CUR
eus
au cap de Bonne-Espérance et en Australie. Genres principaux : Genévrier^ Callitris^ Thuia^ Cyprès^ Taxodie^ Cryptomère. G — s.
CÜPRESSÜS (Botanique). — Voyez Cyprès.
CUPULE (Botanique), diminutif de cwpa, coupe. — On nomme ainsi, dans certaines plantes, un involucre composé de bractées disposées sur plusieurs rangs et soudées ensemble de manière à ne plus former qu’un seul corps en forme de coupe qui renferme une ou plusieurs fleurs femelles et qui accompagne le fruit. Plusieurs botanistes ont étendu l’acception de ce terme jusqu’à d’autres involucres de végétaux amentacés et môme aux bractées des conifères, « Ce que nous nommons cupule dans le Co~ rylus aue/Mwa (noisetier), dit de Mirbel, ressemble tout à fait à deux feuilles unies ensemble par leurs bords. La cupule du chêne est composée de petites écailles ou bractées soudées par leur partie inférieure, et elle ne diffère pas beaucoup de certains involucres. Dans Yephedra., (Gnétacées), les gaines placées à chaque articulation, et qui sont évidemmentldes feuilles opposées, se rapprochent au voisinage du fruit, et elles composent une suite de cupules emboîtées les unes dans les autres. »
GUPULIFÈRES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones établie par L. G. Richard parmi les Amentacées de Jussieu pour les plantes de ce groupe dont l’ovaire est infère et les ovules suspendus. Elle correspond aux Corylacées de Mirbel et aux Quercinées de de Jussieu et de Ad. Brongniart ; son nom lui vient de ce que le fruit des végétaux qu’elle renferme est plus ou moins recouvert par un involucre ligneux, osseux ou coriace nommé cupule (voyez ce mot).
On nomme aussi cupulifères., d’après de Mirbel, les poils qui sont terminés par une glande en forme de godet, comme dans le croton pénicillé. “
CURARE (Toxicologie), nom indigène. — L’attention des physiologistes a été vivement frappée par les propriétés redoutables d’un poison rapporté de l’Amérique méridionale par les voyageurs, et nommé curare^ urari, woorai'ia^ wurali, ticuna par les naturels qui le préparent. M. C. Bernard en a surtout étudié les effets; introduit pur dans une blessure ou dans les vaisseaux sanguins, le curare foudroie les animaux en quelques secondes sans même laisser survivre la contractilité des muscles ; étendu d’eau et ralenti dans ses effets, il anéantit les propriétés des nerfs de la vie animale sans atteindre en rien celles des nerfs de la vie organique. Comme le venin des serpents, le curare n’est pas absorbé à travers l’épithélium de la muqueuse digestive ; il en résulte qu’un animal peut ingérer sans danger ce terrible poison dont une goutte mêlée à son sang déterminerait sa mort. On ne connaît aucun antidote de ce poison. L’origine du curare est encore incomplètement connue. De Humboldt, dans ses relations de voyages, en décrit la fabrication sans indiquer la plante qu’on y emploie. Waterton donne aussi des détails sur cette opération en nommant le poison wourali.^ maissa^isen mieux préciser l’origine. A. d’Orbigny, dans son Voyage dans les deux Amériques., raconte le procédé des naturels des bords de l’Orénoque, en attribuant à tort ce produit à une Berthollétie. Endlicher affirme avec beaucoup plus de vraisemblance que les naturels de l’Amérique du Sud tirent le curare de l’écorce de deux espèces de lianes, le Strycfinos de la Guyane et le Strychnos toxifère., comme les Malais préparent avec le Strychnos tieuté leur redoutable upas tieuté. Dans le curare entreraient, avec le suc des strychnos, du poivre, de la coque du Levant et d’autres plantes âcres. Le procédé de fabrication paraît consister principalement dans l’expression du suc vénéneux par broiement de l’écorce, une infusion à froid et une concentration par évaporation. Des cérémonies bizarres et mystérieuses entourent l’opération. Cet agent toxique est destiné à empoisonner les armes des Indiens.
GURGUMA (Botanique), Curcuma, Lin. ; de kurkum, nom arabe de la plante. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétates périgynes., famille des Zingibéracées. Les espèces de ce genre sont des herbes vivaces à racines tubéreuses, à fleurs disposées en épi surmonté de bractées stériles en touffe; elles ont un calice court, tubuleux, à 3 dents ; corolle à 2 lèvres, une seule étamine, ovaire infère, à 3 loges, renfermant de nombreux ovules pourvus d’arille. Elles habitent les régions tropicales de l’Inde. Le C. allongé (C. longa., Lin.) a ses tubercules vivement colorés en dedans d’orangé foncé. Ses fleurs, en long épi, sont accompagnées de larges bractées concaves, d’un vert pâle. La racine tubéreuse de cette plante fournit la matière tinctoriale qui porte son nom et dont
on fait un grand usage. Le curcuma est répandu dans le commerce sous forme de petits morceaux cylindriques contournés, à écorce jaune ou grise, lisse ou chagrinée. L’intérieur est, suivant différents états, ou jaune rougeâtre, ou jaune pâle, ou brun. L’odeur est fortement aromatique et la saveur âcre, amère et chaude. On extrait de ce tubercule une couleur jaune qui sert à teindre les étoffes. Elle sert aussi à rehausser la couleur des étoffes de soie teintes avec la cochenille. Malheureusement la belle couleur orangée qu’elle produit a peu de fixité ; on l’emploie très-souvent pour colorer les papiers, les cuirs, les pâtisseries, le beurre, les pommades, etc. Les médecins ont rarement recours à ses propriétés stimulantes. Les Indiens l’emploient dans les fièvres intermittentes et les maladies de la peau. Us se servent aussi de la racine fraîche, dans leur cuisine, pour colorer en jaune le riz et d’autres aliments. On cultive également dans les Indes le C. amada. Rose., et le C. aromatica, Salisb. , à cause de leurs tubercules alimentaires et des propriétés médicinales dont on tire parti. G — s.
Curcuma (Chimie). — La racine de curcuma contient , en même temps qu’une huile volatile et des produits gommeux et résinoîdes, une matière colorante qu’on a nommée curcumine, et qui se dissout seulement dans l’alcool. Son extraction est fondée sur cette propriété. Les alcalis colorent la curcumine en rouge ; aussi a-t-on pu obtenir avec le papier imprégné de teinture de curcuma un réactif très-sensible pour déceler la présence des alcalis. Ce papier, d’abord jaune, prend une couleur d’un brun rougeâtre au contact de la moindre trace d’alcali dissous, ou sous l’influence des émanations ammoniacales. Les teinturiers se servent de la couleur du curcuma pour aviver la teinte de l’écarlate et pour donner au jaune que produit la gaude un reflet doré. En parfumerie, on l’emploie pour colorer les pommades ; elle sert aussi pour colorer les peaux employées dans la fabrication des galets.
CURGAS (Botanique). — Voyez Médicinier.
CURSEUR (Mécanique). — Pièce mobile le long d’une échelle divisée et destinée à fixer le point précis qui correspond à la longueur ou à la hauteur à mesurer.
Souvent le curseur est muni d’un vernier qui permet d’apprécier les fractions de l’unité de longueur tracée sur la règle.
CURGÜLIONIDES (Zoologie), du latin curculio, charançon. — On nomme ainsi, d’après Schœnherr, la vaste famille d'insectes coléoptères tétramères que Latreille ( Règne animal de Cuvier) avait nommée Rhynchophores ou Porte-bec^ à cause de la conformation de leur tête en bec plus ou moins allongé (voyez Rhynchophores'. Schœnherr, dans cette famille, ne décrit pas moins de quatre cent quatre genres répartis dans trente tribus ; quant aux espèces, leur nombre s’élèverait peut-être à dix mille, s’il faut en croire les entomologistes spécialement adonnés à l’étude de ces animaux (consultez Généra et species Curculionidum de Schœnherr).
CURE-OREILLE (Zoologie). — Nom donné parfois à l’insecte que l’on nomme aussi Perce-oreille ou F orficule.
CURETTE (Chirurgie). — Instrument ordinairement composé d’un manche de bois et d’une tige terminée par une cuiller en or, en argent, en acier ou en ivoire, fort allongée, plus large au milieu qu’aux extrémités, à bords mousses ou polis. On s’en sert pour extraire des calculs de la vessie, après une incision préalable suffisante, des corps étrangers de toute espèce engagés dans les parties molles, etc.
GURRUGA (Zoologie). — Voyez Fauvette.
GURVINERVÉ (Botanique), du latin curvus., courbe, et nervus., nerf. — On nomme ainsi certaines feuilles dont les nervures sont courbées de façon à devenir parallèles au bord dii limbe.
CUSCUTE (Botanique), Cuscuta., Tourn. ; du latin cuscuta., dérivé lui-même de l’arabe kechout. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes., famille des Convolvulacées y tribu des Convolvulées. Les cuscutes sont des herbes parasites, volubiles, dépourvues de feuilles, comme leur embryon de cotylédons. Leurs tiges, qui se présentent simplement sous la forme de petits filets blanchâtres, ont, au lieu de feuilles, de petites écailles peu visibles, s’enlacent et s’accrochent à l’aide de suçoirs autour de certaines plantes, telles que la luzerne, le trèfle, les graminées, le lin et même la vigne, et finissent par les étouffer. Les fleurs, blanches et très-petites, ont un calice à 4-5 dents, une corolle monopétale, urcéolée-globuleuse, à 4-5 lobes, 4-5 étamines, un ovaire 2 loges. Le fruit est capsulaire, à péricarpe membraneux.