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de Lyon, de Marseille, et ceux des grandes villes en général, sont tenus conformément aux lois et aux décrets que nous avons cités ; mais un grand nombre de petites localités laissent encore beaucoup à désirer sous ce rapport. Voyez Mémoire sur Vusage d’enterrer les morts dans les églises, Dijon, 1773, par Maret; — Mémoire sur la police des cimetières^ etc. {Annales d'hygiène^ t. XVII, par Bayard) ; — Traité de la salubrité dans les grandes villes, par Montfalcon et Polinière.

GIMEX (Zoologie). — Nom latin du genre Punaise.

CIME ou Gyme (Botanique). — On appelle ainsi les inflorescences définies ou terminales (voyez Inflorescence). La cime a pour caractères que l’axe principal se termine d’abord par une fleur ; puis, des bractées opposées ou verticillées qui se trouvaient à sa base, naît un nouvel axe, quelquefois deux ou même un plus grand nombre, que termine toujours une fleur, et sur chacun de ces nouveaux axes se présente le même phénomène. On observe surtout cette espèce d’inflorescence dans les végétaux à feuilles opposées. On peut citer quatre espèces de cimes: 1“ La C. dichotome; l’axe primaire est terminé par une fleur et porte à sa base deux bractées ou deux feuilles opposées. De l’aisselle de chacune d’elles naît un nouvel axe que termine une fleur, et qui, des deux bractées de sa base, produit encore une bifurcation analogue, et ainsi de suite : la Petite Centaurée {Erythrœacentaurium,V&v?,. {Gentianées']), le Céraiste à grandes fleurs (Cerastium grnndiflorum, Wald. [Caryophyllées], ont des cimes dichotomes (voyez, comme exemple, la figure 472 du Céraiste à grandes fleurs, p. 4 17). 2" La C. trichotome ; si l’axe primaire porte à sa base trois bractées au lieu de deux, il donnera trois nouveaux axes et la cime sera trichotome. 3° C scorpio'ide; dans les

Fig. 565. — Cime scorpioïde de la grande consoude (1).

cimes des plantes à feuilles alternes, il n’y a qu’une seule bractée ou une seule feuille à la base de l’axe primaire, et il n’en provient qu’un seul axe latéral, et toujours ainsi de suite, de manière à produire un enroulement de l’inflorescence, que l'on a comparé à la courbure de la queue d’un scorpion, et d’où l’on a tiré le nom de cime scorpioïde. La Grande Consoude, Herbe du Cardinal, Consoude officinale (Symphytum officinale, Lin.) en offre un exemple [fig. 505). 4" C. contractée. M. Rœper a désigné sous ce nom une cime dont les axes très-raccourcis rapprochent les fleurs jusqu’à les rendre presque sessiles. Exemples: VOEillet de poëte[Dianthus barbatus. Lin. [Caryophy liées])., et plusieurs autres œillets ; un bon nombre de Labiées.

CIMICAIBE (Botanique), Cimicifuga, du latin cimex, punaise, et fugo,ÎQ mets en fuite. — Genre de la famille des Renonculacées, tribu des Pœoniées, qui se compose d un petit nombre d’espèces. Ce sont des plantes vivaces : feuilles 2-3 terniséquées, à segments incisés, dentelées ; fleurs en grappes, blanches. La C. fétide ( C. fœtida. Lin.), haute de près de 2 mètres, rameuse, striée, est une plante très-fetide qui croît en Sibérie ; les habitants s’en servent pour chasser les punaises qui fuient son odeur.

CIMOLEE (Terre) (Matière médicale). — C’est par ce nom qu on désignait une espèce d’argile grise qu’on tirait d’une des îles de l’Archipel, nommée Cimolis. On l’employait comme astringente à l’intérieur ; le plus souvent on l’appliquait à l’extérieur sur les parotites (voyez ce mot) et autres tumeurs. Elle est remplacée aujourd’hui par la boue des couteliers, qui contient beaucoup d’oxyde

(I) Disposition de la cime scorpioïde. — a, axe primaire avec sa fleur terminale. — b, axe secondaire. — c, axe tertiaire, etc.

de fer, et à laquelle on a donné aussi le môme nom de terre cimolée.

CINABRE (Chimie), du grec cinnabari. — Sulfure de mercure composé d’une proportion (100) de mercure et d’une proportion (16) de soufre. On le trouve dans la nature et notamment en grande' quantité à Almaden et à Idria, où il forme le principal minerai du mercure (voyez Mercure).

Les échantillons massifs très-purs du cinabre naturel sont d’un violet foncé devenant d’un beau rouge par la pulvérisation. Ils sont employés dans la peinture sous le nom de rouge de cinabre, cinabre, vermillon ; mais la plus grande partie du cinabre consommé par les peintres est un produit artificiel obtenu soit par voie sèche, soit par voie humide.

GINARA (Botanique). — Nom scientifique de Varti^ chaut, en grec kinara (voyez Artichaut).

CINARÉES et non Gynarées (Botanique), du grec kinara, artichaut. — Tribu de la famille des Composées, qui correspond à peu près à l’ancienne famille des Cinarocéphales. D’après la méthode de de Gandolle, ses caractères sont les suivants : st5de des fleurs hermaphrodites épaissi-noueux supérieurement et souvent garni de poils rassemblés en pinceau au niveau du renflement, divisé en deux branches, tantôt soudées, tantôt distinctes, pubescentes sur la face extérieure ; lignes stigmatiques atteignant le sommet des branches où elles deviennent confluentes. Gette tribu, toujours dans la même classification, se subdivise en sous-tribus qui sont : 1" Galendü- LACÉES; genres principaux: Souci {Calendula, Neck.), Othonna, Lin., etc. ; 2“ Arctotidées : Arctotis, Gærtn. ; Gorteria, Gærtn.; 3" Échinopsidées : Boulette (Echinops. Lin.); 4° Gardopatées: Cardopatium,S\x%^.\ 5“XÉ- RANTHÉMÉES : Xcranthemum , Tourn. ; G“ Garlinées : Arctium, Dalech. ; Carlina , Tourn. ; 7“ Gentaurées : Centaurea,ïAïi.', Chardon bénit [Cnicus, Vaill.); 8" Gar- THAMÉE3 : Cnrthamus , Tourn.; Carduncellus, Adans. ; 9“ SiLYBÉEs: Silybium, Vaill.; Owopor£/ow, Vaill. ; Cardon [Cinara, Vaill.) ; Chardon {Carduus, Gærtn.) ; Bardane {Lappa, Tourn.); 10“ Serratulées : Rhaponticum^ de Gand. ; Serratula, Lin., etc. G — s.

GINAROGÉPHALES ou Gynarocéphales (Botanique). — Famille de plantes dicotylédones établie par de Jussieu dans sa dixième classe, comprenant les plantes à fleurs composées et nommées Synantherées par Richard. Gette famille est spécialement caractérisée par les capitules composés tous entièrement de fleurons et répond, par conséquent, aux Fleuronnées ou F losculeuses de Tournefort, aux Carduacées de Richard. Aujourd’hui, la classe des Composées s’étant considérablement accrue, les subdivisions sont devenues plus nombreuses aussi et les Ginarocéphales correspondent à la tribu des Cmarées adoptée par M. Brongniart dans sa classificasion.

GINGHONINE (Ghimie), C^ojr^VAz^O^. — Alcaloïde qui se rencontre dans les quinquinas en même temps que la quinine et la cinchovatine, mais en plus forte proportion que ces dernières substances dans les quinquinas bruns et gris. Quinquina gris de Loxa {Cinchona condaminea). Quinquina gris de Lima {Cinchona lanceolata). La cinchonine est solide, cristallisée en aiguilles brillantes, limpides ou en prismes quadilatères; sa saveur est très-faible; elle est peu soluble dans l’eau, plus soluble dans l’alcool bouillant, insoluble dans l’éther ; ce dernier caractère la distingue de la quinine. Par une chaleur ménagée, elle fond d’abord, se volatilise ensuite, en donnant des flocons de cristaux légers comme l’acide benzoïque. Ghauffée avec la potasse, elle donne la quinoléine. Elle dévie à droite le plan de polarisation de la •lumière, tandis que la quinine et la plupart des autres alcaloïdes le dévient à gauche. Pour l’extraire, l’écorce pulvérisée des quinquinas gris est épuisée par l’eau bouillante additionnée d’acide chlorhydrique, la solution filtrée et concentrée est additionnée de carbonate de soude jusqu’à cessation de précipité. Gelui-ci est recueilli et traité par l’alcool concentré et bouillant qui, par le refroidissement, laisse déposer la cinchonine cristallisée. Les sels de cinchonine sont très-amers, plus solubles que les sels de quinine qui leur correspondent. Ils sont colorés en vert par le manganate de potasse. Le sulfate de cinchonine est quelquefois employé en médecine comme tonique et anti-périodique, mais ces deux propriétés sont bien moins prononcées que dans les sels de quinine. Aussi y aurait-il un grand intérêt à pouvoir transformer facilement la cinchonine si peu employée en quinine dont l’action fébribuge est si puissante. Cette transformation

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