‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 185 sur 385 · CL A · texte numérisé non relu

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nent de ce que la matière purulente a fusé du côté où elle a trouvé moins de résistance. Lorsqu’on s’aperçoit do leur existence, il faut avoir soin de les ouvrir, afin de les convertir en une plaie simple, ou bien on exercera une compression, si cela est possible, pour empêcher le pus de s’y accumuler. Le nom de clapiers leur a été donné à cause de la ressemblance qu’on a cru trouver entre eux et les terriers où se réfugient les lapins.

CLAPIER (Économie domestique). — Voyez Lapin.

CLAQUEBOIS (Physique). — Instrument de musique emprunté aux sauvages, et composé de petites lames d’un bois dur et très-sec, réunies parallèlement entre elles au moyen de cordons qui les traversent à une distance de leurs extrémités un peu moindre que le quart de leur longueur. On les fait résonner en les frappant avec un bâton du môme bois. C’est donc une espèce d’harmonica en bois. Quand les lames sont convenablement taillées, elles rendent les sons de la gamme d’une manière un peu voilée, mais très-sensible.

CLARKIA (Botanique), Clarkia, Pursh, dédié au capitaine Clarke, compagnon de voyage du capitaine I évy dans l’expédition aux montagnes Rocheuses. — Genre de plantes de la famille des Onagrariées ou Œnothérées. Il comprend des herbes annuelles, originaires de la Californie et employées pour l’ornement de nos parterres. Le C. à pétales découpés (G. pulchella, Pursh) a les feuilles linéaires ou lancéolées et les fleurs roses, nom breuses et d’un grand effet. Le C. élégant (C. elegans^ Dougl.j se distingue par ses fleurs lilas, à pétales -entiers. Enfin, le C. rhomboïde (C. rhomboïdea, Dougl.) a les fleurs également lilas, mais se distingue principalement par ses feuilles ovales ou oblongues.

CLASSE (Sciences naturelles). — Nom d’un certain ordre de groupes dans une classification. Ce mot est particulièrement employé en histoire naturelle. Dans le langage moderne des zoologistes, il désigne le second ordre des groupes de la méthode naturelle : le règne animal se divise en embi'anchements ; chaque embranchement se subdivise en classes ; chaque en ordres; chaque ordre en familles^ etc. En botanique, le mot classe n’est pas habituellement employé ; le règne végétal se divise, comme celui des animaux, en embranchements ; mais jusqu’ici les botanistes n’ont pas réussi à déterminer la subdivision naturelle de chacun de ces embranchements 311 classes, et ils arrivent directement aux groupes beaucoup plus restreints et beaucoup plus nombreux qu’ils nomment familles. Dans les sciences autres que l’histoire naturelle, le mot classe n’a pas un sens défini comme en zoologie, bien qu’il soit employé par beaucoup d’auteurs dans les divers essais de classification publiés par eux.

CLASSIFICATION (Sciences naturelles). — Rangement d’objets de môme nature, d’après une convention faite ou des principes rationnels. Le but que l’on se propose en faisant une classification est de rendre plus facile l’étude des objets que l’on classe, en les disposant dans un ordre qui, au moyen de quelques-uns d’entre eux, permette de se souvenir des autres. Les classifications ont encore l’avantage que l’on peut retrouver sans peine un des objets classés, dès qu’on en a besoin; elles fournissent enfin les moyens de désigner les objets par une nomenclature qui en facilite l’étude. L’esprit humain applique ce procédé à la connaissance de tout ce qui est l’objet de ses travaux ; le littérateur classe les diverses figures du langage, les divers genres de styles ; le philosophe classe les faits que lui présente l’observation de l’àme humaine ; l’architecte classe les divers monuments que nous ont légués les siècles précédents. Mais les sciences, et surtout celles qui ont pour objet des êtres naturels, ont particulièrement employé et perfectionné les classifications. L’histoire naturelle, et principalement la zoologie et la botanique, ont fourni des modèles en ce genre à toutes les autres branches des connaissances humaines.

Une classification peut reposer sur des conventions faites d’avance. et jugées commodes pour l’étude; alors on la dit artificielle. Mais, pour être rationnelle, toute classification doit réunir les objets qui se ressemblent le plus sous tous les rapports, et alors elle suppose une étude préalable; comme, dans ce cas, elle groupe les objets d’après l’appréciation des ressemblances que la nature même a établies entre eux, la classification prend alors le nom de naturelle. Les naturalistes ont pris la coutume de désigner les classifications artificielles sous le nom de systèmes (du grec systêma, assemblage), et les classifications naturelles sous celui de méthodes (du grec methodos, recherche raisonnée). La tendance natu-

relle de l’esprit humain est de ranger les objets de ses études suivant des classifications naturelles ; mais comme il n'y parvient qu’en acquérant une connaissance assez approfondie de ces objets eux-mêmes, et que, s’ils sont nombreux, il lui est impossible de les cohnaître sans les classer d’une façon quelconque, il est contraint parfois d’employer au début de ses travaux des classifications artificielles. L’exemple le plus remarquable en ce genre se trouve dans l’histoire de la botanique. Linné, au commencement du XVII* siècle, tout en proclamant la nécessité de ranger les végétaux dans une classification naturelle, tout en essayant même de réaliser ce vœu, publia néanmoins, pour donner l’essor aux études botaniques, une classification artificielle basée sur l’étude des étamines et des pistils des diverses fleurs. Un demi-siècle après, A. L. de Jussieu publiait une classification naturelle des genres de plantes, et posait les véritables principes sur lesquels repose l’établissement des classifications de ce genre. Toutes les sciences qui ont besoin de classer les êtres qu’elles étudient, marchent aujourd’hui dans la voie ainsi ouverte (voyez Méthode naturelle, Règne animal, Règne végétal, Règne minéral).

GLASTIQUE (Anatomie). — Le docteur Auzoux a donné ce nom à une méthode d’enseignement de l’anatomie, au moyen de pièces artificielles que l’on démonte et que l’on brise, en quelque sorte (du grec klaô,ie brise), pour faii'e voir et étudier les parties sous-jacentes avec leurs rap • ports entre elles. Ce procédé, déjà employé à une autre époque, mais avec des pièces très-imparfaitement confectionnées, n’avait pas obtenu de grands succès jusqu’au moment où le docteur Auzoux y a apporté des perfectionnements tels que l’étude de l’anatomie a pu être vulgarisée d’une manière remarquable.

CLATHRE (Botanique), Clathrus^ Lin., grillage en latin. — Genre de Champignons.^ type de la tribu des Clm throïdées., de la classification de Bory de Saint-Vincent. Caractères : chapeau sessile, muni de volva, divisé en lanières anastomosées en forme de grillage ; de là, le nom générique. Ce genre, établi par Linné, a été refait par Michel. L’espèce la plus remarquable est le C. cancellatus de Linné, qui se présente d’abord avec une surface analogue à celle de notre agaric comestible ; mais bientôt l’intérieur grossit, le volva se fend et laisse voir une belle couleur orange. Cette nouvelle surface, par suite d’un nouveau développement, se divise en bandes et laisse dos vides d’où s^écoule un liquide noirâtre, qui n’est autre chose que la substance molle de l’intérieur transformée. A ce moment, la couleur du champignon est arrivée à tout son éclat (voyez Champignon). G — s.

CLATHROIDÉES (Botanique). — Tribu de la famille des Champignons., établie par Bory de Saint -Vincent (famille des Hyménomycètes, de Fries). Caractères : hyménium épais, gélatineux, étendu sur une partie de la surface du champignon ou renfermé dans son intérieur. Genres principaux : Satyre {Phallus., Lin.); Clathre {Clathrus., Lin.).

GLAUDÉE (Botanique), Claudea. Lmx. — Genre dé Algues de la famille des Floridées. Il comprend des plantes à fronde cylindrique, rameuse, garnie d’expansions membraneuses ailées et brillant de très-vives couleurs. Ces plantes, extrêmement élégantes, ont été trouvées par le voyageur Péron, sur les côtes de la Nouvelle-Hollande. La C. élégante {C. elegans, Lamk) est une des algues les plus remarquables. Elle présente environ 0“,30 de longueur. Ses frondes, ramifiées d’une façon très-bizarre, offrent à la fois des teintes de feu, de rouge, de violet, de vert et de jaune très-vifs.

CLAUDICATION ( Médecine ) , du latin claudicare , boiter. — La claudication est l’action de boiter; elle peut être de naissance ou acquise ; presque tous les vices de conformation des membres inferieurs, dans lesquels ils sont d’une longueur inégale, ou dans lesquels les pieds sont- tournés en dedans, en dehors, inégalement développés, peuvent produire la claudication ; elle peut dépendre aussi de la flexion d’un membre, de l’ankylose, de la luxation, de la coxalgie; on voit, d’après cela, qu’elle tient, soit à une inégalité de forces musculaires, de développement, de longueur, ou enfin à une difficulté quelconque dans les mouvements. La claudication n’est donc qu’un symptôme d’un grand nombre d'états maladifs, que nous n’avons pas à traiter ici et auxquels nous renverrons le lecteur (voyez Ankylosé, Luxation, Fracture, etc.]. — En médecine vétérinaire, on emploie plutôt le mot de boiterie (voyez ce mot).

CLAVAGBLLE (Zoologie), Clavagella., Lamk. — Genre de Mollusques acéphales famille des Enfermés,

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