‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 82 sur 396 · NI · texte numérisé non relu

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Pig. 1G3

Altelahe de la liyue [pfj. h;:i). — L'iiisfcte pai-laii altaque aussi les fouilles et leliouîgeons. La femelle pond ses ii'uf;, dans les feuilles, qu'elle roulo ■ omme un cigare. Enlever ces feuilles et les brûler.

Altise bleue (Altica olerncen ^ fig. I(i4). — L'insecte parfait et les larves attaquent les feuilles et les jeunes grappes. Pour le détruire, on emploie en mai, dès hmatin, une sorte d'entonnoir e:i fer-blanc très-évasé, écbancré sur l'un des côtés et terminé par un sac. Placer cet appareil de façon à ce que l'échancruie embrasse la ba-e de l'arbre, secouer celui-ci brusquement; les insectes tombent alors dans l'entonnoir.

Charançons [Curculw). — Plusicuis de' ces insectes connus des cultivateurs sous les noms de Lisetle, Cou/je-/fOurgeons, occasionnent des ravages assez considérables en coupant les bourgeons des jeunes arbres pendant le mois de mai. Ils rendent ainsi très-difficile la formation de la charpente de ces arbres. Les détruire à l'aide du procédé indiqué pour Y Attise; remplacer l'entonnoir par un linge blanc étendu sur le sol au pied des arbres, et verser ensuite les insectes tombés dans un vase contenant de l'eau.

Iléinifitrres. — Quelques espèces, notanmieut les Peiccoreiltes iForficula uuricntaria', dévorent les fruits suiles espaliers, au moment de leur maturité. Pour les détruire, suspendre contre les murs des tiges creuses do dahlia ou de roseau dans lesquelles ces insectes se retirent pendant le jour. Secouer ces tiges tous les matins sur un vase contenant de l'eaii.

Psytle lie l'olivier Psijlla oleœ) Ifirj. 165 et IGG). - Ce petit hémiptère vit à l'aisselle des feuilles et à la base des grappes de l'olivier. Ses larves couvertes d'un duvet blanc rempli de gouttelettes gommeuses et sucrées, su-

t'unrmi^. — Les fourmis rongent les jeunes pousses des arbres en espalier au printemps, et entament les fruits lorsqu'ils sont murs. Le procédé suivant m'a toujours réussi pour les détruire. Su>pendi-e de place en place, contre les murs, des boutoilles d'une contenance de i/l de litre environ ; les remplir jusqu'aux 2/3 de doux parties d'eau et d'une partie de miel. Renouveler Ir liquide tous les cinq ou six jours. Des fourmis

Fig. in. -

cent la sève au point de faire avorter les Heurs. Celles qui résistent sont rendues stériles par l'abondance de ce duvet blanc qui les enveloppe i/ig. lU'î). On n'a pas encore trouvé de moyen efficace pour la destruction de cet insecte.

[hptrrei. — Plusieurs espèces, telles que GM<'/;e« et F/cluns ( yes/iii}, Mouclies {.l/u<cui, doivent aussi être éloignées des arbres fruitii.rs dont elle» attaquent les fruits, l/îs raisin» de lubie sur les treilles ont surtout à soiiIVrir de leurs atteintes. Le seul moyen do les en préserver consiste à envelopper chaque grappe dans un sac en crin ou en canevas.

Mou'lief/e l'olive {Dncus olcœ) ifig. 168). — La larve de celte mouche se nourrit de la pulpe de l'olive ; elle b'y transforme en cocon, et celui-ci éclôt lorsque les olives, compléleuiCiit miircs, tombent sur le sol. On déiniiruit tous ces insectes si la récolte était faite avant la maiiM-ilé complète de» fruit». On perdrait un p<'u itur la qunnlllé d'iiuile; mais on gagnerait sur la qualité.

rempliront bientôt chacune de ces bouteilles. Lorsqu'elles se fatiguent de cet appât , le remplacer par du sucre brut déposé de place en place, au pied du mur entre deux couches de ouate serrée entre doux planchettes ; tous les jours secouer cette ouate sur un seau pleiji d'eau.

Pucerons lA/ihis), — Plusieurs espèces de pucerons, Purerons verts, Pucernns noirs, sont très-redoutables pour les arbres fruitiers. Ils s'attachent à la face inférieure des jeunes fouilles, piquent les tissus et déforment ainsi ces feuilles, qui se plissent, se contournent

Fîg. 170. — Bourgeon de [n'clier, di'U

dans tous les sens, cessent leurs fonctions et suspendent la végétation {fig. 170).

Si quelques bourgeons seulement sont atteints, les plonger dans une, décoction refroidie de tabac. Si le niai s'étend sur toutes les parties de l'arbre, mouiller complètement toutes les parties vertes avec de l'eau ordinaire, puis ouvi hippor l'arbre do toutes parts avec une toile à tis-.li 1 rie il i|ue l'on a mouillée. Introduirez au-dessous lo priji appm-eil indiqué par la figure ni et y faire brûler du tabac un pou humide. Laisser la funioe se condenser pendant cinq ou si\ lioures, enlever la toile et mouiller do nouveau trè -forieuioui. Si le mal est très-intense, renouveler cette opération huit jouis après.

Puceron liinigrrc \H(isoxi/lus niali) ifig. 172).- liemnrquablc par le duvet blanc qui l'enveloppe, l'individu femelle n'attaque ordiiiairoment que le piuiuiiier. Il pique l'épiderme des jouiios rauioiuix, il y fait uailredes exosloses (lig. 17;i) (jui rendent l'ai hro languissant. Pour détruire cet insccto, appliquer de l'huile de poisson sur tous les points qu'il occupe, et cela aussitôt après la chute des feuilles.

Tigre (Tiuijis). — Ce très peiil insecte s'attache à la

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fiice infcriuure des feuilles et ronge l'épidémie. Ces IVuilles tombent bienlât en très-grand nombre, el 1 arbre

Fig. 171. — Soufflet fu

che de pomiii

peut succomber par suite de cet accident. On ne connaît mnllieurcusenjent aucun moyen pratique pour la destruction de cet insecte.

Kermès, Gallinsecle, Cochenille (Coccu.-:] {fig. Mi). — Plusieurs espèces appartenant à ce génie, sont très-fiuiestes aux arbres fruitiers. La vigne Ififf. 174), les figuiers dans le Midi {fiff. 175 , l'olivipr, les orangers, les arbres à fruits à noyau en espalier sont partii"~:> if ^-x culièrement envahis par cet in-

fecte. Les indisidus femelles offrent l'aspect de petites coquilles de couleur brune appliqut'es sur les jeunes rameaux. Au printemps, les œufs renfermés sous cette enveloppe dfssëchée de l'individu femelle éclosont . ,^ et donnent lieu à des myriades

rA\l?; de nouveaux individus qui se r i i rf répandentsur toutes les parties 1'^'^ ^'-i/ vertes et les épuisent en y suçant les fluides qui y circu-

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Fi5. 176.

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