‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 396 sur 396 · GAB · texte numérisé non relu

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coninct mûmc à une tenipi.'ratiirc do 1C° aii-tlcssoiis de zi5ro. Quand l'on dissout dans l'eau du sel do Glauber, on peut constater un abaissement notable, de tempcTature. C'est sur ce fait qu'est fondée la théorie des mélanges réfrigérants, que l'on emploie principalement !\ faire de la glace (voyez ce mot).

Un fait qui se lie intimement à celui de la fusion, c'est celui de la solidification. Ce retour à l'état solide est soumis à deux lois :

1° La température Maquellese fait la congélation est fixe pour chaque si.bstance, et la môme que celle du point de fusion.

2° Pendant tout le temps de la Eolidiflcation, la tempér.alure du liquide ne varie pas, quelle que soit l'intensité de la cause refroidissante. Ce résultat s'explique par la transformation de la ch,aleur latente de fluidité en chaleur sensible. Cette chaleur rétablit continuellement la température; sans cela la congélation, au lieu de se faire graduellement, se ferait subitement dans toute la masse dès que le point de solidification serait atteint.

Dans certains cas, la première loi semble en défaut, et la température à laquelle se fait la congélation n'est pas la même que celle du point de fusion, mais toujours ce fait ne s'observe que dans des circonstances exceptionnelles. Ainsi Falirenheit avu l'tan rester liquide dans un m.atras fermé, à col effilé, et exposé h l'air au-dessous de 0°. On peut ainsi porter l'eau jusiiu'à — 12° sans qu'elle se congèle. 11 faut, pour réussir, que le liquide reste dans le repos le plus absolu, et que le froid agisse lentement. Quand l'eau a été amenée au-dessous de zéro sans se congeler, il suffit, pour la solidifier en partie, d'y jeter une parcelle de glace ou d'ébranler par un choc Jes vases qui la contiennent. La congélation se fait aussitôt avec une certaine rapidité, et la température remonte subitement à 0° p.ar suite du dégagement de chaleur latente. On a observé sur d'autres corps que l'eau ce phénomène appelé plic'nomène de surfu-sion. Ainsi l'étain peut descendre à 225° sans se solidifier, quoiqu'il fonde à 2.'!0° ; le phosphore peut être maintenu liquide jusqu'à 2"2°, bien que son point normal de solidification soit à 41°. Mais quand l'étain se solidifie, sa températiu-e remonte à 230°, et de même le pli spliore repasse à 41°.

La pression exerce aussi sur la fusion une influence qui n'a été bien nettement appréciée qu'à une époque récente. On a établi, par exemple, que la glace, soumise aune pression énergique, peut passer à l'état liquide :\ une température inférieure à zéro. Cette circonstance

periuct de se rendre compte de divers phénomènes, jusqu'ici très-imparfaitement expliqués. Telle est par exemple la faiblesse excessive du frottement à la surface de la glace, même quand celle-ci n'a qu'un médiocre degré de poli. On peut admettre que sous l'action du poids qui presse, une couche d'eau très-mince s'interpose entre les deux corps et forme ainsi une sorte de graissage hydraulique, dont l'efficacité est aujourd'hui bien connue (voyez Graissage). Ainsi s'explique égalejiient la plasticité apparente des glaciers, qui descendent comme on sait d'une manière pr.igressive, en se moulant fidèlement sur les vallées qu'ils parcourent, tantôt s'élendant, tantôt se resserrant, comme le ferait une coulée de l.ave pâteuse. Ou peut aussi appliquer la même explication aux curieuses expériences de M. Tyndall. Elles consistent à comprimer de la glace dans des moules de formes Irès-diverses ; on retire de ces moules des objets formés de glace parfaitement limpide, qui a dû par suite suivre tous les contours du moule lui-même, à la façon d'une matière molle et plastique.

Quelquefois la pression, au lieu d'abaisser le point de fusion, l'élève au contraire ; c'est ce qui a lieu, suivant M. Bunsac, pour le blanc di' baleine et la parafline.

La solidification est généralement accompagnée d'une diminution do volume ; il faut excepter les cas de l'eau, du bismuth, de la fonte de fer, où c'est l'efl'et inverse qui se produit. H. G.

FUSTET (Botanique). — Nom vulgaire d'une espèce du genre Sumac. C'est le Rhtis colinus de Linné, appelé aussi Bais jaune. Arbre àperruquf. On adonné quelquefois à cet arbrisseau le nom de l'anache d'Henri IV, ii cause de son inflorescence h rameaux filiformes trèsdivisés, qui ressemble à une chevelure. Le fustet est, par son feuillage glabre, lisse, un joli arbrisseau d'ornement. Il croit spontanément dans l'Europe méridionale, et s'est, pour ainsi dire, n.ituralisé dans nos environs. Son bois, de couleur jaune et verte, s'emploie par les ébénistes et les luthiers. Ou en extrait « une matière colorante employée en teinture pour donner à dos étoffes déji teintes une nuance de jaune orangé, qui doit se composer avec leur couleur première. Ainsi on passe dans un bain de fustet l'écarlate qui doit tirer sur la couleur de feu ; on y passe aussi les étoffes de couleur grenade, jujube, langouste, chamois, orangi'e, jaune d'or, jonquille, etc. La couleur du fustet n'est jamais appliquée seule sur les étoiles, parce qu'elle est trop altérable » (Clievreul).

FUTAIE (Sylviculture). — Voyez Forêt.

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