‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 20 sur 385 · A CO · texte numérisé non relu

A CO

toyé, et on transporte rapidement les creusets et leurs fromages chauffés au rouge dans le four de cuisson ; ils j sont recouverts de petites rondelles réfractaires, et le | fourneau rempli de coke est fermé. Après une demi-heure < a 1 heure les creusets sont au blanc et ramollis ; on charge iü kil. environ d’acier concassé en morceaux de 0“,04 à 0“,Ü5 de côté, généralement avec addition de 0'‘,600 de manganèse ; pour faciliter l’opération, on se sert d’un entonnoir en tôle, le fourneau est de nouveau rempli de coke, et on chauffe aussi fortement que possible. Après 4, 6 ou 0 heures la fusion est complète et on procède à la coulée. Un ouvrier saisit le creuset avec des tenailles, un autre détache le couvercle, et l’acier est versé dans une lingotière en fonte préalablement chauffée. Cette lingotière est formée de deux parties prismatiques réunies par un crampon. Le creuset est aussitôt replacé dans le four, et 20 minutes ou une demi-heure après on peut faire une nouvelle charge qui dure ordinairement 4 heures, puis une troisième, et les creusets sont réformés. Le fourneau peut résister 3 semaines ; il faut 8 jours pour le réparer : on peut donc avoir 51 coulées par creuset et par mois, soit une production de 45 à 50 tonnes par Jour de 4 creusets et par an. Le déchet est de 2 à 3 pour lOO provenant surtout des creusets cassés pendant la fusion; on consomme 2G0 kil. de coke pour lOO kil. d’acier fondu. La consommation est plus forte dans les fours à 2 creusets; les frais de fusion de lUO kil. d’acier

peuvent se répartir ainsi :

Main-d’œuvre

2 creusets à U, 67

Coke, 260 kil. à 2f,50 les 100 kil. ...

Entretien des fours

Frais généraux

Total

Sans les frais généraux, on compte ordinairement i4 francs.

Dans ces derniers temps on a obtenu des pièces d’acier fondu de 1 000 kil. et au delà. On se sert pour cela d’un chaudron garni intérieurement d’argile, percé au bas d’un trou conique pour couler, on y réunit l’acier des creusets et on coule quand on en a suffisamment.

La fusion à la houille se fait dans un petit four à réverbère sans pont. La section de la sole égale celle de la grille. Le rampant est en contre-bas afin de forcer les flammes à lécher la sole qui est en quartz fortement damé. Le four est soufflé. La charge se fait par le haut. Les creusets résistent à 5 opérations qui durent en moyenne 4 à 5 heures. La consommation est de 300 kil. de houille pour lOO kil. d’acier fondu.

L’acier fondu est cristallisé, on doit le réchauffer et l’étirer en barres.

Acier indien. — On obtient d’abord du fer qu’on carbure en même temps qu’on opère la fusion. Les Indiens opèrent la réduction du minerai dans des foyers ayant l'",20 environ de profondeur et 0“,30 à 0”,35 de diamètre intérieur, souvent ils sont plus larges à la base. Le lit de fusion se compose de minerai mélangé à une grande quantité de charbon de bois sans addition de fondant; aussi d’un minerai contenant 55 à 60 pour lOO d’oxyde ne retirent-ils que 15 de fer. Les loupes battues pour en exprimer les scories sont coupées en morceaux. On en place 500 grammes environ dans des creusets en argile réfractaire mélangée de paille de riz hachée, on recouvre de bois sec coupé très-menu, de feuilles vertes et d’argile humectée et fortement tassée : 20 ou 25 de ces creusets sont empilés dans un four à courant d’air forcé et chauffés aussi fortement que possible pendant 2 à 3 heures. Les creusets refroidis sont cassés. Lorsque la surface du culot est régulière et couverte de stries rayonnant du centie, on regarde l’opération comme réussie et l’acier e.st d’excellente qualité.

Procédé Chenot. — La méthode employée pour fabriquer l’acier indien fournit une confirmation intéressante des idées de M. Fremy sur l’aciération. On voit en effet que la cémentation directe y est remplacée par la fusion avec des matières azotées. Sans doute, l’azote contenu dans l’acier est au point de vue atomique en quantité insignifiante, et le nom d’azotocarbure de fer (lu’on a voulu lui donner ne se trouve point justifié ; mais on sait trèsbien que de petites quantités d’un élément peuvent modifier notablement les propriétés physiques d’une substance, et on est porté à croire que l'azote joue un rôle de ce genre dans l’aciei*. On a fait du reste plusieurs essais l écents pour remplacer la cémentation par la fusion avec les cyanures ou fcrrocyan tires alcalins (procédé

Ruolz), et l’on a obtenu des résultats assez satisfaisants.

Le procédé Chenot, tel qu’il est employé aujourd’hui, présente une pratique de ce genre. Nous avons dit plus liant que ce procédé avait pour objet de donner de l’acier en partant du minerai. A cet effet, on introduit dans un four ovale et cylindrique, ayant la forme d’une sorte de cornue et chaurié en dehors, des couches alternatives de minerai et de charbon de bois; on obtient ainsi du fer plus ou moins carboné portant le nom d’éponge et d’une nature pyrophorique. Cette circonstance oblige de laisser refroidir la matière avant de décharger; on peut néanmoins concilier la continuité de l’opération avec cette nécessité par le moyen suivant. Un waggon est amené audessous de la cornue et élevé jusqu’à la grille : on enlève les barreaux, la charge s’affaisse et s’appuie sur le fond du waggon ; on enfonce de nouveau les barreaux, et le waggon est enlevé. Les éponges sont ensuite pulvérisées, assorties, comprimées en petits cylindres, après avoir été mélangées d’un peu de manganèse et de charbon végétal ou animal. Ces cylindres sont enfin fondus, et l’acier obtenu est soumis aux opérations ultérieures.

Procédé Bessemer. — Ce procédé, qui a eu beaucoup do retentissement et qui peut subir encore de nombreux perfectionnements, a jusqu’à présentdonnédemeilleurs résultats pour l’acier que pour le fer. Il consiste à diriger au fond d’un grand cylindre dans lequel on a versé la fonte fondue un courant d’air énergique, à l’aide de tuyères nombreuses. L’air oxyde d’abord le silicium, puis le carbone ; la température s’élève beaucoup, la matière se boursoufle, une fiamme blanche volumineuses’échappedu cylindre,et finalement la conversion de la fonte est accomplie. M — t.

AGINIER (Botanique), du grec akê., pointe. — Nom vulgaire de l’aubépine dans certains cantons de la France.

ACNÉ (Médecine), du grec A:nod, je démange, et a augmentatif, ou, suivant d’autres, du grec achnê., efflorescence superficielle. — Maladie de la peau ou espèce de dartre légère, qui consiste essentiellement en une inflammation des follicules et siège là où ces follicules sont surtout développés, c’est-à-dire aux épaules, sur le devant delà poitrine et au visage, lé acné simple est caractérisée par le développement de boutons ou de pustules rouges, isolées et pointues ; quelques-uns de ces boutons s’enflamment et donnent issue à une gouttelette d’humeur ;‘ en tous cas ils se dessèchent au bout de plusieurs jours en laissant une tache ronge qui s’efface peu à peu. Cette affection sans gravité ne s’observe guère que dans la jeunesse. Il ne faut jamais la combattre sans être guidé par les conseils d’un médecin consciencieux, lé acné ponctuée se reconnaît aux nombreux points noirs qui marquent les follicules enflammés, sur le nez, aux tempes, au front, etc. ; elle n’a pas plus de gravité que la précédente. Yéacné sébacée., signalée par une sécrétion grasse, une rougeur et une grande sensibilité à la surface de la peau, exige les soins d’un médecin. La couperose est souvent regardée comme une variété d’acné, c’est Vacné rosacée (voyez Couperose, Dartre).

ACONIT (Botanique), Aconitum., du grec akoné., pierre, parce que cette plante croît dans les endroits pierreux. — Genre de plantes vivaces, et de pleine terre, la plupart indigènes, élevées de 0“,70 à l“,30, remarquables par la forme et la beauté de leurs fleurs bleues ou jaunes, grandes, imitant un casque et disposées en grappe ou panicule terminale d’un joli effet. Si l’on joint à cela la facilité de leur culture, on comprendra pourquoi elles sont recherchées comme plantes d’ornement, bien que toutes contiennent dans leurs diverses parties une substance vénéneuse. Parmi les nombreuses espèces, on doit citer : 1» Esp. a fleurs jaunes : — l’A. tue-loup {A. hjcoctcnuni., Lin.), qui, en août, épanouit ses grands épis d’une pâleur livide, au-dessus de ses feuilles sombres, larges et un peu velues, dans les bois et les prés des montagnes et surtout des Alpes ; r.4. des Pyrénées n’en est sans doute qu’une variété ; — l’/l. solitaire [A. Anthora.,l,m.)y beaucoup plus délicate que la précédente; — 2° esp. à fleurs bleues : — VA. Napel {A. Napellus, Lin.) {fig. 44), jolie plante d’ornement, dont certaines variétés sont à fleurs blanches, ou roses, ou panachées. Elle fleurit en juin et juillet, en gros épis serrés de fleurs rappelant la forme d’un casque; feuilles découpées en lobes étroits {fig. 44), luisantes et sombres; cet aconit cro t dans les montagnes de l’Europe, on le nomme parfois VA. tue-chien. — On cultive dans nos jardins VA. paniculéy des Alpes ; VA. bicolorCy d’Italie, de Bohême ; 1’^. à crochetSy de l’Amérique du Nord ; VA. du Japon.

Le genre Aconit (Aconitum), famille des Benonculacée^y tribu des HelléboréeSy a pour caractères : 5 sépales péta-

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