LOIN
CON
CoNSEiWES PHARMACELïiQüES. — Soubeiraii les définit ainsi : « Médicaments d’une consistance de pâte molle ou i « rarement solides, formés d’une substance médicamen- I « teuse unie au sucre. » Doit-on, comme beaucoup d’au- i tenrs, admettre que le sucre n’a été employé dans ces préparations que pour en rendre l’administration plus agréable, ou bien, comme d’autres, que l’on s’est servi de cette substance comme agent conservateur. Dans cette dernière hypothèse, le résultat n’aurait pas été heureux, car le sucre, qui, seul ou à l’état de sirop, ne s’altère pas, ne tarde pas à subir les phénomènes de fermentation, lorsqu’il est mêlé à des substances végétales et au contact de l’eau. Aussi, les conserves sont-elles peu usitées aujourd’hui, et il est rare d’en trouver dans les officines d’autres que celles de tamarin, de casse, de cynorrhodons et de roses rouges ; cette dernière est très-employée comme intermède.
On peut les préparer : 1" avec les plantes fraîches; 2“ avec les plantes sèches par coction ; 3" avec les substances fraîches par coction; 4" avec les plantes sèches réduites en poudre. D"" G.
Conserves Appert. — Voyez ci-dessus Conserves.
Conserves (Optique). — Espèces de lunettes dont les verres sont très-peu bombés et presque plans; elles sont ainsi appelées parce qu’elles ont pour but de conserver la vue; elles conviennent aux personnes légèrement presbytes, et à celles qui ont les yeux faibles et irritables; dans ce cas, on les colore avec avantage en vert ou en bleu très légers (voyez Vue).
CONSOMPTION ( Pathologie) , du latin consumerez consumer, détruire. — État général de maladie, caractérisé par une diminution lente et progressive de l’embonpoint et des forces musculaires; la phthisie pulmonaire (voyez Phthisie) est une des causes les plus fréquentes de ce phénomène, qui peut être la conséquence de toute autre maladie organique. Il peut tenir aussi à une altération profonde dans les fonctions de nutrition sans lésion physique. Il s’accompagne le plus souvent de symptômes fébriles plus ou moins prononcés; lorsque ceux-ci prennent un caractère sérieux, on désigne cette affection sous le nom de fièvre hectique (voyez ce mot).
CONSOUDE (Botanique) , Sqmphytum , Tourn., du grec sumphusisz union, rapprochement : allusion aux propriétés vulnéraires de la plante. Consoude vient de co?i5oAV/o, j’unis. — Genre de plantes de la famille des BorraginéeSz tribu des Borrarjées. Caractères : corolle tubuleuse à limbe un peu renflé, découpé en 5 dents, à gorge accompagnée de 5 écailles lancéolées, subulées, conniventes, en cône ; akènes, 4, implantés au fond du calice, perforés à la base. Les plantes de ce genre sont des herbes hérissées de poils hispides. La C. officinalez Grande consoude (S. officinnle. Lin.) (voyez pag. 608, est une herbe vivace s’élevant souvent à plus d’uu mètre. Ses feuilles sont pétiolées, ovales, lancéolées, et ses fleurs sont blanches, disposées en grappes unilatérales. Cette plante croît dans les lieux humides des régions tempérées. On la trouve communément aux environs de Paris. Les propriétés astringentes de la grande consoude, qu’elle doit à la présence de l’acide gallique, ont été utilisées en médecine; on Ta recommandée contre les hémoptysies, la dyssenterie, la diarrhée. On emploie encore aujourd’hui le sirop de grande consoude dans quelques hémorrhagies. Cette racine donne, ainsi que celles de quelques autres espèces, une couleur rouge carmin. Les tanneurs et les corroyeurs en font une sorte de colle avec laquelle ils prépai ent la laine mêlée avec le poil de chèvre. Les feuilles de consoude se mangent quelquefois en salade ou comme les épinards. La C. tubéreuse (S. tuberosuniz Lin.), espèce également indigène et présentant des fleurs jaunes pendantes, unilatérales. La C. d'Orient (S. orientale. Lin.) est originaire de l’Asie Mineure et donne des fleurs blanches. La plupart des consolides sont d’assez jolies plantes d’ornement. Elles possèdent à peu près toutes les mômes propriétés. G — s.
CONSTELLATIONS (Cosmographie). — Le nombre des étoiles est si considérable, à ne parler môme que de celles que l’on voit à l’œil nu, qu’il eût été absolument «impossible d’attribuer un nom à chacune d’elles. A l’origine les premiers peuples se contentèrent de dénommer des plus brillantes, et c’est un usage que nous avons conservé ; mais plus lard, quand il s’agit de classer les astres d’im éclat moindre, on eut recours à un procédé particulier, qui consiste à en réunir un certain nombre par groupes ou consteUutionSz (pii ont reçu des noms
particuliers dont l’origine n’cst pas toujours bien connue et qui sont tirés (l’ailleurs de la fable, de l’histoire ou des règnes de la nature. Il est bon de remarquer qu’en général ces dénominations sont tout à fait arbitraires, et qu’il ne faut point s’attendre à trouver le moindre rapport entre la configuration du grouj e d’é- I toiles et la figure de l’objet dont il porte le nom. Malgré cela, ces figures sont souvent représentées dans les cartes; ainsi par exemple, un lion est dessiné sur l’ensemble des étoiles de la constellation de ce nom, et cellos-ci sont distinguées les unes des autres suivant qu’i'lles occupent le cou, le dos, la queue, etc. En outre de ce procédé, dans chaque constellation, les étoiles sont désignées par les lettres de l’alphabet grec, en suivant l’ordre d’éclat , puis on emploie les lettres de l’alphabet romain, et enfin des numéros d’ordre quand les lettres sont épuisées. Cette méthode de classification, suivie dans les catalogues et les cartes célestes, est due à Bayer.
On divise les constellations en boréales, zodiacales et australes. Voici les noms des premières : Grande Ourse, Petite Ourse, Dragon, Céphée, le Bouvier, la Couronne, Hercule, la Lyre, le Cygne, Cassiopée, Persée, Andromède, le Triangle, le Cocher, Pégase, le petit Cheval, le Dauphin, l’Aigle, le Serpentaire, le Serpent la chevelure de Bérénice, le petit Lion.
Les constellations zodiacales sont : le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau, les Poissons. Énfin, nous mentionnerons les principales constellations de l’hémisphère austral : la Baleine, l’Eridan, le Lièvre, Orion, le Grand Chien, le Petit Chien, Procyon, le Navire, l’Hydre, la Coupe, le Corbeau, le Poisson aiKtrai, etc.
Nous ajouterons qu’on a conservé quelques noms particuliers tirés de l’arabe et du grec à certaines étoiles très-remarquables, telles sont les étoiles de première grandeur : SiriuSz Rigel, Aldébaran ou VOEU dn Taureau, la Chèvrez ta Lyre, ArctwuSz RéguluSz V Épaule droite d' Orion AntarèSz VÉpi de ta ViergOz le Cœur de T Hydre, la Queue du LioUz CanapuSz Fomathaut et Acharnor.
On apprend aisément à distinguer ces diverses constellations par la méthode des alignements, puis, à l’aide d’une carte céleste, on tro ivera les noms des diverses étoiles. Et d’abord, en se plaçant de ma lière à avoir le nord devant soi, on remarque la Grande Ourse^ constellation qui ne se couche jamais dans nos climats, et qui, par conséquent, se présente dans toutes les situations possibles en tournant autour du pôle. Elle se compose de sept étoiles principales de seconde grandeur, excepté ^ qui paraît avoir perdu de son éclat et n’cst que de troisième grandeur. Quatre de ces étoiles, a, ê, q, constituent ce qu’on appelle le carré ; et les trois autres forment une ligne courbe qui part de à' et qu’on appelle la queue, a et G sont les gardes; leur intervalle est d’environ 5".
Le prolongement de la ligne aê [fig. 6’20) conduit à l’étoile polaire, étoile de troisième grandeur qui est la plus brillante de la Petite Ourse. A quelque instant qu’on l’observe, la polaire paraît toujours au môme point du ciel, ce qui tient à ce que, étant très-près du pôle (à 1" 30' de distance), elle ne décrit qu’un trèspetit cercle en vertu du
mouvement diurne. Son passage inférieur au méridien a lieu à peu près en môme temps que celui de e de la (irande Ourse. De là un moyen assez commode de fixer très-exactement la direction du méridien. La Petite Ourse a à peu près la môme forme que la Grande Ourse.
Fig. 620.
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Elle se compose de sept étoiles principales formant an
rectangle et une queue ; la polaire est l’extrémité de la queue.
Cassiopée est de l’autre côté du pôle par rapport à la Grande Ourse ; c’est encore une constellation qui ne se couche pas en France.
Elle se compose de cinq étoiles de troisième grandeur formant une sorte de chaise renversée.
Plus loin (^ff.
021), du môme côté, on trouve Pégase.
C’est un carré composé de quatre étoiles de deuxième grandeur, dont l’une est a d’Andromède.
Les deux autres étoiles d’Andromède et a de Persée forment, avec le carré de Pégase, une figure assez semblable à la Grande Ourse et qui lui est opposée.
Persée renferme une autre étoile remarquable : c’est 6 ou Algol, qui varie d’éclat et dont la période est de 2j
En prolongeant sensiblement dans le sens de là courbe qu’elle forme la queue de la Grande Ourse, on rencontre une étoile de première grandeur, Arcturus ou a du Bouvier (/?^. 022).
La même courbe prolongée encore conduit à l’épi de la Vierge, qui est aussi de première grandeur. La Vierge est une des douze constellations zodiacales, et on peut s’en servir pour trouver les autres.
Le Lion, à l’ouest de la Vierge, peut aussi se trouver en prolongeant vers le
Fig 621.