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c’est celui qui se montre dans un point plus ou moins éloigné de celui où la suppuration a pris naissance : ainsi on en observe souvent au pli de l’aine dans les maladies de la colonne vertébrale.
Les abcès chauds, qui sont beaucoup plus communs que les autres, proviennent souvent de coups reçus, de la compression prolongée d’une partie du corps, d’une blessure, surtout si un corps étranger s’est introduit dans les chairs et y séjourne. Ils s’annoncent par de la rougeur et de la chaleur à la peau, une douleur vive avec élancements et un gonflement plus ou moins considérable. En général il n’y a pas à espérer que l’on puisse maîtriser le mal sans l’assistance du médecin; mais en attendant son intervention on aura utilement recours aux émollients, tels que cataplasmes de farine de graine de lin, de farine de riz ou même de mie de pain, lotions avec la décoction de guimauve, bains simples ou émollients, etc. Le traitement ultérieur sera prescrit par le médecin et devra être suivi avec une grande fidélité, car les abcès mal soignés peuvent fréquemment entraîner des suites fâcheuses. Il est surtout urgent de les ouvrir dès que l’homme de l’art le juge nécessaire, et l’on ne doit que rarement en laisser le soin à la nature.
Les abcès froids recevront du médecin un traitement excitant, au moyen de pommades iodées, mercurielles et autres ; des emplâtres fondants seront employés pour activer la suppuration ; ces abcès ne doivent être ouverts que le plus tard possible, et lorsqu’ils ne s’ouvrent pas d’eux-mêmes; souvent au lieu du bistouri, on a recours aux caustiques qui détruisent la peau dans le point où on les applique et ouvrent une voie d’écoulement au pus accumulé.
Quant aux abcès yar congestion^ leur ouverture par la main du chirurgien demande de grandes précautions pour empêcher l’introduction de l’air dans la tumeur. Dans tous les cas, et quelle que soit la nature des abcès, on doit ouvrir de bonne heure ceux des doigts, des mains, des pieds, ceux qui ont leur siège près des grandes cavités, près des articulations ou dans le voisinage du siège. F — n.
ABDOMEN (Anatomie zoologique) du latin abdere, cacher, envelopper. — On nomme ainsi chez beaucoup d’animaux une cavité intérieure close de toutes parts et qui d’ordinaire renferme une partie considérable des viscères et en particulier le canal digestif. On ne reconnaît de véritable abdomen que chez les animaux dont les formes extérieures indiquent plus ou moins nettement la division du corps en une tête et un thorax que suit Vabdomen.
Les mollusques et les zoophytes n’ont point d’abdomen; les viscères de ces animaux sont contenus dans une cavité générale commune que l’on nomme leur cavité viscérale.
Chez les Vertébrés on distingue extérieurement la tête , puis le tronc qui comprend habituellement deux grandes cavités, la^ozYrwe ou thorax eXV abdomen ou ventre. Cette dernière contient le canal digestif, les organes annexés à ce canal, tels que le foie, le pancréas, la rate, puis les i^eins et la vessie membraneuse où s’accumule le liquide sécrété par ces organes. Chez beaucoup de Poissons, on y trouve encore un réservoir de gaz qui sert sans doute à faciliter les mouvements de l’animal et que l’on nomme la vessie natatoire. Dans les Vertébrés de la classe des Mammifè-
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Fig. 2. — Le corps de Vhydre d longs bras (Zoophyte) grossi 30 fois en dimensions linéaires et montrant, par transparence, sa cavité viscérale. — b, Bouche. — cd, Cavité digestive renfermant des aliments.
— P, Peau. — i, t, t. Tentacules, ou hra», coupés près de leur base.
les {fig. 3, lo), l’abdomen est entièrement séparé du thorax par une cloison musculo-tendineuse nommée le diaphragme ; dans la classe des Oiseaux, cette cloison est beaucoup moins évidente ; chez les Reptiles et les Batraciens le diaphragme manque et l’abdomen est en libre communication avec le thorax, de sorte qu’on n’en reconnaît plus les limites que par analogie avec les vertébrés supérieurs. Chez les Poissons, le thorax est réduit singulièrement, à cause des modifications de l’appareil respiratoire ; l’abdomen semble au premier abord former toute la cavité viscérale. Le ventre des Vertébrés est ta-
pissé intérieurement par une membrane séreuse nommée 3 1 2
Fig, 3. — Le corps d’un singe ouvert et montrant ses organes intérieurs. — l, 2, Glandes salivaires. — 3, Trachée-artère, canal respiratoire. — 4, Pharynx ou gorge. — 5, Poumons. — 6, OEsophage. — 7, Cœur.— 8, Paroi de la poitrine ou thorax. — 9, Artère aorte.~io,Diaphragme, qui sépare la cavité de l’abdomen de celle de lapoitrine.— 11, Foie.
— 12, Vésicule du fiel.
— 13, Estomac. — 14, Pancréas. — 15, Rate,
— 16, Gros intestin. — 17, Reins. — 18, Cæcum. — 19, Gros intestin.— 20, Paroi de l’abdomen.— 21, Masse des intestins grêles. — 22, Rectum ou dernier intestin. — 23, Vessie urinaire.
PÉRITOINE (voy. ce mot). L’abdomen de l’homme est conformé comme celui des Mammifères.
Fig. 4. — Organisation générale d’un mammifère (l’écureuil) réduit environ à I;5e de sa hauteur. — On voit la courbe ombrée de la colonne vertébrale ce, contenant la moelle épinière terminée supérieurement par le cerveau cv; dans la tête on a indiqué les mâchoires qui limitent la cavité buccale. Dans le corps se voient les cavités de la poitrine et de l’abdomen séparées par le muscle diaphragme.
La première contient le poumon P, en arrière duquel se voit l’œsophage, et en avant paraît un peu le cœur cœ.
La seconde renferme l’estomac es, et la masse intestinale mi. Les os des membres ont été indiqués.
Chez les animaux Annelés qui ont un abdomen distinct (classes des Insectes {fg. 5), des Arachnides, des Crustacés) cette partie du corps, toujours reconnaissable exté-
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