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Il avait déjà été bien caractérisé par Pallas, qui lui donna le nom de Cellularia (cellulaire), adopté par Linné ; ce sont des animaux marins dont le canal digestif a deux orifices, et dont les espèces sont communes môme dans les mers d’Europe : ils se fixent aux corps marins solides, au moyen d’un grand nombre de petits tubes flexueux ; leurs tiges sont souvent branchues. La C. velue (C. hirsuta, Lmx), haute de 0"',l0, couleur jqune paille, est des mers d’Amérique. La C. salicor (C. salicornis, Pall.) habite les mers d’Europe et d’Asie.

CELLARIÉES (Zoologie). — Nombreuse famille de Molluscdides ow Tuniciers^ Bryozoaires,(}iM\?> laquelle se placent les F lus très, les Cellaires et plusieurs autres genres. Ce sont des animaux marins, tentacules ; leurs polypiers sont membraneux, divisés en loges articulées ou jointes entre elles, et dans chacune desquelles réside un polype. Il en existe à l’état fossile.

CELLÉPORES (Zoologie). — Genre de Molluscdides ou Tuniciers (Mill. Ed.), de la classe des Bryozoaires, à polypiers membraneux et operculifères ; caractérisé ainsi par Lamarck : Cellules complètes, distinctes, ouverture terminale ronde, formant, par leur accumulation, une sorte de polypier fragile, comme spongieux, poreux, appliqué ou encroûtant. Les cellépores vivent dans la mer; on en cite une vingtaine d'espèces.

CELLULAIRE (Tissu) (Anatoenie). — On appelle ainsi l’un des tissus élémentaires qui entrent dans la composition des animaux. C’est le plus universellement répandu, et il se distingue surtout par sa structure aréolaire et spongieuse ; il se présente, ou sous sa forme élémentaire ou diversement modifié, dans presque toutes les parties du corps des animaux; à l’œil nu, il se montre formé de lamelles membraneuses minces, transparentes et molles (tissu lamelleux de Chaussier), qui, en s’entre-croisant dans divers sens, circonscrivent une série de cellules assez comparables, lorsqu’on les insuffle avec de l’air, aux bulles accumulées d’un liquide mousseux. Elles communiquent entre elles, peuvent être vides et simplement humectées ou remplies par un dépôt de graisse qui les rend opaques et volumineuses; c’est ce qu’on appelle alors tissu adipo-celhdaire. Au microscope, une de ces lamelles paraît formée d’une quantité de fibres incolores, flexibles et résistantes, entre-croisées en tous sens au milieu d’une matière transparente et amorphe (sans formes déterminées) qui les réunit [fiy. 464). Ce tissu est

susceptible de se laisser distendre par l’accumulation de cette matière graisseuse, car il est très-extensible mais ne revient pas sur lui-même et n’est pas élastique Les fibres ne sont pas susceptibles de s’allonger; elles ne peuvent pas non plus se contracter. Lorsque ce tissu est en voie de formation, on trouve dans ses lamelles, non plus des fibres, mais des cellules microscopiques, nommées utricules, qui sont les vrais éléments constitutifs des tissus organisés; ce sont de petits sacs arrondis, qui, par leur juxtaposition, forment la continuité du tissu, lames et fibres. Les membranes séreuses et les nvmunises (voyez Membrane) ne sont autre chose que les lamelles du tissu cellulaire se rangeant parallèlement entre elle^ se superposant sur une assez faible épaisseur et arrivant A constituer de vastes surfaces eu feuillets cellulaires. C'est par une modification analogue que se forme la peau I voyez ce mot) qui est une espèce de muqueuse destinée •à s’adapter au contact continuel des objets extérieurs. Unfin, le tissu cartilagineux et le tissu osseux résultent ^ussi d’une transformation du tissu cellulaire.

Cellulaire (Tissu) (Botanique). — Les organes qui constituent un végétal sont formés d’un petit nombre de parties élémentaires; et le microscope nous les montre composés de cellules ou utricules, petits sacs variables dans leurs formes et dans leurs dimensions; ces cellules, accolées en tous sens les unes aux autres, forment un tissu général qui est la matière première de tout organe. On distingue dans les végétaux trois tissus élémentaires, tous trois composés d’utricules ou de cellules, et tous trois cellulaires, distingués seulement par la forme des cellules, très-différente, et qui leur donne un aspect, des propriétés et des usages distincts; ce sont : le tissu cellulaire propre; le tissu fibreux; le tissu vasculaire ( voyez Cellules ,

Anatomie végétaf.e).

Le tissu cellulaire propre, auquel on donne souvent le nom de moelle, tissu médullaire, parenchyme, est caractérisé par les dimensions égales en tous sens de ses utricules. Elles conservent leur forme globuleuse, arrondie ou ovale dans les organes, où elles ne sont pas serrées les unes contre les autres; mais, dès qu’elles se pressent entre elles, elles prennent l’aspect de polyèdres réguliers ou irréguliers. Lorsque le tissu peu serré laisse aux cellules leurs formes arrondies, on observe entre elles des intervalles que l’on nomme les méats intercellulaires {a, fig, 465) ; parfois on trouve au milieu des cellules des espaces vides plus considérables, auxquels on a donné le nom de lacunes. Ces cellules présentent quelquefois des différences dans l’aspect de leurs parois, alors elles sont ponctuées , rayées, spirales, annulaires, réticulées. Dans certains tissus cellulaires, les parois s’épaississent peu à peu, de façon que leur cavité s’amoindrit ou môme s’oblitère complètement : la chair des fruits, la farine, sont des tissus de ce genre.

CELLULAIRES (Zoologie), Cellularia, Pall., Lin. — Nom donné autrefois au genre Cellaires.

CELLULES (Anatomie animale). — On donnait ce nom, naguère, à ces espaces visibles à l’œil nu, circonscrits par les lamelles membraneuses du tissu cellulaire, qui s’entre-croisent en divers sens et qui sont assez comparables, lorsqu’on les insuffle avec de l’air, aux bulles accumulées d’un liquide mousseux. Aujourd’hui nous nommons cellules ou utricules les éléments primitifs presque constants des tissus organisés ; ce sont de petits sacs arrondis, polyédriques ou diversement comprimés qui, par leur juxtaposition, forment la continuité du tissu; souvent leur capacité contient, outre une matière qui la remplit et varie d’aspect, un ou plusieurs corps opaques placés vers le centre de la cellule, et qu’on nomme les noyaux {nuclei). Ce sont des cellules élémentaires de ce genre qu’on trouve dans la texture môme des lamelles du tissu cellulaire aux premiers temps de son développement ; peu à peu les fibres se montrent et envahissent les tissus, où bientôt on les trouve seules (voyez Cellulaire [Tissu].

Cellules ou Utricules (Anatomie végétale). — On appelle ainsi de petits sacs variables dans leurs formes ou dans leurs dimensions, mais toujours beaucoup trop petits pour être aperçus à l’œil nu. Accolées en tous sens les unes aux autres, ces cellules forment un tissu général, qui est la matière première de tout organe ; mais il résulte de leur forme très-différente dans chacun d’eux un aspect, des propriétés et des usages parfaitement distincts (voyez Tan. Anatomie végétale), qui constituent trois sortes de tissus végétaux élémentaires : le tissu cellulaire, le tissu fibreux et le tissu vasculaire. 1" Dans le tissu cellulaire, les cellules ont des dimensions égales en tous sens ; on les aperçoit à peu près pareillement distendues dans toutes les directions, ou tout au moins elles n’offrent aucun allongement marqué dans un sens uniforme. Les cellules conservent leur forme arrondie, globuleuse ou ovale dans les organes où elles ne sont pas serrées les unes contre les autres ; mais dès qu’elles se pressent entre elles, on les voit prendre l’aspect de polyèdres réguliers et irréguliers ; on trouve des parenchymes formés de cellules cubiques, parallélipipèdcs, octaédriques, etc. ; les faces ne sont pas également planes: leur courbure est môme parfois très-marquée (voyez Cellulaire [TÉr^M]). 2“ Tissu fibreux; ici les cellules qui

Fig. 465. — Tissu cellulaire ou utriculaire. a, a, méats intercellulaires.

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