CEL
Jardin des Plantes de Paris, dans le grand Labyrinthe ; son diamètre est d’environ 1 mètre.
L’histoire rapporte une grande quantité de faits touchant le cèdre. Ainsi : les Juifs avaient la coutume de planter un cèdre lorsqu’il leur naissait un fils ; pour une fille, ils plantaient un pin, et quand les enfants se mariaient, on faisait le lit nuptial avec le bois de ce cèdre, symbole naturel de la constance et de la pureté, parce qu’il passait pour incorruptible. On raconte que le temple d’Apollon, à ütique, renfermait un tronc de cèdre qui durait depuis près de deux mille ans. Les anciens croyaient aussi que ce bois avait la propriété de préserver de la corruption; c’est pourquoi ils déposaient les manuscrits précieux dans des coffres de bois de cèdre. Le temple, bâti par Salomon, était décoré de bois de cèdre , qui lui fut envoyé par le roi Hiram. La plus grande partie du temple d’Éphèse était en bois de cèdre. Le cèdre se cultive de plus en plus sous nos climats ; il peut résister à des froids rigoureux.
Le C. de VHimalaya (C. Deodora^ Loudon; Piniis Deodora^ Roxb.) atteint jusqu’à 40 et 50 mètres. Son bois est résineux , ses branches réfléchies à l’extrémité ; son feuillage est glauque. Ce majestueux végétal, qui a des variétés à feuilles épaisses, à feuilles vertes, et une autre appelée robuste^ à cause de la vigueur de ses branches et de ses feuilles, nous vient de l’Himalaya. Il a été introduit chez nous vers 1822. Le C. de l’Atlas [C. Atlantica^ Manet.) ne date que de 1842 dans nos jardins. Il se distingue du C. du Liban par sa cime droite et ses branches étalées, plus courtes; de sorte qu’il présente une forme pyramidale élancée. Cette espèce est originaire de l’Africme. G — s.
CÉDRELE (Botanique), Cedrela^ Lin., dérivé de Cèdre. Une espèce fournit une résine aromatique présentant de l’analogie avec celle du cèdre. — Genre de plantes, type de la famille des Cédrélées^ comprenant des arbres à feuilles persistantes, fleurs petites, blanches, en panicule terminale. Le C. faux-acajou [C. odorata. Lin.) est un grand arbre de l’Amérique australe. Son bois est tendre, brun, à odeur agréable. Il est connu dans les colonies sous le nom de cèdre acajou. Les Anglais le nomment cèdre bâtard. On construit avec ce bois des canots et des pirogues. L’ébénisterie l’emploie avec avantage. Le C. toon (C. ^oo??rt, Roxb.) habite principalement l’Indoustan. Le C. velouté (C. velutina.^ de Gand.) est à peu près de la môme taille que les précédents. Ses rameaux sont pnbescents, veloutés. Son écorce, dont les propriétés sont fébrifuges, est désignée, à Java, sous le nom de bois de toon. En général, les autres espèces de cédrèle possèdent des qualités analogues et ont un bois coloré et odorant. Leur écorce, leurs feuilles et leurs fruits répandent une odeur alliacée qui rappelle Passa fœtida. Garact. du genre : 5 pétales dressés; étamines, 5, insérées sur le réceptacle ; capsule à 5 loges, s’ouvrant au sommet en 5 valves; graines ailées.
GÉDRELÉES ou Gédrélacées (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones dialy pétales., rangée parM.Brongniart entre les Aurantiacées et les Méliacées. Elle comprend des arbres et des arbrisseaux à bois souvent dense et coloré. Leurs feuilles sont alternes, sans stipules. Garactères : calice libre à 4-5 divisions ; pétales, 4-5 ; étamines en nombre égal, distinctes ou doubles et monadelphes ; ovaire à 4-5 loges ; capsule ligneuse à 4-5 loges, renfermant des graines souvent ailées. Les plantes de cette famille habitent les régions chaudes de l’Amérique, de l’Asie et de l’Afrique. Endlicher les divise en deux tribus : 1° les Swiéténiées., caractérisées par des étamines monadelphes et par leur corolle à préfloraison contournée. Genre principal : Acajou o\\ Mahogon [Swietenia., Jacq.); 2° les Cédrélées , qui se distinguent par des étamines libres et par la préfloraison de la corolle imbriquée. Genre principal : Cédrèle [Cedrela, Lin.). Gette famille est importante par les beaux bois qu’elle fournit. Geux-ci sont, en général, colorés, aromatiques, et possèdent des qualités astringentes et fébrifuges.
GÉDRIE (Botanique). — Cedria., nom de la manne mastichine, ou résine qui découle du cèdre du Liban. G’est un baume salutaire que les Égyptiens employaient dans leurs embaumements.
GEINTÜRE (Hygiène), en latin, cingulum. — On donne ce nom à une bande de toile, de soie, de laine, de cuir ou de toute autre matière, au moyen de laquelle on soutient le torse à la hauteur des lombes. Ghez les hommes qui sont exposés à faire de grands mouvements du corps, il est bon de donner un point d’appui aux muscles qui meuvent le tronc, au moyen d’une ceinture modérément
serrée ; aussi, sont-elles d’un usage presque général chez les peuples guerriers et chasseurs, chez les habitants des montagnes etc. La ceinture est aussi très-utile aux hornmes qui montent habituellement à cheval, pour soutenir et préserver des chocs les intestins et tous les organes contenus dans l’abdomen ; enfin , dans les pays marécageux et les temps froids et humides, une ceinture de laine est un excellent moyen hygiénique pour préserver de 1 humidité les mêmes organes. Elle convient aux personnes qui ont les intestins délicats»
Geintüke de Hii.den. — Machine inventée par Fabrice de Hilden, pour réduire les luxations et les fractures des membres. Élle est abandonnée aujourd’hui.
Geintüre dartreüse. — Affection exanthématique, plus connue sous le nom de Zona (voyez ce mot).
GÉLASTRE (Botanique), Celastrus, Lin. Du grec kêlastron., sorte d’arbrisseau toujours vert. Les anciens donnaient ce nom à certains arbres dont les fruits mûrissent tard. On croit que le Célasti'on des Grecs se rapporte à notre fusain. — Genre de plantes type de la famille des Célastrinées. Ce sont des arbrisseaux à feuilles alternes, simples, et à fleurs blanches. Le C. grimpant [C. sca?idens., Lin.), appelé aussi Bourreau des arbres., parce qu’il les entoure au point de les étouffer, est un grand arbrisseau du Ganada à feuilles alternes, très-entières ou dentées en scie, fleurs dioïques, petites, pédicellées, disposées en grappes axillaires et terminales, style court, épais, à stigmate tubulé. Ses fruits sont rouges, à 3 cornes, son écorce est émétique. Garact. du genre : 5 pétales ouverts en étoile, plus longs que le calice; 5 étamines; ovaire à demi plongé dans le disque ; capsule anguleuse, charnue, à 2-3 loges.
GÉLASTRINÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes^ elle a des analogies avec les Hippocratéacées, dont elle se distingue par le nombre des étamines et avec les Pittosporées. Elle comprend des arbrisseaux à fleurs régulières, disposées en cimes axillaires. Garactères : calice persistant; 4-5 pétales caducs ; étamines insérées au bord d’un disque annu laire, hypogynes, et en nombre égal à celui des pétales; périsperme charnu. Les Gélastriuées habitent les régions subtropicales de l’hémisphère austral, et principalement le cap de Bonne-Espérance. Les propriétés de ces plantes sont en général âcres, amères et purgatives. Genres principaux: Fusain [Evony mus. Tourn.), Célastre {Celastrus , Lin.), Olivetier [Elœodendron, Jacq.).
GÉLERl ( Horticulture), Apiuni graveolens. — Nom d’une espèce du genre Ache 'voyez ce mot), à laquelle la culture a fait perdre sa saveur repoussante et ses propriétés souvent malfaisantes. Le C. cultivé {Apium dulce, Mill.) appartient à la famille des Ombellifères., et joint aux autres caractères du genre Ache., d’avoir ses feuilles dressées, fermes; les pétioles très-longs et étiolés; on en a obtenu un certain nombre de variétés dont les principales sont : le C. creux; le C. plein, blanc; le C. court, hâtif, dont les côtes pleines blanchissent facilement; le C. à couper, dont les feuilles s’emploient comme fourniture de salade ; le C. nain frisé, tendre et cassant ; le C. gros violet de Tours, à côtes épaisses, à pieds plus gros que dans les autres variétés ; enfin, le C. rave {A. rapaceum, Mill.), qui se distingue par ses feuilles étalées, ses pétioles plus courts, sa racine arrondie et charnue, qui se mange cuite ou crue et coupée en rond dans les salades. Le céleri est très-répandu dans les parties septentrionales de la France et dans toute l’Allemagne. G’est une plante alimentaire, saine et fort agréable ; on mange ses jeunes tiges, la base des pétioles et une partie de la racine. La culture du céleri se fait, au moyen des semis de janvier, en mars sur couche et sous cloche ou châssis ; on repique sur couche avec abris pour mettre en pleine terre en avril. Les semis suivants peuvent se faire jusqu’en juin en pleine terre, sans repiquage. Il doit toujours être replanté sur un terrain bêché profondément, plutôt humide et frais que sec. Gelui qu’on garde pour l’hiver sera paillé et butté avant les fortes gelées auxquelles il est très-sensible ; quant à celui , qui doit servir aux besoins journaliers, aussitôt qu’il est assez fort, on le lie de trois liens, par un temps sec, pour le faire blanchir, puis on amoncelle au pied, de la terre ou de la paille pour le butter. |
GÉLESTINE (Minéralogie). — G’est un sulfate de'* stront ane naturel.
GELLAIRES ( Zoologie ). — Genre compris autrefoiSf dans l’embranchement des Zoophytes, et qui aujourd’huij fait partie du sous-embranchement des Mo lluscdides om; Tuniciers, classe des Bryozoaires, famille des Cellariées,\