‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 228 sur 385 · CUP · texte numérisé non relu

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et vases de cuivre dont se servent les marchands de vins, traiteurs, aubergistes, pâtissiers, etc., à l’elfet de vérifier l’état de ces ustensiles sous le rapport de la salubrité (ordonnance de police du 23 juillet 1832).

On avait pensé que les ouvriers qui travaillent le cuivre étaient sujets à certains accidents toxiques, et môme on avait décrit, sous le nom de colique de cuivre, un état pathologique ayant quelque analogie avec la colique de plomb. Desbois de Rochefort avait accrédité cette idée, reprise et développée dans un mémoire lu à l’Académie des sciences, le 17 février I84G, parle docteur Blandet. Tout cela, du reste, était contraire à l'opinion de Bordeu et de Hetlinger, déclarant que les mineurs chargés de l’extraction du cuivre ne sont affectés d’aucune maladie particulière. La question, remise à l’étude, a été examinée de nouveau dans un mémoire publié par MM. Chevallier et Boys de Loury, d’où il résulte que le cuivre par lui-même, soit au moment de sa fonte, soit lorsqu’il est réduit en poudre légère, est inoffensif ; que les ouvriers en cuivre, quelle que soit leur spécialité, ne présentent aucun accident qui puisse être attribué à l’action d’un agent toxique particulier, et que la colique de cuivre n’existe pas (voyez Étamage). Consultez : Accidents causés par les vases de cuivre^ par Chevallier {Ann. d'hyg.^ 1832, t. VIII. Mém. sur les ouvriers qui travaillent le cuivre et ses alliages {Ann. d'hyg.^ 1850, t. XLIII et XLIV, par Chevallier et Boys de Loury. F — n.

CUL-BLANC (Zoologie). — Nom vulgaire de plusieurs oiseaux de rivage ou de marais; le Motteux ou Vit?'ec^ le Bécasseau ; la Guignette ; la Bécassine.

CUL-DE-POULE (Vétérinaire). — On nomme ainsi le bourrelet graisseux qui entoure la base de la queue du cheval, lorsqu'il est trop gras. On donne encore ce nom, chez les bestiaux malades, aux ulcères à bords saillants, renversés en dehors, comme on les observe dans le farcin.

CULEX (Zoologie). — Voyez Cousin.

CULICIDES (Zoologie). — Groupe naturel de la famille des Diptères némocères, que certains auteurs ont formé en prenant pour type le genre Cousin (Culex).

CULMINATION (Astronomie). — En vertu du mouvement diurne, tous les astres se lèvent du côté de l’orient, montent au-dessus de l’horizon, atteignent leur point culminant ou de culmination lorsqu’ils traversent le plan du méridien, s’abaissent ensuite progressivement se couchent du côté de l’occident (voyez Ciel, Méridien).

CULOTTE (Zootechnie). — Les bouchers nomment ainsi, dans le bœuf, la partie de la croupe qui termine l’animal du côté de la queue; c’est un morceau estimé, dans lequel on distingue trois parties : le cimier en avant, le milieu de culotte et la pointe de culotte en arrière.

Culotte de chien (Horticulture). — Variété d' Oranger cultivé.

Culotte de Suisse (Horticulture). — Variété de Poire., nommé aussi Verte longue panachée.

Culotte de velours (Zootechnie). — Variété de Coq., nommée aussi Coq de Hambourg et Culotte de Suisse.

CULPEU (Zoologie). — Nom d’un animal signalé au Chili par Molina et qui appartient au groupe des Chiens. Cet animal, dont la taille, le pelage et les mœurs rappellent beaucoup, selon lui, le renard de nos pays, est encore aujourd’hui fort peu connu. F. Cuvier a cru y reconnaître le Chien antarctique. M. P. Gervais se déclare incertain sur la véritable nature de cette espèce qu’il range parmi les Canidés dans le genre Dusocyon d’Hamilton ou Crabier.

CULTIVATEUR (Agriculture). — Nom donné à divers instruments agricoles tels que les buttoirs, binoirs, houes à cheval., extirpateurs., scarificateurs, herses-brisoires (voyez Labour, Extirpateür, Herse).

CÜLTRIROSTRES (Zoologie), du latin culter, couteau, et rostrum, bec. — Troisième famille d' Oiseaux de l’ordre des Échassiers, de Cuvier ; caractérisée par un bec gros, long et fort, le plus souvent môme tranchant et pointu ; elle réunit à peu pi ès toutes les espèces du genre Ardea ou Héron de Linné. Cuvier les subdivisait en trois tribus : r les Grues ; genres : Agami, Grue; 2“ les Hérons; genres : Savacou, Héron, Onoré, Aigrette, Butor, Bihoreau; 3» les Cigognes ; genres ; Cigogne, Jabiru, Ombrette, Bec-ouvert, Drome, Tantale, Spatule.

CULTURE (Agriculture), du latin colere, cultiver. — La culture est l’ensemble des procédés par lesquels l’homme fait produire aux êtres vivants ce qu’exigent ses besoins ou ses caprices. Immuables à l’état sauvage, où les circonstances extérieures demeurent à peu près inva-

riables, les espèces animales et végétales sont susceptibles de changements progressifs considérables dès que la volonté de l’homme modifie leurs conditions d’existence.

Un certain nombre de ces espèces ont été particulièrement créées avec les aptitudes nécessaires pour s’accommoder à cet empire de rintelligence humaine ; c’est parmi elles que nous avons trouvé nos espèces domestiques. ' Grâce à cette disposition providentielle, ^l’homme n’a besoin que d’observer avec sagacité les modifications qui résultent des circonstances particulières où il a placé les I

plantes et les animaux, et il devient capable de reproduire i

à son gré celles de ces modifications qui concordent avec î

ses goûts et ses besoins. Les procédés de culture sont donc essentiellement fondés sur la tradition; mais ils doivent être sans cesse perfectionnés au moyen des nouvelles con- i

naissances que l’homme peut acquérir. Un art aussi vaste i

embrasse tous les êtres vivants; aussi y a-t-il un grand !

nombre de genres de cultures tant d’animaux que de |

végétaux (voyez Agriculture, Horticulture, Apiculture, Pisciculture, etc.).

CUMIN (Botanique), Cuminum, Lin. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, famille des Ombellifères, tribu des Cuminées, dont l’espèce unique, le C. officinal {C. cyminum. Lin.), est une plante aimiielle, ! à racines oblongues, menue, qui donne naissance à une i tige haute de 0'“,15 à 0'",18, glabre, striée, rameuse, ! feuilles découpées, presque capillaires; fleurs petites, blanches, rosées ou purpurines, disposées en ombelles à quatre ou cinq rayons, auxquelles succèdent des graines planes, ovales, légèrement convexes d’un côté et concaves de l’autre, de couleur cendrée, plus grosses et plus allongées que l’anis ; elles répandent une odeur forte qui n’est pas désagréable, ont une saveur amère, aromatique, piquante. Employées autrefois souvent en médecine comme stimulantes, carminatives et môme comme diurétiques, elles sont aujourd’hui presque abandonnées. Mais, comme assaisonnement, elles sont d’un usage très-fréquent. Les ^ Turcs en mettent dans presque tous leurs ragoûts ; les | Allemands en mettent souvent dans leur pain, et les Hol- i

landais en aromatisent leurs fromages. Cette plante, qui i

croît spontanément en Égypte et en Éthiopie, se cultive ! maintenant dans quelques parties du midi de l’Europe, i et particulièrement à Malte et jusqu’en Italie. Ce genre se distingue par un calice à 5 dents lancéolées; pétales oblongs, échancrés; fruit comprimé, graine un peu con- f( cave à sa face ventrale, convexe à sa face dorsale. ||

Cumin des prés (Botanique).— Nom vulgaire du Carvi. j

Cumin noir (Botanique). — Voyez Nigelle cultivée. |

CUNÉIFORME (Anatomie), du latin cuneus, coin, et î

forma, forme. — Nom commun de trois os de la deuxième |

rangée du tarse, chez l’homme et chez les mammifères, ;

qui ont la forme de coins. Ils se touchent entre eux et s’articulent en arrière avec le scaphoïde, en avant avec !

les os du métatarse ; en haut et en bas, le plùs externe ■

des trois cunéiformes s’articule avec le cuboïde. D’après '

leur volume relatif ou leur position, on les distingue par les noms de grand ou premier cunéiforme, qui est le |

plus interne; petit ou second cunéiforme; moyen ou troi- ;

sième cunéiforme, qui est le plus externe. — On donne (

parfois le nom de cunéiforme à l’o^ pyramidal du :

carpe.

CÜPIDONE (Botanique), Catananche, Vaill. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales périgynes, famille des Composées, tribu des C'hicoracées ; sous-tribu des Hyoséridées; à réceptacle frangé ou poilu ; akènes pentagones con- i verts de soies. Les espèces de ce genre sont des herbes à tiges presque nues supérieurement. La C. à fleurs bleues, vulgairement Gomme bleue ou Chicorée bâtarde [C. cœrulea. Lin.), est une jolie plante à feuilles velues, qui vient spontanément dans la France méridionale. On la cultive souvent dans les jardins pour ses fleurs d’un beau bleu. La C. à fleurs faunes ou Pied-de-lion (C. lutea,

Lin.), avec des feuilles â trois nervures et des fleurs jaunes, est originaire de la Barbarie.

CUPRESSINÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones gymnospermes , de la classe des Conifères, et qui a pour type le genre Cyprès (Cupressus). '

Plusieurs botanistes, considérant seulement les conifères '

comme une famille, ne font qu’une tribu des ['

7iées. Ces plantes se distinguent des familles voisines |

(voyez Conifères) par leurs fleurs femelles dressées «

réunies plusieurs ensemble à l’aisselle d’écailles peu jt

nombi'cuscs, par leurs fruits drupacés ou strobilacés formés d’écailles libres ou quelquefois soudées. Les cupres- ' sinées habitent principalement les régions tempérées de s l’hémisphère boréal. On en trouve aussi quelques espèces ; '

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