CUI
superficielle. — Le nerf cubital est un rameau fourni par la huitième paire de nevfs cervicaux et la première paire dorsale; il se distribue au doigt annulaire et au petit doigt. Ce nerf suit la partie antérieure et interne du bras et contourne le côté interne du coude pour gagner la partie postérieure de l’avant-bras ; c’est près du coude que, placé entre l’apophyse olécrane et la tubérosité interne de l’humérus, il peut être atteint par des coups qui produisent alors dans tout l’avant-bras et la main un engourdissement douloureux bien connu. — On nomme p2iYÏo\% os cubital V os pyramidal du carpe. F — n.
CUBITUS (Anatomie), du latin coude. — L’un
des deux os del’avant-bras,parfois aussi nommé w/wa.Chez l'homme.^ c’est celui des deux os qui est le plus long et dont l’extrémité supérieure forme toute la pointedu coude tandis que l’extrémité inférieure supporte le côté interne de la main et se voit à la face dorsale du poignet sous l’aspect d’une saillie osseuse placée au-dessus du petit doigt. L’extrémité supérieure du cubitus comprend deux apophyses ou saillies osseuses, dont l’une, postérieure, porte le nom ù' olécrane, et dont l’autre, antérieure, se nomme l’apophyse corono'ide. L’intervalle qui reste entre elles, d’avant en arrière, constitue la grande cavité sigmoïde et s’articule avec l’extrémité de Vhumérus. Au côté externe de l’apophyse coronoïde se voit la petite cavité sigmoïde qui s’articule avec l’extrémité supérieure de l’os radius. A l’extrémité inférieure du cubitus, on voit deux éminences : l’une, interne, apophyse styldide ; l’autre, externe, porte le nom de tête et s’articule latéralement avec le radius et médiatement avec l’o5 pyra~ midal du carpe.
Chez les Mammifères, le plus habituellement le cubitus est soudé au radius dans la position qu’on lui donne chez l’homme dans le mouvement de pronation, afin que, pendant la marche, la main pose la paume sur le sol. Souvent aussi l’extrémité inférieure de l’os s’amincit considérablement ou même s’atrophie plus ou moins complètement. Chez les Mammifères où le membre antérieur ne sert pas à la marche, les deux os de l’avant-bras sont ordinairement développés et parallèles l’un à l’autre, avec ou sans mobilité réciproque, suivant les usages auxquels est destinée la main. Chez les Oiseaux, les mêmes raisons ont maintenu l’existence des deux os parallèles, mais immobiles l’un sur l’autre. Les modifications du cubitus chez les Reptiles et les Amphibies sont soumises aux mêmes causes fonctionnelles et conformes à ce qui vient d’être indiqué. L’analogue du cubitus ne se retrouve pas dans la nageoire pectorale des Poissons. F — n.
cuboïde (Anatomie), nom tiré de la forme. — Os du tarse de l’homme et des mammifères; situé à la partie antérieure et supérieure du tarse, il s’articule avec le calcanéum en arrière ; avec les deux derniers métatarsiens en avant ; avec le troisième cunéiforme en dedans et, chez certains mammifères, avec le scaphoïde, auquel il est même soudé chez les ruminants.
CUCIFÈRE (Botanique), Cwcï/era, Forsk. ; nom donné par Théophraste à une espèce de palmier que les savants français de l’expédition d’Égypte ont cru reconnaître dans le douraier d’Égypte. — Genre de plantes Monocotylédones périspermées, famille des Palmiers, tribu des Borassinées, nommé par Gaertner Hyphoene (du grec wp/irtmd, j’entrelace, je tisse), à cause des fibres dont son fruit est revêtu . Ce fruit est une sorte de drupe ovoïde provenant de fleurs femelles, comprenant un calice campanulé et une corolle à 3 pétales; ovaire à 3 loges; fleurs mâles réunies deux par deux dans chaque fossette du régime; 6 étamines. I.e C. de la Thébdide {C. Thebaica, Delile), appelé vulgairement Doumier, dn nom Boum ou Doenia, que les Arabes lui donnent, est un arbre de moyenne grandeur, à ramifications dichotoraes et dont les feuilles palmées en éventail atteignent 2 mètres sur 1 de largeur. Son fruit, roussâtre, est long de 0“,10. Ce végétal, qui se distingue à première vue des autres palmiers, croît en Abyssinie, en Nubie et dans la haute Égypte. Son fruit est alimentaire et fait l’objet d’un commerce assez important au Caire. Son bois est employé dans la construction. G — s.
eUGUBALUS (Botanique), Cucubalus, Tourn.; du grec kakos, mauvais, et bolè, jet, mauvaise plante? — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, famille des Silénées de M. Brongniart et des Caryophy liées di Jussieu; calice persistant, à dents aiguës; 5 pétales; 10 étamines; ovaire à une loge, avec 3 cloisons au fond; 3 styles; fruit en baie charnue, noirâtre, indéhiscente. Le C. baccifère{C. bacci férus. Lin.) est une plante vivace, subgrimpante, à tiges faibles, très-rameuses. Ses fleurs
blanches, solitaires, d’abord penchées, se redressent après la fécondation. Cette espèce habite en Europe, dans les bois, les haies et les lieux couverts. G — s.
CÜCUJE (Zoologie), Cucujus, Latr. — Genre d'insectes de l’ordre des Coléoptères, famille des Platysomes. Fabricius avait compris dans ce genre tous les platysomes ; Latreille en a distrait un bon nombre d’espèces qui forment les genres voisins, Dendrophages et Uléïotes. Ce sont des insectes étrangers à la France ; une espèce vit en Allemagne et en Suède, les autres sont américaines ; leur corps est plat, leurs pattes courtes, et on les trouve sous les écorces des arbres morts.
CUCULÉS, CecoLiDES (Zoologie). — Nom donné par certains auteurs à une famille ou une tribu d'Oiseaux dont le Coucou serait le type.
CUCULLIFORME (Botanique), du latin cucullus, capuchon. — Se dit des organes en forme de capuchon ou de cornet. Les feuilles du Plantain très-grand et du Géranium cucullatum sont cuculliformes. Les pétales sont cuculliformes dans l’Ancolie , le Pied d’alouette, etc. Dans un grand nombre d’Aroïdées, le Genêt pied-deveau, par exemple, la spathe est roulée en cornet et, par conséquent, dite cucuUiforme.
CUCUMIS (Botanique). — Voyez Concombre.
CUCURBITACÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, des Cucurbitinées établie par A. L. de Jussieu. Caractères : fleurs monoïques ou dioïques; calice gamosépale et plus ou moins soudé avec l’ovaire; 5 pétales libres ou soudés inférieurement avec le tube du calice ; étamines, 2-3-5, libres ou monadelphes ou soudées deux à deux, la cinquième restant libre; anthères à 1 ou 2 lobes; stigmates, 3-5 ; ovaire composé de 3 ou 5 carpelles charnus, fruit à 3-5 loges renfermant un grand nombre de graines dépourvues d’albumen. Les cucurbitacées sont des herbes grimpantes ou rampantes, vivaces ou annuelles, à feuilles palmées, souvent hérissées de poils rudes. Ces plantes habitent en général les régions tropicales des deux continents. Le plus grand nombre se trouvent dans les Indes orientales. Elles sont rares dans les régions tempérées. On ne s’étonnera pas de les voir si bien se développer dans nos climats, malgré leur origine, si l’on considère qu’elles ne vivent que quelques mois pour la plupart et que, pendant notre été, elles peuvent parfaitement acquérir tout leur développement. Cette famille fournit un grand nombre de produits pour l’alimentation ; tels sont les melons, les courges, les concombres, etc. Plusieurs espèces s’emploient aussi en médecine, à cause de leurs propriétés purgatives et môme drastiques. Genres principaux: Bryone, Citrouille, Ecbalium, Momordique, Benincasa, Gourde (calebasse)^ Concombre, Courge.
Travaux monographiques ; Auguste Saint-Hilaire, il/emoires du Muséum, t. IX (1823). — Serin ge , dans le Prodromus de de Gandolle, t. III. G — s.
CUEILLETTE (Agriculture). — Voyez Récolte.
GUILLERON (Zoologie), nom tiré de la forme de l’organe.— Certains insectes diptères portent sur les parties latérales du thorax, en dessous du bord postérieur de l’aile, une sorte d’écaille ou lame cornée voûtée qui surmonte et protège le balancier; c’est là ce qu’on nomme le cuilleron. Get organe est considéré comme un rudiment de l’aile; on a dit aussi qu’en frottant contre le balancier pendant le vol, le cuilleron produisait le bourdonnement que font entendre beaucoup de diptères. C’est une erreur, caries cousins, dont le bourdonnement est très-fort, n’ont pas de cuillerons.
Cuilleron (Botanique). — On nomme parfois ainsi, dans les plantes, des appendices des pétales ou les pétales eux-mêmes, lorsqu’ils ont la forme d’une sorte de cuiller.
CUIR CHEVELU (Anatomie). — On appelle ainsi, chez l’homme, la portion de la peau qui porte les cheveux ; cette peau est mince, très-peu mobile, d-une sensibilité médiocre et assez serrée sur les os sous-jacents.
CUIR (Technologie). — Voyez Tannage.
CUIRASSE (Guerre). — La cuirasse est une arme défensive destinée à protéger la poitrine et le dos. En France, la cavalerie de réserve (carabiniers et cuirassiers) est armée de la cuirasse ; les soldats du génie, lorsqu’ils sont obligés de creuser des tranchées à proximité de l’ennemi, s’en servent également.
La cuirasse est composée de deux parties, le plastron et le dos; ces deux parties sont réunies par une ceinture en cuir et par deux bretelles également en cuir et recouvertes de deux chaînettes en laiton. Le plastron est divisé au milieu par une arête saillante on arete ou buse, et porte tout autour des rebords ou gouttières des-
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