BUS
en 1795, et dont l’organisation a été modifiée en IB54, est chargé de rédiger la Connaissance des temps, àl’usago des astronomes et des navigateurs, et de publier un Annuaire qui en résume les données les plus usuelles. L’Observatoire de Paris a été longtemps sous la dépendance du bureau des longitudes, qui désignait annuellement le directeur des observations. Ces deux établissements sont aujourd’hui distincts. Le bureau des longitudes n’a plus d’action directe sur l’Observatoire; il constitue une sorte d’académie des sciences astronomiques, destinée à éclairer les questions qui se rattachent à l’astronomie, à la géodésie, à la géographie, à la navigation et à la construction des instruments dont ces sciences réclament l’emnloi. — Voir au supplément. E. R.
BURETTE GRADUÉE. — Voyez Alcalimètre, acides (essai des).
BURGAUDINE (Zoologie). — Espèce de nacre trèsestimée, fournie par l’écaille d’un limaçon à bouche ronde qu’on trouve aux Antilles et qui appartient au genre Sabot {Tiirbo^ Lin.); c’est le Sabot limaçon^ nommé vulgairement Burgau (voyez Perle, Turbo).
BÜRSAIRE (Botanique), Bursaria, Cav., de bursa, bourse, à cause de la forme du fruit. — Genre de plantes de la famille des Pütosporées. Caractères: calice à 5 divisions ; 5 pétales ; capsule à 2 loges et s’ouvrant en 2 valves ; graines munies d’arille. La B. épineuse {B. spinosa^ Cavanilles), espèce rangée dans les genres Cyrilla par Sprengel et Itea par Andrews, est un arbrisseau épineux s’élevant de 2 à 3 mètres; ses rameaux sont grêles; ses feuilles sont persistantes, luisantes, petites, oblongues; ses fleurs, disposées en grappes paniculées, sont blanches et répandent une odeur très -agréable. Ses fruits capsulaires, qui ressemblent assez aux silicules du Thlaspi, Bourse-à-pasteur (voy.THLASPi), avaient d’abord fait croire à Labillardière, lorsqu’il trouva cette espèce à la Nouvelle-Hollande, qu’il avait affaire à un arbre appartenant à la famille des Crucifères. La bursaire vient aussi dans la Nouvelle-Galles du Sud. On la cultive en pleine terre dans la serre tempérée. Elle vient moins bien cultivée en pots. G— s.
BURSAIRES (Zoologie). — Genre àHnfusoires établi par Ehrenberg dans la famille des Trachelinœ, classe des Polygastriques ; ils sont caractérisés par un corps en forme de bourse^ terminé par une bouche bordée dhine rangée de cils en spirale, servant comme d’organes de locomotion, généralement disposés en rond; ceux qui entourent la bouche sont plus longs que les autres; canal alimentaire courbé en avant et pourvu de petites poches. Ils habitent les eaux douces, stagnantes ; leur longueur est de 0“,0002 à 0“,0008.
BURSÉRAGÉES (Botanique). — Famille de plantes Dialypétaleshypogynes que M. Brongniart range dans sa classe des Térébenthinées.'EWe comprend des végétaux résineux à feuilles alternes composées. Leurs fleurs sont régulières, à calice libre, à pétales en nombre égal aux divisions du calice; l’ovaire est libre, à loges biovulées; le fruit est une drupe à un ou plusieurs noyaux renfermant une seule graine dépourvue de périsperme; quelquefois, mais rarement, il est capsulaire. Cette famille habite les parties chaudes des deux continents, mais principalement de l’ancien. La plupart de leurs espèces produisent des gommes, des résines, des baumes. On divise les Burséracées en deux tribus ; les Bursérées et les Amy ridées. Genres principaux : Boswellie {Boswellia., Roxb.), Balsamier {Balsamodendron^ Kunth.); Iciquier {Icica Aubl.) ; Canarium Lin. ; Pimelea., Lour. ; Gomart {Bursera, Jacq.); Amyris, Lin.; Elemifera, Plum., etc.
^ BURSLRE (Botanique), Bursera., Jacq., dédié au médecin et botaniste Joachim Burser. — Genre de plantes type de la famille des Burséracées et de la tribu des Bursérées. Caractères : fleurs polygames; calice caduc;
3 pétales; C-10 étamines; ovaire sessile à 3 loges; capsule charnue s’ouvrant en 3 valves ; 3 noyaux à une graine. Ce genre porte vulgairement le nom de Gomart. Le B. porte-gomme {B. gummifera, Jacq.), que l’on appelle aussi Sucrier de la montagne ou Gommier, Chibou, Cachibou, Bois à cochon ^ est un grand arbre des Antilles. Ses fleurs sont petites et ses fruits, gros comme une noisette, sont résineux, odorants et verdâtres, avec une teinte pourpre. Cette espèce donne par incision un suc balsamique qui s’épaissit à l’air et dont les propriétés vulnéraires sont estimées dans les pays où elle croit. On fait avec son bois des tonneaux dans lesquels on expédie le sucre en Europe ; de là le nom vulgaire de Sucrier de la montagne.
BURTONIE (Botanique), Burtonia, R. Brown, dédiée à David Burton, botaniste collecteur. — Genre de plantes de la famille des Papilionacées, tribu des Podaliriées, renfermant des arbrisseaux ou des sous-arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande; leurs feuilles sont entières, éparses, simples ou trifoliolées, et leurs fleurs, jaunes ou pourpres, sont rassemblées au sommet des rameaux ou disposées en corymbes. La B. gentille {B. pulchella, Meisn.) est un arbuste à fleurs rouges disposées en épi très-dense. La B. velue {B. villosa. Bot. mag.) se distingue par sespédicelles plus longs et ses fleurs pourpres marquées d’une tache jaune à la base de l’étendard. On les cultive en serres froides ou tempérées.
BUSAIGLE (Zoologie), Butaetes, Lesson. — Lesson a établi sous ce nom un sous-genre à' Oiseaux dans sa. tribu des Buses, paragraphe des Rapaces ignobles, famille des Falconidées, section des Accipitres diurni] il le caractérise par un bec très-recourbé dès la base ; narines obliques ; ailes aussi longues que la queue ; tarses emplumés jusqu’aux doigts. La seule espèce qu’il indique, le Busaigle ou Buse pattue [Butaetes buteo, Less. ; Falco lagopus, Gm, Cuv.), a le sourcil noir, le plumage varié de blanc et de brun, cuisses brunâtres, doigts jaunâtres, queue blanchâtre en dessous, terminée de brun; longueur du mâle, 0“,55 ; la femelle un peu plus grande. Cet oiseau habite surtout l’Europe ; on le trouve aussi en Afrique et en Amérique, dans les plaines, les forêtsmarécageuses ; il se nourrit de petits mammifères et de reptiles ; il est sauvage et féroce.
BUSARD (Zoologie), Circus , Bechst. — Sous-genre à' Oiseaux de la section des Ignobles, du grand genre Faucons, ordre des Oiseaux de proie [Règne animal) ; caractérisé par les tarses plus élevés que dans les buses et par une espèce de collerette de plumes disposées en demi-cercle de chaque côté du cou et formée par les auriculaires. Ils ont le corps svelte, la queue longue et arrondie et sont du reste plus agiles et plus rusés que les buses. Ils se nourrissent de petits oiseaux, de petits quadrupèdes, de reptiles, d’insectes; ils se plaisent dans les marais et nichent dans les buissons marécageux. On les trouve dans toutes les parties du monde. Les espèces que nous avons en France sont: 1" la Soubuse [F. pygarguSy Lin. ) , brune dessus , fauve tacheté de brun dessous , croupion blanc; 2“ l’Oiseau de Saint-Martin [F. cyaneus), cendré, à pennes des ailes noires, ce n’est que le mâle de la seconde année; cette espèce se trouve dans les champs; elle niche à terre; 3” le B. cendré [F. ciueraceus , Montagu), plus grêle, a les ailes aussi longues que Iîu. queue, celle-ci barrée de roux ; 4® la Harpaye [F. ru fus,. Lin.), brunâtre et rousse, poitrine jaune, variée de brun, roux, queue rousse ou blanche, sans tache; 5° le B. des marais [F. œruginosus, Savig.) est regardé comme 1& même, plus âgé ; cependant plusieurs ornithologistes le décrivent comme une espèce particulière. f
BUSE (Zoologie), Buteo, Bechst. — C’est un des oiseaux, de proie les plus connus et en même temps des plus nuisibles de notre pays. L’espèce qui abonde chez nous, la B. commune, fait une chasse active au petit gibier, tel que lapereaux, lapins, lièvres, perdrix, cailles, etc., et la patiente immobilité avec laquelle elle guette sa proie, quelquefois des heures entières, lui a valu la réputation de stupidité, devenue le type d’une bêtise proverbiale.. Les Buses forment dans le Règne animal de Cuvier um sous-genre de la section des Ignobles, du grand genre' des Faucons [Falco, Lin.), ordre des Oiseaux de proie, et dans la classification de Ch. Bonaparte, elles appartiennent au genre Buteoninœ, famille des Falconidœ, de l’ordre des Accipitres. Elles ont pour caractères : les ailes longues, la queue égale, le bec recourbé dès sa base, à bords un peu flexueux, à arête arrondie, l’espace entre l’œil et les narines sans plumes; les pieds forts : 1“ la B. commune [F. buteo, Lin.), se distingue par les tarses nus et écussonnés; elle est brune, ondée de blanc au ventre et à la gorge ; elle habite nos forêts, et, au lieu de poursuivre sa proie, elle tombe dessus du haut d’un arbre, d’où elle l’épie depuis un temps infini ; indépendamment des gibiers dont il a été question, elle dévaste aussi les nids des petits oiseaux ; elle place son nid sur de vieux arbres morts, sur des chênes, des bouleaux et y pond trois ou quatre œufs ; 2® la B. pattue, Busaigle de Lesson [F. lagopus, Gm.) diffère des aigles par son bec recourbé dès la base ; elle est aussi très-répandue parmi les espèces étrangères. On doit cite)' : 3° le Bacha, de Levaillant [F. bacha, Shaw), oiseau d’Afrique trèscruel.
BUSON (Zoologie), Buteogallus, Less. — Lesson a dé-