LIEU
de
l’observation.
Insectes.
Scarabée.
Kandy.
Ver luisant
Blatta orientalis
Grillon
Cap de B.-Espér.
Guêpe
Kandy.
Arachnides.
Scorpion
Kandy.
Myriapodes.
lulus
Kandy.
De tous ces animaux, comme on voit, ce sont les oiseaux dont la température est la plus élevée.
La chaleur animale prend sa source dans la série des réactions chimiques qui se produisant incessamment en nous, constituent une des conditions essentielles de notre existence et sont intimement liées à leur tour à la température de nos organes, en sorte que la vie s’allanguit et s’éteint lorsque notre température baisse au delà d’un certain degré, qu’elle s’active outre mesure quand notre température interne s’élève au contraire trop haut. Aussi notre organisme est- il sans cesse en travail pour se maintenir à un degré convenable. Les besoins d’alimentation deviennent plus impérieux et demandent, pour être satisfaits, des aliments plus copieux ou plus riches en hiver qu’en été, afin de fournir les matériaux d’une combustion plus active; par la même raison, la respiration et la circulation du sang s’accélèrent, le besoin de mouvement devient plus marqué. En hiver nous devons produire plus de chaleur, parce que nous en perdons davantage. Il arrive même souvent en été que nous avons peine à dépenser tout ce que nous produisons, ce qui arrive surtout lorsque l’air est calme et chargé de vapeurs, parce que l’évaporation se fait mal à la surface de notre peau et dans l’intérieur de nos poumons. Nous nous habituons peu à peu à un état permanent lorsqu’il n'est pas trop éloigné des conditions normales de la vie humaine, bien qu’à cet égard notre organisme soit doué d’une souplesse merveilleuse ; mais les transitions brusques ou souvent répétées sont toujours laborieuses.
C’est ce qui rend souvent les acclimatations si dangereuses et ce qui augmente dans une ssi forte proportion la mortalité dans les passages de l’été à l’hiver ou de l’hiver à l’été.
Chaleur de combinaison. — Chaleur dégagée pendant
Li combinaison des corps. Les combinaisons chimiques sont la source principale de la chaleur que nous pouvons produire à la surface du globe ; et parmi ces combinaisons la plus importante, à ce point de vue, la combustion, fera l’objet d’un article spécial. Nous nous occuperons ici d’une manière plus particulière de la mesure des quantités de chaleur produites. Les premières expériences qui aient été faites sur la chaleur de combinaison remontent à
Fig. 481. — Calorimètre de Dulong. Layoisier et Laplace,
qui se servirent à cet effet de leur calorimètre de glace (voyez Chaleur spécii’iqüe). Le comte de Rumford lui substitua un appareil jilus exact dans lequel les produits de la combinaison
traversaient un serpentin plat couché au fond d’un vaseplein d’eau froide dont un thermomètre indiquait la température. M. Despretz, puis M. Dulong, perfectionnèrent cet appareil, auquel ce dernier physicien donna
la disposition indiquée (fîg, 481), dans laquelle A représente la chambre à combustion, fe le tube d’arrivée de l’air, ss' le tube en serpentin par lequel s’échappaient les produits de la combustion après qu’ils avaient cédé
leur chaleur à l’eau contenue dans le vase BB', sont f des thermomètres donnant la température du calori- | mètre. Mais le travail le plus complet qui ait été fait f en ce genre est dù à MM. Favre et Silbermann, dont j nous représentons les appareils dans les figures 482 et I 483. La figure 482 représente l’ensemble de la chambre t à combustion AB, des tubes D, G d’introduction des gaz ; comburants, du serpentin FC donnant issue aux résidus i ou produits gazeux de la combinaison. Un premier vase ^ contenant l’eau destinée à recueillir la chaleur dégagée ? entoure l’appareil à combustion, son enveloppe dd' de i duvet et le second vase bh' rempli d’eau servent à abriter ï l’appareil des variations de température extérieures. La î figure 483 nous montre la coupe d’un second appareil emploj'é par ces deux physiciens pour l’examen des corn- | binaisons par voie humide. Cet appareil, considéré dans ses dispositions essentielles, peut être envisagé comme i un gros thermomètre à mercure susceptible de loger ' dans une cavité close AB les substances qui dégagent ou absorbent de la chaleur. Les tableau suivant renferme | quelques-uns des résultats obtenus. f
Chaleur dégagée 1
Noms des substances. par 1 gr. de combustible. ||
Hydrogène 34462
Hydrogène avéc «hlore 23783,3
Oxyde de carbone 2403
Gaz des marais 13063
Charbon de bois 8080
Graphite 7796,6
Diamant 7770
Soufre natif 2261,8
Soufre mou 2258
Fig. 483. — Calorimètre de MM. Favre et Silbermann.
CHA
CHA
Chaleur dégagée
Noms dss Substances.
par 1 gr. de combustible.
Sulfure de carbone
Gaz oléfiant
Fither
Alcool
Acide stéarique
Essence de térébenthine....
Huile d’olive
L’étude des quantités de chaleur dégagées dans les réactions chimiques présente un très-grand intérêt, surtout depuis que l’on commence à mieux comprendre la nature des courants électriques et le rôle de la chaleur dans les machines à vapeur. La chaleur produite est la manifestation du travail moléculaire qui accompagne toute action chimique. La chaleur n’est elle-même que du travail sous un certain état (voyez Travail). Ce travail de combinaison peut se manifester en même temps sous un autre état, sous forme de courant électrique, par exemple, et l’intensité du courant d’une pile ou la quantité d’électricité qui la traverse dans l’unité de temps est exactement en rapport avec la quantité de chaleur fournie dans l’unité de temps par la somme totale des réactions chimiques qui s’opèrent dans cette pile. Nous ignorons encore quelle est la relation qui existe entre la chaleur et l’électricité ; peut-être la première n’estelle qu’une conséquence ou une transformation de la seconde (voyez Pile). Nous ajouterons seulement que la quantité de chaleur dégagée par la combustion d’un corps est indépendante de la vitesse avec laquelle s’effectue la combinaison, pourvu que la nature du produit obtenu reste la même. Souvent, comme lorsque le fer se rouille à l’air, la combustion a lieu avec une telle lenteur que la chaleur se perd à mesure qu’elle se produit sans qu’il en résulte une élévation appréciable de température, mais cette chaleur reste la même en quantité.
Chaleur latente, du latin latere, être caché. — Quantité de chaleur que 1 kilogramme de chacun des corps absorbe ou dégage quand il change d’état sans que sa température en subisse de variation apparente. La glace, en fondant, par cela seul qu’elle fond, absorbe une quantité considérable de chaleur, et cependant l’eau qui provient de sa fusion est au même degré de température que la glace elle-même ; de même, la vapeur qui est contenue dans l’air contient beaucoup plus de chaleur qu’un même poids d’eau au même degré.
^ La détermination des chaleurs latentes est importante au double point de vue théorique et pratique ; aussi a-t-elle été l’objet d’un grand nombre de recherches dont nous citerons les principales.
Chaleur latente de fusion. — Ce fut Black qui l’évalua le premier. Wilcke, Lavoisier et Laplace, puis dernièrement MM. de La Provostaye et Desains, s’en occupèrent successivement. Ces derniers, en projetant des fragments de glace fondante dans de l’eau et observant l’abaissement de température produit parla fusion de cette glace, constatèrent qu’un kilogramme de glace à zéro, pour fondre sans s’échauffer, absorbe 79,25 calories. Ce procédé, qui n’est autre chose qu’une application de la méthode des mélanges pratiquée par M. Régnault pour la mesure des chaleurs spécifiques, jointe à la méthode du refroidissement employée par Petit et Dulong (voyez Chaleurs spécifiques), a conduit aux résultats suivants :
Xabicau des chaleurs latentes de divers corps.
OlN
ClIilEÜRS SPÉCIFIQUES
CHALEUR