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CIN

cm

n’est point impossible, caria quinine ne

diffère de la cinchonine que par 2 équivalents d’oxygène en plus.

La cinchonine a été signalée par Gomes en 1811, et étudiée par Pelletier et Caventou en 1820.

CÏNCHOVATINE (Chimie). — Voyez Cinchonine.

CINGLE (Zoologie), Cinclus, Bechst., vulgairement. Merle d’eau. — Genre ^'Oiseaux établi par Bechstein, adopté par Temminck et Cuvier. Le C. plongeur {Sturnus cinclus.^ Lin. ; Turdus cmc/ws, Lath.) est la seule espèce connue; il est long de 0“,I8 à 0“,20, à jambes un peu élevées, queue assez courte, ce qui le rapproche des fourmiliers. Il est brun, la gorge et la poitrine blan ches, le haut de la tète et le dessus du cou d’un brun bai ; le bec noirâtre et les pieds couleur de corne. C’est un oiseau solitaire, qui se tient près des eaux courantes dans les montagnes ; en Espagne, en Sardaigne, et en France dans les Alpes, les Pyrénées, etc. Gomme il vit d’insectes aquatiques, il a l’habitude de les chercher dans le lit même des rivières, et d’en suivre ainsi le fond sans nager et en marchant couvert par l’eau. Il fait son nid sur terre, au bord de l’eau, et la femelle y dépose quatre ou cinq œufs blanchâtres, longs de 0“,02G à 0'",027. Le genre Cincle a pour caractère le bec comprimé, droit, à mandibules également hautes, presque linéaires, effilé, légèrement courbé vers le bout.

CINÉMATIQUE. — Voyez Mécanique.

CINÉRAIRE (Botanique), Cmerrtrfa, Less.^ de cinis., cendre. Les feuilles de plusieurs espèces sont couvertes d’une poussière grise ressemblant à de la cendre. — Genre déplantés dè la famille Composées., tribu des Sénécionidées. Comme tous les anciens genres de cette famille, celui-ci a reçu des modifications dans le nombre de ses espèces dont la plus grande partie a servi à établir des genres nouveaux. Les caractères des cinéraires, tels que les reconnaissent Lessing et les auteurs actuels, sont : involucre â écailles scarieuses; réceptacle nu, plan ; style des fleurs du disque à branches terminées par un appendice très-court ; akènes souvent à bords ailés, mais non terminés en bec. Les cinéraires, herbes ou sous-arbrisseaux du Gap, ont les feuilles alternes et les capitules jaunes. La seule espèce digne de nos parterres est la C. « feuilles de benoîte {C. geoides., Lin.). Ses feuilles sont longuement pétiolées, pubescentes en dessous, les supérieures munies d’oreillettes à leur base, et ses capitules sont solitaires et accompagnés de bractéoles plus courtes que les fleurs du disque. G — s.

Les horticulteurs cultivent sous le nom de Cinéraires un certain nombre d’espèces classées dans le genre Senecio {voyez ce mot), entre autres la Cinéraire pourpre ( Cineraria cruenta., l’Hérit. ). Ils en ont obtenu à fleurs blanches, roses, violettes, bleues, etc., qui, soignées convenablement en serres éclairées et peu chauffées, et avec un peu d’eau, donnent des fleurs depuis janvier jusqu’en mai.

CINNAMIQUE (Acide) (Chimie), Gi8H’^03,H0. — Corps ressemblant beaucoup à V acide benzoïque par son aspect, ses propriétés et son origine. Il se présente en lames blanches ayant de l’éclat; il fond à 130'" et distille à 290”. Par l’action oxydante de l’acide azotique, il éprouve un phénomène de substitution : 1 équivalent d’hypoazotide remplace un équivalent d’hydrogène.

AzOS,HG-l- C18 JJ® j OS,HO = C18 | 08,HO -f 2HO

Acide cinnamique. Ac. iiitro-cinnam.

Chauffé en présence d’un excès de baryte, il donne un carbure d’hydrogène analogue à la benzine, le cinnamène (CieRS).

Son caractère distinctif, c’est de produire, sous une action oxydante convenablement dirigée, d’abord l’essence d’amandes amères, puis l’acide benzoïque. Pour obtenir l’acide cinnamique, on a recours au baume du Pérou, qui renferme la cinnaméine (C5*^H2608) ; celle-ci, traitée par la potasse, donne du cinnamate de potasse et de l’hydrogène qui se dégage.

C54H2608 4- 3(KO,HO) = 3(K0,C18h703) d- 6H -}- 2HO

Cinnaméine. Cinnamate de potasse.

Le cinnamate de potasse est ensuite traité par un excès d’acide qui met l’acide cinnamique en liberté. La méthode la plus naturelle serait de faire dériver, par une

oxydation très-facile, l’acide cinnamique de l’hydrure de cinnamyle; mais ce procédé est très-coûteux. L’étude chimique du composé que nous venons d’étudier a été faite avec beaucoup de soin par M. Fremy. B.

CINNAMOME (Botanique), Cinnamomum., Burm. — Les Arabes, qui, les premiers, ont fait connaître la cannelle aux Grecs, lui ont donné le nom de Cinnamomum^ qui signifie Amomum de Chine. Ils croyaient que ce produit venait de la Chine, quoiqu’il appartînt à Geylan, et comparaient l’odeur aromatique de la cannelle à celle de l’amome. — Genre de plantes dont le nom vulgaire est Cannellier (voyez ce mot).

CINNAMYLE (Hydrure de) (Chimie), GiSRSQ®. — Corps liquide, oléagineux, qu’on extrait de l’essence de cannelle. On le considère comme l’hydrure d’un radical hypothétique, le cinnamyle C'^H'^O^.

En effet, par la plupart de ses précipités il se rapproche beaucoup de l’essence d’amandes amères {hydrure de benzdile). Ainsi, au contact de l’oxygène atmosphérique, il prend une teinte jaune, absorbe de l’oxygène et se convertit en acide cinnamique (G^^htos^hO). La potasse produit cette oxydation pins rapidement et engendre le cinnamate de potasse. Un caractère bien tranché de l’hydrure de cinnamyle, c’est de prendre une teinte verte en absorbant le gaz chlorhydrique. Pour obtenir ce corps, on traite l’essence de cannelle du commerce par l’acide azotique à frdid ; celui-ci forme, avec l’hydrure contenu dans l’essence, une combinaison cristalline qu’on sépare et qu’on dissout ensuite par l’eau. L’étude de cette substance a été faite principalement par MM. Dumas, Péligot, Berteynini.

CINNYRIDÉES (Zoologie). — Nom sous lequel Lesson a établi une famille de ses Passereaux conirostres., et qui comprend comme type le genre Soui-manga [Cinnyris., Guv.) et une dizaine d’autres genres; ce sont les Grimpereaux de Cuvier.

CIRAGE (Chimie industrielle). — Nom donné à des préparations diverses contenant autrefois de la cire et employées à noircir les chaussures et les harnais. Le cirage employé le plus ordinairement aujourd’hui est celui qui porte le nom de cirage anglais.

Il existe une foule de recettes pour préparer le cirage. En voici une qui réussit bien et donne un bon cirage à bas prix.

On prend 2 kil. de mélasse que l’on introduit dans une terrine, où on la mélange avec 2 kil. de noir d’ivoire. D’autre part, on fait infuser pendant une heure 120 grammes de noix de galle concassée dans 1 litre d’eau bouillante, puis on passe à travers un linge. Dans un deuxième litre d’eau, on fait fondre 120 grammes de sulfate de fer. La moitié de cette dissolution est mélangée avec la mélasse et le noir d’ivoire ; à l’autre moitié, on ajoute 400 grammes d’acide sulfurique ordinaire et on la verse peu â peu dans la terrine en agitant continuellement. Une vive effervescence a lieu, la masse se boursoufle et s’épaissit en môme temps. On y ajoute enfin la dissolution de noix de galle. On obtient ainsi une pâte molle que l’on peut étendre de 5 litres d’eau si on veut avoir un cirage liquide.

CIRCAÈTE (Zoologie), Circaetus., Vieil. — Sous-genre à*Oiseaux de proie diurne., du grand genre Faucon., section des Ignobles. Il tient une sorte de milieu entre les aigles pêcheurs, les balbusards et les buses. Ces oiseaux ont les ailes des aigles, les tarses réticulés des balbusards, et, par leur allure et leurs ailes, ils ressemblent davantage aux buses. Ce genre, établi par Vieillot, ne contient guère qu’une espèce bien déterminée, le Jeanle-blanc {Falco gallicus., Gm. ; F. leucopsis., Bechst.), plus grand que le balbusard ; il est long de 0'",G6, et la courbure de son bec est plus rapide que dans les autres aigles : il est brun en dessus, blanc dessous, avec des taches d’uu brun pâle ; il vit surtout de serpents, de grenouilles et de lézards; il mange aussi les mulots, les souris, et même le gibier. Belon, le premier qui en ait parlé, le cite comme très -commun en France de son temps (1550) et comme étant la terreur des paysans dont il dévastait les poulailliers; il y est rare aujourd’hui.

GIRCÉE (Botanique), Circœa, Tourn. — Les Grecs donnaient ce nom, d’une fille d’Apollon, célèbre par ses enchantements qui arrêtaient les voyageurs, à une plante produisant des graines hérissées qui s’attachent aux vêtements et croissant dans les lieux secs et exposés au soleil. Les circées des modernes habitent au contraire les endroits abrités et humides. — C’est un genre de plantes de la famille des Œnothérées, type de la tribu des Circées. La C. parisienne {C, lutetiana. Lin.), appelée aussi Herbe

CIR

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de Snint-'E tienne^ Herbe aux magiciennes^ quoiqu’elle n’ait pas de propriétés connues, est une jolie petite plante délicate, élevée de 0™,30, à feuilles opposées, denticulées, à fleurs d’un blanc rosé et disposées en grappes allongées d’un joli aspect. On la trouve dans les bois, aux lieux humides et ombragés, en Europe et eu Amérique. La à. des Alpes {C. alpina^ Lin.) se distingue par ses tiges ascendantes plus petites et ses feuilles lisses et écliancrées en cœur. Garact. du genre : calice à 2 divisions; 2 pétales bifides; 2 étamines; ovaire à 2 loges; stigmate épais, échancré; fruit sec, en forme de petite poire, indéhiscent, hérissé de poils. G — s.

CIRCINÉ (Botanique), de circinatus^ arrondi, et circinalis^ roulé. — Terme qui s’applique aux organes ou parties d’organes des plantes roulés à peu près en crosse. Les feuilles prolongées en une longue pointe roulée sur elle-même sont dites circine'es, comme dans la Glorieuse du Malabar [Methonica superba^ Lamk) et plusieurs espèces de MuHsia. Les feuilles de fougères roulées en crosse avant leur développement sont aussi circinées. Les plantes de la famille des Basellées ont, en général, leur embryon roulé annulaire et alors circiné.

CIRCINÉES (Zoologie), Circinœ. — Sous-famille d’OfseoMx de proie, établie par Ch. Bonaparte dans le groupe des Falconidées., et qui a pour type le genre Busard [Circus, Bechst.). On y a rattaché en outre les genres Melicrax , Gr. ; Polyboro'ides Smith; Serpentarius , Cuv. ; Sirirgiceps., Bonap.

CIRCONFÉRENCE (Géométrie). — Ligne courbe dont tous les points sont à égale distance d’un point intérieur appelé centre. La portion de plan comprise dans l’intérieur de la circonférence s’appelle cercle.

Toute droite allant du centre à un point de la circonférence est un rayon. Par définition, tous les rayons sont égaux dans une môme circonférence. On appelle diamètre toute droite passant par le centre et dont les deux extrémités sont sur la circonférence. Chaque diamètre valant deux rayons, tous les diamètres d’une môme circonférence sont égaux.

Une portion quelconque de la circonférence prend le nom d’«rc, et l’on appelle corde la droite qui joint les extrémités d’un arc ; la surface comprise entre un arc et sa corde est un segment. La portion de plan comprise entre deux rayons et la circonférence est un secteur. Une droite qui rencontre la circonférence en deux points s’appelle une sécante. Si la droite n’a qu’un point de commun avec cette courbe, c’est une tangente.

Pour décrire une circonférence sur le papier, on prend un compas dont une des branches est munie d’un crayon ou d’un tire-ligne, on place la pointe sèche à l’endroit où doit être le centre, puis, après avoir pris une ouverture de compas égale au rayon donné, on fait tourner l’instrument autour de la branche placée au centre, et le crayon ou le tire-ligne décrivent la courbe demandée.

Sur le terrain, on prend un cordeau de longueur égale au rayon voulu et attaché par ses extrémités à deux piquets pointus; on enfonce un de ces piquets au centre, puis, avec l’autre, on trace la courbe en tendant bien le cordeau.

Par trois points A, B, G, non situés sur une même ligne droite, on peut toujours faire passer une circonférence et une seule.

Pour cela, il suffit de joindre AB et BC, puis par le point D, milieu de AB, on élève une perpendiculaire DF à cette droite, et, de même, on élève EG perpendiculaire à BG par son milieu ; les deux droites DF et EG se coupent en un point H, qui est le centre de la circonférence cherchée dont HA est le rayon.

On peut appliquer cette construction sur le terrain ; mais, dans certains cas, le centre serait caché par des obstacles, ou bien trop éloigné lorsque la courbure est très-faible, comme pour les chemins de fer, par exemple ; cependant, il est possible d’obtenir l’arc de circonférence passant par les trois points. Pour cela, joignons AB, BG et AG, puis, au moyen d’un g raphornètre {voyez ce mot), mesurons les angles CAB et ACB, soit S leur somme ; alors du point A on jalonne des droites faisant avec AG des angles de 10°, 20", 30", etc., puis de G on jalonne de môme des droites faisant avec GA des angles S — 10", S — 20", S — 30", etc. ; les points de concours des droites correspondantes appartiennent tous à l’arc de circonférence cherché, et il ne reste plus qu’à les joindre, ce qui est facile, puisque l’on peut en avoir autant que l’on

Fig. 566.

veut. Cette construction est évidemment applicable au papier en remplaçant le graphomètre par un rapporteur.

Deux circonférences ne peuvent se couper en plus de deux points; lorsqu’elles n’ont qu’un point commun, on dit qu’elles sont tangentes.

La ligne qui joint les centres de deux circonférences prend le nom de ligne des centres.

Pour arriver à mesurer la longueur d’une circonférence, on se fonde sur ce que les longueurs de deux circonférences sont dans le même rapport que leurs rayons. Le rapport d’une circonférence quelconque à son diamètre est donc un nombre constant. On désigne ordinairement ce nombre par tt.

Puisque l’on a toujours - = tt, on aura Cire. R

= 2R X Ainsi, pour avoir la longueur d’une circonférence, il suffit de multiplier son rayon par le double de TT; réciproquement si l’on voulait savoir quel est le rayon d’une circonférence de longueur donnée, il faudrait diviser cette longueur par 2:r.

La valeur approchée de tv est 3,141592653589793; on

prend souvent dans la pratique 7v=3,l4l6ou'rc = valeur trouvée par Métius ; Archimède avait trouvé

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