtes de l'Océan. Elles vivent principalement dans les mers où le flux et le reflux se fait sentir. On en rencontre très-peu dans les mers australes. Deux des plus communs sur les côtes de France sont : le F. vesiculosBS et le F. serratvs. Ils croissent sur les rochers.
Fig. 1319.— Fn
naliir.).
i (1/4 de grandeu
Le premier a passé pour le quercus marina des anciens, lequel servait à teindre la laine et était employé comme remède contre la goutte; mais les données sont .assez obscures à ce sujet. Il a été beaucoup vanté dans les derniers temps contre l'obésiié. On emploie ces deux espèces comme fourrage dans certaines localités du INord, on bien on les utilise comme engrais. Par l'incinération, elles fournissent de la pota.sse et de la soude en abondance. La médecine s'en est siTvie avec succès pour le traitement des maladies scrofuleuses; l'iode que les algues contiennent peut faire emiiloyer celles-ci aux luèmes usages. Les fucus, ainsi que d'autras algues voisines, sont désignés vulgairement sous les noms de Varee/i, Gnuèmon (voyez Varech). G — s.
FU(;A(;li (Botanique). — Synonyme de Caduc (voyez ce mot).
FUUlÈiNE (Botanique), Fuireyia. — Genre de plantes Motioeoli/Zérlones pén'spermées, famille des Cypéracies, tribu des Scirpées , très-voisin des Scirpes, établi par Rottbœll. Ce sont des plantes herbacées, ii chaumes simples et fouillés, rarement engaînés; épillets en ombelles axillaires et teriuinales, formés do paillettes nuicronécs, imbriquées de toute part; :i étamiiios ; 1 stylo bifide; elles ont lo port des scirpes. La /•'. pai,ieu/<!e {F. jianiculaia, hm. tils) croît â Surinam et à la Nouvelle Hollande, La F. hlaitcliàtre [F. flavescens, Wahl) est une plante du Sénégal , toute couverte d'un duvet velu et blanchâtre.
FULCOlili (Zoologie), Fulgora, Lin. — Genre d'Insectes de l'ordre des Héuiptéres, section des Homnl'tércs, famille des <iendah-e<: muellcs de Latreille; tribu àua Fu/gnriens, famille des Fii/r/orii/es, groupe des Fu/giiriles de M, Blanchard; elles ont le front avancé en forme de museau, deux yeux lisses avec les antennes insérées au-dessous. L'espèce type est la F. porte-tanlerne {F. /on^cmonn. Lin.), gr,%nde et belle espèce longue
de 0",10, agréablement v.ariée de jaune et de roux, une grande tache en forme d'ceil sur chaque aile ; le museau très-dilaté et vésiculeux, les antennes très-courtes. Plusieurs voyageurs assurent qne cet insecte répand par sa tête une forte lumière dans l'obscurité. Cette opinion a été surtout accréditée par inadcmoiselle Mériau, qui assure que, pendant son voyage dans la Guyane, eu ayant renfermé un certain nombre dans sa chambre, ils s'échappèrent pendant la nuit et lépandirent une clarté telle qu'il était possible de lire i cette lumière. Depuis cette époque aucun autre voyageur n'a pu être témoin du même phénomène, de sorte qu'il paraît difficile de se former une O|iinion à cet égard. Cependant, comme l'.assertion de mademoiselle Mérian est positive et que son autorité est d'une grande valeur, on a pensé avec quelque raison que les fulgores avaient cette faculté à certaines époques de leur vie, pendant le temps de l'accouplement, par exemple, et qu'elles la perdaient ensuite. Ou en connaît encore deux autres espèces, l'une nouvelle, que M. le professeur Blanchard appelle Fulgora gracilieeps, et l'autre établie par Guéroult sous le nom de F. castresii. Toutes les fulgores sont exotiques. La F. européenne [F. europœa. Lin.) fait partie aujourd'hui du genre Psernl opluiua de Burmeister.
FULGOIUF.NS, FcLGORiDES, Fulgorites (Zoologie). — Ces noms établis par M. Blanchard servent à désigner trois groupes d'insectes (voyez Folgore). La tribu des Fulyoricns comprend des insectes qui ont, en général, des couleurs vives et variées. On les rencontre dans toutes les parties du monde, voltigeant ou-marchant sur les végétaux, particulièrement dans les régions chaudes. Il y en a d'une grande taille. Cette tribu se divise en trois familles : les Cercopides, les Membracides et les Fulgorides. La famille des Fulgorides a pour caractères : antennes au-dessous des yeux, deux ocelles, corselet nullement prolongé. M. Blanchard les partage en six groupes dont le dernier, celui des Fulgorites, se distingue par le front séparé par un rebord, les antennes ne dépassant pas les joues, le protothorax aussi long que le mésothorax. Il comprend huit genres dont les principaux sont: les F/afe«, les Lystres, les Fulgores.
FULGURITES (Minéralogie), — Tubes de sable vitrifié, qui se forment quelquefois quand la fondre tombe dans une masse de sable. L'action électrique peut produire des traces de fusion â la surface de certaines roche;, ,uusi que Ramond l'a constaté dans les Pyrénées. Dans le sable, elle occasionne nu effet analogue, et il en résulte sur toute la longueur de, son trajet un tube à parois très-fines, qui reste enterré dans la roche arénacée. Les premiers de ces tubes furent observés en 1711, en Silésie : le docteur Hentzen les retrouva dans la Senue, en 1805, et indiqua leur origine. Depuis cette époque, l'observation d'un très-grand nombre de fu!gurites, dont quelques-unes ont 10 à 12 mètres de longueur, n'a pu laisser aucun doute sur leur origine, suitout depuis que M. Hageu, de Kœnigsberg, a assisté à la production de l'une d'elles dans uire plaine voisine de la mer Baltique.
FULIGINEU.X, FuLiGixosiTÉs (Médecine), du latin faligo, suie. — On dit que la langue, les dents et les lèvres sont fuligineuses ou couvertes de fuliginosiiés lorsqu'on y remarque un enduit, une croûte noirâtre, qui approche de la couleur de la suie; on l'observe surtout dans certaines formes adynamiques des fièvres typhoïdes (voyez Tïphoîhe [Fièrre]).
FLLM1N.-\TES (Chimie). — Sels formés avec plusiciu's bases par l'acide fidminique, qui est un composé de cyanogtTie et d'oxygène, C*Az-0- ou Cy'O-.
Fl'LMl-COTON, — Voyez Pouhre-coton.
Fulminate de merccre. — Poudre fulminante de H'iward, qui l'a découverte. C'est une combinaison de protoxydo de mercure et d'acide fulminique.
l'répuration. — On dissout à une douce chaleur IiiO parties en poids de mercure dans 1000 pan les d'acide nitrique ayant une densité de 1,4, et on verse cette dissolution portée à 55° dans S.30 parties d'alcool ayant une densité de 0,8,!. En volume, il faut prendre pour I partie de mercure, I'-' parties d'acide nitrique .\ 3.^° B. et 1 1 parties d'alcool à 8C" cent. ; la dissolution du mercure dans l'acide nitrique se fait dans une cornue en verre dont le col plonge dans un ballon â deux tubulures placé dans un vase où il arrive constamment do l'eau (ralclie, de ninmère qne les vapeurs acides se condensent complètement. Quand tout le mercuro est dissous et qne la dissolution c^t à lu température de i.'i", on la verse lenieuiont dans l'alcool renfermé dans un m.itras en verre, d'un volnme égal à sii fois celui du liquide
FUM
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qu'il doit contenir. Au b'iut âe quelques minutes, commence un léger dégagement de gaz qui augmente peu ù peu et donne au liquide une apparence mousseuse. Alors il se dégage du matras une vapeur épaisse, blaucliàtre, irèsinflammable , qui doit être rejetée soigneusement dans l'atmosphère. Quand le dégagement est terminé, on jette le contenu du matras sur un filtre, et on lave le précipité de fulminate à l'eau pure et froide, jusqu'à ce que le papier bleu de tournesol ne rougisse plus par les eaux de lavage. On étend alors le filtre sur une plaque do faïence cliaufTée au-dessous de 100° par un courant de vapeur. On partage ensuite le précipité desséché en portions de 5 à (i grammes, que l'on renferme chacune dans un papier et que l'on introduit dans un grand bocal en verre, que l'on bouche. On obtient ainsi de 100 parties en poids de mercure, 130 parties de fulminate.
Propriétés. — Il est sous forme de petits cristaux brillants, d'un gris brunâtre, qui se dissolvent entièrement dans 130 parties d'eau bouillante et se précipitent de nouveau par le refroidissement. Il se décompose avec flamme et explosion, soit par le choc, soit par lu chaleur à 188°. L'explosion a toujours lieu par le choc entie le fer et le fer, un peu moins facilement entre le fer et le bronze, le fer et le cuivre; par le frottement, elle se produit entre deux plaques de bois, ou entre le fer et le marbre et le bois. Lorsqu'on le mouille de 5 p. 100 de son poids d'eau, l'inflammation ne se propage pas à partir de la portion choquée ; humectée avec 30 p. 100 d'eau, on peut le broyer sans danger sur une table de marbre avec une molette en bols. Si on le recouvre d'une traînée de poudre ordinaire, celle-ci est projetée par l'explosion sans s'enflammer, mais lorsque la poudre est dans une cartouche elle s'enflamme. Aussi, pour faire les capsules fulminantes, on broie le fulminate avec 30 p. l'.lO de son poids d'eau sur une table de marbre, avec une molette de bois de gaiac; on y incorpore-^ de son poids de poudre ordinaire ou de salpêtre; on introduit la l'âte dans les capsules et en laisse sécher. Avec 1 kilogramme de mercure on produit l'i^SO de fulminate avec lequel on peut préparer 40000 capsules.
Le fidminate de mercure est généralement employé pour les amorces des fusils. Les amorces les plus ordinaires sont les amorces à capsules qui renferment environ o=',01C de fulminate. Les amorces cirées renferment enviion 05',033 de fulminate incorporé avec de la cire. Ce corps doit être manié avec les plus grandes précautions; plusieurs opérateurs ont été tués, et des fabriques dépendre fulminante ont été détruites par l'explosion de quelques kilogrammes de matière (voyez Capsules).
FiDiiNATE d'argent. — On dissout une pièce de O',50 dans 45 grammes d'acide nitrique, et on fait chauffer avec 60 grammes d'alcool. On opère comme pour le fulminate de mercure. Il est beaucoup plus explosif que celui-ci; il",Ol de fulminate d'argent jeté sur des charbons ardents détone aussi fort qu'un coup de pistolet; le plus léger frottement entre deux corps suffît pour en provoquer l'explosion, surtout quand il est sec et chaud. Aussi le fractionne-t-on en plusieurs parties quand il est encore très humide, et le prépare-t-on avec dos baguettes de bois tendre et des cuillers en papier.
II ne peut pas être employé pour faire des capsules et des amorces fulminantes, mais il sert ii préjjarer les houbons chùiois. Une parcelle de celte poudre est collée, avec quelques grains de verre pilé ou de sable, entre deux bandes étroites de parchemin. Lorsque l'on tire ces bandes en sens contraire, le frottement des grains de verre ou de sable contre la poudre fulminante sullit pour produire l'explosion. Les caries et les pois fulmimitils se préparent do la même manière. Pour ceux-ci, on prend de petites perles en verre creux, de la grosseur d'un petit pois, on y introduit un peu de fulminate d'argent humide, ou enveloppe la perle d'un morcc^au de pajucr brouillard, et on laisse sécher. Lorsqu'on les jotio avec force par terre ou qu'on les presse avec le pied, ils font explosion. Ces joujoux ont souvent causé des blessures. L'acide fulminique n'a pu êiro isolé jusqu'à présent, on ne le cojm:itl qu'en cornbinai.son. L. I'UMA(;k UliS VlANDliS. — Voyez Salaisons. FI].'HAniACf;ES C Botanique). — raniillu de plantes Dicoh/lélones dia/i/iiiHu/cs /ij/pogi/yies, établie par Jussieu et rangée par M. Ad. Brongulurt dans l.i classe des l'/i/iiivéririées. Caractères : calice A 2 sépales caducs opposé»; 4 pétales Inégaux, quelquefois soudés et portant un tube, le supérieur plus grand i^t terminé on éperon ou BiMiple et gibbcux ; U ùtuuiiiKis diadeli>liei>; aiitliùrcs s'ou-
viant parun sillon longitudinal; ovaire libre, globuIe';x, stigmate en 2 lames; le fruit est un akène ou capsule renfermant des graines munies d'arille. Les fumariacées sont des herbes à tige charnue et à racine souvent renflée. Leurs feuilles sont al ternes, décomposées en de nombreuses divisions grêles. Leurs fleurs sont blanches, jaunes ou rouges, et disposées le plus souvent en épis terminaux. Ces plantes habitent les réglons tempérées, principalement de l'hémisphère boréal. Leurs propriétés sont toniques et dépuratives. Genres principaux : Fumeterre, Diélylrie, Hypécoon^ Co>-ijclalide. Monographie: De Candolle, Systema, t. II.
FUMARlQUli (Acide), Acide pauamaléique (Cbimie) (C'HO^.HO). — Produit de l'action de la chaleur sur l'acide malique (voyez ce mot]. SI l'on chauffe de l'acide malique en ayant soin do ne pas dépasser la température de 500°, on recueille un acide volatil appelé acide maléique, dont la formule est C*H*0^,'2H0, f|ui ne diffère par conséquent de l'acide malique que par les éléments de deux équivalenis d'eau. Si l'on chauffe l'acide maléique à la température de 130 ou 140", on obtient un nouvel acide pyrogéné, c'est l'acide paramntéique ou /«murique. Ce dirnier nom lui vient de ce qu'il se trouve tout formé dans la fumeterre {Fumaria officinalis) ; on le trouve aussi dans quelques autres végétaux, le lichen d'Islande, les cluimpignons, etc.
Pour le retirer de la fumeterre, on exprime le suc de la plante et on le f;iit bouillir pour coaguler les principes albumiiieux. On traite ensuite par un sel de plomb qui donne lieu à un fumaiate de plomb insoluble, lequel est ultérieurement décomposé par l'hydrogène sulfuré. Ou obtient ainsi l'acide fumarique sous la forme de petits cristaux peu solubles dans l'eau, mais très-solubles dans l'alcool ou l'acide azotique étendu.
FUMÉES (Géologie). — Il s'échappe souvent des cratères volcaniques des fumées épaisses et noires, surtout avant l'éruption de la lave, et qui forment une colonne immense s'élevant quelquefois jusqu'à 5 à G kilomètres de hauteur. Lorsqu'une éruption se prépare, elle s'annonce ordinairement par des tremblements de terre; bientôt le volcan lance des fumées abondantes, composées de gaz divers et de vapeurs d'eau, puis des matières pulvérulentes, quelquefois en quantité immense, nommées rapilli ou lajiiUi et pouzzolanes, des blocs de matières solides, etc. Mais laissons parler Pline le Jeune décrivant, dans une lettre à Tacite, la mort de son oncle, n U était à Hisène (18 kilomètres S.-O. de. Naplessoùil commandait la flotte. Le neuvième jour avant les calendes de septembre (79 de notre ère', vers la septième heure, ma mère l'avertit qu'il paraissait un nuage d'une
grandeur et d'une forme extraordinaires Aussitôt il
se lève et monte en un lieu d'où il pouvait aisément observer ce prodige. La nuée s'élançait dans l'air, sans qu'on pût distinguer à une si grande distance de quelle montagne elle s'échappait : on sut plus tard que c'était du Vésuve. Sa forme approchait de celle d'un arbre, et particulièrement d'un pin, car, s'élevant vers le ciel comme sur un tronc immense, sa lôte s'étendait en rameaux jiam lonf/issiiiio truucn elaln in altum,quibusduin rdini.icliffunilehnlur) Ce nuage paraissait tantôt blanc, tantôt de diverses couleurs, selon qu'il était plus chargé de cendres ou de terre. Ce prodige surprit mon oncle; il voulut l'examiner de plus près. Il fait préparer des quadrirèmes et y monte lui-même. 11 se dirige à la hâte vers des lieux d'où tout le monde s'enfuit : il va droit au danger Déjà sur ses vaisseaux
volait une cendre plus ('piiissc et plus chaude, à mesure qu'ils approchaient; déjà tombaient autour d'eux des pierres calcinées et des cailloux tout noii-s, tout brilles,
tout brisés par la violence du feu Il se fait conduiio
chez Pompoiiianus... Cependant on voyait luire, de plusieurs endroits du mont Vésuve, de largi^s flammes et un vaste embrasement dont les ténèbres augmentaient l'éclat Ilssorlent. Ils attachent des oreillers autour de
leur tête ; c'était une sorte de rempart contre les pierres
(jui tombaient Autour d'eux régnait la plus sombre
et la plus épaisse des nuits Mon oncle se coucha sur
un drap étendu, di!manda de l'eau froide et on but deux fois. Bientôt les flammes et une odeur de soulro qui en annonçait l'approche mirent tout le monde en l'uiic ot forcèrent mon oncle à se lever. Il se lève appuyé sur deux jeunes esclaves, et au même instant il tombe lumi. J'imagine quo celte épaisse fumée anCta sa respiraliiui et le sulfoipia. » Dans une autre lettre. Pline complète
sa descripiion. • J'étais resté à Ml.sèno .avec ma
mOre Depuis bou nombre de Jours, un iremblcuiunt
FUM
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de terre s'était fait sentir;... il redoubla pendant cette nuit avec tant de violence, qu'on eut dit un bouleversement gént'ral Nous pjenons le p.irti de quitter la
ville ; le peuple lîpouvanté s'enfuit avec nous, on nous presse, on nous pousse. Dès que nous sommes hors de la ville, nous nous arrêtons Une nutîe noire et horrible, déchirée par des feux qui s'élançaient en serpentant, s'ouvrait et laissait échapper de longs sillons de flammes semblables ides éclairs La cendre commence à tomber sur nous ; je tourne la tète et j'aperçois derrière nous une épaisse fuméequi nous suivait en se répandant sur la terre comme un iovreut (Respkio ; densacaligo tergi's imminebat , quœ nos, torrenlis modo infusa terrœ,
icquebatur) Quittons le grand chemin, disje à ma
mère, de peur d'èlre écrasés dans les ténèbres par la foule qui se presse sur nos pas. A peine nous étions-nous arrêtés que les ténèbres s'épaississent encore; on n'uût pas dii seulement une nuit sombre et chargée de nuapes(«o:r il/unis et nubila)^ mais l'obscurité d'une chambre close
où toutes les lumières seraient éteintes Il parut une
lueur, c'était l'approche du feu, il s'arrêta pourtant loin
de nous L'obscurité revient et la pluie de cendres
recommence (Tenebrœ rursus , chus rursus mulliis et gravis). Nous étions réduits à secouer nos habits de temps en temps; sans cette précaution, nous étions engloutis et étouffés sous cette masse brûlante Enfin
cette noire vapeur se dissipe peu à peu comme une fumée ou comme un nuage.... » Nous demandons pardon au lecteur de cette longue citation ; mais il ne nous était pas possible de présenter un lableau plus saisissant des fumées volcaniques. C'est pendant cette éruption que Pompéies et Horculanum furent engloutis. On a vu ces fumées transportées par les venis à des distances considérables. D''autres fois, dans certaines contrées, comme au Monte-Cerboli, il s'élève des crevas^es du sol des courants très-chauds d'nn mélange de gaz et de vapeurs entraînant avec elles des substances parmi lesquelles une grande quantité d'acide borique (voyez Bor.iQUE [/IciV/e], Cendres volcamqiies, Volcans).
FUMEROLLES (Géologie). — On donne ce nom, en Italie, aux canaux par lesquels s'échappent, dans les terrains volcaniques de ces contrées, des vapeurs en grande partie aqueuses. Dans d'autres endroits, elles entraînent aussi du soufre ou des sels do fer, de chaux, d'ammoniaque, etc., comme on le voit à la solfatare. Les fumerolles du Vésuve contiennent beaucoup de gaz acide chlorhydrique, etc. (voyez Volcans, Cekdhes volcam-