‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 221 sur 385 · Rhombique. I 5. Monoklinoé- I 6. Bikliuoédrique · texte numérisé non relu

Rhombique. I 5. Monoklinoé- I 6. Bikliuoédrique

I drique. 1 7. Triklinoédrique»

M. de Sénarmonta repris ce genre d’expériences avec un très-grand succès. Il renferme dans des tubes fermés certaines substances, telles que le quartz, le sulfate de baryte, avec les principes les plus actifs des eaux minérales naturelles, acide carbonique, acide sulfhydrique, etc. ; puis il porte la température à 100 ou 120®. Dans ces circonstances exceptionnelles, la dissolution se fait, et après le refroidissement on trouve de petits cristaux assez semblables à ceux que présente la nature.

6® Cristallisation par la dissolution dans des bains de matière minérale fondue. — Ebelmen a popularisé ce remarquable procédé. Il prend pour véhicule de la cristallisation des matières telles que l’acide borique, les phosphates alcalins, etc., qui ne fondentqu’à une température élevée, mais qui alors dissolvent très-aisément les oxydes métalliques. Si l’on prolonge l’action de lachaleur de manière qu’une partie du bain en fusion se volatilise, les oxydes dissous cristallisent sous un aspect pareil à celui des échantillons naturels. C’est ainsi qu’en dissolvant dans l’acide borique en fusion de la magnésie et de l’alumine dans les proportions qui constituent le spinelle (MgS0,Al-0^), Ébelmen a produit artificiellement cette belle substance. C’est par cette même méthade qu’ont été obtenus la gahnite (Zn0,AP03), la cymophane (GH0\3AP03), le péridot (3Mg0,Si03), etc.

7® Cristallisation par les courants électriques. — On sait que le courant voltaïque produit toujours à un certain degré son action décomposante sur les substances qu’il traverse. Quand le courant est très-lent., les corps qui se déposent sur les électrodes y contractent souvent la forme cristalline. C’est ainsi, par exemple, que sur le cuivre d’un élément de Daniell de très-faible intensité se dépose le même métal à l’état cristallin. Il y a longtemps que M. Becquerel a appelé l’attention des physiciens sur cette méthode, qui a dû jouer un rôle important dans la formation des cristaux naturels. P* D.

CRISTALLOGRAPHIE. — Science qui a pour objet l’étude géométrique des cristaux. Cette partie, purement mathématique de la science des minéraux, est d’origme toute moderne : deux savants français, Romé de Lisle et l’abbé Haüy, peuvent en être regardés comme les fondateurs. Tous les cristaux, tant ceux que l’on rencontre

CRI

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