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taché, sous ce nom, du genre des Buses {Oiseaux de »ro?e), un sous-genre au bec long, d’abord droit, à bords renflés, simulant une dent, mandibules inférieures échancrées au bout, bec comprimé sur les côtés; ailes concaves, n’atteignant que le milieu de la queue, celle-ci courte, rectiligne; tête petite; corps lourd et massif. La seule espèce de ce sous-genre est le Buteogallus cathartoïdes^ Less. (Falco buso^ Lath. ; Buson^ de Levaillant); toutes les parties supérieures brunes, les inférieures rousses, tachées de brun, il a les formes des Cathartes et des Urubus (voyez ces mots]. Il habite la Guyane et le Paraguay.
BUSSANG (Médecine, Eaux minérales). — Village de France (Vosges), arrond. et à 28 kilom. S.-E. de Remire mont. Eaux minérales ferrugineuses bicarbonatées froides gazeuses ; elles contiennent par litre 0ê’',410 d’acide carbonique, O^^on de carbonate de fer, quelques autres sels et un peu d’arsenic ; elles sont excitantes et toniques ; elles perdent beaucoup par le transport.
BUSSEROLLE (Botanique). — Nom vulgaire du Raisin d'ours (Arbutus uva ursi, Lin.), appartenant aujourd’hui au genre Arctostaphylos^ Gai., du grec arctos^ ours; staphulê^ raisin. Cette espèce est un sous-arbrisseau couché ; ses feuilles sont persistantes, coriaces, luisantes ; ses fleurs sont en grappes, blanches, avec la gorge de la corolle rouge; ses fruits, d’un beau rouge, en grappes, très-recherchés, dit-on, par les ours, sont d’une saveur agréable au goût. Cette espèce croît en Europe, particulièrement dans les régions méridionales. On en trouve sur le mont Cenis. Ses feuilles sont employées en médecine comme diurétiques et dans les inflammations chroniques de la vessie et dans les diarrhées atoniques; elles ont passé aussi pour anticalculeuses.
BUTOMÉES ou Bctomacées (Botanique). — Petite famille de plantes Monocolylédones , établie par Louis- Claude Richard, et rangée par M. Brongniart dans la classe des Fluviales ^ entre la famille des Hydrocharidées et celle des Alismacées. Elle comprend des herbes vivaces, croissant dans les eaux et les marais de l’Europe et de l’Amérique méridionale. Leurs feuilles sont alternes, entières, avec le pétiole engainant à la base. Leurs enveloppes florales se composent d’un calice à 3 sépales persistants, verdâtres, et d’une corolle à 3 pétales colorés et souvent caducs. Les étamines, en nombre défini ou indéfini, sont hypogynes. Les ovaires, au nombre de six ou plus, sont uniloculaires. Le fruit est formé de carpelles coriaces, terminés par un bec et contenant des graines nombreuses. Celles-ci sont dépourvues de périsperrne. Les Butomées ont le plus souvent leurs fleurs disposées en ombelle. Genres : Butome (Butomus^ Lin.) ; Hydrocle'ide (Hydrocleis^ L.-G. Rich.) ; Limnocharis, Humb. et Bonpl. G — s.
BUTOR (Zoologie), Ardea stellaris^ Lin. — Espèce de Hét 'on dont le cri rappelle le mugissement du taureau, mais plus intense et plus perçant (d’où lui vient son nom du latin bos taurus) ; c’est au printemps, le matin et le soir, qu’il fait entendre cinq ou six fois de suite ce cri terrible et effrayant qui, répété par les échos des bois, va retentir à plus de 2 kilomètres ; si l’on joint à cela ses habitudes solitaires au milieu des marais où, caché dans les roseaux, il guette les petits poissons, les
grenouilles et autres petits animaux aquatiques, sa sauvagerie et sa défiance pour se soustraire à l’œil du chasseur, le courage presque brutal qu’il déploie lorsqu’il est attaqué, se défendant contre les oiseaux de proie, contre les chiens, et môme contre les chasseurs qu’il attaque avec son bec pointu, et qu’il semble toujours viser aux yeux, on comprendra le sens de l’épithète de butor donnée à un Fig. 38V. — Le Diitor uEiirope. homme grossier et
brutal. Le butor forme un petit genre de la tribu des Hérons^ famille des Cultrirostres, ordre des Échassiers, du Règne animal de Cuvier; et de la famille des Ardeidœ^ tribu des Anse-
raeœ, ordre des Grallœ de Ch. Bonaparte. Caractères : les plumes du cou lâches et écartées ; le plumage ordinairement tacheté ou rayé; du reste, le bec assez court, aigu, la jambe emplumée, les tarses gros et robustes. Le JB. commun^ B. d’Europe (A. stellaris. Lin.) a environ 0™,75 de long; il est d’un brun fauve, tacheté et pointillé de noirâtre, le sommet de la tête noir, de larges moustaches de la même couleur, le bec et les pieds verdâtres; le fond du plumage est légèrement varié de jaune ferrugineux, de lignes et de traits noirs en zigzags, les plumes du cou sont longues et bien fournies, ce qui fait qu’il paraît beaucoup plus gros qu’il ne l’est réellement; le cri ordinaire du butor est beaucoup moins fort et moins retentissant que celui qu’il fait entendre au printemps et dont nous avons parlé ; il est aussi moins désagréable. Cet oiseau se tient dans les roseaux, au bord des marais solitaires, où il passe des jours entiers, levant de temps en temps sa tête pour voir ce qui se passe autour de lui; il fait son nid au milieu des roseaux, presque sur l’eau. La femelle y pond de trois à cinq œufs, et l’incubation dure de vingtquatre à vingt-cinq jours. On le trouve en' France, en Suisse, en Angleterre et dans tous les pays coupés de marais, où il peut trouver la solitude. Le B. à bandes noires (A. minor, Wils.;^. mokoko^ Vieil.) n’a pas plus de 0“,65de long; il se distingue par des raies transversales noires sur le dessus du corps ; il Jiabite le nord de l’Amérique.
BUTYRATES (Chimie). — Les butyrates alcalins, le butyrate de chaux, de baryte, sont solubles dans l’eau; ceux de plomb et d’argent sont insolubles. Ils cristallisent tous sous des formes facilement déterminables; placés sur l’eau, ils prennent, comme le camphre, un mouvement giratoire.
BUTYRIQUE (Acide) (Chimie), A.cide du beurre, du latin butyrum, beurre. — Acide monobasique composé de carbone, d’hydrogène et d’oxygène (C®H^O'" ou H0,C8H“03). Liquide incolore , d’une saveur âcre et brûlante, d’une odeur piquante et en môme temps fétide, un peu analogue à celle du beurre rance. Il ne se solidifie que par un froid intense, celui que produit un mélange d’acide carbonique solide et d’éther. Il bout à 1G2" sans se décomposer ; sa densité à 0° est de 0,988 ; sa densité de vapeur, 3,7 ; sa formule correspond à 4 volumes. L’acide butyrique se convertit en acide succinique et en eau par l’action oxydante, longtemps prolongée, de l’acide azotique bouillant.
r.SHSO'V -f 60 = C8H608 + 2HO
Ac. butyrique. Ac. succinique.
Le chlore se substitue partiellement à l’hydrogène de l’acide butyrique et donne deux acides nouveaux. Au contact de l’alcool et de l’acide sulfurique, l’acide butyrique s’éthérifie avec une grande facilité. L’éther produit a une odeur semblable à celle de l’ananas, et on l’emploie pour parfumer les bonbons dits anglais. Sa formule est : G^H^0,G8H^03.
L’acide butyrique, qui se montre comme un produit constant dans la saponification du beurre, peut être obtenu artificiellement par la fermentation de matières sucrées et amylacées, en présence d’un ferment azoté spécial, du fromage ou du gluten en décomposition. Le glucose dissous dans l’eau et mélangé avec du caséum et de la craie, est exposé pendant plusieurs mois à une température de 25 à 30”. Bientôt la fermentation s’établit, et l’on peut y constater deux phases distinctes. Dans la première, il se dégage de l’acide carbonique, et le glucose est transformé en acide lactique, qui se combine à la chaux formant une bouillie épaisse de lactate de chaux. Dans la seconde phase, la masse redevient fluide, il se dégage de l’acide carbonique et de l’hydrogène. L’acide lactique déjà formé s’est transformé en acide butyrique. Le butyrate de chaux ainsi obtenu est ensuite décomposé par l’acide chlorhydrique; l’acide butyrique liquide vient surnager, et c’est ensuite par des distillations répétées qu’on le concentre. Il est pur quand la température d’ébullition se fixe à 102”.
L’acide butyrique a été découvert par M. Chevreul. Sa préparation artificielle est due à MM. Pelouze et Gélis.
BUTYRINES (Ghimie\ — Gomposés analogues aux acétincs, résultant de l’union de l’acide butyrique avec la glycérine, avec élimination d’un certain nombre d’équivalents d’eau, de môme que les acides s’unissent aux al-
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cools avec élimination d’eau pour produire les éthers. On connaît :
La monobutyrine. Cl^Rl^O» = + C6H806 — 2HO
A. butyrique. Glycér.
La dibutyrine C22H22Q12 = 2(C8H80'^) + C6H806 — 2HO.
La tributyrine .... C30H26O12 = 3(C8h80'^) + C6H806 — 6HO.
Ces corps sont tous des liquides incolores, huileux, odorants, régénérant, par le contact de la chaux et de la baryte, la glycérine et les butyrates correspondants, et produisant, sous l’action simultanée de l’alcool et de l’acide chlorhydrique, l’éther butyrique et la glycérine. M. Chevreul a isolé dans le beurre une substance qu’il a nommée butyrine, et qui est probablement identique à l’une des précédentes, la tributyrine. La production de la butyrine artificielle, cette synthèse directe d’un corps gras neutre, est due à M. Berthelot. B.
BÜTYRONE (Chimie). — Produit liquide, incolore, d’une odeur vive, entrant en ébullition à 140°, dérivant, comme les acétones^ de l’acide générateur, par la perte d’une portion du carbone et de l’oxygène , dans les proportions qui constituent l’acide carbonique.
2(C8H804,Ca0) = C14H1402 + 2(Ca0,C02) + 2HO Butyrate de chaux. Butyrone.
BUXAGÉES ou Boxées (Botanique). — Tribu de la famille des Euphorbiacées, établie par Bartling, adoptée par Adrien de Jussieu dans sa Monographie de la famille, et par les auteurs. Caractères principaux : étamines insérées sous un rudiment du pistil; ovaire à 3 loges biovulées; fruit à 3 coques, ordinairement à chacune 5 graines. Le Buis {Buxus, Tourn.) est le type de cette tribu. Les quelques autres genres qu’elle renferme sont peu connus (voyez Buis).
BUXBAUMIE (Botanique), Buxbaumia, Lin., dédiée au botaniste bryologue russe Buxbaum. — Genre de Mousses qui se distinguent par une urne grande, pédicellée, munie d’un péristome double, formé de cils nombreux à l’extérieur et présentant l’intérieur membraneux. La coiffe est mitriforme. La B. sans feuilles {B. ap/iylla. Lin.) est une mousse très-singulière, qu’on croirait de prime abord dépourvue de feuilles; mais celles-ci existent à l’état de poils très-courts et trèsserrés. Son pédicelle est noir et son urne jaune. On trouve quelquefois cette espèce aux environs de Paris ; mais elle y est rare.
BUXTON (Médecine, Eaux minérales). — Village d’Angleterre (comté de Derby), à 50 kilomètres N. -O. de Derby et 230 N.-O. de Londres. Eaux minérales bicarbonatées calciques gazeuses, avec un peu d’oxyde de fer. Elles sont toniques (voyez Bath).
BYSSUS (Zoologie), bussos^ en grec. — On appelle ainsi une touffe de filaments, une espèce de pied soyeux, qui sort de la coquille de certains mollusques, et qui leur sert pour s’attacher aux corps sous-marins. La matière du byssus est fournie par une glande particulière, et il est filé par un pied rudimentaire, contractile, conformé de manière à être prenant à son extrémité, et l’animal peut même en reproduire des fils quand on lui en a coupé. On le trouve dans un assez grand nombre de Mollusques acéphales testacés: ainsi les Marteaux, les Vulselles, les Pernes, les Avicules, les Jambonneaux, les Moules, les Tridacnes; mais celui qui présente le plus d’intérêt est celui que produit le Jambonneau {Pinna Lin.), et surtout le P. nobilis. Lin. ; long, fin et brillant
comme de la soie, il est employé par les Maltais, les Siciliens et les Calabrais, pour faire divers tissus avec lesquels on confectionne des gants, des vêtements, etc., d’une finesse et d’une beauté merveilleuses, mais qui, en raison de la rareté de la matière première, ne sont plus que des objets de curiosité. Le B. du tridacne bénitier {Chama gigas, Lin.) est si gros et si tenace, qu’il faut le trancher à coups de hache. Il est douteux que le byssus des anciens soit le même que le nôtre; les Romains en tiraient de l’Élide et de la Judée; quelques-uns prétendent que le byssus des Romains était le produit d’une plante dont la culture diminua à mesure que la soie du bombyx prit de l’extension ; d’autres ont pensé que c’était tout simplement une espèce de coton ; toujours est-il que ces étoffes précieuses fabriquées avec le byssus étaient très-recherchées, qu’elles offraient l’éclat et les couleurs de l’or, et qu’il est difficile d’accorder cela avec la couleur brune du byssus de la pinne marine ou les teintes ternes du coton. C’est donc un point qui est loin d’être éclairci.
Byssus (Botanique), du grec bussos, lin très-fin. Les plantes de ce genre consistent en filaments cotonneux, qui recouvrent les pierres et en général les vieux bâtiments. — Genre de Champignons de la famille des Mucédinées. On n’est pas encore d’accord sur sa nature. Dutrochet pense qu’on devrait le supprimer comme comprenant des végétaux qui sont le premier état des Agarics. D’autres l’ont presque entièrement réparti parmi les Lichens. En définitive, Mérat ne lui a conservé qu’un nombre très-restreint d’espèces. Ce botaniste caractérise ainsi le genre : filaments rameux, couchés, mêlés, trèsténus, non cloisonnés, demi-transparents, diffluents au moindre contact. Productions filamenteuses croissant dans les’lieux souterrains. Le B. argentea, Duby, qui se présente sous la forme de filaments rayonnants, et formant une grande plaque jaune pâle ou argentée, se développe dans les endroits humides des bâtiments, sur les murailles des caves.
BYSTROPOGON (Botanique) , du grec bustra, bouchon, et pôgon, barbe; l’entrée de la corolle dans ce genre est obstruée par des poils. — Genre de plantes de la famille des Labiées, tribu des Saturéiées. Il comprend des arbrisseaux à fleurs petites, composées d’un calice à 5 dents, d’une corolle à tube non saillant, â lèvre supérieure presque dressée, échancrée ou bifide, à lèvre inférieure étalée, triflde, tous les lobes plans, celui du milieu plus large, et de 4 étamines plus courtes que la corolle. Les espèces de ce genre n’atteignent guère plus de 0“,50 de hauteur. Elles ont en général les fleurs d’un pourpre pâle. Le B. ponctué (B.punctatus, L’Hérit.) croît à Madère; le B. canariensis, L’Hérit., et le B. à feuilles d’origan (B. origanifolius, L’Hérit. ; Mentha plumosa. Lin.) se trouvent aux Canaries. G — s.
BYTTNÉRIAGÉES, ou mieux Buttnériacées (Botanique) , puisque le genre type a été dédié au botaniste Buttner. — Famille de plantes Dialypétales hypogynes, rangée dans la classe des Malvoïdées, par M. Brongniart. Elle comprend des végétaux à feuilles simples, alternes et stipulées ; leurs fleurs sont régulières, à calice di visé en 4-5 parties, à pétales en nombre égal à ces divisions ou souvent nuis ; les étamines, en nombre égal aussi, ou double des pétales, ont les filets soudés en un tube ou, rarement, distincts ; l’ovaire est libre, à plusieurs loges. Le fruit est capsulaire, déhiscent ou indéhiscent. Les byttnériacées habitent les régions équatoriales et voisines des tropiques. On les divise en cinq tribus, les Dombeyacées, les Hermanniées, les Butténriées, les Lasiopétalées et les Philippodendrées, ces tribus se subdvisent en un grand nombre de genres.
CABARET (Zoologie). — Nom vulgaire du Siserin ou Petite Linotte (oiseau).
Cabaret (Botanique). — Espèce de plantes du genre Asaret.
Cabaret des murailles (Botanique). — (Espèce du genre Cynoglosse),
Cabaret des oiseaux (Botanique). — Nom vulgaire de la Cardère sauvage {Dipsacus sylvestris).
CABASSOU (Zoologie). — Espèce du genre Tatou.
GABÉLIAÜ ou Cabillaud (Zoologie). — On appelle ainsi en France la Morue fraîche {Gadus Morrhua), d’après son nom hollandais (voyez Morue).
CABESTAN (Mécanique). — Treuil à axe vertical , particulièrement employé sur les navires à lever l’ancre ou dérâper, et se manœuvrant généralement au moyen de leviers ou barres horizontales, qui permettent aux
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hommes de service d’agir sans retirer et remettre les barres comme dans le treuil ordinaire.
Le câble soulevé par le cabestan étant et très-gros et très-long, il serait impossible de l’enrouler entièrement autour du treuil ; on se contente donc de lui faire faire deux ou trois circonvolutions, de telle sorte qu’il se déroule d’un bout tandis qu’il s’enroule de l’autre. Il suffit que le bout libre soit tendu par deux ou trois hommes, pour que le frottement de ces quelques circonvolutions s’oppose au glissement du câble. Comme, à cliaque tour iu treuil, une spire nouvelle vient s’ajouter à côté de la précédente, ce qui tendrait à faire marcher le câble dans le sens de l’axe du cylindre, celui-ci, au lieu d’être cylindrique, est légèrement creusé en son milieu en forme de gorge de poulie, de façon que les spires tendent toujours à glisser verticalement vers le fond de cette gorge.
Les barres du cabestan sur un navire d’un fort tonnage doivent être nombreuses et très-longues, ce qui nécessite un emplacement considérable. Pour obvier à cet
inconvénient, on commence à garnir la tête du cabestan d’une roue dentée, dans laquelle vient engrener une vis sans tin portant à ses deux extrémités deux manivelles.
Pour éviter les accidents et le déroulement des cabestans, ceux-ci sont toujours munis à leur extrémité inférieure d’un encliquetage, qui permet le mouvement dans un sens et empêche tout mouvement de retour en sens opposé*
CAEIAI (Zoologie), Hydrochœriis, Erxleben. — Genre de Mammifères rongeurs^ que Linné avait réuni aux genres Cobaye^ Agouti, Paca, et dont il avait formé un groupe sous le nom de Cavia. On n’en connaît qu’une espèce, le Cavia capybara, Lin., Cabiai, Bulfon. C’est le plus grand des rongeurs connus, et il ne mesure pas moins de 1 mètre de longueur sur 0“,50 de hauteur ; le castor seul en approche par la taille ; il se distingue par un museau très-épais, des jambes courtes, un poil rude d’un brun jaunâtre; il est dépourvu de queue. On le rencontre en troupes dans les rivières de la Guyane et des Amazones ; c’est un très-bon gibier.
GABLE (Technologie). — Gros cordage de chanvre, ordinairement composé par la réunion de trois cordages moins forts, appelés aussières. Les câbles sont employés, dans la marine, pour tenir les vaisseaux au mouillage, et dans l’industrie pour traîner ou soulever de très-lourds fardeaux. Les câbles pour la marine sont de diverses grosseurs, variant avec la force du bâtiment et les dimensions des ancres auxquelles ils sont attaches. Leur longueur est de 120 brasses (200 mètres), et leur épaisseur, ou diamètre, varie de 0“,032 à 0“,0C5.
Aujourd’hui, les câbles sont généralement abandonnés sur mer, pour les câbles enfer, appelés câbles-chaînes, et la môme tendance se manifeste dans l’industrie. Pour la fabrication des câbles de chanvre (voyez Cordages).
Cables en ier. Cables-chaînes. — Les câbles-chaînes présentent pour la marine de sérieux avantages sur les câbles de chanvre anciennement employés. Ils ont d’abord plus de résistance et plus de durée; d’un autre côté, quand un vaisseau est tenu au mouillage par un câble de chanvre, ce câble, dont la densité surpasse peu celle de l’eau de mer, est tendu dans une position presque rectiligne ; il ne peut donc s’allonger lorsque la vague vient frapper le navire, et celui-ci éprouve à chaque lame un choc qui le fatigue, et peut finir par briser l’ancre ou son câble. Le câble en fer, au contraire, étant beaucoup plus dense que l’eau, forme dans celle-ci, malgré la tension, une courbe très-prononcée qui laisse une grande élasticité aux mouvements du navire.
La première idée de l’emploi des câbles en fer dans la
marine est due à M. Slater, qui prit à ce sujet, en 1803^ un brevet qui ne fut pas exploité faute de fonds. Ce n’est qu’en 18 il que le premier câble apparut sur la Pc/ie- /o^e, capitaine Brown; depuis ce moment, ils se sont généralisés de plus en plus. Leur forme a également changé dans cette période, et aujourd’hui on a adopté partout 1& mode de construction inventé par M. Brunton.
La première condition à remplir dans la fabrication d’un câble-chaîne, est d’employer le fer le plus doux et le plus nerveux qu’il soit possible; mais il faut aussi donner aux mailles une forme telle, qu’elles n’aient pas trop de jeu, qu’elles ne puissent se déformer par la traction, et que la traction sur le fer de chaque maille s’exécute dans le sens des fibres du métal. La forme reconnue la meilleure est celle dans laquelle les flancs des mailles sont soutenus par un étai. On choisit du fer en barre rond et d’une grosseur convenable, on le porte au rougedans un fourneau à réverbère, puis, avec de fortes cisailles, on le coupe par bouts d’égale longueur, en terminant les deux extrémités par deux biseaux parallèles,, puis, chaque morceau étant encore rouge, on le porte sur un mandrin en fonte, sur lequel on le replie suivant la forme que doit avoir l’anneau, les deux faces des biseaux en regard, mais séparées verticalement Tune l’autre par un intervalle assez grand pour que le fer de Tanneau suivant puisse passer entre elles. Les maillesainsi ployées sont apportées aux forgerons pour les souder et y mettre Tétai, deux opérations qui se font en uneseule chaude. La maille portée au rouge soudant, est passée dans la dernière maille du bout de chaîne terminé, on rapproche au marteau les deux bouts de la. maille nouvelle, puis quand la soudure est faite, on porte cette maille sous une forte presse. On introduit entre ses deux flancs Tétai de fonte, et on comprime fortement.. Le refroidissement du fer augmente encore le serrage. Nous donnons ici le tableau comparatif des résistances des câbles de fer et de chanvre.