‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 235 sur 385 · DAT · texte numérisé non relu

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>üse : c’est VAcné de Bateman (voyez Acné, Couperose). 2® La D. pustuleuse disséminée^ caractérisée par des boutons de la grosseur d’un petit pois, épars sur différentes parties du corps, surtout au visage, qui, en se multipliant, finissent par se rapprocher et se toucher. 3® La D. pustuleuse mentagre [Sycosis, de Bateman), éruption de boutons rouges, lisses, conoîdes, qui se développent sur le menton, les joues, etc. (voyez Mentagre, Sycosis). 4® La D, pustuleuse miliaire^ légère inflammation suivie de petites granulations blanchâtres et luisantes, semblables à des graines de millet, qu’on observe souvent sur le visage des adolescents des deux sexes. La dartre pustuleuse est souvent liée à une phlegmasie des organes digestifs.

5“ La D. rongeante [Lupus^ Batem.) se manifeste par un bouton ou une pustule croûteuse qui dégénère bientôt en un ulcère rongeant donnant un pus ichoreux, et qui finit par attaquer non-seulement la peau, mais encore les muscles, les cartilages et jusqu’aux os ; elle peut attaquer une ou plusieurs parties des téguments, mais surtout les ailes du nez. Elle est désignée par les auteurs sous les noms à'Herpes exedens^ Herpes esthiornenos , Lupus vorax^ Papula fera^ etc. Alibert distinguait une D. rongeante scorbutique ; elle a un aspect livide, avec des vergetures de taches bleuâtres sur la peau; une D. rongeante syphilitique^ qui offre une teinte cuivrée; une D. rongeante scrofuleuse ; ici on aperçoit des élévations charnues, avec turgescence du tissu cellulaire (voyez Lupus).

6° La D. phlycténoïde {Herpes phlyctenoïde, Cazen.), caractérisée par des phlyctènes de forme et de grandeur variées, produites par le soulèvement de l’épiderme, remplies de sérosité ichoreuse, laissant après ejles des écailles rougeâtres. Une première variété constituait la D. phlycténoïde confluente^ éruption successive de vésicules du volume d’une amande, quelquefois plus grosses, remplies d’une sérosité jaunâtre (voyez Pemphigus); une seconde variété, la D, phlycténoïde en zone^ larges pustules blanches ou rouges, souvent très-rapprochées et disposées le plus ordinairement en demi-ceinture (voyez Zona).

7® La D. érythémoïde {ErythèmCy Batem.) offre des élevures rouges, enflammées, qui se terminent à la longue par de légères exfoliations de l’épiderme analogues à celles de l’érythème. Alibert rattachait à cette espèce, comme variétés, V Erythème et VUrticaire (voyez ces mots). A proprement parler, ces deux dernières espèces ne peuvent guère être admises comme des dartres, et Alibert lui-même ne les a pas toujours classées comme telles.

Parmi les causes des dartres, les plus efficaces tiennent à la contexture, à l’organisation particulière de la ))eau et à l’exercice plus ou moins régulier de ses fonctions; à ces prédispositions, il faut joindre l’hérédité, les climats chauds, une nourriture indigeste, les fatigues , les voyages, la malpropreté, certaines professions, les chagrins et toutes les passions tristes; enfin quelques causes spéciales comme le tempérament sanguin pour la dartre crustacée flavescente, le tempérament bilieux pour la dartre pustuleuse et surtout la mentagre.^ etc. Toutes les espèces de dartres, bien que présentant un grand nombre de difterences dans leurs symptômes, constituent cependant un groupe d'affections Inflammatoires qui réclament un traitement antiphlogistique et adoucissant, surtout dans le début; ainsi quelquefois des saignées, mais presque toujours des bains émollients, gélatineux, des lotions de même nature; le régime végétal, lacté, le repos, des boissons émollientes, etc. Lorsque l’inflammation commence à se calmer, des purgatifs légers, puis des bains un peu stimulants, sulfureux, ainsi ceux de Baréges, d’üriage, d’Enghien, de Gauterets, d’Aix (Savoie), etc.; les tisanes amères, de pensée sauvage, de douce-amère, de houblon.

Tel était l’état de la science à l’époque d’Alibert; cependant , Biet et Schedel apportaient successivement quelques modifications à ces idées, d’abord dans la U* édition (1828) de leur Abrégé pratique des maladies de la peau^ et, plus tard, dans la 4® édition du même ouvrage, publiée en 1847. Enfin l’école moderne, représentée par MM. Gazenave, Bazin, Gibert, etc., s’éclairant des nouveaux travaux anatomiques sur la structure de la peau, et soumettant à de nouvelles observations ses nombreuses maladies, reconnut que ce groupe des dartres ne présentait pas un ensemble dont les caractères pussent servir à un classement générique naturel. Le mot fut donc rayé du cadre nosologique, et les diverses affections qu’il renfermait furent réparties dans différentes sections

des maladies de la peau, la plus grande partie restant pourtant comprise dans le genre Herpès (voyez Herpès, Peau [Maladies de la). F — n.

DASYPE, Dasypus (Zoologie). — Voyez Tatou.

DASYPODE (Zoologie) , Dasypoda , Latr. ; du grec dasus^ velu, et pous^ pied. — Genre ér Insectes de l’ordre des Hyménoptères , famille des Mellifères ^ section des Andrénètes. Ils se distinguent par : tête triangulaire; abdomen et corselet carrés ; mandibules pointues ; mâchoires très-longues; languette semblable à un fer de lance replié sur le côté supérieur de sa gaine; tarses très-velus. Les Dasypodes se nourrissent du pollen des fleurs qu’ils amassent dans des trous creusés en terre. Le D. hirtipède (D. hirtipes^ Fab.), long de û“',016, est noir, à poil roux. En automne, on le trouve à l’élat parfait sur les fleurs des composées.

DASYPOGON (Zoologie), Dasypogon^ Latr.; du grec dasypôgôuy qui a une barbe épaisse. — Genre d'insectes dipteres^ famille des Tanystomes^ tribu des Âsiliques de Latreille, établi par Meigen aux dépens du genre Asile^ dont ils ont une partie des caractères, mais dont ils se distinguent surtout par les deux premiers articles des antennes, qui sont presque égaux. Le D. teuton [Asilis teutonus^ Lin.) a environ 0“,018 de longueur; on le trouve dans le midi de la France et même aux environs de Paris, où il est beaucoup plus petit. Il fait la guerre aux mouches et aux abeilles.

Dasïpogon (Botanique). — Genre de plantes Monocotylédones périspermées, famille des Joncacées^ établi par R. Brown pour un arbuste de la Nouvelle-Hollande ; le D. bromeliifolius^ dont la tige est couverte de poils rudes, porte des fleurs en capitules terminaux et des feuilles assez semblables à celles des graminées.

DASYURE (Zoologie), Dasyurus, GeofS. ; du grec dasus^ velu, et oura^ queue. — Genre de Mammifères de l’ordre des Marsupiaux., propre à la Nouvelle-Hollande et à la Terre de Van-Diemen. Ils ont pour caractères principaux : museau allongé, garni de fortes moustaches et terminé par un large mufle; 5 doigts aux pieds antérieurs et 4 aux postérieurs, munis d’ongles propres à fouir; queue moyenne, très-velue; pelage fourni et doux; la femelle a toujours une poche abdominale. Ces animaux, assez semblables en apparence aux martes sont nocturnes et fouisseurs comme elles, mais non grimpeurs. Ils dévastent les basses-cours pénètrent même dans les maisons; ils se cachent le jour dans les terriers. Ils s’apprivoisent facilement, mais leur voracité est telle qu’ils dévorent tout ce qui se trouve à leur portée. Les principales espèces sont ; le D. hérissé [D. ursina, Harr.), de la taille du blaireau; le D. à longue queue {D. macrourus^ Geoff.), de la taille du chat commun, la queue longue comme le corps ; le D. de Maugé {D. Maugei., Geoff.), un peu plus petit que le précédent. F. L.

DATISQÜE (Botanique), Datisca, Lin. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes que de Jussieu avait laissé parmi les plantes d’un classement incertain, et qu’Endlicher a pris comme type d’une petite famille voisine des Résédacées, celle des Datiscées., rangée par M. Brongniart dans sa classe des Crassulinées. Ge genre a des fleurs dioïques ; les mâles avec un calice à 5 dents, des anthères presque sessiles ; les femelles avec un calice à 2 dents, un ovaire uniloculaire polysperme. Le D. cannabine ou Cannabine de Crète [D. cannabina., Lin.) est une herbe vivace de l’Asie Mineure et de l’île de Grète. Sa tige est lisse; ses feuilles composées, pennées; ses fleurs jaunes verdâtres sont disposées en grappes axillaires. On extrait de ses fleurs une couleur jaune employée en teinture; cette plante passe pour fébrifuge dans certains endroits.

DATTIER (Botanique), Phœnix., Lin.; du nom grec dactylos. — Genre de pVàntes Monocohylédones périspermées, de la famille des Palmiers, tribu des Coryphinées. Garactères : fleurs dioïques, accompagnées de bractées; les mâles avec un calice à 3 dents, en cupule, 3 pétales, 6 étamines; les femelles avec des pétales larges se recouvrant par leurs bords, 3 ovaires distincts, dont un seul fructifie sous la forme d’une baie charnue, molle, renfermant une graine très-dure, sillonnée et munie d’un albumen corné. Les dattiers sont des arbres de moyenne grandeur à feuilles embrassantes , à fleurs disposées en spadices enveloppés d’une spathe ligneuse, simple. Ges végétaux habitent les régions chaudes de l’ancien continent. L’espèce la plus importante et la plus répandue est le D. cultivé, qui est le D. des anciens (P. dactylifera. Lin.). Il s’élève en moyenne à 12 ou 15 mètres; mais on en rencontre ‘quelquefois qui ont le double de cette hau-

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