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mat, pour avoir en juin des pittles ou racines, qu'on soigne coniuie les renoncuh.t.

Anémone ue mer (Zoologie), du grec anemniii\ aniSnione, fleur. — Sur les cotes do l'Océan, ou dojino ce nom aux actinies, iiaico que, lorsque le temps est serein, on voit paraître dans la mer, sur les rochers ou sur le sable, ces beaux zoopliytes épanouis, et ressemblant aux jolies fleurs de ce nom qui ornent nos jardins (voyez AcTixiES|.

ANÉiVlONÉES (Botanique). —Tribu de plantes établie par de Candolle, dans la famille des lienunciiliicee^. Caractères : calice corollil'orme à préfloraison imbriquée ; pétales nuls ; akènes quelquefois terminés par un long style plumeux ; graines pendantes. Les Anémonéos sont des herbes à feuilles alternes. Genres principaux : Pigamon (Thalictiuni , Lin.); Anémone [Anem<me , Lin.); He'patiijue (Hepatica , DC); Adonide {Adiinin, Lin.'.

ANENCÉPHALE (Tératologie), du grec enkepfialo.i, cerveau, et o privatif; qui n'a pas de cerveau. — Isid. Geoffroy Saint-Hilaire,dans sa classification des monstres, a fait des AneiKéphaies une famille de l'ordre des Auio- S'tes (voyez ce mot'. Cette famille a pour caractères d'être privée du cerveau et de la moelle épiuière ; le crâne est ouvert dans toute son étendue, et le canal vertébral n'est qu'une simple gouttière. Du reste, l'absence des masses cérébro-spinales n'est jamais complète.

ANESTHÉSIE, Anesthésiqle (Médecine , de ai^lhe'sis, sensibilité, et" privatif.— Ondonnelenomd'Anesthésiei une privation complète ou incomplète de la sensibilité, qu'elle soit partielle ou générale, q\i'olle soit le résultat d'un état maladif ou déteiminée par des moyens artificiels ; cependant, dans ces derniers temps, ce nom a été spécialement réservé pour désigner un état particulier d'insensibilité que le chirurgien obtient, au moyen de certains agents dits on?.f//<e.«iV/«p«, lorsqu'il veut pratiquer une opération douloureuse. Depuis longtemps les chiruigiens s'étaient préoccupés do cette grave question, et ils avaient essayé tour à tour, et avec peu de succès, le froid, la compression, les opiacés, et surtout l'usage de la mandragore [At/opa viam/myoru, Lin.i ; mais il était réservé à notre époque de découvrir les moyens de supprimer totalement la sensibilité et de pratiquer des opérations sans produire de douleur : ces moyens sont l'éther, le chloroforme, l'amylène, etc. (voyez ÉthérisaiiON, CnLOROFonME, Amïlè.\e).

ANETH (Botanique), Auelhum, T., du grec ane'lhim, fenouil. - Genre de plantes annuelles, quelquefois bisannuelles, et même vivaces si ou les empêche de fleurir; de la famille des Omlie/li/erfs. Ce genre détaché, peut-être sansraison, de celui du Fenouil deLinné(voyez Fenouil), dont il ne formait qu'une espèce, nous offre principalement i'Anelh ui/onint 'A. grnveo/eui, Lin.i, vulgairement Fenouil hiilnrd . c'est une plante aromatii|ue que l'on cultive surtout dans nos départements méditerranéens, en Espagne et en Italie. Elle a une odeur forte, piquante, assez agréable ; ses graines, qui sont très-aromatiques, sont employées par les confiseurs, en guise d'anis, pour faire dos dr.agées ; par les cuisiniers, qui les font entrer dans leurs marinades, etc. En médecine, elles ont été recommandées conune résolutives, stomacliiiiucs et carniinatives; elles font partie des quatre semences chaudes majeures. On en exprime encore une huile essentielle, utilisée en médecine, et dont les gladiateurs do l'ancienne Rome se servaient, dit-on, pour se frictionner, à cause de la propriété qu'on lui attribuait d'augmenter les forces. Dans leurs festins, les Uonuùiis se couronnaient d'aneih, piobablement à cause de la bonne odeur qu'il exhale. On peut encore citer l'.l. des moissons (.1. segrIuM Lin.;. Ces deux espèces se trouvent dans les champs de céréales. Caractères du genre : ombelle universelle dépourvue de collerette, limbe calicinal à :> denielurcs, 5 pétales égaux très entiers; style court, lecourbé ; péricarpe ovale ou elliptique solide, graines adhérentes, piano convexes, 2 par 2 appliquées l'une contre l'autre.

ANÉVHYSME (Médecine), du grec o»ic«)-w,«wo, dilatation. — liicherand a proposé de donner le nom d'Anerryvwe, d'après sa stricto étymologie,aux seules ttmieurs produites par la dilatation d'une artère ; mais l'usage a prévalu, et le nom d'Aneonjsmf vrni désigne une tumeur produite par la dilatation artérielle; celui d'.l«i'()7/i»/e /««.)■, une tumeur sii née sur le trajet d'une artère, mais produite par l'épanchcment dn sang hors de cette artère ; et enfin VAnéi'iijsine dn cœur, la dilatation du cœur.

1" L'.l. vrai est la dilatation des meiubianes arté-

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rielles; le plus souvent spontané, on sans aucune cause apparente, il tient évidemment i une disposition particulière des tis>us, et les cihims c\ieiiies n'y ont que peu départ. Lorsque la malmlir a smi sn ;;e à l'intérieur, elle est très-difficile à déteriuiiiii-, ii moins que les progrès du mal ne l'ainèueiit à se nmiiirer et à faire saillie au dehors : mais lorsqu'on api^içnii sur IcUrajet d'une artère, située peu profondément, une tumeur, petite d'abord, augmentant progressivement de volume, si sa surface est lisse, non bosselée, arrondie, si elle est indolente, moile, sans changement de couleur à la peau , on est porté A soupçonner un anévrysme ; la chose devient ii peu près certaine, si en portant la main sur la tumeur on sent des battements en expansion qui correspondent exactement i ceux du cœur, et si en comprimant entre le cœur et la tmncur on fait cesser les batteiuents dans celle-ci, à moins pourtant que la tumeur ne soit soulevée en masse, ce qui ferait penser qu'elle n'est que située sur l'artère. L'anévrysme est une maladie grave, et elle l'est d'autant plus qu'elle affecte un plus gros vaisseau. Les gnérisons spontanées sont extrêmement rares, et celles que l'art peut obtenir n'iirrivent presque jamais que par l'oblitération de l'artère. Ainsi on a employé les débilitants, les saignées, ladiète, sans beaucoup do succès, et souvent avec quelque danger, à cause de la faiblesse extrême qui en résulte : c'est la méthode dite de Vidsulva, son auteur; on a employé la compression lorsque la tumeur est accessible et qu'elle est récente ; enfin la ligature, qui consiste à lier l'artère en un point situé entre le cœur et la tumeur, ou bien à ouvrir la tumeur après avoir appliqué une ligature au-dessus et une au-dessous.

i" L'.L fiiux reconnaît presque toujours pour cause, une blessure. On l'appelle /aux priniili/, lorsque dans la blessure d'une artère l'ouverture de celle-ci et celle de la peau ne se correspondent pas ; le sang s'épanche alors dans le tissu cellulaire, s'y infiltre, forme une tuméfaction subite, lie de vin, et la grangrène, suivie de la mort, peut en être le résultat, si on ne se hâte d'y remédier, surtout lorsqu'on a affaire à de grosses artères. L'anévrysme est /aux conse'cutif lorsque l'ouverture, très étroite, ne laisse échapper le sang que goutte h. goutte; alors celui-ci presse, écarte les lames du tissu cellulaire, et forme une poche ou tumeur anévrysmale. On l'appelle A. variqueux lorsque dans une saignée malheureuse, par exemple, on ouvre simultanéinent l'artère et la veine ; le sang de l'artère passe dans cette dernière, ses parois se dilatent, et il en résulte encore une tumeur du même genre. La ligature de l'artère au-dessus du point blessé est le moyen qu'on emploie dans le traitement Je ces diiVérenles formes d'anévrysmes.

a" VA. du cœur consiste dans la dilatation du cœur ; ainsi c'est à tort qu'on a donné le nom d'une'vrysme à l'épaississoment des parois de cet organe, dont I effet est au contraire de diminuer l'étendue de ses cavités : on désigne plus spécialement cette dernière maladie sous le nom d'/ii/perlrop/iie (excès do nourriture). Le véritable anévrysme du cœur est un amincissement de ses parois qui, en diminuant la force de ses contractions, détermine ces spasmes, ces palpitations, ces anxiétés précordiales, symptômes ordinaires de cette maladie. Les muyens qu'on lui oppose sont, dans le début, les saignées, un régime sévèi 0, une alimentation douce, le repos, un air pur, le calme, etc. ; plus tard, l'emploi judicieux des opiacés, de la digitale, des dérivatifs, etc. F — N.

AiNFRACTUOSITÉS (Anatomie), du latin nnfraclus, détour. — Se dit des enfoncements siimcux qui séparent les circonviilutions du cerveau ; elles varient en nombre, en profondeur, suivant les différents animaux (voyez

CeRVE.MI, CltlCONVOLUTION). •

ANGE (Zoologie), Squalinn, Dumér. — Genre dePotVs>nis ainsi nommés à cause de la couleur blanche et de l'étendue assez cotisidérable des n.tgeoires pectorales, qu'on a comparées !i cause de cela aux ailes des anges : il est classé par Cuvier parmi les Chondrople'ri/gieus o branchies /ixes\ famille des Sfilncieni [l'/agiwilonic , Dumér.). 11 semble lier les Squales aux Raies, avec la forme allongée des premiers, le corps déprimé et les yeux verticaux des seconds; il diffère pourtant des Squales par la bouche fendue au bout du museau, et non dessous, et par les yeux à la face dorsale et non sin- les cotés. Ces puissuns ont la tête rontle, et les nageoires pectorales séparées du dos par une fente oii sont percées les ouvertures des branchies. Parmi les espèces connues, deux se pèchent sur nos eûtes : le Siimdina angelu', Cuv. Sr/iid/tu . Stpintinn, Lin. , qui ntlriiit jusqu'à près de :i mètres d'}

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lui)"- il a la peau rude et de petites épines au bord des pec'torales. Le Sc/uatim aciilfalu, Dumér., porte le loue du dos une rangée de fortes épines.

ÀNGÉIOGRAPHIE, Angiographie (Anatomie), du grec tiiKirintu vaisseau, et graplii>, description. — Voyez As-

(lÉlOLOGlE. . , j

AiNGÉlOLOGIE, Angiologie (Anatom e), du grec anqéi'in. vai-seau. et logon, discours, description des vaisseaux. — Partie de l'anatomie qui a pour but la connaissance des organes de la circulation ; elle comprend : I " l'étude du cœur, ou centre d'impulsion du sang j 2» celle des nrtéi-es ovi. artérioloqie: ce sont les vaisseaux qui portent le sang dans toutes" les parties du corps ; :)" celle des veines ou phlébologie : les veines rapportent le sang de toutes les parties du corps dans le cœur ; 4° celle des l'flissenux lymphatiques on angiohijdrologie^qmch-MnanlAc la lymplic ou du chyle, et aboutissent au système veineux, dont ils peuvent être considérés comme une dépendance (voyez C<iEiiB,ARTi:r.ES,VEmES,LvMPHATioi: ES [Ka!6Wa!(J-]). ANGÉI.ICÉES (Botanique). — Tribu de plantes adoptée par Endlicher dans la famille des Ombellifères. Caractères : fruit comprimé à bords dilatés, ailé; carpelles à 5 côtes, dont 3 dorsales filiformes ou ailées et 2 latélales plus larges que celles-ci, toujours ailées, graines un peu convexes sur la face dorsale et planes sur la face antérieure. Genres principaux : Livèrhe {Leuisticum, Koch), Angélique {Angelica, Hoffm.), Arcliaiigelique (Arrl,„Tiq>-lira, llnfim.). ~~^\, ■ ,

ANGÉLIQUE (Botanique), Ange/ica, Hoftm., dérivé d'uuqe.'us, par allusion à son odeur très-agreable et à ^cs propriétés médicinales. On nommait aussi dans le même sens cette plante Herhe du Saiiil-E-iprit. — Genre de plantes de la lamille des Omhel/ifères, tribu des Angé/icéeSy comprenant désherbes à feuilles bipennatiséquées, à fleurs blanches disposées en ombelles terminales, munies quelquefois d'un involucre à folioles peu nombreuses et d'un involucelle toujours polyphylle. Le fruit est entouré de 2 ailes de chaque coté, les carpelles sont à 5 côtes , dont 3 dorsales filiformes saillantes, et 2 latérales dilatées en ailes membraneuses plus ou moinslargcs. Les principales espèces sont : l'Anqplique Haznuls {A. Hazoulsii , Gouam, dédiée à Razouls, qui trouva cette plante dans les Pyrénées. C'est une herbe vivace , légèrement pabescente, dont les llciirs blanches s'épanouissent de juin en août. VA. des nioiitiiqnes (A. monlitnn, Schlotth.), que l'on trouve dans les Allies, s'élève à peu près à 0"',liO , comme la pré- <édente. Elle se distingue par ses feuilles à segments, acuminées, glabres et bor(lées de fines dentelures miicronécs. VA. siiuvaqe [A. sylvesfris. Lin. hnpei-aloriu, DC.) présente des tiges souvent hautes de 2 mètres. Elle vient en Espagne ; on lui a reconnu, dans la tannerie, des propriétés analogues à celle de l'écorce de chêne. On extrait aussi de ses f(!uilles une teinture jaune. L'.l. Inisaiile fA. ludda. Lin.) originaire du Canada. Ses tiges sont glabres et ses feuilles à segments égaux, incisés et dentelés. Enfin, deux autres espèces qui croissent dans les Pyrénées: VA. pi/renœn, Spreng., Jeseli, Lin., et VA •<C(ihre [A. sralira, l'etit; Selmum scnhrum, La Pcyr.). L'une est élevée de (r.TS et ne présente guère que des feuilles radicales; l'autre dépasse à peine o",i5; ses pétales sont garnis de poils glanduleux, rudes. VA. officiii'ile, qui appartenait autrefois à ce genre, constitue aujourd'hui, d'après IlolTinann, le genre Arch/ingéliquc (voyez ce mot). . *^„~*'

A»;Éi.ii3UE (Petite)., — Nom vulgaire du lioucage u feiiilte-^l'aiigiHique, Égopndc des goutteux. Herbe h G-frard (.V-i/'ijindiuin podugraria. Lin.).

AKCÉMQiiE iiniNEUSE. — C'est VAralie l'/iineuse [Ara-

/,',! SltilKiSn). * „ . 1 •

ANGÉLiyiK i)K BoiiuEAUX. — Nom d une poire à cuire i-t 4 compote i elle est un peu fondante à sa parfaite mal mile, cl a une eau douce cl sucrée; elle mûrit en jaii- \ iiT et février.

ANtJIECTASIE (Médecine), du grec angnon, vaisseau , . t l'I.insis, extension, dilatation.— Lodoctour GrieHs de ll.iliii, a désigné nous ce nom toute» les dilatations inorbidfs dc.H vaisseaux.

ANGINE (Médecine), du latin ringere, et du grec anrliciii BufToijner — C'e^l à proprement parler lo mat dr qonie, qu'il nuit Kiavc ou léger. Ce mot est synonyme <l'<?«/u(n«>ici'-, qui n'oil plus guère usité : en un mot, Viiii'ivii eut une liinnniination qui a son siège dans les or- «ane» de la diiqlul'lv'n ou dans ceux du lu resinrittum.

I« A. (/nlliiriile ou des o. y/»/,/', tir //; dri/lutiln'ti. — r,!lu peut alTuclcr risllHiie d» gosier, le voile du palais,

les piliers du voile, les amygdales, la luette, l'icsopliago, ensemble ou séparément; alors, dans ce de)-nier cas, on aura uae A.tonsi/l'dre (voyez Afi\iic,i>.\LiTE} pharyngée, crfnphnqieiine, etc. Quels que soient la nature et le siège de l'angine , elle reconnaît pour causes principales le froid, l'homidité, la suppression d'une sueur, les boissons froides lorsqu'on a chaud, les grands efforts de voix , la scarlatine, que l'angine accompagne toujours, etc. La maladie débute par du frisson, de la fièvre; il y a gonflement dans quelques points du gosier, rougeur, chaleur, douleur surtout pendant la déglutition, etc. Le traitement consiste principalement dans les saignées, les sangsues, les boissons douces, tièdes, les bains de picds,^ lo repos, la diète ; des gargarismes, si les mouvements qu'ils nécessitent ne déterminent pas de douleurs : dans certains cas, les vomitifs ont rendu de grands services.

i" A . desorgaues respiratoires. — Elle afl'ecle le larynx, la trachée-artère ou les bronches, ensemble ou séparément. Dans le premier cas la voix est très-altérée, la région du larynx e^t douloureuse ; cette douleur, du reste, s'étend et descend si l'inflammation gagne la trachée et les bronches. Dans tous les cas l'angine des voies respiratoires est caractérisée par la gêne de la respiration, qui devient sifilante, douloureuse et très-difficile (voyez plus loin Angine de poitrine).

Angiw couennru e. Croup. — Quel que soitson siège, l'angine peut affecter une autre forme beaucoup plus grave; c'est celle qui a la propriété de produire des couches membraneuses morbides, auxquelles on a donné le nom de fausses membranes ; dans les voies respiratoires, elle constitue le croup (voyez ce mot); lorsqu'elle occupe les amygdales, les piliers, le pharynx, c'est VA. couenneuse ; dans ce cas, quelques points blanchâtres paraissent d'abord, le plus souvent sur les amygdales, puis ils s'étendent peu à peu et tapissent bientôt tout le fond de la gorge. Quelquefois cette fausse membrane est jaunâtre, devient plus on moins brune, lardacée, épaisse, les lambeaux qui s'en détachent ofl'rcnt l'apparence d'escarres gangreneuses, ce qui avait fait donner à cette variété le nom d' I. gnugréneiise mal.gne, mal de gorge gangreneux; mais ce n'est évidemment qu'une nuance plus prononcée de la maladie. Le traitement de ces différentes variétés consiste à diminuer l'inflammation par les antiplilogistiques saignées, sangsues), les dérivatifs (sinapismes, vésicatoires), à cautériser les fausses membranes et à les faire évacuer par les vomitifs répétés autant Qu'il est nécessaire.

VA. 'œdémateuse, œdème de la glutte, sera décrite au mot Glotte.

VA. de p'iitrine, décrite par plusieurs auteurs comme une affection spasmodique, a été considérée avec plus de raison par Selle, par Reil et par d'autres comme une inflammation intense des canaux respiratoires, et surtout des bronches, caractérisée par les symptômes suivants : douleurs lancinantes dans la poitrine, pouls dur, toux douloureuse, respiration difficile, crachats sanguinolents, voix aigre semblant s'échapper d'un tube (l'iiiraiii, imminence de suffocation, etc. Le pronostic d'une semblable maladie est très grave. Le traitement doit être le même que celui de l'angine franchement innainmatoirc. F- — N-

A.^G10LEUCITE (Médecinoi, du grec angnon, vaisseau, leiicon, blanc, et la terminaison ite. — C'est l'inflammation des vaisseaux lymphatiques; les symptômes de cette maladie sont la tr.ace d'une traînée rouge, bosselée, irrégulière, sur le trajet do ces vais • seaux, raugmentation do leur volume, etc. Elle csl souvent déterminée par des piqûres de mauvaise nature, des écorchures, des contusions. Le tiaiteiiient consiste dans le repos, les bains, les cataplasmes, quelquefoia des sangsues.

A.NGIOSPlillMIE (Botanique), du grec angeinn, vase, réceptacle, ot spermn, semonce. — Deuxième ordre de la i|uatoi7,i6ineclassc {didynamie) dans le système de Linné. Il comprend les plantes à étiimiiies didyiiauies et graines renfermées dans une capsule. C'est l'opposé du premier ordre, qui comprend des plantes il graines que Linné considéra comme était nues. Du Jussiou en a fait sa famille des Labiées. Principaux genres : Acan he. Euphrai^r, Mrlaiiipi/rr, i.aiilitna. Scrofulaire, Digilalr, Mu/lrr, Hn,u,.nr.

AMilOTÉMQUE (FiiiVRE) (Médecine). — Pmcl appelle ainsi la lièvre dite inflammatoire J)ar quel(|ues piithologJMles; il la cousidèro comme une irritation du système vasr.ihiiri' sa.icuiii (vovz l'"ii:Mii;).

ANGI.MSI'.ll.llippiatri.jUe). — Mode qu parait iiou-

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venir des Anglais, et qui consiste à couper les muscles abaisseurs de la queue d'un clieva! ; les muscles releveurs SI' trouvant sans antagonistes, celle-ci reste dans une position horizontale. Cette pratique, qui n'est pas sans (langer, a été suivie quelquefois de la maladie des os coccygiens et d'autres accidents consécutifs : d'ailleurs un.e croupe rentrée ou avalée, comme on l'appelle, avec une queue qui se redresse artificiellement n'offre rien de gracieux à l'œil.

ANGLE (Géométrie). — Écartement de deux lignes qui se coupent. Ces lignes s'appellent rôles de l'angle ; leur point de rencontre en est le sommet. L'angle est i-ecti- //jne, quand ses côtés sont droits; il est c«)cî7iy?ip, quand ses côtés sont courbes ; mixtihyne, quand l'un dos côtés est droit et l'autre courbe.

Un angle est ordinairement désigné par une lettre placée en son sommet, et, lorsqu'il pourrait y avoir ainsi confusion, on y ajoute deux lettres placées sur les cotés en énonçant la lettre du sommet entre ces deux dernières. Deux angles sont dits éyaux, lorsque, superposés l'un à l'autre, leurs deux côtés peuvent coïncider exactement. On nomme, suivant les degrés d'écartement de leurs côtés :

Angles droits. — Les angles formés par l'intersection

rX

Fig. 111. - Angles droits.

de deux lignes perpendiculaires l'une à l'autre. Tous les angles droits sont égaux {fig. 141) ; Angle aiyu. — Un angle moins ouvert qu'un droit

(CED, AV- l'2);

Angle ohtus. — Un angle plus ouvert qu'un droit ChK.fig 14-i).

Angles romjilémenlaires. — Deux angles dôut la somme égale un droit (CED et CEE, /ig. 142..

Angles supplémentaires. — Deux angles dont la .somme est égale à deux droits iCED et CBA, même fi gurel.

Akgle niÈunE (fig. tl.3j. — Portion „ indéfinie d'espace comprise entre deux

plans qui se coupent suivant une ligne \t) appelée arête. Les deux p'ans sont les laces de l'angle. Un angle dièdre se mesure par l'angle plan formé par les deux perpendiculaires élevées en un môme point quelconque de l'arête dans les deux plans.

PI ,^3 ANf.LE TRIÉDRE, POLÏl-DHE, SOLIDE. —

Aiisic'dièJre. Portion indéfinie d'espace comprise entre trois ou plusieurs plans qui se coupent en un même point appelé sommet. Chacun des angles plans formés par ces intersections s'appelle face lie l'angle. Les angles solides se mesurent par les angles de toutes leurs faces, par les angles dièdres qu'elles font entre elles, ou finalement par la portion comprise entre les faces de la surface dune sphère dont le centre serait au sommet de l'angle.

A\(:i.E i)E coNTiNC.ENCE. — Angle infiniment petit formé par deux éléments infiniment voisins d'une courbe nuisidérée comme un polygone d'une infinité de côtés (voyez Inhnitésim\i., Inpimmemt petits).

\\(.i.E LIMITE. — L'atigli' d'incidence le plus grand sous lequel un rayon de lumière puisse rencontrer une surface transparente sans cesser de la traverser. Cet angle est de 41» 48' pour le verre (voyez RÉ-

►TlACTlON).

Si donc nous prenons un prisme de verre ABC (fil/. Il 11 dont l'un des angles soit droit et les deux autres di' 4.V', que nous fassions tomber un rpyon luniiiicux sur une des faces

de l'angle droit perpendiculaireaienl .'i celte surface, ce rayon la traversera sans déviation, tombera sur la surface opposée AC, sous un angle de 45" supérieur à l'angle limite ; il ne pourra la traverser et sera ré/lerhi en totalité, en sorte que cette surface fera l'office d'un miroir parfait. Pour l'eau, l'angle limite est de 48"; aussi est-il impossible de voir des objets qui, sous l'eau, sont dans une direction telle, que les rayons qui iraient de ces objets à l'œil fussent incliné^ de plus de iS" sur la verticale. Le mirage est dû à un phénomène de réflexion totale produit par la même cause (voyez Mihage).

. angirs-llmllr»

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