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tite toux catarrhale pendant quelques heures au moins. Bientôt il survient des quintes courtes, avec des secousses rapprochées ; la voix est sôche, sonore et prend ce cachet de la toux croupale qui n’appartient qu’à cette maladie; celle-ci est sifflante; il y a pendant les inspirations un frémissement comme si l’air passait dans un tube étroit ; dans l’intervalle des quintes, la voix est enrouée, faible, basse; quelquefois, il y a aphonie. Ainsi les signes caractéristiques sont une voix sonore (la voix croupale)^ avec sifflement, bruissement laryngo-trachéal à toutes les inspirations, aphonie ou enrouement entre les quintes, suffocation pendant les accès de toux. A cela se joignent la bouffissure de la f<j,ce, la couleur violacée des lèvres; il y a de la somnolence, de la tristesse ; la déglutition reste ordinairement libre, l’intelligence nette, la peau est brûlante, le pouls fréquent. Quelquefois il y a des vomissements qui soulagent le malade pour un instant ; cependant tous ces symptômes s’aggravent, la respiration devient convulsive, le pouls s’accélère, il est petit, irrégulier, intermittent, la toux est plus rare, moins sonore; l’aphonie est complète, le sifflement est incessant, l’assoupissement augmente, le sentiment de suffocation peut seul réveiller le malade, il s’agite pour respirer, porte la tête en arrière, cherche à arracher avec la main quelque chose qui l’étouffe à la gorgp, se lève sur son séant, se jette à bas du lit, et bientôt retombe dans l’abattement; cependant les muscles du cou sont contractés, les ailes du nez agitées, le corps est couvert d’une sueur froide, et le malade périt dans un état d’angoisse inexprimable. La durée ordinaire du croup est de quatre à six ou sept jours ; il peut être mortel en douze lieures. A l’autopsie, on trouve une partie plus ou moins considérable du canal aérien tapissée d’une fausse membrane grisâtre qui adhère plus ou moins à la membrane muqueuse sous-jacente ; son épaisseur, sa consistance, son étendue, sa texture varient à l’infini.
Il ne faut pas confondre avec le croup une maladie dont les symptômes ont quelque analogie avec lui : c’est le pseudo-croup. Celui-ci est plus fréquent que le croup jiroprement dit ; il est aussi beaucoup moins grave ; il débute ordinairement brusquement pendant la nuit par une toux sèche, sonore, sifflante; l’enfant paraît près de suffoquer, les accès qui succèdent à la première quinte sont ordinairement moins graves; vers la fin de l’accès, la face devient pâle, couverte de sueur, les lèvres sont violettes comme si l’enfant était dans le dernier accès du vrai croup, puis les accès se renouvellent en décroissant, l’enfant reste bien encore un peu enroué, mais les symptômes se dissipent au bout de quelques heures; le malade redevient gai, ne tousse presque pas pendant le jour, et souvent la nuit suivante l’enfant est repris de la même manière; du reste, il n’est pas assoupi, n’est pas triste, et les symptômes vont toujours en diminuant.
Plusieurs indications doivent guider le médecin dans le traitement du croup : la première consiste à diminuer l’inflammation par les sangsues et même les saignées, suivant la force du malade, les boissons pectorales douces, les sinapismes, etc. ; la seconde doit avoir pour but de décoller et d’expulser les fausses membranes au moyen des vomitifs, le tartre stibié surtout, que l’on pourra et que l’on devra môme renouveler plusieurs fois. Ces deux moyens doivent du reste être administrés presque simultanément; on y joindra, suivant les circonstances, les purgatifs et particulièrement le calomel, des frictions mercurielles au cou, sous les aisselles ; on obtient de très-bons effets de la cautérisation avec une dissolution de nitrate d’argent ou l’acide chlorhydrique, portés au fond de la gorge ; on peut aussi y insuffler de l’alun. M. Loiseau, médecin à Montmartre, a imaginé un procédé pour porter lecaustiquejusque dans la trachée-artère et même jusqu’à la bifurcation des bronches. Comme auxiliaires de cette médication, on emploiera avec avantage les sinapismes, les vésicatoires, les frictions avec la pommade ammoniacale, la pommade stibiée, l’huile de croton, les ventouses sèches ou scarifiées au haut de la poitrine. Enfin, on a conseillé, comme dernière ressource, la trachéotomie (voyez ce mot), opération qui consiste à pratiquer une ouverture soit à la trachée-artère, soit au larynx. Elle compte aujourd’hui un assez grand nombre de succès pour être considérée comme une médication extrêmement précieuse dans le croup. Les partisans de cette méthode conseillent de ne pus attendre, pour la pratiquer, que l’enfant soit près de suffoquer, les chances de l’opération devant diminuer à mesure que la maladie approche d’une terminaison funeste. F — N.
CROUPE (Zootechnie). — On nomme la portion
du corps des quadrupèdes qui s’étend des reins à la bas*, de la queue et se termine aux hanches de chaque côté. Elle comprend dans le squelette l’oà* sacrum et les os coxauXyÇX de grandes masses musculaires la remplissent. Elle forme une partie importante de l’extérieur des animaux domestiques (voyez Hippologie, Extérieur).
CROUPION (Zoologie). — La queue des oiseaux est formée de plumes insérées sur le pourtour d’un coccyx court et ramassé que l’on nomme vulgairement le croupion. Cette partie comprend les vertèbres coccygiennes entourées de muscles vigoureux propres à mouvoir le coccyx et les plumes qu’il porte. A la face supérieure du croupion se trouvent deux glandes dont l’orifice est dirigé vers l’extrémité du coccyx et qui sécrètent une matière grasse, sorte de pommade naturelle donnée à l’oiseau pour enduire son plumage. Aussi, quand les oiseaux, avec leur bec, lustrent leurs plumes chiffonnées ou humectées, on les voit sans cesse diriger leur tête vers le croupion pour y prendre cette matière grasse. Ces glandes sont souvent considérées, par le vulgaire, comme une maladie que l’on nomme le bouton et dont on assure qu’il importe de délivrer l’animal. C’est là une erreur ridicule qui provoque une opératioit barbare et inutile.
CROUTES (Médecine), du latin vrûsta. — On appelle ainsi de petites plaques formées sur la peau ou à l’origine des membranes muqueuses par une humeur coagulée et durcie, qui suinte d’une surface ulcérée ; telles sont les C. varioleuses., les C. vaccinales., etc. Par la figure constante et régulière qu’elles présentent dans la plupart des exanthèmes chroniques, elles peuvent fournir des renseignements précieux pour le diagnostic; ainsi dans le favus., c’est un tubercule jaunâtre dont le centre est déprimé en godet et les bords relevés. Dans la teigne granulée., ce sont de petits grains brunâtres d’une figure irrégulière. La teigne muqueuse croûtes jaunes irrégulières, sans enfoncement au sommet. Dans la dartre crustacée., elles sont tantôt jaunes, transparentes; d’autres fois, elles sont suspendues comme des stalactites; il en est qui figurent une espèce de mousse. Dans la lèpre., elles sont plus épaisses, plus larges, etc. (voyez les mots cités plus haut).
On appelle encore croûte de lait un exanthème qui se développe sur le cuir chevelu et le visage chez les enfants. Voy. Impétigo, Laiteuses {Maladies). F — n.
CRUGIANELLE (Botanique), Ctmcianella, Lin. ; diminutif du latin crux., croix; allusion à la disposition des feuilles. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales périgynes^ famille des Ruhiacées., tribu des Aspérulées» Caractères : corolle en entonnoir allongé à 4-5 lobes souvent munis d’appendiers; 4-5 étamines; anthères linéaires; style bifide au sommet; fruit indéhiscent à 2 carpelles. Les espèces de ce genre sont le plus souvent des herbes à feuilles verticillées, d’un vert un peu glauque. Leurs fleurs sont disposées en épis ou en capitules. Elles habitent les lieux incultes des régions tempérées de l’hémisphère boréal. On cultive communément, dans les jardins, la C. à long style [C. stylosa^ Trin.), espèce originaire de Perse. C’est une herbe vivace, couchée et hispide, caractérisée surtout par les styles en massue qui dépassent longuement les corolles d’un joli rose. La C. à larges feuilles {C. latifolia., Lin.), à fleurs d’un blanc verdâtre, et la C. maritime (C. maritima. Lin.), à fleurs jaunes, croissent dans la France méridionale, sur les bords de la Méditerranée. G — s.
CRUCIFÈRES (Botanique), en latin crucem ferre, porter une croix. — Famille de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes., classe des Cruciférinées., établie par A. L. de Jussieu. Elle correspond à la tétradynarnie, quinzième classe du système sexuel de Linné. Caractères : 4 sépales caducs, dont 2 extérieurs et 2 intérieurs; 4 pé-‘ taies alternes avec les sépales; 6 étamines, dont 2 plus petites, latérales, opposées aux sépales latéraux; pistil à 2 carpelles soudés en un ovaire plus ou moins allongé et terminé par un style à 1 ou 2 stigmates. Le fruit est tantôt une silique, quand il est plus long que large; tantôt une silicule, quand sa longueur ne dépasse pas ou dépasse peu sa largeur ; les graines ont un embryon courbé, dépourvu d’albumen, à radicule dirigée vers l’ombilic; les cotylédons sont opposés, droits, repliés ou contournés. Les crucifères sont des herbes le plus souvent vivaces, rarement des arbrisseaux, à suc aqueux et dépourvus de stipules. Leurs feuilles sont alternes. Leurs fleurs disposées en épis ou en grappes simples ou paniculées, ne varient guère, quant à la coloration, que du blanc au jaune et du jaune au ronge. Ces plantes, qui forment une des familles les plus naturelles par leurs caractères
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parfaitement tranchés, habitent en général les régions tempérées de l’ancien continent, principalement en Europe. On n’en rencontre qu’un petit nombre dans l’hémisphère austral. Elles sont très-rares vers l’équateur. En général, les crucifères sont antiscorbutiques, stimulantes, à cause du principe âcre qu’elles contiennent. Elle^ sont composées d’une forte dose d’azote à laquelle elles doivent leurs propriétés nutritives, et d’une huile volatile riche en soufre et en sélénium. La
le pli du jarret avec Vartère poplitée. Placée au pli de l’aine, immédiatement sous la peau et au-dessus d’une éminence de l’os iliaque, l’artère crurale peut facilement être comprimée dans le cas d’hémorrhagie siégeant en un point du membre inférieur. — - Le nerf crural est fourni par le plexus lombaire; il se divise dans la cuisse en rameaux^ cutanés q\\\ se distribuent à la peau de la partie antérieure et interne de la cuisse et en rameaux musculaires. — La veine crurale., satellite de l’artère, a la même disposition que ce vaisseau; elle reçoit une branche particulière qui est la veine saphène interne. — U aponévrose crurale est une vaste gaine fibreuse qui enveloppe toute la cuisse. S — y.
CRUSTACÉS (Zoologie), du latin crusta, croûte, test. — Classe de Tembranchement des Animaux articulés, sous-embranchenent des Articulés à pied articulés; elle comprend des espèces en général aquatiques, qui respirent par des branchies l’air dissous dans l’eau douce ou marine ; tantôt ces branchies sont recouvertes par les rebords d’une large carapace, repli de la portion dorsale du test; tantôt elles sont extérieures et d’une structure aussi variable que compliquée. Ces animaux sont encore caractérisés par l’existence d’un cœur recevant le sang à son retour des branchies et le poussant dans les artères pour nourrir tous les organes. Ce sang est incolore. Les premières espèces de la série des crustacés sont d’une organisation compliquée et très-perfectionnée, tandis que les dernières descendent à une grande imperfection. Leurs formes extérieures offrent des différences considé-
classification la plus généralement adoptée pour ces plantes est celle de de Candolle. Ce botaniste les divise en 5 grands sous-ordres, caractérisés par la forme de l’embryon, lesquels se subdivisent en 21 tribus caractérisées par la forme de la siliqueetde la silicule. l®*" sousordre : Pleurorhizées ; genres principaux : Giroflée, Cresson, Cochlearia, Thlaspi, Iberis. 2® sous-ordre : Notorhizées ; genres principaux ; Julienne, Cameline, Pastel. 3® sous-ordre : Orthoplocées ; genres principaux : Chou, Moutarde, Crambe, Raifort. 4® sous-ordre : Spirolobées; genre principal : Bunias. 5® sous-ordre : î)iplécolobées ; genre principal : Sénébière.
Travaux monographiques ; De Candolle, Mémoire sur les crucifères et Systema, t. II, p. 139. G — s.
CRUCIFORME (Botanique), — On donne ce nom à une forme de corolle régulière et composée de 4 pétales à longs onglets, à lames ouvertes, opposés deux à deux en croix. Cette forme de corolle, que l’on observe dans la giroflée, par exemple, est un des caractères de la famille des Crucifères et lui a valu son nom.
CRUOR (Médecine'), du latin cruor, sang d’une blessure. — Les chirurgiens nomment cruor le sang extravasé dans les tissus vivants à la suite d’une contusion. Les physiologistes nomment cruor, chez l’homme et les animaux vertébrés, soit la partie colorée du sang (globules), soit le caillot que cette partie colorée forme par la coagulation de la fibrine lorsque le sang tiré du corps d’un vertébré est abandonné à lui-même.
CRUPINE (Botanique), Crupina, Cassini. — Genre de plantes établi aux dépens du genre Centaurée dans la famille des Composées, tribu des Cynarées, sous-tribu des Centaurées. Caractérisé principalement par des akènes ovales-cylindriques couverts d’un duvet court et soyeux, ceux de la circonférence sans aigrette, ceux du disque terminés par une aigrette noirâtre, à 3 rangs. La C. vulgaire {C. vulgaris, Cass.), originaire de l’Europe méridionale, est une herbe à fleurs purpurines.
CRURAL (Anatomie), du latin crus, cuisse. — Se dit de ce qui appartient à la cuisse.
En anatomie humaine, Varcade crurale ou ligament de Fallope est un ligament qui sépare la cuisse de l’abdomen au niveau du pli de l’aine et contient dans ce pli les vaisseaux et nerfs cruraux destinés aux membres inférieurs, et passant en dessous par un orifice connu sous le nom ÿ! anneau crural . Uartère crurale ou fémorale, située à la partie interne de la cuisse, fait suite à Vaidère iliaque externe et prend son nom au niveau de l’arcade crurale, et inférieurement elle se continue dans
(1) c, c, cicatrices résultant de la chute des sépales. — g. glandes nectaires. — e', étamines courtes. ~ e", étamines longues — p, pistil,
(2) Tranche horizontale de Tovaire, grossie. — c, cloison. g,
graine.
(3) Silique (fruit).
(4) La même, une de ses vulves en'evée et laissant voir les graines.
rables en rapport avec cette inégalité de perfection organique. Leur corps se compose d’une série d’anneaux le plus souvent libres de se mouvoir les uns sur les autres, comme on le voit dans les cloportes ; mais souvent aussi soudés en un test ou carapace, plus ou moins étendu, comme on l’observe chez les squilles, les limules, les écrevisses, les crabes en général, etc. On distingue en général une tête formée de plusieurs anneaux, mais tantôt mobile sur les anneaux suivants, tantôt unie avec le thorax de façon à constituer une division commune du corps, nommée céphalothorax. Cette tête porte, en tous cas, les yeux, généralement au nombre de deux, deux paires d’antennes et la bouche pourvue de plusieurs pièces d’appendices destinés à saisir et à diviser les aliments. Ces mâchoires semblent être des membres transformés pour une fonction spéciale ; car chez les limules, la bouche est entourée de véritables pattes dont les hanches triturent les aliments ; mais chez les crustacés les plus élevés les appendices buccaux, au nombre de 7 paires, ont des formes tout à fait particulières. Le thorax plus ou moins nettement délimité montre en général 7 anneaux; en dessous de cette portion du corps s’insèrent 5 à 7 paires de pattes, suivant les espèces. Enfin l’abdomen, de forme annelée en général bien reconnaissable, porte habituellement à sa face inférieure des paires d’appendices que Ton nomme fausses pattes, et qui servent à la natation, à la gestation des œufs, parfois même à la respiration aquatique.
La peau des crustacés est enraidie par un épiderme corné où se dépose dans beaucoup d’espèces du calcaire qui en augmente considérablement la dureté et l’épaisseur. Cet épiderme tombe par une mue périodique à la suite de laquelle le test demeure quelquesjours membraneux et mou, et qui permet l’accroissement de l’animal pendant son jeune âge. Les crustacés se nourrissent en général de substances animales, mais à des états très-
(l) c, cœur. — 1, artère de l’œil. — 2, artère de l’anlenae. — 3, artère du foie. — 4, les veines branchio-cardiaques, ramenant le sang des branchies au cœur. — 5, artère qui se rend à la face sternale du corps, — 6, artère abdominale inférieure, 7, artere abdominale supérieure. — S, sinus veineux qui rassemble le sang revenant de toutes les parties et le fournit aux branchies
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variés qui expliquent les grandes variétés de conformation de l’appareil buccal. Le canal digestif est composé habituellement d’un œsophage court, d’un estomac assez vaste souvent muni de dents puissantes et d’un intestin qui se rend à l’anus à peu près sans détours. Le plus souvent un foie volumineux est annexé à ce canal digestif; quelques espèces ont cependant, au lieu de foie, des canaux biliaires comme ceux des insectes. Le système nerveux des crustacés a ses masses centrales disposées, conformément au plan général de l’organisation des animaux articulés, en u:ie double série de ganglions, dont les deux premiers au-dessus l’œsophage, les autres suivant la ligne médiane ventrale, sous le canal digestif. A mesure que l’organisation des espèces est plus perfectionnée, ces ganglions se concentrent d’arrière en avant de telle façon que, chez les crabes, la plupart d’entre eux finissent par SC confondre en une masse unique et considérable située
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vers la face inférieure et au milieu du thorax. La plupart des crustacés ont à la base des antennes externes un appareil d’audition.
Tous les crustacés sont ovipares, et les œufs sont en général suspendus sous l’abdomen des femelles pendant le développement des jeunes. Les espèces supérieures naissent avec des formes très-analogues à celles qu’elles doivent conserver ; mais les espèces inférieures subissent des métamorphoses, et môme chez certaines d’entre elles les formcjs caractéristiques de leur classe s’altèrent et l’organisme semble se dégrader en parvenant à l’âge adulte (lernées, caliges). Les crustacés peuvent atteindre à une taille considérable pour des animaux articulés, et les homards, les langoustes comptent parmi les plus grands animaux de cet embranchement.
♦ Latreille, dans le Règne animal de Cuvier, partage la classe des Crustacés en deux sous-classes : la l*"® sousclasse, les Malacostraces^ se partage en 6 ordres : les Décapodes sous-divisés en D. brachyures (crabes) et D. macroures (écrevisses) ; les Stomapodes^ divisés en deux familles, les S. unicuirassés (squilles), et les S. bicui- ' rassés (Phyllosomes) ; les Amphvpodes (crevettes ou chevrettes) ; les Lœmodipodes (cyames) ; les Isopodes (cloportes). La 2® sous-classe, les Entomostracés^ beaucoup moins nombreuse, se partage en 2 ordres : les Bi^anchiopodes (monocles, cypris, apus), et les Pœcilopodesà.\v\s>é& en deux familles, les Xiphosures (limules) et les Siphonostomes^ formant deux tribus, les Caligides (argule, calige) et les Lernœif ormes (dichélestion, nicothoë). A cette même sous -classe, Latreille, d’après Al. Brongniart, rattache en outre le grand groupe des crustacés fossiles connus sous le nom général de Trilohites. Il les divise •en 5 genres ; les Agnostes^ les Calymènes^ les Asaphes, les Ogygies^ les Paradoxides. M. Milne Edwards, qui a fait sur les animaux de cette classe des travaux d’une importance tout à fait exceptionnelle, après avoir exprimé combien le classement méthodique de ce groupe offre de difficultés, en propose une classification qui est
(1) a, antennes externes. — o, œil, — e, estomac. — c, ganglions cérébroïdes. — no, nerf optique. — co, collier œsophagien. — ns, nerfs de l’estomac. ~ gt, masse centrale formée par la reimion des ganglions thoraciques et des ganglions abdominaux. — np, nerfs qui vont aux pattes, — na, nerf abdominal central.
généralement suivie aujourd’hui, et qu’on trouvera exposée, dans son article Crustacés,, du Dict. Univ. d'Hùt. nat. de d’Orbigny. Voici le tableau des groupes supérieurs de cette méthode :
sous CLASSES.