V Abeille ligurienne, a.mma.\ alimentaireet industriel
43. V Abeille à bandes, animal alimentaire et industriel. 4 i. La Cochenille du K'o/ial, animal industriel.
45. LeVeràsoieon Bombyx du uitiner*, animal industriel. i(>. Le Ver à soie du ricin, animal industriel. 47. Le Ver à soie de l'ailante, animal industriel.
11 importe de constater : 1» que quatre classes seulement du règne animal nous ont jusqu'ici donné des animaux domestiques; 2° que la plupart de ces animaux sont des Mammifères herbivores et des Oiseaux gallinacés; :i» que 32 espèces, sur 47, existent actuellement en France à l'état domestique.
Parmi les questions les plus intéressantes que puisse soulever l'étude des animaux domestiques, se présentent surtout les deux suivantes : I» Quelle espèce sauvage a servi de souche à telle ou telle espèce domestique '.' en d'autres termes, quelle est Yoriyine zoologique de cette espèce ? — 2» De quelle contrée telle espèce domestique est-elle originaire, ou quelle est son origine géogra/éii/ue? Pour avoir la solution de ces questions, on ilevra cherclier l'article correspondant à chacun des animaux domestiques. Il sufht de dire ici que la domestication de la plupart des espèces remonte à la plus haute antiquité. Les Grecs, avant la conquête romaine, ont successivement domestiqué le faisan, l'oie, le paon et la pintade; les Romains, le lapin, le furet et le canard. Le ver à soie fut introduit en Europe du temps de l'empereur Justinien; le buffle l'avait été un peu antérieurement; au xvi' siècle, les Européens conniu'ent le Lama, l'Alpaca, le coi lion d'imlr, le serin des Canaries, lu dindon, et plus réciMumcnl divers oise.aux moins connus, tels que l'oie du Canada, lus faisans doré et argenté. — \oir Is. Geotl'roy .Saint-Hilaire, Actliinafatinn et domestication des animaux utiles. Paris, 4° édit. ISCl. Ad. 1'.
AmmMX KT PNSKCTKS NUISIIII.F.S AUX AKIIRES FnUITlEBS
(\ilM,fi.iil'i;!r l'iiiiiière). — Toutes les espèces d'arbres friiiti.is ii'iiiiiis-,iMit un nombre plus ou moins grand d'aniniiiMx nu d insirtes. Dans les circonstances ordi naires, le dummagi' qu'ils déterminent est peu important ; mais, souslinfluonce de certaines circonstances favorables A leur développement, ces insectes se multiplient dans de telles proportions qu'il devient nécessaire de tenter leur destruction , sous peine do les voir anéantir les arbres qu'ils attaquent. Malheureusement les mœurs de ces insectes sont, pour In plupart, encore peu connues, de vorte que le cultivateur reste souvciit désarmé en face (le ces flé.iux. Nous n'indiquons ici que les espèces dont les ravages sont les plus fréquents.
Mammi/éres. — Les lièrrei et les /«/«'«y dévastent souvent les jeunes plantations d'arbres fruitiers pondant l'hiver, alors que la neige qui couvre le sol leur dé rolje leur nourriture habituelle. Dans ce cas, ils rongent roniplétement l'écorce de ces arbres, qui succombent souvent à celle mutilation. F'our prévenir cet accident, il Rudil, nu commcnceincnl de l'hiver, de badigeonner la lige et le» rameaux de ce» jeunes nrbres avec uno l^ouillio épaisse compo.sée de chaux éteinte et d'une certaine quantité de suie. L'amertume de cette dernière subglance le» éloigne complètement. Il faut bien se garder
d'employer le goudron de gaz ou coltar rcconmiandé pour cet usage. Il éloigne en effet ces anhnaux, mais il détruit aussi les jeunes écorces avec lesquelles on le met en contact.
Diverses espèces de rats et de souris sont également à craindre; ils rongent les jeunes bourgeons des espaliers au printemps et, plus tard, dévorent les fruits. Les appâts empoisonnés et les pièges, que tout le monde connaît, sont les seuls moyens de détruire ces animaux. Il conviendra aussi de boucher solidement, sur les murs d'espaliers, toutes les anfractuosités qui leurservent de refuge.
Oiseaux. — Vu grand nombre d'oiseaux causent aussi de grands ravages en mangeantles fruits. On pont en garantir les arbres, soit en les couvrant de filets à mailles assez serrées au moment de la maturité des fruits, soit en att.acliant surcesarbri'sdes épouvantalisque l'on change fréquemment pour que les oiseaux ne s'y habituent pas. L'un des meilleursmoyens consiste dans l'emploi de petits miroirs à double face disposés comme l'indique la figure 149, que l'on place au-dessus ou en avant des arbres et que l'on fixe sur les branches en les rapprochant assez les uns des autres.
Leur emploi répété p ndant plusieurs années de suite, et pendant toute la saison, a constamment donné de bons -f
résultats. ^
Insectes. — Lépidoptères, — Les larves d'un certain nombre de lépidoptères sont des ennemis redoutables pour les arbres fruitiers. Telles sont surtout les suivants :
Bomhgce livrée {Bombyx neustrta , fig. 150 et 151),
r i double fac(
du Lombjce livrée
dont la chenille ronge les feuilles de toutes les espèces d'arbres fruitiers. — Détruire les nids de chenilles après lachute des feuilles.
Boinbijce à cul doré [Bombyx chnjsorrhœn) {fig. 152 et
'' impUlon fiMiieHc.
^'M attaque aussi tous les arbres fruitiers. — Détruiio |è»n"i(is de chenilles comme pour l'espèce précédente.
ANl
ANl
noctuelle Psy. — La chenille ronge les feuilles et les fleurs du pommier. Le papillon femelle, qui éclôt au printemps, est privé d'ailes. On peut l'empSclier de monter sur les arbres pour y faire sa ponte en entourant la base de la tige d'une bande de papier couverte de gou-
Pfirale de la vigne {fig. 154 et 155). — La birve dévore les feuilles et les jeunes grappes. Les moyens de destruc
tion sont les suivants : enlever et brûler les grappes et les feuilles attaquées; pendant l'hiver, passer les échalas au four pour détruire les œufs ; à la même époque enlever et brûler les vieilles écorces qui couvrent les ceps; enfin, au même moment, échaudcr les ceps avec de l'eau bouillante.
Teif/ne pndelle ou pomoneile. — La larve de ce petit papillon vit dans les jeunes fruits et les fuit tomber avant leur matuiité. Le cultivateur n'a, quant à présent, aucun moyen de destruction pour cet insecte.
Teigne de l'olivier [Tinea oleella, fig. 15C et 157). — La larve ronge les bouquets de fleurs et s'introduit dans les jeunes fruits, qu'elle fait tomber avant leur maturité. Pas de moyen de destruction.
Une autre espèce de Teigne attaque les feuilles des poiriers et dos pommiers. Les petites larves se glissent au-dessous de l 'épidémie et rongent le parenchyme.
finissent bientôt par tomber. Le seul moyen de destruction consiste à enlever toutes les feuilles attaquées et à les brider.
Piéride de l'nlisipr ( Picri's- crutœgi I. — Papillon diurne dont les chenilles mangent les feuilles naissantes de l'amandier et font tomber les fruiis. Enlever les nids de chenilles sur les rameaux pendant l'hiver.
C'ile'iiplrre'^. — Un nriain nombre de coléoptères ne sont pas moins à ciaindre pour les arbres dont nous parlons.
Hanneton commun [Melolonthn vulgnris, fig. 159 et ICO). — Les larves, connues sous les noms de Mans, l^ers Ijliiiics , Turci, rongent les racines des arbres
Fis. 159. — Hmnelon commun. Fig. lIJO. - l-«ve du liarir.eluii,
et les font périr. Les insectes parfaits dévore it les feuilles. Enlever les hannetons en secouant les arbres. Quant aux larves, semer en mai de la gr;iine de laitue sur les plates-bandes d'arbres fruitiers ; aussitôt que les jeunes plants commencent à se développer, visiter les plates-bandes tous les jours dans la soirée et enlever toutes les jeunes laitues qui sont fanées. On trouve au pied une ou plusieurs de ces larves, que l'on écrase. Les plates-bandes en sont ainsi débarrassées. Eumolpe de la vigne {Ecrivain). — L'insecte parfait
On voit- alors apparaître de larges taches brunes semblables à celles indiquées par la ligure 158. Ces feuilles
{fig. 162) ronge les feuilles de la vigne en des sortes de caractères {fig. 161). Il attaque aussi les jeunes raisins. A l'état de larve, il ronge les racines de la vigne. Pour dotruin ces larves, M. Paul Thenanl conseille de répandre sur le soi , au moment do la première façon qu'on lui donne, 1 '200 kil. par hectare de tonneaux oléagineux rédiiils en poudre , et qui ont été peu eliaulTés et peu lavés. î.es enterrer immédiatement. L'huile essentielle de niouiarde (|u'ils ronfennciit détruit < vos. Hépéter cette opération tous les trois ans.