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canons à niain, prirent celui de scr/enlines, sans doute à cause des filets de la culasse. 11 y avait les serpeiitincs et les demi-serpcntincs.
En 13i4, on ont l'idée d'encastrer les canons dans un fut en bois qui se teiniinait par une poignée. Un seul Iionime suffisait pour maintenir l'arme pendant que l'on chargeait et que l'on pointait. On donne à. cette arme le nom à'arqiiebuse, à cause de l'analogie de sa forme avec une ancienne arme de jet. Un peu plus tard, on allongea la boîte et la volée fut supprimée. L'arme élait longue de Û^i-iO à 0"',cn. C'est à cette époque, 1360, que remonte la fabrication des premières couleuvrines, ainsi appelées à cause de leur forme générale et de la couleur du métal qui servait à leur fabrication. Eu employant un n.étal fusible comme le bronze, on put couler la culasse et la vi lée d'une seule pièce. Cette disposition permit de dimimier les épaisseurs et de rendre l'arme plus légère, tout en la faisant plus longue et plus résistante. Sous le règne de Louis XU, on introduisit dans nos armées l'usage de Varquebuse à croc. Dans cette arme, le canon en fer élait forgé d'une seule pièce. Pour s'opposer à l'effet du recul, on avait adapté à la partie inférieure du canon un croc qu'on appuyait, au moment du tir, contre un obstacle fixe. La longueur de cette arme variait de l",3(ià '.)°',3Uet son poids de .S à 25 kilogrammes. Elle lançait des balles de 25 à 250 grammes.
L'emploi du croc était fort incommode. Le fût ayant été prolongé avec une légère inclinaison, le tireur put viser en appuyant i'arnie contre le plastron de sa cuirassé, d'où le nom de poitrinal. Le soldat armé du poitrinal portait en même temps un bâton ferré par le bas et garjii en haut d'une fourchette. Lorsqu'il voulait tirer, il plantait son bâton en terre, posait le canon sur la fourchette et appuyait la crosse coi,trele côté droit de la poitrine. Celte arme était très-répandue du temps de François I".
Bientôt, de 1520 à 1 530, on modifia le fût de telle sorte qu'il put s'appliquer contre l'épaule. L'arme prit alors le nom de mousquet et l'application au mousquet de la p/uline à silex, lui fit donner le nom de fusi/, du mot italien /'uci/e, pierre.
De la plaline à silex. — Dans le canon à main, on mettait le feu à la charge avec une mèche enflammée que l'on approchait d'une traînée de poudre aboutissant à la lumière. Mais lorsqu'on fabriqua des armes qui purent ttre appuyées contre la poitrine, on adopia un moyen qui permettait au soldat de tirer, tout en maintenant son arme en joue. On eut successivement recours ùlapLitine à mèche, à la platine à rouet et à la platine à silex dont voici le principe. Une pièce appelée chien sert à fixer entre ses mâchoires la pierre qui doit produire le feu en frappant contre la face de la batterie. Le moteur est un fjrioid ressort qui communique au chien immoavement de lotalion assez rapide pour que le choc de la pierre sur la baltcric produise des étincelles qui enflamment l'amorce. Le grand ressort agit sur le chien par l'intermédiaire de la noix sur l'arbre de laquelle le chien est solidement fixé. Sur le contour de la noix sont pratiqués deux crans dans lesquels s'engage lo bec ou crochet de .'•/(îcAc'//t' qui est maintenu par le ressort de gâchette. En passant la queue de la gâchette par l'intermédiaire de la détente, son bec se dégage du cran dans lequel il pénétrait, et la noix cédant à l'action du ressort entraîne le chien. Voici d'ailleurs la nomenclature complète de la platine â silex du fusil d'infanterie modèle 1822. Corps (le platine sur lequel s'assemblent les pièces qui conjposent la platine. — Bassinet servant à contenir la poudre qui doit communiquer le feu ù la charge. — Vis de hussinet. — Ilatlerie. Elle ferme le bassinet et jiar le choc de la pierre contre sa face produit les étincelles oui allument l'amorce. — Visite liatlerie. — Ressort de batterie; il sert à fermer li' bassinet en appuyant sur le pied do la batlei ie, et tient celle-ci rcnvereée lorsque le bas.sinel doit rester ouvert. — Vis du ressort de batterie; — Ctuen; — Noix; — Vis de noix; — Hride denoix; e\\ami>.\ii\\eul\& noix parallèlement au corps de plaiino. — Vis débride; — Gdcliette; — Vis de gdc/ielle; — liessort et vis du ressort de t/Arlictte ; — Grand ressoit et sa vis; — l'icrre. Deux grande» vis appelée» vis de platine icr\ei\t à ajuster la plnlinc sur la monture.
Si/sli}nie ù percussion. — L'idéec'.u-iyslfcmo i percussion rcnionio, | our ainsi dire, & l'époque de In découvcrle de» sel» fulminants en I7H5, n.ais le» premiers es- Mis furent infructueux. Ce ne fui qu'en 18l2qu'uu ar-
murier appelé Paidi/ prit le prpmii.^r brevet d'invention pour une arme à amorce fulminante. Cette arme fut rapidement modifiée et perfectionnée. Huit ans après, la platine à silex était abandonnée pour les armes de chasse et des expériences étaient commencées pour appliquer le système percutant aux armes de guerre. Ces expériences conduisirent à la création du fusil, modèle 1842. Nous nous occuperons spécialement de celte arme en examinant successivement ses quatre parties principales. Sa longueur totale est de 1",957 et son poids de •i'',57.
Ca?ton. — On distingue dans le canon : la longueur, la partie intérieure ou dme, le tonnerre et .'es pans, la partie extérieure, la culasse, la masselotte et la cheminée, la hausse, le guidon et le tenon. Les canons fabriqués primilivement en fer forgé sont aujourd'hui en acier pudlé fondu ; chaque longueur de (i",05 subit deux chaudes de forge, et le canon est ensuite foré, alésé, dressé, raboté et poli à l'extérieur.
I>a longueur du canon repose sur dos cons'dérations théoriqf.es et des considérations de service. D'après legénéral Piobert, une charge de poudre égale au tiers du poids du projectile est complètement brûlée, lorsque le projectile a parcouru un espace égal à dix-huit fois son diamètre. Or, le diamètre de la balle sphérique étant de 0",0I67, on arrive pour la longueur minimum du canon à C",0I67 X 18 ou n",30. Pour rendre possible l'exécution des feux sur plusieurs rangs, le canon des hommes du dernier rang devant déborder suffisamment la ligr.e des hommes du premier rang, la longueur du canon a été portée à l °',02y.
L'âme a la forme d'un cylindre droit à bases circulaires; son di.amètre qui constitue le adibre de l'aime est de 0°',l>)8. On donne le nom de vent à la différence entre le diatiiètre de l'âme et celui du projectile.
La partie postérieure du canon porte le nom de tonnerre. Cette partie étant destinée à recevoir le premier effort de la charge, on lui a donné une grande résistance. Les surfaces planes qui lui sont circonscrites ont reçu le x\om àe.pans. Dans le tonnerre se trouve pratiqué un taraudoge intérieur appelé boite du tonnerre, qui reçoit le bouton de culasse.
Les gaz qui proviennent de l'inflammation de la poudre exercent sur les différentes parties du c.nnon des efforts inégaux qui vont en diminuant depuis le tonnerre jusqu'à labouche; aussi, les épaisseurs du canon varientelles de la même manière. Pour égaliser la résistance à la rupture, les surfaces intérieure et extérieure sont exactement concentriques et le canon a été composé d'une série de troncs de cône se r.iccordant entre eux. De cette façon on a pu réduire le poids du fusil et r.=ipprocher son centre de gravité du tireur.
Le canon est fermé par la culasse qui sert à le fixer sur la monttn-c. L'assemblage du canon et de la culasse se fait au moyen du bouton fileté qui se visse dans la boite du tonnerre. Le bouton porte sept filets dont la section est un triangle éqiiil.itéral. A sa partie postérieure, lu culasse est terminée parla queue et le talon de la culasse au moyen desquels on fixe le canon sur la monture, par une vis dite vis de culasse.
Le canal de lumière pratiqué d.-ius lo tonnerre communique avec le canal de cheminée; celle-ci s'appuie sur le tonnerre â l'aide d'un taraudagc pratiqué dans une pièce en acier appelée masselotte. La cheminée est en acier fondu; le cône qui reçoit la capsule offre un tranchant capable de briser la couclio do vernis qui recouvre la composition fulminante conteuuc*-dans l'alvéole de la capsule.
Le p.iin(a<j;e du fusil se fait ;\ l'aide de la hausse et du guidon ; la hausse est placée â la partie postérieure de l'arme et lo guidon vers la bouche. Le .sonmiet du guidon et le fond du cran de mire de la hausse déterminent une ligne droite appelée ligne de mire naturelle, dont la deuxième intersection avec la trajectoire se nonimo le but on blanc naturel.
Le tenon sert à fixer la baîonnolte. Il est brasé sur l'arêle inférieure du canon à 0"',0'i71 do la bouche; sa saillie est de 0",003i.
Platine. — Nous savons déjà que le mécanisme qui enflamme l'amorce porto lo nom de platine. Ccllo du fusil, modèle 1812, ne diffère pas notablement de celle qui a été précédemment décrite ; elle présenie avec la platine usuelle dont nous donnons la figure, quelques différences; on l'appelle platine à chaîne! le. Lo moteur princii)al est la grande branche du ressort qui agit sur la noix par l'intermédiaire d'une pièce arliculco appo-
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lée chaiiicllc. La noix transmet nu chic» l'action du moteur et est maintenue parallèlement au corps de ;)latine à l'aide de la bride de noix.
PUlwi du fusil oi-a.i
Comme dans la platine à silex, la noix présente deux crans, dits cian de bande et cran de sûreté, dans lesquels vient s'engager le bec de la gâchette. Celle-ci, mobile autour d'un double pivot, est assurée dans son action par la petite branche du ressort; elle présente une partie coudée perpendiculaire au corps de platine qu'on appelle quene de gâchette, sur laquelle le tireur agit par l'intermédiaire de la touche recourbée de la déicntu et de la lame de détente.
Monture. — La monture se compose do deux parties principales: le fût et la coHc/ie. Celle-ci se subdivise en deux parties: la poi'j'Hee qui commence à la naissance du fut et finit au buse et la erosse.
On distingue en outre dans la monture un grand nombre de parties dont voici la nomenclature :
1° Le logement du canon ; 2° le logement de la quene de culasse; 3° les embases des boucles de garniture;; 4° les logements des ressorts de garnitures ; 5° le canal de baguette; C° le logenientdu ressort de baguette; 7°le logement ou encastrement de la platine; 8° le logement ou encastrement de la rosette ; 9° le logement ou encastrement de l'écusson; 10° le logement ou encastrement de la plaque de conclie ; 1 1° les trous pour vis à bois et pour la goupille du battant de sous-garde.
En France, on emploie exclusivement le bois de ncyer pour la confection de la monture des armes de guerre.
Garnitures: 1° La baguette, son ressort et In rjoupilte du 7-eisort. La baguette sort à introduire la balle dans le canon et i décharger on nettoyer l'arme à l'aide du tire-balle et du tire-bourre. Lorsqu'elle est mise dans le cauon, son petit bout dépasse la tranche de la bouche de toute la partie taraudée, c'est-â-dire de O^.dOS à 0",010. Quand elle est dans le canal, le gros bout affleure la tranclio de bouche. Depuis 176C, la baguette est en acier trempé ; elle a la forme tronconiqne et est terminée par une tfiie en forme de clou. Klle est maintenue dans son canal à l'aide du ressort de baguette qu'on fixe sur le bois par une goupille.
2° Les trois boucla. Elles servent A maintenir le canon sur le fût, conjointement avec la vis de culasse, et à soutenir la baguette dans son canal. Ce sont : l'ewhouchi)ir,\a r/renndine et \a,cnpucine.
3° L(i plaque de couche et ses deux vis. Elle a pour but de pniiégcr contre les chocs l'extrémité de la crosse et de permettre au tireur d'.ippuy(!r solidement son arme contre son épaule ; deux vis à bois servent à la maintenir.
i° La rotetle. On appelle ainsi une pièce qui sert d'écrou à la vis de platine.
,S° La sous-garde. Elle comprend Vc'oisson sur lequel s'assemblent toutes les antres pièces de la sous-garde, la détente et le pnntet de sons-garde qui sert à préserver la détente des chocs accidentels.
Uàiunnette. (Voyez ce mot.)
Le fusil dont nous vouons de donner la descripliou coûte 3.i fr. 47 c.
llut des armes rai/ées. — Le défaut d'homogénéité des projectiles est le ucn?, c'est-à-dire la différence entre le diamètre de l'àme du canon et celui de la balle, déterminent nécessairement i)Our celle-ci un mouvement de rotation en mémo temps que les g:iz de la poudre lui impriment un mouvement do translation. Or, il nétédémonlré que pour qu'un projectile n'éprouve pas de déviation par suite de son mouvement do rotation, il faut que ce mouvement ait lieu, p.Mulaui toute la durée dn trajit, autour de la direction du uiouvcment do translation, (/est afin do s'opposer à tout autre mouvement de rotation qu'on a imaginé les armes rayées dont lu but est
d'imprimci aux projectiles un rapide mouvement de rotation autour de l'axe du canon. Les rayures peuvent être droites, hélicoïdales on p.araboliques Dans le premier cas, elles ont la même direction que les génératrices dn canon ; dans le second, elles ont une inclinaison constante sur les génératrices; dans le troisième, leur inclinaison sur les génératrices varie d'un point à l'autre de la longueur du canon. L'âme des canons de nos fusils d'infanterie porte quatre rayures en hélice tournant de gauche à droite et dont le pas est de 2 mètres. La largeur des rayures mesurée perpendiculairement à l'axe ég.ile 0°',0ii7. Elles sont arrondies et leur profondeur uniforme est de O'",0002.
Carabine des chasseun à pied. — La carabine des chasseurs à pied était munie dans le principe d'une tige en acier vissée dans le bouton de culasse; cette tige servait au forcement de la balle oblongue sous l'action de la baguette. L'adoption de la balle du colonel Nessier (voyez le mot Bai.lei fit supprimer la tige et les nouvelles armes prirent le nom de carabines sans tige. Leur longueur totale est de l^jS-SS et leur poids de 5'',O40. Elles coûtent 52f,04.
Voici les différences principales qui existent entre la carabine sans tige et le fusil que nous avons décrit précédemment. La longueur du canon, depuis la tranche de la bouche jusqu'à, celle du tonnerre, est de O^.SGS. Le calibre est de 0°',0n 8. L'âme porte quatre r.iyurcs hélicoïdales ayant O^.OOOi) de profondeur au tonnerre et 0'°,00ii3 à la bouche. Enfin, le canon porte une hausse à curseur mobile et un tenon de forme particulière pour fixer le sabre-baïonnette.
Armes se chargeant par la culasse. — On désigne sous le nom général d'.armes se chargeant par la culasse celles dans lesquelles on place directement la ch.argc et la balle dans le tonnerre au lieu de les introduire par la bouche du cauon. Ce mode de chargement présente évidemment de grands avantages; la baguette devient inutile, le chargement est prompt et facile, et la vitesse de tir est considérable. L'inconvénient de ces sortes d'armes tient à la difficulté qu'on éprouve d'obtenir un mécanisme solide et durable et une fermeture exacte du tonnerre.
On a divisé en trois groupes principaux les armes qui se chargent parla culasse. Dans le premier, le plus défectueux, le tonnerre s'ouvre à la partie supérieure du canon ; le second groupe comprend les armes dans lesquelles le tonnerre se détacltnnt du canon présente une
Fi». 1323. - Fu5il I.crjuclicu^.
sorte de petit cauon dans lequel on introduit la charge. Enfin, dans le troisième groupe, sont comprises les armes dans lesc|uelles le mécanisme découvre la tranche postérieure du tonnerre. Ce résultat peut être obtenu par suite du mouvement du canon ou sans aucun mouvement de celui-ci. Les armes du système Julien Leroy, du système Lepage et du système Lefo.ucheux, appartiennent au troisième groupe. Dans le système Lefauchcux, par exemple, le canon peut tourner autour d'un a.xeperpi'iidiculaire à sa longueur. La monture restant fixe, on peut, en rabattant un verrou, faire pivoter l'arme dans le plan vertical de tir. La bouche de l'arme s'abaisse, tandis que la culasse se relève et la charge peut alors être introduite dans le toniierro laissé à découvert. On remet ensuite le tout en place par une opération inverse.
Le fusil Robert appartient aussi au troisième groupe, mris, dans cette armc\ le tonnerre est mis i découvert sansaucuii mouvement du canon. Un levier à poignée faisant l'oflice de culasse sans bouton peut tourner autour d'un axe perpendiculaire à celui du canon. Lor.^iu'oii veut charger, on place le levier dans une position verticale et on introduit la cartouche dans le tonnerre misa 72*
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découvert. Un mécanisme partictilier arme lecliien lorsqu'on rabat la culasse de sorte que l'arme se trouvu prè'e à faire feu. La cartouche porte à sa partie postérieure un petitcyliudre renfermant la poudre fulminante. Lorsqu'on presse la détente, le chien vient écraser ce petit cylindre contre une partie saillante de la culasse mobile.
Les lecteurs qui voudraient avoir des notions pi us complètes sur les armes portatives de guerre pourront consulter le cours de tir de M. Cavelier de Cuverville. P.
FUSION {Physique). — Passage d'un corps de l'état solide à l'état liquide. — L'état de solidité et de liquidité est un état relatif dépendant uniquement de la température à laquelle le corps est soumis. On pent broyer la glace par des actions mécaniques, mais non pas la rendre liquide, si on n'élève pas sa température; si la glace fond quand elle est exposée aux rayons du soleil, c'est par suite de la chaleur de ces rayons et non par l'action de ia lumière. Si le plomb se liquéfie quand on le bat rapidement sur une enclume, ce n'est pas l'action mécanique, mais la chaleur développée par la percussion qui cause ce chanj;ement d'état.
On a pu faire passer tous les corps de l'état solide i l'état liquide sous l'influence de la chaleur, sauf certains composés orgaïu'ques qui se détruisent avant de se fondre. Il existe d'ailleurs une grande différence entre les différents corps dans la facilité avec laquelle on peut amener ce changement d'état. Voici un tableau des températures auxquelles fondent certains corps.
NOMS DES cor. rs
2000° icoo
UPO
Plaliiie
Fer martelé aoglais
Fer doui fi-aiiçais
Aciers les moins fusibles..
Aciers les plus fusibles. . ..
Fonte manganéséc
Fonte grise, deuxième fusi Fonte grise Irès-fusiblo. . .
Fonte blanche peu fusible.
Fonte blanche trcs-fusibic.
Or pur
Or au titre des monnaies. .
Cuivre
Argent pur
Bronze
Antimoine
Zinc
Plomb
Bismuth
Bain
Soufre
Iode
Sodium
Potassium
Phosphore
Acide stcarîquc
Cire blaoclic
Cire Dou blanche
Stéarine
Spermaceli
Suif
Leurre
Il faut avouer qu'il existe sur cc.taiin do ce.5 nombres de petites inconitudos provenant de l'impureté des échantillons sur lestpiels on a opéré, ou de la nature dit thermomètre employé.
Lorsque l'on n'avait à sa disposition, comme moyen de fusion, que les forgcsou les hauts fourneaux, corliiins coipi n'avaient pu être rendits liquides. On appelait suhsiances réjiaclinrps colles qui résistaient ainsi à l'ac tion de la chaleur Bans se fondre; mais il n'y en a plus dcpuiR l'emploi du clialumr'au i gaz et de la pile.
Une application ttès-romarquablc do la première de cc.H sources de chaleur a été faite dernièrement par MM. Dcville et Debray pour la fusion du platine. L'appareil dans lequel on enduit l'opération se compose d'un petit four à réverbère nn fait en chaux vive. Ce four se compose de deux parties creusées eu forme de calotte sphérique et symétriques l'une à l'autre. Par la partie supérieure, un chalumeau pénètre dans le finir. Il Bo compose de deux enveloppes concentriques; la plus interne communique par le robinet r avec un tube île cnoulcliouc qui amène de l'oxygèno, et dans l'espace
annulaire circule du gaz de l'éclairage venant du tube H, et dont l'arrivée se règle avec le robinet /■'. L'on enflamme ce gaz ù sa sortie de cet espace annulaire, et l'oxygène étant amené au milieu de la flamme augmente son intensité calorilique. On peut rendre :\ volonté la flaiimie oxydante ou réductrice par la manœuvre des robinets r et »•'. Les produits de la combustion se déga-
gent par rorificc e. L'appareil tant entier est porté par une plate-forme de fonte p. Une cheminée F entraîne hors du laboratoire les vapeurs qui peuvent se dégager. Si l'on fond, en effet, du phitiue allié à de l'osmium, il se produit pendant l'opération de l'acide osmiquc volatil, qui est fort dangereux à respirer. L'on coule dans des liugotières en fer forgé, garnies intérieurement d'une uiincc feuille de platine qui s'oppose à l'altération de Ki lingotière par la haute température du métal en fusion; ces feuilles sont d'ailleurs ramollies assez fortement pour faire corps avec le lingot. A Londres, M. Jlattliey, fabricant de platine, en a fondu ju?qu'à lOi) kilogrammes à la fois par ce procédé.
La plupart des corps passent de l'état solide à l'état liquide, sans autre intermédiaire. Il on est d'autres chez qui le passage se fait graduolloraotit; la matière devient molle, pâteuse, pais se fluidifie peu A peu. Co mode de fusion s'appelle fusion vitriv; le verre, en i^tl'ot, se fond ainsi, et de plus, quand ces corps se solidilient, ils prennent un aspect vitreux.
Quatid un corps fond, il y a en général un changement brusque de volume. Dans la presque totalité des cas, le volume augmente.
La fusion des corps est soumise à deux lois très-importantes ;
1" Chaque corps passe de l'état solide à l'état liquide, toujours i la même température. A'usi la glace fond toujours à 0°, l'éiain totijours à 23i)°, etc.
ï" Pendant tout le temps que mettent les corps ;\ passcrde l'état solide à l'état liquide, leur température reste invaiinble. Ainsi si l'on place sur le feu un vase plein do glace, et dans ce vase un thermomètre, la température se maintiendra à 0° tant qu'il y aura dans le vase do la glare non fondue. La chaleur que l'on emploie ne se traduit donc par aucune élévation de température; elle se combitie, pour ainsi dire, au corps solide pour lo tran'-former en liquide. Cette chaleur ainsi employée à fondre le corps ne peut être mesurée par un thermomètre, et, pour cette raison, est appelée chaleur lit' (ente, c'est-À-diro cachée.
L'on doit dire copendatit, comme exception ii la première règle , que le point de fusion d'un corps pout changer, on vertu de son aflinilé chimique pour un :vutre corps avec lequel il est en contact, mais l'absorpion de rhaleur latente n'en a pas moins lieu. 11 on est ainsi, par exemple, lorsque la ncigo et le sol marin sont eu