A NÉ
iibsoUiuii-nt vides; mais les progri's récents des observations microscopiques, ont démontré qu'elle est due plutôt à la diminution des globules du sang. En effet, il résulte des recherches de i\lM. Andral et Gavarret, et de celles de plusieurs autres micrograplies, que la proportion des globules a diminué environ d'un tiers dans l'aiiéniie, tandis que dans la chlorose elle va à plus de moitié. Voici les chif- Tres : dans l'état de santé, la moyenne Tes globules est de (27 sur I0n0;à8fl la santé se trouve déjà gravement compromise; enfin, dans la chlorose, le chiffre descend à GO et même à 60. .\ mesure que les globules diminuent, la quantité d'eau augmente, les autres principes restant à peu près les mêmes. L'anémie est déterminée le plus souvent par l'insuffisance et la mauvaise qualité des aliments, par le séjour dans des lieux bas et humides, par la respiration h;ibituelle d'un air vicié, par les chagrins, par les hémorrhagies abondantes, etc. Elle vient quelqu^»fois sans cause apparente; le= symptômes qu'on remarque sont l'affaiblissement, une décoloration particulière de la peau, qui prciid l'apparence de la cire, des lèvres, des surfaces muqueuses visibb'S, un trouble général des fonctions, souvent des douleurs névra'giques, la perte de l'appétit : cette maladie réclame l'emploi des ferrugineux, des prép:iraiions de quinquina, d'antres toniques, d'une nourriture fortifiante, et surtout, lorsqu'il y a lieu, d'un changement d'air et d'habitation.
On a aussi décrit sous le même nom il'Aiiéinie ou d\lnémase, une maladie épidémique observée parmi les ouvriers, dans certaines mines de la Hongrie, vers la fin du .siècle dern'er, et on France, en IS():i dans une galerie d'une des mines de houille d'Anzin : cette affection offrait pour symptômes principaux, coliques violentes, gêne dans la respiration, palpitations, prostration des forces, déjections noires ou vertes; au bout d'une dizaine de jours, pouls faible, concentré, accéléré, peau décolorée, d'une leintejaune, marche péniMo, visage bouffi, sueurs ; cet état qui durait souvent plusieurs mois, se terminait presque toujours par la mort. Les toniques, sOus toutes les formes, furent d'abord administrés sanssuccès ; enfin, Italie leur adjoignit les ferrugineux et surtout la limaille de fer, et il réussit à merveille. F. — N.
AiNÉMOMÈ'rnE, du grec unemos, vent, métron. mesure. — .appareil servant à mesurer la vitesse du vent, comme les girouettes ordinaires en indiquent la direction. Ces appareils ont nçu toutes les formes. La plus simple consiste en une planche de bois ou une lame de métal mobile autour deson arête horizontale supérieure, <|ue l'on expose au vent perpendiculairement â sa direction, qui te tient verticale dans un air calme, et qui s'incline à 1 horizon sous la pression variable du vent. Cet appareil doit être gradué par des expériences directes, faites dansdes couranisd'air de vitesses connues, ou bien sur un convoi se mouvant dans un air calme avec une vitesse déterminée.
L'anémomètre de Cmiilien {fif/. I.3!)| se compose d'un moulinet très-léger, formé de quatre ailettes inclinées sur
l'axe comme les nilis d'un innniin à vent, et dmlinéos/l me. HUIT la vitc^tsedu vent, d'aprè> lu riipidilé avec laquelle il tourne, mius l'action du courant d'air. Le nonilire (h' révululionii (ju'il exécute pendant un temps délenniné,
est iudii|ui'' au moyen d'un système Je deux roues dentées, appelé com/iteiir, dont l'une R peut engrener, au moment voulu par l'opérateur, avec une vis sans fin V, montée sur l'axe du moulinet, et marche ainsi d'une dent à chaque révolution de cet axe, tandis que l'autre K' marche d'une dent à chaque tour complet de la première roue. Le moulinet étant exposé en plein à l'action du vent, et ayant pris toute sa vitesse, nu engrène i un moment marqué sur une montre à secondes; puis, au bout d'un nombre déterminé de secondes, on désengrène et on compte, sur le compteur, le nombre de révolutions opérées, nonjbre que l'on divise par le temps évalué en secondes qu'a duré l'opération, pour obtenir le nombre de tours effectués pai» seconde. Connaissant ce nombre »i, on en déduit la vitesse U du vent au moyen d'une formule simple, mais qu'il faut établir une fuis pour toutes pour chaque appareil, et qui, pour l'un d'eux, a été trouvé
Il existe actuellement dans quelques observatoires météorologiques des Anéninmèlres enregistreurs inscrivant eux-mêmes leurs indications sur une feuille de papier, à laquelle un mouvement d'horlogerie imprime un mouvement de translation régulier. Ils sont fondés sur l'un ou l'autredes deux principes précédents, particulièrement le premier.
ANÉMONE (Botanique'), d'après Pline, ce nom vient du grec aiiemos, vent, parce que l'anémone ne s'épanouit qu'au souffle du vent, que la plupart des plantes de ce genre croissent dans les endroits élevés et exposés an vent. — Genre de plantes de la famille des Renonculace'es, <it type de la tribu des Anemouees. Il renferme des plantes vivacesi feuilles radicales, bi pennées ou digitées, du milieu desquelles s'élève une hampe portant une fleur solitaire. L'anémone était, chez les anciens, l'emblème de la maladie. On sait qu'Adonis fut métamorphosé en anémone, fleur de courte durée, et que les vents ont bientôt abattue , ainsi que le disent les poètes. Ce genre comprend environ une cinquantaine d'espèces connues aujourd'hui en horticulture. L'.-f. piilsatitle \A. pulsntilla. Lin.), nommée aussi vulgairement Cnqiielourde, Co'jnerelle, Herbe du veut, est une charmante plante indigène. On la trouve abondamment aux environs de Paris, pendant le printemps, sur les coteaux secs; ses feuilles sont 2 à .i fois pennatiséquées, velues, à découpures fines, pointues; sa hampe, haute de iy",'ib à 0"',.3ii, porto une grande fleur violette fcmcée et velue à l'extérieur. La pulsaiille était en faveur dans l'ancienne médecine, contre les paralysies, l(:S rhumatismes, les maladies de la peau. ISA. ëloUée {-I. slellota, Lamk ; .-1 /io)-/e«v!'v, Liti.) donne de belles variétés à fleurs doubles et colorées de violet, de lilas ou de rouge. L'A. œil rie pnon [A. iinvonùia, Lamk) est originaire du Levant; sa fleur, qui s'épanouit en mai, est rouge au sommet et blanchâtre à la base. L'.l. r/ei /mis ou Si/lvie [A. nrmorosa, Lin.) est une très gentille plante <iui àécore ;igréablement nos bois dès les prouiicrs jours du printemps ; ses fleurs sont d'un blanc souvent purpurin. Elle est quelquefois employée comme révulsif dans le rhumatisme, la sciati- ((ue, etc. Enfin, VA. à flntrs hteues {A. apeimina. Lin.), r.-I. à fleurs Jaunes (.1 (v;nuticuloidcs, Lin.), sont fréquemment employées dans la décoration des jardins.
Une espèce des Alpes du Dauphiné, de l'Auvergne, VA. si//nrsfns , croît aussi naturellement d.ins ' quel- li;. no. - l'icur cl.nii.ic J'imiques localités sablonneuses '"""" *>''"'■
dos environs do Paris.
CarncUres du f/enre : L'involncre est ;■! 3 ou 3 folioles ot situé :1 plus nu moins do distance do la fleur; & .'l l.'i sépales pélaloides ; corolle nulle; élamines nombreuses portées sur des filets d(! moitié plus courts que le. calice; ovaires nombreux, devenant des akènes comprimés laineux ou plumeux. G — s.
L'Iiorlicnltnre a produit par les semis un grand nombre dn variétés d'aïKWnnnes qui ornent admirablement mOh Jardins : en choisissant le» plus belles lonleni's, les fli'ur» le» plus larges, les pins régulières, celles dont les lige» sont l(!H plus fnries, on olilient do bonnes grf.ines qu'on sème en auiomuc ou au printemps suivant le cli-